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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Société</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Journée de la femme : la parité prend les dessus sur la sécurité</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Mar 2010 15:56:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[La journée du 8 mars dernier a été célébrée comme d&#8217;habitude avec faste dans la province du Sud Kivu. Les femmes ont répondu massivement au rendez vous de la marche pacifique organisée pour la circonstance. Pour cette année, le thème choisi était &#171;&#160;Le progrès pour tous par la parité homme femme dans un Congo cinquantenaire&#160;&#187;. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Célébration de la journée de la femme à Bukavu" src="http://farm5.static.flickr.com/4043/4429676772_a7940cc5e8_o.jpg" alt="Célébration de la journée de la femme à Bukavu" /></p>
<p>La journée du 8 mars dernier a été célébrée comme d&#8217;habitude avec faste dans la province du Sud Kivu. Les femmes ont répondu massivement au rendez vous de la marche pacifique organisée pour la circonstance. Pour cette année, le thème choisi était &laquo;&nbsp;Le progrès pour tous par la parité homme femme dans un Congo cinquantenaire&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Particularité cette année, la parité semblait être la priorité par rapport aux dernières années où les femmes réclamaient prioritairement la sécurité. Les viols et autres violences sexuelles font moins parler d’eux. Désespoir ou amélioration de la situation ? Une chose est sûre, sur la moitié des calicots que tenaient les manifestantes, on pouvait clairement lire : « <em>Nous réclamons le respect de l&#8217;article 14 de la constitution. Plus de place pour les femmes dans la gestion de la chose publique.</em> »</p>
<p>Cet article 14 stipule que les femmes devraient occuper à 30% des places dans les institutions du pays. Mais la réalité sur le terrain est toute autre. Sur 36 députés dans la province du Sud-Kivu, il n’y a que deux femmes et sur les dix membres que compte le gouvernement provincial, il n’y a qu’une seule.</p>
<p><img title="Célébration de la journée de la femme à Bukavu" src="http://farm5.static.flickr.com/4068/4429685086_21d0272786_o.jpg" alt="Célébration de la journée de la femme à Bukavu" /></p>
<p>Cette fête de la femme s’est clôturée comme toutes les années avec son lot de promesses. Réponse du Gouverneur intérimaire de la province du Sud-Kivu aux femmes : « <em>Nous allons tout faire pour que les femmes soient valablement représentées dans les institutions tel que le prévoit la constitution.</em> »</p>
<p>Cette énième promesse se transformera-t-elle en réalité ? Rendez-vous l’année prochaine.</p>
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		<title>Quand les vivants et les morts cohabitent</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 09:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Un véritable centre de négoce, un lieu de rendez-vous d’affaires, … telle est l’image que présente le cimetière du quartier Tabac-Congo dans la commune Kampemba à Lubumbashi. On crie au voleur par-ci, on négocie des vivres par là… et au dessus des sépulcres, les transporteurs par vélo discutent le prix du transport avec leurs clients. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2707/4391145223_173c3c2ffe_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
<p>Un véritable centre de négoce, un lieu de rendez-vous d’affaires, … telle est l’image que présente le cimetière du  quartier Tabac-Congo dans la commune Kampemba à Lubumbashi. On crie au voleur par-ci, on négocie des vivres par là… et au dessus des sépulcres, les transporteurs par vélo discutent le prix du transport avec leurs clients.</p>
<p>Chez nous, les morts ne sont pas morts, ils vivent, mangent et sont quotidiennement avec les vivants. C’est ce qui explique que les habits, aliments et boissons sont souvent déposés par des proches au-dessus des tombes des membres de leurs familles. Et l’expression du respect dû aux morts est telle qu’il paraît scandaleux qu’un parking de taxi-vélo soit installé au cimetière ou qu’un vendeur d’habits usagés en expose un échantillon en le suspendant aux croix plantées sur les tombes et portant les identités des morts.</p>
<p>« <em>… ils sont morts c’est fini pour eux. Nous le serons aussi un jour. Je n’ai pas de rasion d’avoir peur et m’empêcher de chercher le pain pour mes gosses à côté d’une tombe</em> », me confie Dieudonné Ngwej, transporteur.</p>
