Vous parcourez les archives de RDC

Corruption : à qui donc s’adresse la campagne « tolérance zéro » ?

Publié le 19 oct 2009 dans Dessins par

Corruption : à donc qui s’adresse la campagne

A qui s’adresse la campagne contre la corruption « tolérance zéro » ? Même si la corruption est un des maux des plus pointés du doigt en république démocratique du Congo, je n’ai jamais vu et encore moins entendu parler d’un procès pour corruption. Le plus grave c’est que les personnes incriminées reviennent quelques temps aux affaires et bénéficient d’une totale impunité.

Un des commentateurs a publié le commentaire suivant qui m’inspire particulièrement :

« Karel De Gucht, a dit (avec franchise, même si c’était peu diplomatique, et alors ?) que les dirigeants congolais étaient corrompus. En son temps on lui a demandé des preuves… Aujourd’hui on lance une campagne « tolérance zéro » contre des dirigeants « irréprochables »… C’est le monde à l’envers ! Il nous faut faire face à nos réalités et ne pas en avoir honte. Le premier pas vers un lendemain meilleur, c’est reconnaitre nos faiblesses. Si nos dirigeants ne sont pas à la hauteur, n’ayons pas honte de le dire, ce n’est que de cette manière que nous les aiderons à mieux faire. »

Peut-on espérer que cette-fois est la bonne ? Verrons-nous des fonctionnaires véreux comparaitre devant la justice ? Mon expérience de congolais me pousse à ne pas m’exciter trop tôt et à attendre de voir les résultats avant de me réjouir. Voyons voir comment aboutira cette énième campagne et espérons qu’il ne s’agit pas d’un slogan creux de plus.

Mots-clés : , , , , , ,
22 commentaires »

Le passeport biométrique est arrivé dans l’est de la république

Publié le 5 oct 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Le passeport biométrique est arrivé dans l’est de la république

Après Kinshasa et Lubumbashi, Bukavu est doté d’un centre pour faciliter l’obtention du passeport biométrique congolais. Ce centre est situé dans les installations de la grand poste de Bukavu en commune d’Ibanda. Depuis le début du mois de septembre, plusieurs habitants de la ville sont allés remplir les formalités d’obtention de ce document de voyage.

Comme l’a annoncé le secrétaire général au ministère national des affaires étrangères lors de son passage dans la ville, le formulaire coute 20 dollars et le prix du passeport lui-même est évalué à 150 dollars américains. Il faut en plus de cela fournir un extrait du casier judiciaire et une attestation de nationalité qui ne sont pas délivrés gratuitement.

Après toutes ces démarches, la somme déboursée avoisine les 250 dollars américains, soit 83,3 jours de travail pour un travailleur congolais qui touche le SMIG (chiffre obtenu en divisant 250 par 3, se basant sur le SMIG congolais qui devrait passer de 1 à 3 dollars américains cette année).

Certaines personnes parmi ceux qui ont la possibilité de s’octroyer ce document se réjouissent de cette nouveauté, ce qui est normal quand on sait qu’il fallait jusque-là se déplacer physiquement jusque dans la capitale pour obtenir un passeport.

La crainte reste encore et toujours la même : voir les agents commis à la tâche de saisie des données des solliciteurs commencer à exiger des pourboires pour accélérer les formalités qu’ils feraient trainer eux-mêmes.

Ce que je trouve bizarre dans l’affaire c’est que très peu de congolais se plaignent du prix exorbitant exigé pour l’obtention du passeport et autres documents officiels. A en croire qu’on raconte des histoires lorsqu’on affirme que le congolais compte parmi les plus pauvres de la planète.

Mots-clés : , , ,
4 commentaires »

Modification de la constitution : mesure légitime ou dérive ?

Publié le 5 oct 2009 dans Dessins par

Modification de la constitution : mesure légitime ou dérive ?

Tiendra-t-elle ou pas, la question est sur toutes les lèvres. Dame constitution va peut-être bientôt se refaire une beauté. Une commission d’« évaluation de la Constitution » mise en place par le président Kabila pourrait aboutir à réviser plusieurs dispositions constitutionnelles parmi lesquelles le mandat du chef de l’État et le découpage territorial.

Légale ou illégale, cette mesure a sonné l’ouverture d’hostilités ces dernières semaines entre l’opposition et les formations politiques proches du PPRD et de l’AMP. Si les uns voient en l’établissement de cette commission une violation de la constitution, les autres soutiennent qu’en qualité de garant de la constitution, le chef de l’État est en droit de la réaménager ou d’en réviser quelques dispositions.

