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Le transport en commun et le phénomène « faux-tête » dans la capitale congolaise

Publié le 11 août 2009 dans Dessins par

Le transport en commun et le phénomène faux tête à Kinshasa

Tous les Kinois qui sollicitent le transport en commun hors du commun de la ville sont familiers avec le terme « faux tête » qui désigne les insolvables. Ils sont policiers, militaires ou agents des services de renseignement et depuis des années, ils ont le droit d’embarquer gratuitement dans les bus privés. Même lorsqu’ils ne sont pas de service, il leur suffit d’exhiber leurs cartes. Gare à celui qui ose poser des questions ou qui se plaint. Ce genre de discussions finit souvent en baston.

Ce phénomène est loin d’être nouveau et remonte à l’époque où Mobutu était encore au pouvoir. Cette gratuité était alors offerte en compensation aux hommes sous le drapeau qui étaient sous-payés et parfois pas du tout payés. Pour les propriétaires des bus et taxi-bus qui assurent le transport en commun dans la capitale, c’est l’enfer. « Sur certains trajets, il y a une dizaine de ces agents qui ne paient pas. Dans un petit bus qui embarque 14 ou 16 personnes, c’est une perte considérable », se plaint Papitsho, un jeune conducteur de taxi-bus qui habite mon quartier.

Avec l’arrivée des ordinateurs et des cybercafés, les « faux têtes » sont de plus en plus nombreux. Il devient de plus en plus difficile de distinguer les vrais agents insolvables des autres kinois qui veulent profiter eux aussi de la gratuité du transport. Ces derniers vont dans des cybercafés pour se faire fabriquer des fausses cartes. Trois détails importants pour la fabrication de ces cartes qui assurent la gratuité du transport : En plus du drapeau congolais qui doit être bien visible, il est important de prendre une tête de Rambo sur la photo et ne surtout pas oublier de mettre en évidence la mention « laissez-passer ». Les lunettes de soleil rajoutent un effet James Bond qui fait peur aux receveurs.

Cette croissance du nombre de « faux têtes » contribue considérablement aux difficultés de transport que rencontrent les habitants de Kinshasa. Les transporteurs ne s’arrêtent plus à tous les arrêts. Lorsqu’ils se rapprochent d’un groupe en attente, le chauffeur ralentit et le receveur scrute les visages. Si ce dernier ne voit pas de tête suspecte, il demande au conducteur de s’arrêter pour embarquer les passagers. Pas la peine de vous détailler la réaction du receveur lorsqu’il détecte dans le groupe quelques hommes, la quarantaine, pas très bien habillés et qui ont des têtes de militaires et de policiers sous-payés. Un petit signe au chauffeur qui appuie sur l’accélérateur.

Les femmes de Kinshasa qui ont compris comment ça marche se réunissent désormais en groupes unisexe et se mettent en retrait, au grand bonheur des transporteurs qui peuvent être sûrs d’être payés en les transportant.

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Kisangani de nouveau reliée aux villes de Bunia, Beni et Butembo par la route

Publié le 7 juil 2009 dans Kisangani par Boyomais

Camions reliants la ville de Kisangani à celle de Bunia

Depuis quelques temps, la ville de Kisangani se voit de plus en plus reliée à d’autres cités et villes de la Province Orientale, voire des autres provinces de l’Est du pays. Dans les parkings de Kisangani, des voyageurs, surtout des commerçants, se bousculent pour trouver une place à bord des camions qui font désormais, comme au beau vieux temps, les navettes entre Kisangani – Bafwasende – Komanda – Niania – Mambasa, Beni – Butembo, etc.

Avec 24 000 francs congolais (environs 30 dollars américains), on peut se payer une place au bord d’un de ces gros camions et se rendre à Bunia. Durée de voyage : un jour et demi !

« On peut de nouveau voyager par route à travers les villes et territoires de l’Est du pays. Cela nous permet d’esquiver le coût élevé du transport aérien qui, longtemps, a demeuré le seul moyen de transport pour se rendre à Beni, Butembo ou encore à Bunia », se réjouit Bi Souza, commerçante de Kisangani en partance pour Beni pour chercher des marchandises.

« Coup de chapeau pour la restauration de la route nationale numéro 4. Reste que nous aimerions voir l’Etat congolais réguler les péages sur ces routes car ils sont excessifs : 48 dollars américains à l’aller comme au retour », dit pour sa part Monsieur Musafiri, camionneur.

La réhabilitation de ces routes tournées vers l’Est du pays aura sans doute des retombées positives sur les prix de certains denrées alimentaires dans les marchés de Kisangani, notamment le haricot, les pommes de terre, les choux, les ognons…

Ceux des enfants nés à Kisangani vers les années 1996 et qui n’avaient jamais vu un poireau, c’est une découverte ! Cette plante potagère réapparait dans les marchés de la place et dans le panier de la ménagère.