<p>Pour Monsieur Debwayo,  habitant du quartier, « <em>Les morts sont nos grands parents, nos oncles et tantes… ils ne peuvent que nous bénir ; d’ailleurs ils sont ravis par notre présence dans leur camp… </em>».</p>
<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2697/4391145221_c0a8be5fd5_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4038/4391145211_56301efdb3_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
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		<title>Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques</title>
		<link>http://congoblog.net/le-maire-de-la-ville-s%e2%80%99attaque-aux-constructions-anarchiques/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 11:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me disais que c’était du bluff (comme nous en avons l&#8217;habitude avec les autorités en RDcongo) quand, il y a quelques semaines, le maire de la ville annonçait la démolition des constructions anarchiques le long des principales artères dans sa juridiction. Pourtant, il vient de passer à l&#8217;acte. Les petits kiosques, les boutiques en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques" src="http://farm5.static.flickr.com/4029/4350418765_7866c8822f_o.jpg" alt="Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques" /></p>
<p>Je me disais que c’était du bluff (comme nous en avons l&#8217;habitude avec les autorités en RDcongo) quand, il y a quelques semaines, le maire de la ville annonçait la démolition des constructions anarchiques le long des principales artères dans sa juridiction. Pourtant, il vient de passer à l&#8217;acte. Les petits kiosques, les boutiques en bois et même les bâtisses en dur, mal positionnées sont la cible de l&#8217;autorité urbaine. Et rien ne l&#8217;échappe, car lui-même est souvent sur les lieux de démolition.</p>
<p>« <em>Cette fois-ci, il a tenu à ses paroles. L’essentielle c’est d’arriver au bout. Ces prédécesseurs ont commencés mais n’ont pas réussis.  Ainsi la ville sera propre et bien lotie</em> », un des badauds qui observe la démolition. Mama Deborah, elle, n’est pas de cet avis. Elle tient une cabine publiphone sur la route Goma-Sake. Sa seule source de revenus n’a pas épargnée par le buldozer jaune vif de la mairie. «  <em>Comment voulez-vous que j’applaudisse cette décisions ?  Avec ma cabine je parvenais à nouer les deux bouts et maintenant qu’il l’a détruit, va-t-il me donner du boulot ?</em> », Soupire-t-elle en maitrisant à peine ses larmes.</p>
<p>Du coté de la mairie, le ton est serré : « <em>Pas question d’indemnisation. On aurait parlé de dédommagements si les propriétaires étaient en règle. En plus, nous les avions prévenus. La loi est dure mais c’est la loi, ça servira de leçon pour les générations futures</em> », soutient pour sa part un fonctionnaire de la mairie, impliqué dans l’opération.</p>
<p>Pour ma part je n’applaudis pas cette décision. La question qui se pose dans cette affaire est celle de savoir comment ce gens sont arrivés à construire là ou il ne fallait pas le faire ?  Ou était cette mairie à cette époque ? La plupart des infortunés ont des documents de propriété délivrés par des fonctionnaires de l’Etat mais encore une fois, c’est la population qui paie, et non les fonctionnaires véreux qui opèrent avec un permis d’escroquer officiel, labélisé par l’Etat.</p>
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		<title>Conflits autour du financement de l’exode</title>
		<link>http://congoblog.net/conflits-autour-du-financement-de-l%e2%80%99exode/</link>
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		<pubDate>Tue, 05 Jan 2010 15:00:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<description><![CDATA[En ces temps de crise, l’ultime recours de la majorité des jeunes congolais optent pour l’exil. Il y a quelques jours, j’en discutais avec un ami qui a posé ses bagages en Afrique du sud, où il travaille comme gardien. « Au moins j’ai un salaire et une visibilité sur l’avenir », me disait-il. Parmi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4053/4241001930_49d2092480_o.jpg" alt="Conflits autour du financement de l’exode" title="Conflits autour du financement de l’exode" /></p>
<p>En ces temps de crise, l’ultime recours de la majorité des jeunes congolais optent pour l’exil. Il y a quelques jours, j’en discutais avec un ami qui a posé ses bagages en Afrique du sud, où il travaille comme gardien. « <em>Au moins j’ai un salaire et une visibilité sur l’avenir</em> », me disait-il.</p>
