Une ville aux mille couleurs
Publié le 12 août 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

La concurrence acharnée que se livrent les entreprises de télécoms et les brasseries donne une nouvelle couleur à la ville de Lubumbashi. Les rues, les murs de parcelles et les établissements de vente sont repeints et prennent les couleurs des deux types d’entreprises les plus prolifiques en RDC.
Des panneaux publicitaires, on en voit sur toutes les principales entrées de la ville et sur tous les lieux publics. En longeant la chaussée de KASENGA, qui relie la commune de RUASHI au centre-ville, les résultats de la lutte que se livrent les bières Simba et Primus, n’échappent pas au regard.
Entre « Butamu ya kwetu », traduisez « la joie de chez nous », ou encore « fais monter la pression », à chacun son slogan et ses couleurs pour séduire les consommateurs. Sur les murs, le rouge et jaune de Simba se mesure au jaune et bleu de Primus.
Les Lushuois qui n’ont pas les moyens de repeindre leurs murs peuvent désormais solliciter les sociétés en quête d’espace qui se chargent de donner un coup de peinture mais qui en profitent en même temps pour diffuser leur publicité sans payer. A chacun de choisir ses couleurs et surtout sa marque de bière préférée, qui ornera un moment sa façade…




Simba : « butamu ya KATANGA » non mais !
La bière est un produit économique comme un autre. D’ailleurs c’est un complément alimentaire remarquable qui contient des vitamines indispensable à la santé.
On en donne aux femmes qui viennent d’accoucher pour provoquer la montée de lait.
La publicité elle même est une activité indispensable à la vitalité commerciale et économique d’un pays. Le Congo qui aujourd’hui n’a rien à vendre ne s’affiche nulle part sur les supports publicitaires multiples qui défilent à nos yeux à longueur de journée.
Un peut louer son mur comme cela se fait dans tous les pays du monde. Il n’y a pas de honte à ça.
La bière est un produit économique comme un autre. D’ailleurs c’est un complément alimentaire remarquable qui contient des vitamines indispensable à la santé.
On en donne aux femmes qui viennent d’accoucher pour provoquer la montée de lait.
La publicité elle même est une activité indispensable à la vitalité commerciale et économique d’un pays. Le Congo qui aujourd’hui n’a rien à vendre ne s’affiche nulle part sur les supports publicitaires multiples qui défilent à nos yeux à longueur de journée.
On peut louer son mur comme cela se fait dans tous les pays du monde. Il n’y a pas de honte à ça.
Cher Bony
C’est vrai qu’il n y a pas de honte à ça comme vous le dites. Mais une chose est vraie, les Entreprises dépassent les bornes et ça devient maintenant une pollution non seulement visuelle mais aussi environnementale.
A Kin c’est plus grave que partout ailleurs et ça fait honte. Un cocktail infernal de couleurs qui ne répond à aucune norme de publicité Et surtout que c’est fait à la hâte et souvent sur un fond qui n’a rien d’utilisable pour la PUB. ( les boutiques de fortune qui sont devant presque chaque maison de l’artère principale ou de l’avenue. Tout le monde étant devenu commerçant)
Je pense que les autorités doivent inscrire ce problème à leur agenda pour mettre de l’ordre dans ce secteur qui, sous d’autres cieux, est un secteur porteur (la publicité).
@ Petit Lushois :
Dois-je croire que ton swahili laisserait à désirer ? Traduire « Butamu ya kwetu » par « la joie de chez nous », c’est être à côté de la plaque ; « la joie de chez nous » en swahili, c’est « furaha ya kwete ». « Butamu », ou en swahili classique « Utamu », se traduit par « délice » ou « goût sucré/délicieux ». Par extension, le mot signifie : charme, bonté, amabilité, goût. Alors, moi je traduirais ce slogan publicitaire par « Le goût (délicieux) de chez nous ». Et si je devrais rédiger le slogan en swahili classique, j’écrirais « Utamu WA kwetu », puisque « utamu » est un nom commun de la classe nominale 11/14 qui a impérativement « wa » comme possessif (exemple : « Uso wa baba » = la figure du père). Mais je te passe cette déformation qui se retrouve aussi dans le swahili de chez moi à Kisangani, mais je maintiens quand même mon objection à ta traduction. Nos langues se perdent et personne ne fait un effort pour les maintenir par la bonne pratique quotidienne écrite.