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Ressurection des taxis dans la troisème ville congolaise

Publié le 25 mai 2009 dans Kisangani par Boyomais

 Nouveaux taxis de la ville de Kisangani au parking

Après plus de 10 années d’inactivités suite aux différents conflits armés mais surtout à cause du délabrement avancé du tissu routier de la ville de Kisangani, les taximen regroupés au sein du bureau local de l’Association des Chauffeurs du Congo (A.C.CO) relancent des taxis à partir de ce jeudi 21 mai 2009.

Déjà 40 voitures et 10 minibus sont disponibles pour assurer le transport en commun dans l’ensemble de la ville de Kisangani. L’implantation de nouvelles stations d’essence et les efforts de réhabilitation de la voirie urbaine ainsi que l’ouverture de la route nationale n° 4 sont parmi les principaux facteurs qui motivent cette reprise des activités des taxis dans la 3ème ville congolaise.

Coût de la course : 300 Franc Congolais à l’intérieur d’une commune et 400 Franc Congolais pour le trajet intercommunal. Un prix accessible à tous selon le Président de l’A.C.CO qui affirme que son association a tenu compte de plusieurs paramètres avant de décider de ce prix. « Il appartient désormais aux Boyomais d’abandonner les moyens de transport non conventionnels comme le Toleka et les taxis-moto », affirme-t-il.

« Nous sommes très contents de voir de nouveau les taxis-bus circuler dans la ville. C’est une très bonne chose mais je pense qu’il faut attendre de voir si cette initiative va durer », estime Gaby Amungi, jeune Boyomais qui réapprend à stopper un taxi et y embarquer.

Après des années de règne des taxis-vélos, les voitures reviennent en force à Kisangani, ville qui comptait jusque-là parmi les plus écolos et les moins polluées du monde. Si les habitants de Kisangani s’en réjouissent, ce sont les Tolékistes qui voient en cette avancée l’arrivée d’un adversaire qui vient pour les détrôner.

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Ceintures de sécurité made in Kinshasa

Publié le 9 mai 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Ceinture de sécurité made in Congo

Rubans en caoutchouc, et même morceaux de pagnes… Il ne manque que le ruban de miss… L’essentiel c’est que quelque chose qui ressemble à une ceinture de sécurité traverse votre torse. Depuis un certain temps, les taximen de Kinshasa se voient obligés de recourir à des ceintures de sécurité faits maison pour tromper l’œil des policiers de roulage guettent et interpellent tous ceux qui ne respectent pas la règle.

Que risquent les contrevenants ? Ils s’exposent au paiement d’une amende forfaitaire, un bakchich s’il faut vraiment nommer explicitement la pratique. Pour les conducteurs c’est une question d’économies. La sécurité des passagers, ils s’en foutent éperdument.

Pourquoi n’y-a-t-il pas de ceintures de sécurité dans toutes les voitures me demanderez-vous. L’explication réside dans le fait que la majorité des taxis Kinois sont montés sur place, avec les moyens du bord. Un savant mélange entre des pièces originelles d’occasion et des matériaux de récupération. Ici, il n’est guère surprenant qu’une voiture de marque Mazda roule avec un moteur Renault, des amortisseurs Mercedes et des phares Toyota. L’essentiel c’est que ça roule.

Lorsque ces véhicules tropicalisés tombent en panne [ce qui arrive très souvent], les conducteurs détachent la ceinture originelle [parce que solide] et l’utilisent pour se faire remorquer. Le problème c’est qu’ils ne peuvent plus la remettre en place après usage, ce qui explique le remplacement de fortune effectué.

Il y a quelques jours, j’ai essayé de m’opposer à cette pratique dans un taxi. Le chauffeur et quelques passagers m’ont traité de tous les mots : « Tu es méchante, tu n’as qu’à acheter ta propre voiture, tu te prends pour qui ? Tu veux qu’il perde son argent… » Face à leur hostilité, j’ai opté pour descendre du taxi et en trouver un autre. Toutes ces personnes qui défendaient l’économie du taximan, oubliaient ou n’avaient juste pas conscience du risque auquel ils s’exposaient. Et dire que lorsque les accidents surviennent, ce sont les sorciers et les mauvais esprits qui sont tenus pour responsables.

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Quand la police met en danger la population qu’elle est censée protéger

Publié le 28 avr 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Bagarre entre un policier et un conducteur à Kinshasa

Après les bombes, encore une aventure dans le transport en commun, mais cette fois ci, elle se termine mal. Comme vous pouvez le voir sur la photo, un agent de police routière brutalise le conducteur. La scène, anodine aux yeux de la plupart des kinois se déroule au niveau de la station Ma campagne, dans la commune de Ngaliema.