<p>Parmi les « bonnes nouvelles » que mon ami m’annonçait, il y avait la liste des amis qui ont réussi à « se tirer du pays » et qui se retrouvent dans les 4 coins du monde. « <em>Nancy est à Washington, Julien est parti il y a quelques mois au Danemark et ici en Afrique du Sud, j’ai rencontré tout plein de mes anciens collègues de classe qui se cherchent…</em> »</p>
<p>Cet exode qui est loin d’être à ses débuts est à la base d’un vrai problème de société. Tous les moyens sont bons pour financer le départ. Si certains parents bradent leurs lopins de terre pour payer une sortie du pays à leurs enfants, ceux qui refusent se font souvent surprendre.</p>
<p>Aucun congolais se sera surpris d’apprendre d’un gamin a dérobé les titres de propriété de la parcelle familiale qu’il va ensuite revendre à plusieurs clients. Et c’est aux parents de gérer ensuite les bagarres qui s&#8217;ensuivent&#8230;</p>
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		<title>Business autour de la prochaine éclipse solaire</title>
		<link>http://congoblog.net/business-autour-de-la-prochaine-eclipse-solaire/</link>
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		<pubDate>Wed, 23 Dec 2009 11:19:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mwana Kin, leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Eclipse]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Des panneaux d’annonce de l’éclipse lunaire qui devrait se produire le 15 janvier 2010 sont visibles dans différents coins de la capitale congolaise. C’est le cas de celle-ci que j’ai pu prendre en photo et qui est placé entre les communes de Lemba et Matete. Sur les panneaux, des détails sont donnés sur l’heure à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4023/4207874415_6ce1701af8_o.jpg" alt="Un panneau d'annonce d'une éclipse solaire à Kinshasa" title="Un panneau d'annonce d'une éclipse solaire à Kinshasa" /></p>
<p>Des panneaux d’annonce de l’éclipse lunaire qui devrait se produire le 15 janvier 2010 sont visibles dans différents coins de la capitale congolaise. C’est le cas de celle-ci que j’ai pu prendre en photo et qui est placé entre les communes de Lemba et Matete.</p>
<p>Sur les panneaux, des détails sont donnés sur l’heure à laquelle devrait avoir lieu l’éclipse dans chaque ville du pays. Il y figure aussi un conseil : « <em>Ne regardez pas l’éclipse sans lunettes  appropriées. Cela peut entraîner des lésions des yeux</em> ».</p>
<p>Curieux, j’ai appelé le numéro affiché sur le panneau. « <em>Oui monsieur, nous vendons les lunettes ici. Une paire revient à 2800 FC et si tu paies plusieurs paires, on te fera une réduction</em> », m’a-t-on répondu à l’agence qui s’occupe de la commercialisation des lunettes de protection.</p>
<p>Ce que je trouve surprenant c’est de voir la campagne de sensibilisation menée par une agence privée qui en profite en même temps pour se faire du chiffre par la vente des lunettes de protection dont on ne peut même pas vérifier l’efficacité. Aucune campagne officielle de sensibilisation jusque-là et les médias ne semblent pas non plus s’intéresser à la question.</p>
<p>Encore une fois, il faudra compter sur la débrouillardise des congolais pour se protéger. Je me souviens de la ruée vers les vieux clichés de radiologie lors de la dernière éclipse. Avec du fil de fer, ces plaques en plastique servaient à fabriquer des lunettes de protection anti-éclipse made in Congo.</p>
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		<title>Les méfaits de la guerre pèsent aussi sur l’avenir des enfants</title>
		<link>http://congoblog.net/les-mefaits-de-la-guerre-pesent-aussi-sur-l%e2%80%99avenir-des-enfants/</link>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 09:16:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<category><![CDATA[Sud-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Là où deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit, disent les anciens. Derrière les femmes victimes des viols et violences sexuelles, ce sont les enfants qui paient les frais de la guerre que connaît la partie est de la république démocratique du Congo. Ecoles détruites, enseignants impayés depuis des décennies, voilà ce à quoi les enfants, avenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Une école en plein air à Mwenga, dans le Sud-Kivu" src="http://farm3.static.flickr.com/2705/4155761727_4f35d23fa3_o.jpg" alt="Une école en plein air à Mwenga, dans le Sud-Kivu" /></p>
<p>Là où deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit, disent les anciens. Derrière les femmes victimes des viols et violences sexuelles, ce sont les enfants qui paient les frais de la guerre que connaît la partie est de la république démocratique du Congo.</p>