Affaire à suivre…

Mots-clés : , , , , , , ,
15 commentaires »

Une ville aux mille couleurs

Publié le 12 août 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Une publicité Primus dans une rue de Lubumbashi

La concurrence acharnée que se livrent les entreprises de télécoms et les brasseries donne une nouvelle couleur à la ville de Lubumbashi. Les rues, les murs de parcelles et les établissements de vente sont repeints et prennent les couleurs des deux types d’entreprises les plus prolifiques en RDC.

Des panneaux publicitaires, on en voit sur toutes les principales entrées de la ville et sur tous les lieux publics. En longeant la chaussée de KASENGA, qui relie la commune de RUASHI au centre-ville, les résultats de la lutte que se livrent les bières Simba et Primus, n’échappent pas au regard.

Entre « Butamu ya kwetu », traduisez « la joie de chez nous », ou encore « fais monter la pression », à chacun son slogan et ses couleurs pour séduire les consommateurs. Sur les murs, le rouge et jaune de Simba se mesure au jaune et bleu de Primus.

Les Lushuois qui n’ont pas les moyens de repeindre leurs murs peuvent désormais solliciter les sociétés en quête d’espace qui se chargent de donner un coup de peinture mais qui en profitent en même temps pour diffuser leur publicité sans payer. A chacun de choisir ses couleurs et surtout sa marque de bière préférée, qui ornera un moment sa façade…

Une publicité Simba dans une rue de Lubumbashi

Mots-clés : , , , ,
13 commentaires »

Les points sexuellement transmissibles

Publié le 6 avr 2009 dans Dessins par

Les points sexuellement transmissibles

Comment avoir un diplôme sans trop d’efforts ? Une nouvelle pratique d’impose désormais: les points sexuellement transmissibles. La pratique est bien connue dans les milieux universitaires.

Les étudiantes qui veulent réussir investissent dans les mini-jupes, bodies moulants ou en pantalons collants et imposent désormais une nouvelle monnaie d’échange contre les points. Plutôt que de réviser leurs notes ou d’aller passer leur temps dans les bibliothèques sans livres, elles préfèrent trainailler dans les rues et faire la tournée des bureaux de leurs enseignants qui ont l’air d’apprécier ce nouveau mode de transmission de points.

Avec cette pratique bien connue mais taboue, l’adage « Eduquer une femme, c’est éduquer une nation », vit une période difficile en RDC.

Mots-clés : , , , , ,
11 commentaires »

Assemblée Nationale : la suite après Vital Kamerhe

Publié le 31 mar 2009 dans Dessins par

Tractations au sein de l'AMP pour désigner un nouveau président pour l'Assemblée Nationale

Après la démission de Vital Kamerhe, l’heure est au renouvellement du bureau de la chambre basse du Parlement congolais. Des tractations sont déjà en cours au sein de certains groupes parlementaires, pour le renouvellement du bureau de l’Assemblée.

Une chose est sûre, ceux qui prendront la tête de cette institution devront tirer des leçons du sort de l’actuel bureau.

Le nouveau président et son bureau devront la fermer et obéir aux ordres du chef, s’ils ne veulent pas finir comme leurs prédécesseurs, poussés à la démission à cause des propos du président de l’institution qui interrogeait, un peu trop, selon la majorité proche du président Kabila, sur les opérations militaires rwando-congolaises de traque aux FDLR.

Illustration : Patou Bomenga

Mots-clés : , , , , , ,
0 commentaire

Kinshasa : Taxi-bus, le transport du pauvre

Publié le 31 mar 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Un taxi-bus Kinois vu de l'intérieur

Le taxi bus, «ngombol», comme les appellent les Kinois est le moyen de transport le plus utilisé des Kinois. Le confort et la sécurité ne sont pas des obligations. Souvent, marchandises et passagers sont entassés. Il y a quelques semaines, je suis montée dans un taxi-bus et dès que j’y posais le pied, je regrettais de n’avoir pas attendu un taxi. Il y régnait une odeur de «bitoyo», ce poisson salé dont la province du Katanga a le secret. Sous le banc en bois, sur lequel trois autres personnes étaient déjà installées, des clients avaient coincé des sacs de marchandises. Conséquence, je ne savais pas où placer mes jambes.

Le taxi-bus n’étant pas très grand, il y régnait une promiscuité désagréable. Le propriétaire du véhicule, voulant sans doute transporter le plus de « têtes » possibles, a calé les bancs si près les uns des autres, que le voisin de devant est pratiquement assis sur vos genoux. Encore heureux qu’il n’y ait plus que quatre passagers par bancs au lieu de cinq, comme c’était le cas il n’y a pas si longtemps.