Correction:
Lire:… « furaha ya kwetu… »
Grand amateur de bière fraîche, je suis d’accord avec Bony. D’ailleurs, comparée à la « chembre » ou aux spiritueux en sachets qui détruisent les jeunes congolais, la bière est nourricière comme l’affirme Bony. Et puis, la bière est une signature congolaise qui se retrouve dans des encyclopédies respectées de la bière. Une anecdote : un avant-midi à Nairobi, je fus présenté à deux touristes américains dans un bar-restaurant de plein air au « Village Market ». Ces deux touristes, qui avaient travaillé au Congo, se sont attablés avec moi et jetaient des coups d’œil pleins de suspicion sur les bouteilles d’eau que je commandais l’une après l’autre. A un moment donné, ayant consulté la montre et me rendant compte que c’était l’après-midi, j’ai alors demandé à une serveuse de me servir une « Tusker » tout en soulignant « baridi » (froide), puisque les Kenyans ne consomment généralement que de la bière non-réfrigérée (au fait, dans un bar de Nairobi j’ai entendu un Kenyan tancer vertement une serveuse qui lui avait servi de la bière froide en ces termes : « Tu me prends pour un Congolais pour boire de la bière réfrigérée ? »)… Les deux Américains, en me voyant vider mon premier verre de « Tusker », m’ont alors confié que tout le temps où je buvais de l’eau, ils avaient des sérieux doutes sur mes origines congolaises car la bière est inséparable de l’identité congolaise !
…car la bière est inséparable de l’identité congolaise !
Quelle a été votre réaction face à cette moquerie en direct et sans témoin, très cher compatriote?
En tout cas l’identité du congolais n’a rien à voir avec la bière.
Je respecte les buveurs de la bière, mais je m’insurge avec la dernière énergie contre cette affirmation gratuite.
@ Emery:
Pour te donner tout le contexte de cette rencontre fortuite :
1) C’est la mère de ma fille cadette, une Américaine elle-aussi, qui s’est amenée avec ces deux de ses concitoyens.
2) J’étais attablé avec 4 autres personnes (des « témoins » pour utiliser ton mot) : deux sujets burundais et un citoyen irlandais qui buvaient de la bière pendant que je prenais de l’eau ; et un citoyen congolais résident de Nairobi, qui est abstinent parce qu’il est membre d’une église du réveil (une fausse interprétation de la vie de Jésus à qui Marie-Madeleine servait du vin à chaque repas et qui lui-même avait transformé l’eau en vin).
3) Ces deux Américains ont tout de suite commandé de la bière pendant que moi j’en étais encore à l’eau.
4) Quand ces deux Américains ont fait cette remarque, les deux Burundais et l’Irlandais se sont insurgés pour arracher aux Congolais la distinction de grands amateurs de bière. Je te signale qu’on boit plus de bière au Burundi, au Rwanda et en Irlande.
5) Finalement, je ne vois aucune « moquerie » dans la remarque de ces deux messieurs. Boire de la bière ne signifie pas être soulard. A Londres ou aux Etats-Unis, des citoyens respectables s’arrêtent d’abord au sortir du bureau sur le coup de 17 h dans les pubs de leurs quartiers pour y partager avec des copains quelques pintes de bière avant de se rendre chez eux.
@Alex,
Vous savez que le swahili parlé couramment au Congo est dénommé par les linguistes kinguana. Le mot butamu dont vous venez de donner la définition exacte est réapproprié par quelques autres dialectes du Congo tout en gardant la même définition. Cette langue tout en gardant sa trame bantoue associe des mots extra africains tels que sultani qui est d’origine arabe et barabara qui vient du persan.