Le feu vert s’allume, toutes les voitures s’arrêtent. Sans raison, 3 policiers se placent devant notre véhicule. L’un d’eux ouvre la portière brutalement et ordonne aux passagers de descendre. Le policier prend place à bord du véhicule. Il sort la phrase fétiche des roulages :
- « donnez moi vos documents… ».
« Je veux bien vous les donner, mais dites moi d’abord pour quelle raison », lui répond le conducteur.

Sans un mot, l’agent cherche à retirer la clé de la voiture. Le chauffeur s’y oppose et met le véhicule en marche. La course se termine dans le petit caniveau qui longe la chaussée. Nous descendons tous du véhicule, sans choc visible en tout cas.

Mais cette discussion dont l’objectif était de soustraire l’argent au chauffeur pouvait bien se terminer en un accident mortel. Tous débrouillards, policiers et conducteurs se livrent au quotidien au jeu du chat et de la souris. Si l’un veut à tout prix ramasser du pognon pour ramener à manger à ses enfants le soir, l’autre ne veut pas facilement lâcher le fruit de son travail.

Les victimes de cet état des choses sont les clients qui sont obligés d’aller se battre à nouveau pour trouver une place à bord d’un autre véhicule. Nos chers gouvernants dans tout ça ? Ils roulent tranquille au volants des grosses cylindrées achetées avec l’argent de l’état. Ne vivant pas eux-mêmes ces difficultés au quotidien, ils ne se sentent sans doute pas directement concernés. Difficile donc d’attendre quelconque intervention de leur part pour faire cesser les pratiques honteuses des agents de police.

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Système parallèle face à l’irresponsabilité des politiques

Publié le 25 avr 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Transport en commun à Goma

Plus question que les chauffeurs des taxi-bus fixent les prix du transport à Goma. La décision est tombée, il y a quelques jours et elle émane de l’association des chauffeurs du Congo (ACCO) qui dit vouloir remettre de l’ordre dans le secteur du transport en commun.

Sachant que la tâche n’est pas du tout facile, l’ACCECO a mis sur pied un service de contrôle, « les Policiers » comme ils veulent se faire appeler. Ces jeunes gaillards qui ont envahi les principales artères de la ville ont une mission : traquer les conducteurs récalcitrants qui tracassent les passagers en leur exigeant de payer plus que le prix de la course, fixé à 200 francs congolais.

« Nous avons reçus beaucoup de plaintes de la part des passagers. Il fallait mettre de l’ordre dans la boutique. Certains conducteurs ont profité du léger réaménagement du prix des produits pétroliers, survenu il y a quelques mois, au niveau national pour malmener la population.» M’a confié un des responsables de l’ACCECO.

Face à l’inaction des autorités politiques et de la vraie police, des systèmes parallèles voient le jour. A la tête de ces structures informelles qui : la population elle-même qui a bien compris qu’elle ne pouvait rien attendre de ses gouvernant, spécialistes des beaux discours et beaucoup moins efficaces quand il s’agit de répondre aux attentes du peuple.

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Les chinois attendus sur la route d’Opala

Publié le 16 avr 2009 dans Kisangani par Boyomais

Route Opala - Kisangani

Située à la rive gauche du fleuve Congo à Kisangani, la Route Opala est d’une très grande importance pour l’approvisionnement de la troisième ville congolaise en produits vivriers. Chaque jour, en vélo, en moto ou en camion, les transporteurs des diverses marchandises empruntent cette voie pour ravitailler Kisangani en bananes, riz, poissons, viandes, escargots…

Actuellement, c’est plus une piste boueuse qu’une route qu’empruntent les plus téméraires des commerçants et débrouillards. Pas besoin donc d’être un savant pour comprendre la montée en flèche des prix des denrées de première nécessité.

A en croire les usagers de cette route, plusieurs facteurs justifieraient le délabrement avancé de ce tronçon routier. L’amateurisme de ceux qui l’avaient réhabilité sous peu ainsi que le manque d’entretien constituent les deux principaux problèmes. Sans doute encore l’œuvre d’une entreprise fictive qui a empoché des millions pour un travail bâclé.

Ici aussi on attend qu’arrivent les 5 chantiers promis lors de la campagne électorale il y a un peu plus de deux ans. Avant le retour du messie, ce sont les chinois qui sont attendus avec impatience.

Entre temps, les gens du coin, jeunes et vieux, hommes et femmes de tous les âges affrontent les pistes et se débrouillent pour contourner les difficultés. Ils appliquent bien les prescriptions du maréchal qui recommandait la débrouillardise à toute la population zaïroise de l’époque. Une interrogation au regard de l’état catastrophique des choses à ce jour, le fameux article 15 (débrouillez-vous) n’atteint-il pas ses limites ?

