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Projets d’avenir d’un élève congolais…

Publié le 26 avr 2010 dans Dessins par Cédric

Projets d'avenir d'un élève congolais...

A Kinshasa, selon les statistiques rendues publiques par la présidente du comité provincial de l’examen d’État 2010, il y aurait 98 226 devraient passer ces épreuves en vue d’obtenir un diplôme d’État (BAC). Mais l’ironie de ce chiffre c’est que l’avenir est souvent sombre pour ces nombreux candidats qui, une fois le diplôme en poche, vont découvrir ce que c’est que l’article 15 à temps plein.

A la question de savoir quels sont leurs projets d’avenir, les plus croyants vous répondront : « Dieu féra des miracles ». Les autres entreront à l’université, histoire de passer le temps, sachant qu’il n’y aura pas plus de chance de travailler à l’issue de ces études prolongées.

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Le paradoxe des maquis

Publié le 26 avr 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Des élèves à Lubumbashi

Tous les ans pendant 3 mois (de fin-mars à fin juin), les élèves en dernière année du secondaire de plusieurs écoles de Lubumbashi se réunissent dans le but de réviser leurs leçons, en prévision des épreuves des examens d’État. « Nous cachons le lieu de maquis pour ne pas être dérrangés par des visites intempestives », raconte Daniel KALALA, élève finaliste, option Math-Physique.

Plus qu’une nécessité pour préparer les épreuves des examens d’État, le maquis est une sorte de rite, un apprentissage de la vie, en dehors du cocon familial. C’est le moment d’apprendre à s’organiser seul pour la cuisine, le puisage de l’eau, la lessive… C’est aussi le moment propice aux premières expériences amoureuses et sexuelles, loin des regards des parents.

La pratique essuie de plus en plus de critiques  de la part des autorités scolaires et des parents qui estiment que les résultats obtenus à l’issue de ce retrait ne sont pas toujours ceux escomptés. La dimension financière entre également en compte. Si les maquisards se débrouillent pour cuisiner et pour exécuter les autres tâches ménagères, le financement du séjour dans le maquis coûte cher aux parents qui se plaignent parfois d’escroquerie de la part de leurs propres enfants : « Ils ne tiennent pas compte de nos moyens. Nous nous sacrifions pour payer tous les frais, mais ils gonflent toujours les chiffres et ne tiennent pas compte des revenus modestes de la famille », se plaint Monsieur MBAYO ILUNGA, père de deux élèves finalistes.

Dans bon nombre de cas, les maquisards regagnent le toit familial avec tout autre chose qu’un diplôme. Le premier contact avec la liberté se solde de temps en temps par des grossesses et d’autres expériences sans aucun rapport avec l’objectif premier des maquis qui reste la préparation des examens d’État dans la sérénité.

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Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir

Publié le 31 mar 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir

Pour faire face à tous les frais académiques, certains étudiants de l’Université de Lubumbashi font le taxi-moto en dehors des heures de cours. Cette activité affranchit les pauvres étudiants qui sont souvent contraints de payer des frais d’études largement au dessus de leurs revenus.

Conduisant une vieille moto, Nono Elamenji s’arrête au moindre signal du client, le salue et lui prie de prendre place derrière lui. Avant de démarrer, le taximan demande courtoisement, avec un français impeccable, la destination de son client. Celui-ci comprend qu’il s’agit d’un étudiant. « Êtes-vous étudiant ou déjà diplômé universitaire ? », lui demande-t-il. « Je suis encore étudiant. Je passe chaque soir récupérer le casque chez mon oncle, je m’achète quelques litres de carburant, je vérifie les pièces de ma moto, puis je me lance sur la route », révèle Nono, qui parle aussi de la canalisation de ses recette journalières. «… ces petites collectes m’aident à payer les syllabus, transport e et autres »

Sur la voie publique, ils se distinguent effectivement par leur respect du code de la route, mais également par leur courtoisie.

A choisir entre la moto et les études, je pencherais bien-sûr pour les études, la réponse est souvent la même pour tous les jeunes débrouillards « mais bien-sûr que je choisirais mes études. » Pour quels débouchés ? On verra plus tard… Ce qui compte, c’est pouvoir manger et payer les frais académiques. Le futur, on verra bien où il nous mène.