Après avoir parcouru de longues distances à bord de ce genre de véhicules, sur des routes aussi mauvaises que celles de Kinshasa, on a l’impression d’avoir le derrière en béton. Pour prévenir ce malheur, on se sent obligé de gigoter toutes les 5 minutes, prenant la liberté de déranger un peu le voisin. Finalement, n’y tenant plus, je suis descendue avant mon arrêt, préférant changer de véhicule plutôt que de supporter cette situation plus longtemps.

Ainsi va la vie à Kinshasa. Pendant que les gens du pouvoir se baladent en 4×4 climatisés, la population, dans la misère, continue à trimer. Chacun essayant de s’en sortir au mieux. Dans ces conditions, comment condamner celui qui récupère un véhicule de livraison, y place des bancs en bois, puis se lance dans le transport en commun pour avoir de quoi manger tous les jours ?

Mots-clés : , , , ,
11 commentaires »

Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ?

Publié le 30 mar 2009 dans Dessins par

Les femmes aux commandes en république démocratique du Congo

La pauvreté qui sévit en République démocratique du Congo lance une nouvelle forme de rébellion. Il ne s’agit pas de celle qui fait la une de tous les médias, avec des armes, rebelles ou encore déplacés. Ces nouvelles batailles, souvent violentes, se déroulent au sein des ménages. Le schéma classique selon lequel le père sort travailler tous les matins pour rapporter la ration du jour (madessou ya bana) se désintègre progressivement.

Exacerbées par la crise et la misère qui perdurent, les femmes congolaises prennent désormais les commandes, mettant hors-jeux les hommes. Il suffit de faire un tour dans les marchés de toutes les villes de la capitale pour se rendre compte de la prise en main des affaires par les dames. Petits commerces et toutes les autres formes de débrouille sont bons pour nourrir le foyer. Dans les rues, elles vendent du pain, des arachides, des racines aphrodisiaques, bref, tout.

Elles sont omniprésentes dans la l’agriculture et le petit commerce. Elles occupent une place prépondérante et croissante à tous les niveaux des activités de production et de commercialisation agricoles. Et pourtant, les mamans congolaises sont loin de prendre autant les mannettes en ce qui concerne les responsabilités au sein des institutions politiques. Gouvernement, parlement et autres institutions semblent encore être la chasse gardée des hommes.

Si la prise en main du bateau familial par les femmes fait ses preuves, qui sait si les choses n’iront pas mieux en RDC si les femmes prenaient carrément le contrôle ?

Ba mamans, tozali sima na bino…

Illustration : Kash

Mots-clés : , , , , , ,
55 commentaires »

Kinshasa : Les bombes roulantes du transport en commun

Publié le 29 mar 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Le réservoir d'une voiture tropicalisée à Kinshasa

N’allez pas croire que j’exagère. Toutes ces voitures tropicalisées servant de taxi et qui sillonnent la capitale congolaise réservent plein de surprises. En plus du fait qu’elles embarquent, telles des sardines dans une boite des passagers, ces derniers voyagent souvent avec des bagages parfois dangereux.

Les modifications personnalisées de ces véhicules en font de vraies bombes roulantes. Comme vous le voyez sur la photo, le réservoir de ce bus que j’ai pris il y a quelques jours se trouve aux pieds des passagers, à l’intérieur. Un petit tuyau bien visible amène le carburant au moteur. Sans être un oiseau de mauvaise augure, il suffisait d’un petit accident pour que ce bidon-réservoir prenne feu et nous les passagers avec évidemment.

Le plus désolant dans l’affaire c’est que les conducteurs de ce genre des véhicules (bombe roulante) passent devant la police de roulage sans être interpellés. Un petit bakchich, 200 ou un 300 francs suffisent pour détourner l’attention des policiers qui ferment les yeux et ignorent le danger. La vie des hommes, policiers et conducteurs de ces cercueils roulants s’en foutent. Remplir leurs poches est leur seul souci.

Mots-clés : , , , ,
8 commentaires »

Les leçons du professeur Sarkozy aux congolais

Publié le 29 mar 2009 dans Dessins par Cédric

Nicolas Sarkozy en république démocratique du Congo

Cinq heures de séjour à Kinshasa ont suffi au président français pour aborder ce qu’il appelle lui-même le « resserrement des relations de coopération entre Kinshasa et Paris ».

Même s’il a affirmé ne pas avoir de leçon à donner, Nicolas Sarkozy ne s’est empêché de faire des recommandations aux politiciens congolais.

La première est une leçon de bon voisinage :

« S’ils organisent leur bon voisinage, les peuples de la région vivront riches et en paix. Mais si c’est la loi du plus fort, alors ils resteront pauvres et malheureux… »

Le chef de l’Etat français a ensuite salué le rapprochement de la République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda qu’il a qualifié de « véritable signe de refondation de la région des Grands Lacs ».