<p>Ecoles détruites, enseignants impayés depuis des décennies, voilà ce à quoi les enfants, avenir du pays font face dans le territoire de Mwenga, situé à près de deux cents kilomètres de la ville de Bukavu. Ici et dans d’autres villages environnants, des enseignants pour la plupart bénévoles assurent le minimum.</p>
<p>Quelques poutres en bois, un toit en paille, quelques bancs en bambou et un tableau noir suffisent pour improviser une salle de classe. Les moins chanceux suivent les enseignements à même le sol. La moindre intempérie sonne la fin des cours. Ici, l’uniforme n’est pas une exigence. Chacun vient comme il veut pourvu que la science soit transmise.</p>
<p>En guise de motivation pour les enseignants, les parents renouent avec le troc. « <em>Nous donnons aux enseignants des produits de nos champs ou du bétail comme prime. Moi je donne chaque mois pour mes deux enfants, quatre mesures de haricots et un régime de banane</em> », confie Musombwa, un cultivateur qui a deux enfants à l’école primaire.</p>
<p>Pour financer les études de ses enfants, Mukambilwa qui est creuseur artisanal d’or dans la cité de Kamituga paie en Mushale (un petit bout d’or de la taille d’une tige d’allumette). Le Mushale d’or se vend à cinq ou dix dollars américains.</p>
<p>Les autorités de la région visitent régulièrement ce territoire mais elles ne semblent pas se préoccuper de la situation difficile. Ils sont sans doute trop occupés à veiller sur les carrés miniers privés qu’ils possèdent dans le coin. A chaque passage, la population est arrosée de nouvelles promesses qui attendront dans doute longtemps avant de se concrétiser.</p>
<p>En quittant la région, les radios locales annonçaient que l’<a href="www.deontwikkelingssamenwerker.nl/" target="_blank">ONG néerlandaise Cordaid</a> allait reconstruire les écoles. Un autre exemple qui illustre l’inexistence d’un Etat, dont le rôle est récupéré par des ONG étrangères. Un paradoxe dans une zone riche en minerais.</p>
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		<title>Kinshasa, capitale mondiale du sachet !</title>
		<link>http://congoblog.net/kinshasa-capitale-mondiale-du-sachet/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 23:48:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mwana Kin, leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Ecologie]]></category>
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		<category><![CDATA[Sachets]]></category>
		<category><![CDATA[salubrité]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas besoin de les chercher, ils sont partout ! Les sachets et autres matières plastiques utilisés pour emballer les marchandises couvrent le sol de la capitale congolaise. Alors que plusieurs pays de la sous-région interdisent l’usage de ces types d’emballages, à Kinshasa, ils sont champions. En essayant de regarder dans le passé, je me souviens [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2730/4095910119_cd477553e4_o.jpg" alt="Kinshasa, capitale mondiale du sachet !" title="Kinshasa, capitale mondiale du sachet !"  /></p>
<p>Pas besoin de les chercher, ils sont partout ! Les sachets et autres matières plastiques utilisés pour emballer les marchandises couvrent le sol de la capitale congolaise. Alors que plusieurs pays de la sous-région interdisent l’usage de ces types d’emballages, à Kinshasa, ils sont champions. En essayant de regarder dans le passé, je me souviens qu’il y a une dizaine d’années, les sachets étaient plus rares.</p>
<p>A l’époque, les marchands se servaient d’emballages en papier. Les vieux journaux ou les vieilles archives de la fonction publique servaient à tout emballer. Farine de manioc ou cacahouètes grillées étaient alors emballés soigneusement emballages qu’on dirait aujourd’hui propres. Pour les fonctionnaires, la vente de papier représentait même une source sûre de revenus.</p>
<p><strong>Pourquoi cette montée en puissance du sachet ?</strong><br />
Les avis divergent. Selon certaines personnes que j’ai pu interroger, le sachet est plus sécurisant que le papier. Il emballerait mieux les marchandises que son prédécesseur. Monsieur papier laissait passer les microbes alors que son successeur est étanche. Ce que les partisans du sachet ont l’air d’ignorer c’est qu’il est l’un des grands ennemis de l’écosystème et qu’il empêche que l’eau de pluie pénètre dans la terre.</p>
<p>Des voix s’élèvent et des initiatives voient de temps en temps le jour pour essayer de résoudre le problème des emballages plastiques mais rien n’y fait ! Dernière initiative en date, un politicien qui se revendique écologiste avait initié une activité de collecte des sachets dans la capitale congolaise. Il remettait alors 1 dollar américain à chaque personne qui ramenait un kilogramme de sachets. Malheureusement, cette initiative n’a duré que l’espace de quelques semaines. Le problème est resté entier aujourd’hui. Kinshasa la belle est devenue Kinshasa poubelle.</p>
