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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; RDC</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Perdre sa vie pour quelques litres d’essence</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 17:25:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Doudou KAJANGU, depuis Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Samedi 3 juillet 2010. Il est 5 heures du matin, je me lève et allume mon post-récepteur comme dans mes habitudes. A cette heure là, la radio propose un programme de dédicaces matinales provenant de différents auditeurs des 8 territoires que compte la province du Sud-Kivu. Ce matin là, ce sont les auditeurs de Sange [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Camion citerne à Sange après l'accident" src="http://farm5.static.flickr.com/4122/4780468440_fdb00e7562_o.jpg" alt="Camion citerne à Sange après l'accident" /></p>
<p>Samedi 3 juillet 2010. Il est 5 heures du matin, je me lève et allume mon post-récepteur comme dans mes habitudes. A cette heure là, la radio propose un programme de dédicaces matinales provenant de différents auditeurs des 8 territoires que compte la province du Sud-Kivu. Ce matin là, ce sont les auditeurs de Sange dans la plaine de la Ruzizi qui appellent le plus. Cette fois, pas pour se faire des dédicaces, mais pour présenter des condoléances et expliquer le drame qui venait de frapper la veille leur cité, située à 80 km au sud de Bukavu. C’est en ce moment là que j’apprends qu’une marée humaine venait d’être consumée suite à l’explosion d’un camion citerne transportant de l’essence en provenance de Kamanyola, à destination d’Uvira.</p>
<p>A 8 heures, je me précipite dans la cohorte de journalistes qui accompagne la délégation gouvernementale provinciale qui se rend sur place pour s’imprégner de la situation.</p>
<p>C’est sous une fumée immonde que nous entrons à Sange. Des cris de pleurs par-ci, des gémissements par-là. La population de Sange est inconsolable.</p>
<p><em>‘’C’est ahurissant !’’</em>, me lance un confrère journaliste, stupéfait par le nombre de personnes calcinées.</p>
<p>Le cramé sur le lieu du drame m’oblige à me protéger le nez. Des centaines de corps sont en train d‘être comptabilisés et rassemblés par les agents de la Croix Rouge et du CICR sous la protection des militaires FARDC et de quelques contingents de la Monusco.</p>
<p><em>‘’Le camion citerne rempli d’essence s’est renversé hier vers 17h30’ et le carburant s’est épanché sur le sol à partir de la citerne. C’est alors qu’une foule des citadins est venue, chacun avec son réservoir pour recueillir le butin, alors que l’équipe de secours s’apprêtait à relever le véhicule’’, </em>témoigne un jeune rescapé sous les larmes.</p>
<p><em>‘’Près d’une heure après, une forte explosion s’est fait entendre et a suivi le parcours du carburant sur le sol jusque dans une salle où nous suivions le Mondial de football’’</em>, ajoute le jeune rescapé.</p>
<p>Une vingtaine d&#8217;habitations de cette agglomération d&#8217;environ 50.000 habitants ont été complètement détruites par le feu dont l’origine reste encore inconnue.</p>
<p><em>‘’C’est la pauvreté qui fait que les habitants de Sange ont souvent l’habitude de se saisir des opportunités pareilles, c’est triste’’,</em> me confie une autorité locale.</p>
<p>Le lendemain, le président Kabila annonce deux jours de deuil national et demande au gouvernement <em>&laquo;&nbsp;d’élucider rapidement les circonstances de ce drame et de prendre toutes les mesures permettant d’éviter que cela ne se reproduise à l’avenir&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Discours habituel dans un pays où la prévention n’a jamais été la préoccupation des dirigeants.</p>
<p>L&#8217;inexistence de structures efficaces et rapides de gestion des accidents et catastrophes en RDC aura été l’une des graves conséquences de cette catastrophe humanitaire qui vient d’emporter plus de 240 congolais avec une centaine de blessés.</p>
<p>Le bilan aurait été largement supérieur sans l&#8217;assistance logistique et médicale de la Mission de l&#8217;ONU en RDC, dont le départ est encore réclamé haut et fort par le gouvernement congolais.</p>