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Le triste sort des étudiants logés au Complexe Elungu

Publié le 31 mar 2010 dans Kisangani par Boyomais

Les images valent mieux que de longs exposés. Je vous propose un petit album photo du Complexe Elungu-Bâtiment : Situé juste à côté du Batam (bâtiment administratif de l’Université de Kisangani).

1. Le home pour étudiants dénommé "Complexe Elungu" présente un visage de désolation : bâtiment dans un état de délabrement avancé, l'insalubrité, ...

2. Complexe Elungu-Chambre : Inialement prévue pour loger trois pensionnaires, une chambre héberge aujourd'hui jusqu'à six étudiants. Conséquence : la promuiscuité, facteur favorable à la propagation rapide des épidémies ! Les appartements ambigus : juste la place nécessaire pour installer son lit.

3. Complexe Elungu-Cuisine : Ce réseau monté localement se retrouve dans presque toutes les chambres de ce home. Relié vaille que vaille à l'électricité, il aide les étudiants à préparer vite leurs repas, lorsqu'il n'y a pas délestage.

4. Complexe Elungu-Installations électriques : C'est ici la boîte centrale à partir de laquelle le courant électrique est distribué dans les chambres. L'état dans lequel il se trouve est alarmant. Mais, ici comme ailleurs au Congo, on attend gentiment les conséquences pour penser à arranger les choses.

5. Complexe Elungu Toillettes : Les toilettes de ce home ne sont pas épargnées par ce délabrement. Les étudiants logés au Complexe Elungu sont obligés de prendre bain dans une insalubrité indescriptible. Le service du patrimoine de l'Unikis est pointé du doigt accusateur.

6. Complexe Elungu-Petit commerce : Pour pouvoir couvrir les deux bouts du mois ainsi que les frais académiques et connexes, certains étudiants tiennent de petits commerces au home. Ici et là, l'on vend des produits de première nécessité, des habits, ...

Complexe Elungu-Plantation

7. Complexe Elungu-Plantation : Certains étudiants cultivent de petits champs de manioc à la fois pour l'autoconsommation et la vente.

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Sourd ou muet, pas de barrière pour apprendre

Publié le 31 mar 2010 dans Goma par Yves Zihindula

Un élève du complexe scolaire Ephata

Le complexe scolaire Ephata est le seul établissement qui encadre les sourds-muets dans la province du Nord-Kivu. Depuis sa création en 1985, les élèves et écoliers y apprennent à lire, à écrire et à s’exprimer à travers le langage des signes. Certains retrouvent même l’usage de la parole.

« La majorité d’enfants parviennent à s’exprimer grâce aux exercices auxquels nous leur soumettons, affirme John Gakuru, un de responsable de l’école, Au départ, nous avions commencés avec 9 élèves. Maintenant nous avons un effectif de 196 apprenants. Beaucoup viennent de plusieurs Kilomètres de la ville de Goma », continue t-il.

Cette école n’a seulement de particulier le fait qu’elle offre aux sourds-muets l’instruction mais, aussi et surtout par le fait qu’elle est quasi gratuite. « Etant une initiative de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et appuyée par organisations humanitaire, nous demandons aux parents de contribuer avec un minimum de 40 dollars américains par an », déclare un des enseignants.

La fierté de cette école c’est Eric Kambale. Ce jeune homme de 24 ans, sourd-muet, a passé l’année dernière les examens d’état et a décroché son diplôme. Une première depuis la création de cette école. Il est actuellement inscrit à l’Université et s’en sort pas mal : « N’ayant pas accès à des explications des enseignants je m’arrange pour avoir les notes chez des amis. Je les copie et les lis et je m’en sors tant bien que mal », explique t-il en signe et interprété par des ses encadreurs.

Un élève du complexe scolaire Ephata

Des élèves du complexe scolaire Ephata

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Le journal en lingala facile a été suspendu pour une durée de trois mois

Publié le 25 mar 2010 dans Dessins par Cédric

Le journal en lingala facile a été suspendu pour une durée de trois mois

Décision prise par la Haute autorité des médias, HAM. L’instance de régulation des médias congolais reproche à ce journal atypique de s’écarter des normes éthiques et de déontologie du journalisme.

Ce que je trouve surprenant c’est que ce programme existe et qui est diffusé depuis 2008. Il aura donc fallu deux ans pour que la HAM réalise qu’il ne respecte pas la déontologie.

La HAM qui n’a jamais été dérangée par tous ces programmes très peu étiques, diffusés à longueur de journées sur les chaines congolaises se réveille subitement pour en censurer un.