<p>Pendant ce temps, des autorisations sont accordées à des usines de fabrication des sachets et d’autres matières plastiques dans la capitale.</p>
<p>Alors que l’écologie et le respect de la nature sont au centre de débats un peu partout dans le monde, les kinois ne semblent pas préoccupés par ces questions, sans doute trop occupés à se débrouiller.</p>
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		<title>Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise</title>
		<link>http://congoblog.net/le-banditisme-en-croissance-dans-la-capitale-congolaise/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 21:29:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Malgré la campagne dénommée « tolérance zéro », les cas de vols et de rackets se multiplient dans la capitale congolaise. La menace de se retrouver dans une prison secrète ne semble pas dissuader les jeunes gens qui ont choisi le vol comme activité. Dans les quartiers chauds de la capitale, des gangs se forment. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2434/4096118554_85ba67404c_o.jpg" alt="Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise" title="Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise" /><br />
Malgré la campagne dénommée « tolérance zéro », les cas de vols et de rackets se multiplient dans la capitale congolaise. La menace de se retrouver dans une prison secrète ne semble pas dissuader les jeunes gens qui ont choisi le vol comme activité. Dans les quartiers chauds de la capitale, des gangs se forment. Ces groupes sont de plus en plus organisés et de mieux en mieux armés.</p>
<p>Il ne faut pas aller prendre ces jeunes gens privés d’emploi et de perspectives pour des enfants de cœur. Dans un pays où aller à l’école est un luxe et trouver un emploi un miracle, quoi de plus normal que le crime attire. Au plus profond d’eux-mêmes, ces jeunes qui semblent se venger contre la société sont convaincus de s’attaquer aux riches et de faire justice. La bêtise de leur démarche réside cependant dans le fait que pendant qu’ils s’attaquent à d’autres « petits congolais », les honorables gestionnaires de la chose publique se remplissent les poches, sans se soucier du bienêtre collectif.</p>
<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2539/4092470988_5ff5585b61_o.jpg" alt="Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise" title="Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise" /></p>
<p>La question que je me pose est celle de savoir comment la situation évoluera dans les années à venir. La disparition progressive de la classe moyenne en République démocratique du Congo pose un véritable problème social. Ma plus grande crainte est celle de voir le Congo s’aligner à côté de l’Afrique du Sud ou encore du Nigéria, deux pays qui se distinguent en matière d’insécurité et de crime.</p>
<p>A mon avis, seule une gestion responsable de cette fissure sociale permettra d’inverser la tendance. Je reste convaincu que ces jeunes stigmatisés et appelés aujourd’hui « Kuluna » sauteront sur la première opportunité qui leur sera présentée. Cette énergie et ces risques qu’ils prennent dans le vol – ceux qui sont tombés sous le coup de la justice populaire savent de quoi je parle – ils peuvent s’en servir pour travailler dans la reconstruction de leur pays. Déjà faut-il qu’ils en aient l’occasion…</p>
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		<title>Le Congo cessera-t-il un jour d’être le grand petit dernier ?</title>
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		<pubDate>Fri, 16 Oct 2009 17:07:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Précarité]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans le restaurant des « Bana ya Congo », la disette n’a de secret pour personne. La débrouille non plus. Ici, on vit au « taux du jour » comme aiment bien dire les congolais. Quelqu’un m’a dit un jour : « propose 500 dollars tout de suite à un congolais et 10 000 dollars [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Le Congo cessera-t-il un jour d’être le grand petit dernier ?" src="http://farm3.static.flickr.com/2748/4017181896_53d7e283f1_o.jpg" alt="Le Congo cessera-t-il un jour d’être le grand petit dernier ?" /></p>