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		<title>Kuluna : un mal en puissance dans la capitale congolaise</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 10:53:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Kuluna]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<category><![CDATA[securité]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est 23 heures, je reviens d’un pot avec des amis près des galeries présidentielles et je rentre chez moi en marchant sur le boulevard du 30 juin. A la hauteur du bâtiment administratif de la poste, je croise un groupe de 8 jeunes. Ils ont entre 15 et 20 ans environ. Ils se rapprochent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Des enfants de la rue sur le boulevard du 30 juin, à Kinshasa" src="http://farm2.static.flickr.com/1376/4720085927_4d8b41031b_b.jpg" alt="Des enfants de la rue sur le boulevard du 30 juin, à Kinshasa" /></p>
<p>Il est 23 heures, je reviens d’un pot avec des amis près des galeries présidentielles et je rentre chez moi en marchant sur le boulevard du 30 juin. A la hauteur du bâtiment administratif de la poste, je croise un groupe de 8 jeunes. Ils ont entre 15 et 20 ans environ. Ils se rapprochent de moi et me demandent de l’argent. La réponse négative qui suit déclenche une avalanche de menaces. « <em>Sautez-lui dessus </em>», lance l’un des jeunes gens à ses amis. Mais personne n’ose s’approcher de moi. C’est sans doute mon gabarit qui calme leurs ardeurs. Nous restons là et les menaces se poursuivent <em>« vide tes poches si tu ne veux pas que nous le fassions pour toi…</em> » Je garde mon calme et tourne mon regard vers le grand commissariat de police qui se trouve à quelques pas. Il est désert.</p>
<p>Je menace à mon tour : « <em>vous m’aurez peut-être parce que vous êtes nombreux mais il y en a au moins deux qui tomberont avec moi les gars.</em> » Ça marche. Le groupe s’éloigne de moi. Je m’en sors indemne et j’ai gardé tous mes biens. Peut-être un coup de chance.</p>
<p>Depuis mon arrivée à Kinshasa, j’ai eu plusieurs mises en garde. Deux jours après mon arrivée, mon grand-père qui habite le quartier Debonhomme dans la commune de Matete me chasse pratiquement de chez lui. « <em>Tu dois partir avant 18 heures si tu ne veux pas croiser les jeunes gens qui terrorisent tout le quartier</em> », me disait-il. Il ne voulait pas que je subisse le même sort que ma cousine qui est tombé dans le filet de ces bandits qui ont non seulement piqué son sac à main, mais ont pris le temps de lui donner quelques coups.</p>
<p>C’est ainsi que les choses se passent dans les quartiers populaires de Kinshasa. Toute cette génération de jeunes non scolarisés et sans perspective professionnelle s’occupe comme elle peut. Ils orchestrent des larcins pour financer leurs clopes et pour se faire de l’argent de poche.</p>
<p>Il y a quelques années, ces jeunes se contentaient du « matolo », pratique bien connue des kinois qui consiste à imiter le renard qui a réussi à extorquer son fromage au corbeau. Aujourd’hui ils ont grandi et se sentent assez fort pour ravir. Armés de couteaux et de machettes pour certains, ils sillonnent les rues en quête de « clients ».</p>
<p>La répression violente est l’option prise par les autorités pour répondre à cette montée en puissance du phénomène Kuluna. De temps en temps, la police descend dans les quartiers jugés sensibles et rafle. Tous les jeunes un peu musclés et surtout ceux qui se font surprendre avec des altères chez eux se font embarquer, sans toute autre forme de procès. La suite c’est que les familles vont payer des amendes forfaitaires pour faire libérer leurs enfants. Loin de résoudre le problème, ces arrestations mettent en lumière la vraie teneur du problème : le marché du crime est alimenté tous les jours par des centaines de jeunes affamés, très peu instruits et sans visibilité sur l’avenir, qui expriment leur frustration par la violence.</p>
<p>A l’allure où vont les choses, Kinshasa rejoint d’un pas certain le rang des capitales dangereuses comme Johannesburg, Lagos ou encore Nairobi. Comme dans bien d&#8217;autres domaines, ce fléau est perçu comme une fatalité, alors qu&#8217;une gestion intelligente peut permettre de juguler très vite le problème.</p>