Quel est le vrai problème derrière cette suspension?
Bien qu’atypique, ce journal en lingala facile expose le quotidien des kinois et les difficultés du quotidien. Est-ce à cause de ce côté dénonciateur que la HAM décide de suspendre cette émission ? Je peux aller plus loin en m’interrogeant sur la vraie intention qui se cache derrière ce musèlement. Et si cette émission ne réapparaissait pas au bout des trois mois ?

Tout observateur averti peut se rendre compte que les vois discordantes sont très peu supportées au Congo. Dans l’état actuel des choses, il faut faire le choix entre le silence et le métier de griot pour les « honorables » et « excellents » politiques congolais.

Je fais bien-sûr allusion à la suspension de la Radio France internationale, dont le traitement de l’information congolaise ne caressait pas l’homme politique congolais dans le sens du poil. Mesure du gouvernement : suspendre purement et simplement les programmes de cette radio, privant à tout un pays l’accès à l’actualité internationale.

Chassez le naturel et il revient au galop… Parti unique et hymnes aux chefs font peu à peu leur retour.


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Casse-tête kinois ou le calvaire des étudiants de la capitale congolaise

Publié le 25 mar 2010 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Le casse-tête kinois des étudiants de la capitale congolaise

Il est 4heures 30 minutes. Le réveil sonne. Malgré elle, elle quitte son lit. Carline Tshilanda a 24 ans. Elle est étudiante en première année de doctorat en médecine à l’université de Kinshasa.

  • Cette demoiselle est obligée de se lever aussi tôt pour plusieurs raisons :
  • Elle habite Binza ozone, un quartier à x km de l’université
  • Elle n’a pas pu obtenir une chambre au home cette année (bien qu’elle soit un ayant droit)
  • Trouvez un taxi pour le campus âpres 6h du matin est un parcourt de combattant
  • En tant que femme, elle doit aussi avoir un peu de temps pour se faire belle…

Mira : alors carline, une fois prête pour le campus, dit nous comment ca se passe

Carline : tu sais Mira, souvent je n’aime pas parler de mes journées

M : Pourquoi ?

C : Elles sont tellement lourdes que j’aimerais les oublier

M : raconte-nous quand même…

C : Je vais quand même te résumer mon calvaire : 5heures 40…6 heures je prends mon bus. 2 heures plus tard je suis sur le campus. Je ne suis pas la première arrivée. Des centaines de camarades sont déjà dans l’auditoire. Les places assises font objets de bagarres dans l’auditoire. Nous sommes à 2000 pour un auditoire construit à l’origine pour accueillir 500 personnes. Imaginez…

Ce parcours du combattant,  c’est celui e tous les étudiants de la capitale. J’ai proposé à carline de l’accompagner prochainement dans son auditoire pour que vous et moi puissions palper du doigt la réalité. Il faudra juste attendre la fin de la grève… Affaire à suivre.

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Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Publié le 25 mar 2010 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Un mètre 70, teint plus ou moins clair, silhouette fine, toujours avec son mouchoir de tête, Mireille Makila est enseignante au Complexe scolaire Sabwene, une petite école privée de la périphérie de Kinshasa.

Mariée et mère de deux enfants, cette jeune femme de 30 ans aime son métier, bien qu’elle s’y retrouve par la force des choses. « Je n’avais jamais pensé devenir un jour enseignante. Je voulais plutôt être infirmière », révèle-t-elle. « C’est un peu faute de mieux que je me suis retrouvé dans l’enseignement. »

Diplômée d’Etat en Pédagogie générale du Lycée  Ntolu Tondo dans le Bandundu, en 2003, Mireille a alors gagné Kinshasa avec son mari pour chercher de l’emploi. « Quand je suis arrivée ici, j’ai déposé une demande dans cette école et on m’a recruté. Cela fait 3 ans que j’enseigne en 3è année primaire. »

Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Mme Makila encadre 40 élèves, filles et garçons. Des enfants issus de familles modestes qui habitent le quartier. Son salaire ? Environ 50 dollars américains. Une somme insignifiante pour une mère de famille. Comment fait-elle pour joindre les deux bouts ? « Nous faisons le ristourne avec les collègues. C’est comme ça que nous parvenons à nous en sortir », répond-elle.