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Le vélo champion du transport en commun

Publié le 6 avr 2009 dans Kisangani par Boyomais

Embouteillage de vélos à Kisangani

Dans le centre-ville de Kisangani, des vélos se comptent par milliers. Tous les matins, une dizaine de policiers de roulage se déploient au rond point carrefour du Boulevard du 30 juin pour en réglementer la circulation. Ce sont eux qui dominent tout le trafic et régulent même le déplacement des rares voitures Boyomaises.

Antoine, un ami belge en séjour à Kisangani pense que « Kisangani fait partie des rares villes qui polluent moins l’environnement, vu le nombre de vélos, engins non polluants, utilisés dans la ville pour le transport des personnes et des biens. »

Kisangani, 3ème ville de la république démocratique du Congo, compte près de 700 000 habitants sans moyen de transport en commun. Le bus ou le taxi-bus sont encore des luxes que la plupart des Boyomais ne peuvent s’offrir.

Campagne électorale oblige, à la veille des élections de 2006, Kisangani avait reçu un lot de quelques bus pour assurer le transport urbain. Pas un seul n’a résisté à ce jour à la concurrence des Toleka. Les usagers de la route ont trouvé que le bus coûtait très chers. Conséquence : tous ces bus ont changé de destination; ils font des navettes entre Kisangani et les territoires environnants tels Banalia et Bafwasende.

Les vélos sont ainsi sacrés champions de transport urbain à Kisangani. En attendant que le transport en commun se réorganise à Kisangani, les Boyomais s’en contentent pour se déplacer, le bon côté des choses, c’est que ma ville compte parmi les plus écolos, les moins poluées du monde !

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Kinshasa : Taxi-bus, le transport du pauvre

Publié le 31 mar 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Un taxi-bus Kinois vu de l'intérieur

Le taxi bus, «ngombol», comme les appellent les Kinois est le moyen de transport le plus utilisé des Kinois. Le confort et la sécurité ne sont pas des obligations. Souvent, marchandises et passagers sont entassés. Il y a quelques semaines, je suis montée dans un taxi-bus et dès que j’y posais le pied, je regrettais de n’avoir pas attendu un taxi. Il y régnait une odeur de «bitoyo», ce poisson salé dont la province du Katanga a le secret. Sous le banc en bois, sur lequel trois autres personnes étaient déjà installées, des clients avaient coincé des sacs de marchandises. Conséquence, je ne savais pas où placer mes jambes.

Le taxi-bus n’étant pas très grand, il y régnait une promiscuité désagréable. Le propriétaire du véhicule, voulant sans doute transporter le plus de « têtes » possibles, a calé les bancs si près les uns des autres, que le voisin de devant est pratiquement assis sur vos genoux. Encore heureux qu’il n’y ait plus que quatre passagers par bancs au lieu de cinq, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps.

Après avoir parcouru de longues distances à bord de ce genre de véhicules, sur des routes aussi mauvaises que celles de Kinshasa, on a l’impression d’avoir le derrière en béton. Pour prévenir ce malheur, on se sent obligé de gigoter toutes les 5 minutes, prenant la liberté de déranger un peu le voisin. Finalement, n’y tenant plus, je suis descendue avant mon arrêt, préférant changer de véhicule plutôt que de supporter cette situation plus longtemps.

Ainsi va la vie à Kinshasa. Pendant que les gens du pouvoir se baladent en 4×4 climatisés, la population, dans la misère, continue à trimer. Chacun essayant de s’en sortir au mieux. Dans ces conditions, comment condamner celui qui récupère un véhicule de livraison, y place des bancs en bois, puis se lance dans le transport en commun pour avoir de quoi manger tous les jours ?

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Kinshasa : Les bombes roulantes du transport en commun

Publié le 29 mar 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Le réservoir d'une voiture tropicalisée à Kinshasa

N’allez pas croire que j’exagère. Toutes ces voitures tropicalisées servant de taxi et qui sillonnent la capitale congolaise réservent plein de surprises. En plus du fait qu’elles embarquent, telles des sardines dans une boite des passagers, ces derniers voyagent souvent avec des bagages parfois dangereux.

Les modifications personnalisées de ces véhicules en font de vraies bombes roulantes. Comme vous le voyez sur la photo, le réservoir de ce bus que j’ai pris il y a quelques jours se trouve aux pieds des passagers, à l’intérieur. Un petit tuyau bien visible amène le carburant au moteur. Sans être un oiseau de mauvaise augure, il suffisait d’un petit accident pour que ce bidon-réservoir prenne feu et nous les passagers avec évidemment.

Le plus désolant dans l’affaire c’est que les conducteurs de ce genre des véhicules (bombe roulante) passent devant la police de roulage sans être interpellés. Un petit bakchich, 200 ou un 300 francs suffisent pour détourner l’attention des policiers qui ferment les yeux et ignorent le danger. La vie des hommes, policiers et conducteurs de ces cercueils roulants s’en foutent. Remplir leurs poches est leur seul souci.

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