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		<title>Quand les toilettes publiques se font rares</title>
		<link>http://congoblog.net/quand-les-toilettes-publiques-se-font-rares/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 10:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[latrines publiques.]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Manque de latrines dans la ville ou inconscience, certains habitants de la ville de Lubumbashi ont trouvé une nouvelle manière de se soulager de leur besoin, en se servant des plantes placées au abords de certaines artères. Les murs de clôture des rues peu fréquentées encaissent également le coup. Il n’est donc pas étonnant de voir une personne, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Lubumbashi : Quand les toilettes publiques se font rares" src="http://farm5.static.flickr.com/4017/4713442791_f3751d19d0_b.jpg" alt="Lubumbashi : Quand les toilettes publiques se font rares" /></p>
<p>Manque de latrines dans la ville ou inconscience, certains habitants de la ville de Lubumbashi ont trouvé une nouvelle manière de se soulager de leur besoin, en se servant des plantes placées au abords de certaines artères. Les murs de clôture des rues peu fréquentées encaissent également le  coup.</p>
<p>Il n’est donc pas étonnant de voir une personne, en tenue de ville, se cacher derrière un mur ou un arbre, tournant le regard de tous côté pour voir qui approche : son beau père, sa belle mère, policier ou militaire pour arrêter l’opération.</p>
<p>Autant la pratique prend de l&#8217;importance, autant des messages de mise en garde sont visibles sur les murs. &laquo;&nbsp;Epekisami kosuba awa&nbsp;&raquo; et les autres messages, parfois traduits en plusieurs langues n&#8217;ont pas l&#8217;air de dissuader les contrevenants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un mur ne peut pas remplacer une toilette publique. Les inciviques qui confondent les deux se justifient par un manque de latrines publiques. Plutôt que d&#8217;abimer les murs, ils devraient demander des comptes aux autorités qui récoltent taxes et impôts à plusieurs niveaux&nbsp;&raquo;, se plaint Mr. Gaspard MUTEBA, propriétaire dans le centre ville, dont le mur est rongé.</p>
<p>En dépit du fait que l&#8217;<a href="http://www.congoblog.net/lubumbashi-latrines-publiques-made-in-espagne/">Union Européenne nous a offert quelques latrines publiques</a>, le problème persiste. Uriner dans la rue devient une habitude, presque un trait culturel.</p>
<p>Et dire qu&#8217;il existe des taxes dites d&#8217;hygiène&#8230;</p>
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		<title>Belle ou poubelle? Après deux ans d&#8217;absence, Kinshasa n&#8217;a pas vraiment changé</title>
		<link>http://congoblog.net/belle-ou-poubelle-apres-deux-ans-dabsence-kinshasa-na-pas-vraiment-change/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 10:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux ans après, rien n&#8217;a bougé. Enfin… presque. Je retrouve ma ville comme je l&#8217;ai laissé. Kinshasa reste cette ville survoltée, avec ses débrouillards, ses joies et ses prises de tête. Bienvenue en RDC A sa manière, l&#8217;agent de l&#8217;immigration qui vérifie mes papiers me souhaite la bienvenue « ata mwa eloko po na bana ndeko [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="L'ex Rond-Point Huileries à Kinshasa" src="http://farm5.static.flickr.com/4062/4710964405_913146c59c_b.jpg" alt="L'ex Rond-Point Huileries à Kinshasa" /></p>
<p>Deux ans après, rien n&#8217;a bougé. Enfin… presque. Je retrouve ma ville comme je l&#8217;ai laissé. Kinshasa reste cette ville survoltée, avec ses débrouillards, ses joies et ses prises de tête.</p>
<p><strong>Bienvenue en RDC</strong></p>
<p>A sa manière, l&#8217;agent de l&#8217;immigration qui vérifie mes papiers me souhaite la bienvenue « <em>ata mwa eloko po na bana ndeko na ngai…</em> » Traduction : « <em>un petit billet pour les enfants, s’il te plait mon frère.</em> »</p>