Pensez-vous arrêter d’enseigner et redevenir infirmière ? « Non, c’est déjà passé. Je me sens bien en étant enseignante. »

Comme cette dame, ils sont nombreux, sous-payés, très peu considérés dans la société, mais autant volontaires pour assurer la formation de la jeunesse congolaise.

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Le lavage du cuivre redonne espoir aux paysannes de Kolwezi

Publié le 24 mar 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Le lavage du cuivre redonne espoir aux paysannes de Kolwezi

Situé à près de 1 500 m sur le plateau de Manika, à l’ouest de Likasi et à 300 Km de Lubumbashi, Kolwezi est un important centre minier de cuivre, cobalt, uranium et radium. La ville est aussi un centre bancaire et d’exploitation artisanale. La région produit du maïs, du manioc et de l’arachide, mais l’état des routes empêche d’assurer un approvisionnement régulier de la ville.

Moins exigeant et un peu plus rentable que d’autres activités, le lavage du cuivre s’intensifie dans le district urbano-rural de Kolwezi. En assurant le quotidien, le lavage du cuivre redonne vie à plusieurs familles de la cité. « Lorsqu’elles ont découvert cette activité, les mamans ont constaté que les travaux sont moins coûteux et elles n’ont pas hésité de l’adopter », déclare Ruddy Mufind, creuseur artisanal de la carrière de Lwalaba. « Elles nous aident de cette manière là avant de soumettre nos produit à l’appréciation des acheteurs dans les centres de négoce », ajoute-t-il.

Pour tenir et entretenir cette activité, un tamis, un bidon, seau ou bassin et un point d’eau suffisent. Chaque matin, la rivière Dilala, dans la commune de Manika est prise d’assaut par les femmes qui lavent et trient les minerais provenant de différentes carrières environnantes. Certaines sont même accompagnées de leurs enfants. « Je peux bien laver et trier 6 bidons par jour et gagner 1500 Fc (1.5$) ou 2000 Fc (2$) par bidon. Cela me permet de faire vivre mon ménage », révèle Mme Lucie Kaj.

Cette activité autour des lieux de vente et d’achat du cuivre ou cobalt fait à nouveau circuler l’argent. Des petites boutiques et bistrots de fortune s’ouvrent, et le petit commerce repart.

A ce jour, aucune information ne circule sur les risques potentiels de cette activité. Ce qui prime encore et toujours pour ces débrouillards c’est le besoin de gagner son pain du jour. Le futur, nous le laissons entre les mains de Dieu…

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Indépendance cha-cha : le roi des Belges à Kinshasa en juin

Publié le 15 mar 2010 dans Dessins par Cédric

Indépendance cha-cha : le roi des Belges à Kinshasa en juin

C’est confirmé, le roi Albert II de Belgique assistera aux cérémonies du 50e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo. Après le roi Baudouin en 1985, le chef de tous les nokos va donc se rendre à Kinshasa pour participer à cette fête dont l’ambiance s’annonce très festive.

La confirmation du gouvernement d’Yves Leterme apporte la pièce manquante pour que la fête soit totale, et ce en dépit du fait que de plus en plus de voix qui s’élèvent pour réclamer que le cinquantenaire de l’indépendance soit célébré dans le recueillement, pour honorer la mémoire de tous ces congolais qui ont perdu leurs vies dans les conflits armés de ces dernières années.

Nous allons fêter, et le roi sera avec nous. Mais qu’allons-nous vraiment fêter ? La question revient encore et encore.

Le Congo est-il en position de faire la fête ? Est-ce par pur je m’en-foutisme ou par fatalisme que nous nous sentons de faire la fête alors que le Congo tombe en miettes tous les jours qui passent ?

Connaissant mon pays et l’humeur festive de ses habitants, je sais que les brasseries offriront de la bière. Les musiciens congolais griots et autres griots du pouvoir seront payés aux frais du contribuable pour livrer des concerts un peu partout dans le pays. Les organisateurs en profiteront également pour se faire du beurre. Un petit zéro de plus dans les frais, ça fait également partie de la fête.

C’est le même cycle encore et encore. Le jour d’après, le 1er juillet, ce sera le retour à la réalité. Les miliciens bourrés de la veille vont violer et tuer et ça passera comme des faits divers comme des autres. Ceux qui auront fait la fête la veille vont retourner sans broncher dans leur débrouille, en attendant la prochaine occasion…

A toutes et à tous, bonne fête du cinquantenaire…

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