<p>Dans le restaurant des « Bana ya Congo », la disette n’a de secret pour personne. La débrouille non plus. Ici, on vit au « taux du jour » comme aiment bien dire les congolais. Quelqu’un m’a dit un jour : « <em>propose 500 dollars tout de suite à un congolais et 10 000 dollars dans un an, il sautera sur les 500.</em> » Pourquoi attendre un an alors qu’on n’est même pas sûr d’être vivant à l’échéance ?</p>
<p>La précarité perdure. La situation va de plus en plus mal. Des promesses, les congolais en ont entendu et en entendent encore de toutes les couleurs. Des faits qui changeraient leurs conditions de vie se font toujours attendre.</p>
<p>Les élus, les gars en costard au volant de gros 4&#215;4, ceux-là même qui ont gavé de promesses leurs électeurs pendant des mois, sollicitant leurs votes pour faire du Congo un pays démocratique et prospère préparent déjà les armes pour les prochaines élections qui devraient se tenir dans deux ans. Quel sera leur discours cette fois-ci ? J’ai hâte de l’entendre. Viendront-ils encore promettre monts et merveilles à cette population paupérisée et à bout de souffle ? Tout est possible au Congo.</p>
<p>Qui viendra donc au secours de la population congolaise ? La communauté internationale ? Elle est là depuis des lustres et rien ne change. Elle se contente de nous envoyer de temps en temps un peu d’oxygène, juste assez pour ne pas sombrer mais survivre et mourir à petits feux.</p>
<p>Viendra-t-il ce jour où le Congo cessera d’être le grand petit dernier à la main tendue ? J’espère vivement que oui, même si j’avoue qu’il m’arrive de perdre espoir…</p>
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		<title>Incendies au quotidien dans la ville</title>
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		<pubDate>Tue, 28 Jul 2009 07:36:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Incendies]]></category>
		<category><![CDATA[Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y n&#8217;ait un incendie à Goma. Le dernier en date, c’était celui de l&#8217;école primaire Mikeno dans la commune de Karisimbi. Le feu s&#8217;est déclaré aux environ de 9 heures du matin, dimanche 19 juillet. Au bout de quelques minutes, une grande partie de l&#8217;école était [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Décombres d'habitations après un incendie à Goma" src="http://farm4.static.flickr.com/3635/3753052893_25090001e6_o.jpg" alt="Décombres d'habitations après un incendie à Goma" /></p>
<p>Il ne se passe pas une semaine sans qu’il y n&#8217;ait un incendie à Goma. Le dernier en date, c’était celui de l&#8217;école primaire Mikeno dans la commune de Karisimbi. Le feu s&#8217;est déclaré aux environ de 9 heures du matin, dimanche 19 juillet. Au bout de quelques minutes, une grande partie de l&#8217;école était réduite en cendres. Une semaine plus tôt, c&#8217;étaient quelques 30 maisons dans le quartier Mabanga et 750 autres dans le quartier Birere qui se faisaient engloutir par les flammes.</p>
<p>L&#8217;origine des flammes ? Personne ne sait répondre exactement à la question. En cause, sûrement l&#8217;usage des planches pour la construction, le vent en cette saison sèche et surtout l&#8217;inexistante d’un service anti-incendie dans cette ville dont on estime à 700 000 le nombre d&#8217;habitants.</p>
<p>« <em>Personne n&#8217;a fourni jusqu&#8217;à présent des explications quant aux causes réelles de ces incendies. Je me trouvais au boulot lorsque mon épouse m&#8217;a appelé en m&#8217;informant que notre maison avait brûlé</em> », explique George Kambale, sinistré et père de six enfants. Il habitait le quartier Birere avant le drame. Actuellement il profite des vacances pour squatter une des salles de l&#8217;école primaire Keshoro.</p>
<p><img title="Une victime d'un incendie à Goma" src="http://farm3.static.flickr.com/2521/3753052895_644d9d09d9_o.jpg" alt="Une victime d'un incendie à Goma" /></p>
<p>Dans sa nouvelle « maison », il fait sombre. Les fenêtres sont voilées par des pagnes. Des pupitres sont rangés au fond de la salle. Des traces à la craie sur le pavement délimitent « les chambres ». « <em>Je vis ici avec mon petit foyer. J&#8217;ai tout perdu. Je remercie Dieu parce que la vie de mes enfants est pour le moment sans danger. Les autorités nous ont promis de l’aide mais rien n’est fait jusque-là</em> », se plaint-il.</p>
<p>De leur côté, les autorités locales disent travailler sur un comité de crise mis en place par le gouvernement provincial du Nord-Kivu avec ses partenaires pour évaluer l&#8217;ampleur des dégâts et identifier les besoins. Comme d’habitude, on attend les drames pour chercher des solutions d’urgence. À croire qu’on ignore ici l’existence du mot prévention.</p>
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