<p>A quelques pas de là, six agents du service d&#8217;hygiène expliquent à ma voisine durant le vol qu&#8217;elle avait commis une faute grave « <em>vous n&#8217;avez pas votre carte de vaccination, suivez-nous au bureau. »</em> La jeune fille est toute intimidée. Il faut dire qu&#8217;elle revient pour la première fois au pays après 11 ans passés au Canada. Son lingala est un tout petit peu rouillé. Elle n&#8217;avait que 10 ans lorsque ses parents ont décidé de partir. Son passeport canadien en poche, elle revient visiter &laquo;&nbsp;son pays&nbsp;&raquo;. Ne sachant pas comment réagir, elle m’appelle au secours. J&#8217;interviens alors, me faisant passer pour son compagnon.</p>
<p>La discussion se poursuit dans le bureau du service d’hygiène de l’aéroport, un box en bois d’environ 20m2. « <em>Asseyez-vous </em>», nous somme le chef du service, nous indiquant deux chaises en plastique blanches, face à son bureau en bois délabré, sur lequel traine une pile de papiers. « <em>Savez-vous que c’est une infraction de voyager sans sa carte de vaccination ? Vous devez payer une amende. Ce sera 60 dollars…</em> » Je lui réponds que je suis prêt à payer mais que j’avais besoin d’un quittance officielle. « <em>On peut s’arranger </em>», me rétorque-t-il. « Donnez <em>20 euros et on n’en parle plus…</em> » Nous sortons du bureau après 30 minutes de négociations. J’ai dû brandir mon statut de journaliste et la menace de dénoncer l’incitation à la corruption de l’agent. Finalement, nous n’avons rien payé.</p>
<p>Dans le hall, en attente des bagages, décor habituel. Voyageurs, policiers et des dizaines de badauds se disputent la meilleure place pour récupérer les bagages qui arrivent au compte-goutte. Les rôles sont bien repartis. « <em>Donnez-moi vote ticket, je peux récupérer vos bagages plus rapidement</em> », propose un agent de police. Bien sûr, cette faveur coûte quelques dollars. Ensuite, ce sont les « porteurs » qui vous proposent leurs services. Je refuse de payer, mais la demoiselle qui attend à un mètre de moi accepte de le faire. Elle est américaine, peut-être anglaise. Vu son air paumée, elle doit être là pour la première fois. Sans doute une employée d’une ONG internationale. Elle s’en sort pour 20 dollars américains. Une vingtaine de minutes plus tard, l’agent de police lui apporte ses affaires. Le radin que je suis a attendu deux bonnes heures.</p>
<p>A  la sortie, les agents de la douane veulent fouiller mes valises. « <em>D’accord à condition que vous mettiez des gants</em> », ai-je répondu. « <em>Je n’ai pas de gants… donne-nous quelque chose et on n’en parle plus…</em> » Je refuse de payer. Ils comprennent qu’il n’y a pas de marge de négociation et renoncent. Après cette étape, je me retrouve à l’air libre et vais rejoindre ma mère qui m’attend dans le parking de l’aéroport. Retrouvailles émouvantes.</p>
<p>Mes valises dans la voiture, je remplis une dernière formalité : un non catégorique au militaire au béret rouge qui s’approche pour me demander de l’argent. « <em>Ce n’est pas à moi de te payer et je ne suis ni ton patron, ni un porte-monnaie à quatre pattes papa !</em> »</p>
<p>Mon avion a atterri à 18 heures 10 minutes, mais c’est à 21 heures 30 que je quitte l’aéroport international de Ndjili. Bienvenue chez toi Cédric…</p>
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		<title>Payer le minerval en banque : les étudiants à l&#8217;abri de l&#8217;escroquerie</title>
		<link>http://congoblog.net/payer-le-minerval-en-banque-les-etudiants-a-labri-de-lescroquerie/</link>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 17:59:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[banque.]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Nouveauté à l’université de Lubumbashi, le minerval et les autres frais académiques doivent désormais être payés à la banque sur les comptes de l’université. Les étudiants peuvent espérer ne plus se faire rouler. Ce nouveau système atténue les disputes dans les bureaux des différentes facultés entre étudiants et responsables académiques. Le versement des frais à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Une agence bancaire à L'université de Lubumbashi" src="http://farm5.static.flickr.com/4034/4639046975_71e984d113_o.jpg" alt="Une agence bancaire à L'université de Lubumbashi" /></p>
