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Un petit tour dans ce qui reste du jardin zoologique

Publié le 26 avr 2010 dans Kisangani par Boyomais

Un petit tour dans ce qui reste du jardin zoologique

C’est une image de désolation que présente aujourd’hui le zoo boyomais. « Jadis un site touristique attirant du monde, le zoo n’est plus que l’ombre de lui-même », se plaint une dame que j’ai trouvé sur le lieu. Elle fait office de guide aux rares visiteurs qui se pointent de temps en temps. « Les problèmes majeurs auxquels notre zoo se trouve confronté sont de deux ordres : la réhabilitation des installations et la prise en charge des animaux pensionnaires ».

Elle n’a pas tort. Un coup d’œil autour de moi a suffi pour comprendre l’état dans lequel notre zoo se trouve. Des cages mal entretenues sont soit abandonnées soit occupées par quelques espèces animales encore présentes. Ces dernières se comptent d’ailleurs au bout de doigts. Tenez ici, j’aperçois un chimpanzé. Tout le monde l’appelle « Ferdinand ». C’est un don de l’ancien commandant région militaire en poste à Kisangani.

Un petit tour dans ce qui reste du jardin zoologique

Là, dans une cage assez grande quand même, deux petits singes jouent à cache-cache. Un peu plus loin, un babouin tourne seul en rond et n’hésite pas à faire des grimaces lorsque je m’approche. Juste en face de lui, une vaste cage avec des ânes à l’intérieur. «Autrefois, cette cage était celle des éléphants», m’apprend la guide. Enfin, de gauche à droite, plusieurs autres installations présentent un état de délabrement avancé.

« Nous invitons donc les autorités locales ou nationales mais aussi toutes les personnes de bonne volonté à songer à la réhabilitation de ce site touristique » conclut notre guide, à la fin de la visite.

Sera-t-elle entendue? J’en doute. Alors que la situation déjà chaotique des humains ne cesse de se détériorer, comment espérer que nos chers chefs se soucient d’animaux et de zoo?

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Miss Boyoma 2009 : ambitions de la lauréate en faveur des enfants de la rue

Publié le 23 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

Miss Boyoma 2009 : ambitions de la lauréate en faveur des enfants de la rue

Mademoiselle Elysée, 17 ans, écolière de 5ème année des humanités, a été désignée comme la plus belle fille de la ville de Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale. Cette distinction lui a été décernée au cours d’une grande cérémonie d’élection de la Miss Boyoma 2009, organisée par l’autorité urbaine.

« C’est un grand honneur pour moi d’être élue Miss dans cette ville qui m’a vu naître. Avec ce nouveau statut, je compte mener, avec le concours de partenaires qui nous ferons confiance, des actions caritatives en faveur des enfants de la rue », nous a laissé entendre Miss Elysée.

En effet, ce souci de la Miss Boyoma 2009 est sans doute motivé à la recrudescence du phénomène « shegués » dans la ville de Kisangani. On ne peut plus entrer et sortir d’un marché de la place, sans croiser ces enfants dits « de la rue », chassés du toit parental, errant de gauche à droite en quête des moyens de survie.

A 17 ans, sans ressources, la Miss de Kisangani manifeste la volonté de changer des choses mais avec quels moyens et quelle marge de manœuvre ? Si seulement ceux qui sont aux commandes du pays pouvaient entendre sa voix et travailler dans le sens de sortir le Congo du trou noir dans lequel il est tombé depuis des lustres…

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Kinshasa : Rareté de touristes en RDC, une difficulté majeure pour les vendeurs d’objets d’art

Publié le 7 jan 2009 dans Kinshasa par Joy, Leki ya Bukavu

 Une vendeuse de tapis Luba à Kinshasa

Agée d’une quarantaine d’années, Maman Malu vend des tapis en raphia au marché Bikeko de la gare centrale de Kinshasa depuis 1998. « J’étais mariée à un blanc qui aimait embellir la maison avec des objets d’art. C’est comme cela que je me suis intéressée aussi à la chose » confie-t-elle.

Cette activité générait beaucoup de revenus avant les nombreuses guerres qui ont secoué la RDC. Aujourd’hui, il est difficile pour cette femme et pour ses collègues de vivre de ce commerce. « C’est parce que les touristes se font rares que nos produits ne s’écoulent plus facilement. Lorsque nous essayons de voyager pour vendre nos marchandises à l’étranger, nous sommes butés à des difficultés avec les histoires de visa et autres », ajoute-t-elle.

A la question de savoir pourquoi ce marché semble exclusivement destiné à des clients étrangers, une réponse claire : la majeure partie de la population congolaise est occupée par la lutte quotidienne pour rester en vie et gagner son pain quotidien. Dans ce contexte, l’art n’a que très peu d’intérêt.

Espérant des jours meilleurs, Maman Malu et ses autres collègues ne baissent pas les bras. Malgré toutes les difficultés rencontrées, ils se rendent tous les matins au marché et prennent d’assaut les rares touristes qui se risquent encore dans la capitale congolaise.

Cet exemple prouve bien que la population congolaise ne profite en rien de tous ces conflits qui rongent le pays. Serait-ce utopique d’espérer retrouver un Congo en paix, uni et fort, attirant des touristes provenant des 4 coins de la planète ?

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