Accueil » Kisangani

Tracasseries policières et militaires sur la route Buta

25 avril 2009 par Boyomais Lu 2 055 fois Un commentaire Envoyer par E-mail

Un commerçant sur la route Kisangani - Buta

Érigeant des barrages tous les 50 kilomètres, policiers, militaires et autres agents de sécurité font vivre un véritable enfer aux usagers qui empruntent la route reliant la ville de Kisangani à la cité de Buta. Sous prétexte de contrôles de sécurité, ces agents véreux rançonnent tous ceux qui s’aventurent sur ce tronçon routier.

La cité de Buta est située à quelques 364 km de la ville de Kisangani. De nombreux commerçants effectuent régulièrement des va-et-vient entre les deux villes. Buta constitue un marché pour les commerçants de Kisangani qui s’y rendent pour écouler certains produits comme du sucre, des vêtements, carburant ou encore de la bière.

A l’aide de son vélo, Freddy transporte des casiers de bières achetés à Kisangani et qu’il va revendre à Buta. Durée du voyage : 7 jours. Pédaler aussi longtemps n’a pas l’air de le déranger mais l’érection des barrières est une contrainte en trop pour ce jeune commerçant. « Ces agents ne se contentent pas de vérifier notre identité et notre marchandise mais exigent que nous payions avant de franchir leurs barrages » se plaint-il.

Si la présence d’agents de l’état rassure sous d’autres cieux, elle fait peur au Congo. Ça fait des lustres que policiers et militaires pratiquent impunément ce qui peut être qualifié de banditisme officiel. A défaut de salaires, ils utilisent leur uniforme et leurs armes comme permis de rançonner. La population civile dans tout ça ? Elle a le choix entre obtempérer et se débrouiller pour contourner les difficultés engendrées par le comportement incivique de ceux qui portent l’appellation d’agents de l’ordre.

Un commentaire »

  • tongo etani dit :

    Petit na nga BOYOMAIS,

    Nous avons une armée et une police où règne l’impunité à commencer par leurs chefs à KINSHASA, nous sommes dans une pétaudière, ce sont des bandits et des drogués à la tête de la police et de l’armée, les trouffions imitent leurs chefs.

    Une armée avec des retards des soldes, ventres affamés, c’est normal qu’ils se débinent sur les théâtres des opérations.

    Ils sont forts pour traquer les civils sans défense et transmettre le VIRUS du SIDA à NOS MAMANS, NOS FILLES, NOS SOEURS.

    Nous devons nettoyer cette pourriture à la tête de nos institutions.

    Comment envisager des lendemains meilleurs avec cette CRASSE politique?

    Muyomba, manseba, nguatshi Prof.tongo etani

Laissez votre message !

Rédigez votre message ci-dessous ou créez un rétrolien depuis votre propre site web. Vous pouvez aussi suivre les réponses via le flux RSS.