<p>Nouveauté à l’université de Lubumbashi, le minerval et les autres frais académiques doivent désormais être payés à la banque sur les comptes de l’université. Les étudiants peuvent espérer ne plus se faire rouler.</p>
<p>Ce nouveau système atténue les disputes dans les bureaux des différentes facultés entre étudiants et responsables académiques. Le versement des frais à la banque et la délivrance par cette dernière de preuves de paiement permet de résorber les problèmes de détournement ou de disparition de preuves de paiement de certains étudiants.</p>
<p>Moins de risque donc pour les étudiants de se retrouver exclus des salles de cours et d&#8217;examens, victimes d&#8217;un système de perception parallèle.</p>
<p>Cette nouvelle façon de faire vient bousculer les habitudes des Lushois, pas très à l&#8217;aise avec les transactions bancaires. Le paiement à la banque permet également aux parents et aux étudiants de s&#8217;acquitter des frais académiques en plusieurs tranches. Au moment des contrôles, certains apportent plusieurs bordereaux correspondant aux différentes tranches payées.</p>
<p>Etudiants et parents ont l&#8217;air d&#8217;apprécier cette nouveauté qui jugule quelque peu un mal décrié depuis des années. Cette tendance devrait s&#8217;étendre à d&#8217;autres domaines, afin de mieux contrôler les mouvements d&#8217;argent et en finir avec des pratiques comme &laquo;&nbsp;l&#8217;oreiller coffre-fort&nbsp;&raquo;.</p>
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		<item>
		<title>En phase d&#8217;invention de nouvelles normes d&#8217;urbanisme?</title>
		<link>http://congoblog.net/en-phase-dinvention-de-nouvelles-normes-duranisme/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 09:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien qu&#8217;étant une des premières villes crées par la colonisation et jouissant donc d&#8217;un plan cadastral, Lubumbashi est devenue un ensemble de domaines privés dont les propriétaires ont pris la liberté de déterminer les normes d&#8217;urbanisme. De nouveaux lotissements élargissent la ville. Malgré l&#8217;éclatement des services cadastraux en trois circonscriptions (Est-ouest-plateau), les particuliers ne manifestent aucune [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4037/4623376275_82bc5de877_o.jpg" alt="En phase d'invention de nouvelles normes d'uranisme?" /></p>
<p>Bien qu&#8217;étant une des premières villes crées par la colonisation et jouissant donc d&#8217;un plan cadastral, Lubumbashi est devenue un ensemble de domaines privés dont les propriétaires ont pris la liberté de déterminer les normes d&#8217;urbanisme. De nouveaux lotissements élargissent la ville.</p>
<p>Malgré l&#8217;éclatement des services cadastraux en trois circonscriptions (Est-ouest-plateau), les particuliers ne manifestent aucune volonté de se référer aux services cadastraux compétents et à ceux de  l’urbanisme et habitat pour nommer les avenues ou rond points, dresser les plans de leurs bâtisses et même pour donner des numéros à leurs adresses. C’est parfois le premier occupant qui construit sur une avenue qui lui donne soit son propre nom, celui de son épouse, de son oncle, voire même de son village natal. « <em>Le grand père est parmi les premiers occupants de ce quartier. C’est pourquoi il a donné nom à ce rond point et y assure la propreté</em> », me confie une des petites filles de Monsieur MULONGOY, qui donne nom au rond point  Papa MULONGOY du quartier 5 dans la commune de la Ruashi.</p>
<p>Les plans des immeubles résidentiels ne sont soumis qu&#8217;à la souveraineté des propriétaires des parcelles : des bicoques et cabanes sont érigées à côté de  somptueuses villas avec des structures bigarrées. Des numéros donnés aux adresses selon le plaisir des occupants entraîne un certain illogisme dans la suite des numéros : n° 13 à côté de 312, 9 à côté de 422. « <em>Nous ne pouvons que superposer les numéros. Ceux qui morcellent leurs parcelles perturbent l’ordre et  l’autorité urbaine  ne pense pas remettre l’ordre</em> », explique Mathieu LWAMBA, habitant du quartier Bel-air dans la commune de Kampemba.</p>