Le kinguana a son charme,il ne faut pas qu’un excès de purisme nous le transforme. C’est le swahili de chez nous.
@ Bony:
Je conviens avec toi pour ce qui est de mon purisme grammatical et je m’en excuse. Mais le mot « (B)utamu » signifie la même chose tant dans le lexique du swahili classique que dans celui du kingwana. Et, soit dit en passant, tous les écoliers congolais apprennent la grammaire des quatre langues officielles autochtones selon l’aire linguistique où ils se trouvent. Par ailleurs, si je m’en tiens au swahili, les informations dans cette langue sur les ondes de la RTNC sont diffusées en swahili classique — les messes catholiques sont elles-aussi dites en swahili classique ou « swahili bora ». Un dernier point : la constitution de la RDC est traduite dans la forme classique des 4 langues autochtones suivantes :
1) swahili (http://congoplanete.net/downlo.....wahili.pdf);
2) lingala (http://congoplanete.net/downlo.....ingala.pdf);
3) tshiluba (http://congoplanete.net/downlo.....hiluba.pdf)
et 4) kikongo (http://congoplanete.net/downlo.....ikongo.pdf).
Et la constitution, telle que traduite ci-haut en swahili, peut être lue et comprise par un Kenyan, un Tanzanien, un Rwandais, un Burundais, un Ougandais, ou tout Congolais swahilophone qui se donne la peine de connaître sa langue…
Un dernier point : pourquoi continues-tu à vouvoyer les gens alors que le protocole des blogs demande que l’on se tutoie ? Je commettais le même impair sur l’ancien blog de Cédric avant qu’on ne me rappelle à l’ordre… J’anticipe que tu vas regimber et maintenir ton maniérisme d’aristo distingué (tu me passeras la tautologie).
@ Bony:
Je conviens avec toi pour ce qui est de mon purisme grammatical et je m’en excuse. Mais le mot « (B)utamu » signifie la même chose tant dans le lexique du swahili classique que dans celui du kingwana. Et, soit dit en passant, tous les écoliers congolais apprennent la grammaire des quatre langues officielles autochtones selon l’aire linguistique où ils se trouvent. Par ailleurs, si je m’en tiens au swahili, les informations dans cette langue sur les ondes de la RTNC sont diffusées en swahili classique — les messes catholiques sont elles-aussi dites en swahili classique ou « swahili bora ».
La constitution de la RDC est traduite dans la forme classique des 4 langues autochtones suivantes : 1) swahili ; 2) lingala; 3) tshiluba et 4) kikongo . Et la constitution, telle que traduite en swahili, peut être lue et comprise par un Kenyan, un Tanzanien, un Rwandais, un Burundais, un Ougandais, ou tout Congolais swahili qui se donne la peine de connaître sa langue…
Un dernier point : pourquoi continues-tu à vouvoyer les gens alors que le protocole des blogs demande que l’on se tutoie ? Je commettais le même impair sur l’ancien blog de Cédric avant qu’on ne me rappelle à l’ordre… Un dernier point : pourquoi continues-tu à vouvoyer les gens alors que le protocole des blogs demande que l’on se tutoie ? Je commettais le même impair sur l’ancien blog de Cédric avant qu’on ne me rappelle à l’ordre… J’anticipe que tu vas regimber et maintenir ton maniérisme d’aristo distingué (tu me passeras la tautologie):)
Comme la pub pour cigarette est interdite à la télé , de même que l’alcool sur les circuits de F1 ou stades en Occident, il faudra que cette pollution visuelle disparaisse de nos villes, du moins qu’elle soit canalisée et maitrisée. Est ce la ville perçoit un centime? Pensons-nous un seul instant aux enfants qui sont exposés? Les endroits destinés à la pub existent(panneaux publicitaires) et sont payants.
Sisi
Un esprit sain dans un corps!