Vanté par Sarkozy, le rapprochement avec Kigali a entraîné une crise
Pourtant, il n’a pas abordé le fait que les opérations militaires rwando-congolaises, qu’il présente comme salutaires, ont été à la base d’une crise institutionnelle.

Vital Kamerhe, le président du parlement congolais, a dû déposer sa démission à la veille de l’arrivée de Nicolas Sarkozy à Kinshasa. Il avait subi des pressions de la famille politique de Joseph Kabila, le président congolais, qui lui reprochait d’avoir posé trop de questions sur la traque des rebelles hutus (FDLR). Vital Kamerhe dénonçait le fait qui ces opérations se soient déroulées sans que l’institution qu’il dirigeait n’en ait été informée.

Autre leçon donnée aux politiques congolais : la bonne gouvernance. « Nous sommes des élus du peuple, c’est notre devoir de rendre des comptes à ceux qui nous ont élus », a-t-il rappelé lors de son allocution devant les parlementaires congolais.

Il valait la peine de rappeler cette règle démocratique élémentaire à des dirigeants réputés pour leur mépris de leurs électeurs et leur attachement aux avantages liés à la profession de politicien africain : grosses voitures, villas luxueuses et comptes bancaires domiciliés dans des banques occidentales et remplis d’argent détourné provenant de leurs pays.

Le contrat décroché par Areva a-t-il joué un rôle ?
« Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre », dit-on. La population congolaise, subit les conséquences des affrontements entre géants qui se disputent les ressources naturelles de ce pays au sol immensément riche, mais compté parmi les plus pauvres de la planète.

La visite éclair du président français à Kinshasa soulève des interrogations sur le rôle de la France dans le retournement spectaculaire de la situation à l’est de la RDC.

Qu’est ce qui explique le rapprochement entre Kinshasa et Kigali, et surtout la disparition du jour au lendemain du rebelle Laurent Nkunda qui a pris des vacances au Rwanda, et dont le mouvement, le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), s’est transformé en parti politique ?

La réponse se cache peut-être derrière le contrat que Nicolas Sarkozy a arraché au bénéfice d’Areva. Cette entreprise française a obtenu le permis de puiser de l’uranium où elle souhaitait, sur toute l’étendue de la RDC.

Les « cinq chantiers » lancés par Kabila peuvent toujours attendre
L’annulation de la dette africaine, le président français a promis d’en parler au prochain sommet du G20, à condition que les pays du continent noir ne se tournent pas vers d’autres créanciers.

C’est sans doute la Chine qui doit rougir en voyant Kinshasa se détourner progressivement des fameux accords « Mines contre infrastructures », et se rallier aux traditionnels partenaires européens pour des raisons de consolidation de son pouvoir.

Les cinq chantiers (infrastructures, santé et éducation, eau et électricité, logement et création d’emplois) promis au peuple congolais peuvent toujours attendre. En se ralliant à la France, Kabila a au moins une chance de vieillir au pouvoir, comme ses aînés Omar Bongo et Sassou N’guesso.

Quoiqu’il en soit, le jeune président congolais a tout intérêt à se tenir tranquille et surtout à respecter ses engagements.

Il doit garder en tête qu’à tout moment, Nkunda, ou un autre chef rebelle monté de toutes pièces peut toujours resurgir, armé jusqu’aux dents et bénéficiant d’une couverture médiatique de certains médias occidentaux faisant de lui un héros.

Les deux gouvernants vivent avec un canon sur la tempe
De l’autre côté de la frontière, Paul Kagame ne peut dormir sur ses deux oreilles. Le rapprochement avec Kinshasa, salué par la communauté internationale, a l’air de calmer ses bailleurs de fonds qui menaçaient de lui tourner le dos à cause de son soutien à la rébellion congolaise.

Cependant, le problème des FDLR reste entier. Les récentes opérations militaires rwando-congolaises auraient permis de rapatrier quelque 1 300 combattants et leurs familles sur un effectif qui a toujours été estimé à 6 000 hommes.

L’ONG catholique Caritas-Développement Congo a récemment tiré la sonnette d’alarme sur le nombre croissant de déplacés qui fuient l’insécurité causée par les opérations contre les rebelles hutu rwandais. Selon Caritas, près de 20 000 ménages déjà recensés sont concernés par ces déplacements massifs et sont sans assistance.

Les deux gouvernants vivent donc un canon sur la tempe, subissant des pressions de la part des grandes démocraties occidentales, leurs amis et bienfaiteurs, prêts à tout pour garder la main mise sur l’exploitation des richesses naturelles de la région, primordiales pour le fonctionnement de leurs industries.

Illustration :  Nicolas Sarkozy en RDC (Luba)
Cet article sur rue89

Mots-clés : , , , , , , , , , , , ,
2 commentaires »