<p>Difficile donc de se repérer dans ce labyrinthe urbain que devient la ville de Lubumbashi. Ma ville serait-elle en train d&#8217;inventer de nouvelles normes urbanistiques ignorées jusqu&#8217;à présent?</p>
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		<title>Boulevard du 30 juin: un cadeau ou un appât</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 08:59:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mira, Leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Sous un regard étonné de la population, les travaux d’agrandissement du boulevard du 30 juin prennent de l’allure. Ils doivent prendre fin avant la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du pays. Entreprises chinoises et main d’œuvre congolaise s’y activent. Cette chaussée modernisée s’emmène avec quelques difficultés. La principale: la plupart de conducteurs et piétons ne maîtrisent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Boulevard du 30 juin: un cadeau ou un appât" src="http://farm4.static.flickr.com/3456/3260678334_c62421ba98_o.jpg" alt="Boulevard du 30 juin: un cadeau ou un appât" /></p>
<p>Sous un regard étonné de la population, les travaux d’agrandissement du boulevard du 30 juin prennent de l’allure. Ils doivent prendre fin avant la célébration du cinquantenaire de l’indépendance du pays. Entreprises chinoises et main d’œuvre congolaise s’y activent.</p>
<p>Cette chaussée modernisée s’emmène avec quelques difficultés. La principale: la plupart de conducteurs et piétons ne maîtrisent pas les marques routières. Accidents, freins brusques, mauvais dépassement, etc. sont toujours au rendez-vous.</p>
<p>Il y en a qui tirent profit de cette situation. Les agents de la police spéciale de roulage évidemment! Les infractions pleuvent sur cette chaussée. Une sensibilisation des usagers s’impose.</p>
<p><strong>Côté politique</strong></p>
<p>« <em>Même si ces travaux prennent fin, nous n’allons pas voter pour lui…</em> », « <em>En tout cas il faut laisser Kabila aller jusqu’au bout de ses projets au prochain mandat…</em> », « <em>Ce sont des stratégies pour nous pousser à le réélire…</em> »<br />
Les kinois pensent que « ces travaux rapides » sur le boulevard ne sont que la face visible de l’Iceberg. Que nous réserve la face cachée ? Les avis des kinois divergent.</p>
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		<title>Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 08:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Sud-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Preuve que le développement est loin d’être une réalité au Congo Démocratique : en plein 21è siècle, les habitants d’une grande ville comme Bukavu doivent encore se mettre à la queue leu leu pour avoir de l’eau potable. A Bukavu, dans le quartier Funu et Cimpunda  en commune de Kadutu et dans le quartier Fariala en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants" src="http://farm5.static.flickr.com/4039/4623337859_1ce1e80544_o.jpg" alt="Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants" /></p>
<p>Preuve que le développement est loin d’être une réalité au Congo Démocratique : en plein 21è siècle, les habitants d’une grande ville comme Bukavu doivent encore se mettre à la queue leu leu pour avoir de l’eau potable.</p>
<p>A Bukavu, dans le quartier Funu et Cimpunda  en commune de Kadutu et dans le quartier Fariala en commune de Bagira, la réalité est telle que décrite par nos photos ci-dessus.</p>
<p>Les habitants doivent se réveiller à 5 heures du matin chaque jour pour accéder en premier au puits d’eau.  « <em>Le monde appartient au plus rapide</em> », s’exclame Papy, un jeune écolier en vacances. « <em>Si nous arrivons après 6 heures du matin, nous devons attendre une ou deux heures pour avoir l’eau. En période de  cours, ça pose vraiment problème. </em>»</p>
<p>Jeunes et vieux, tous veulent avoir de  l’eau et à n’importe quel prix. En bons spécialistes de la débrouille, certains militaires qui vivent dans ces quartiers se pointent à 4h30 et font payer Cinquante francs congolais pour un bidon d’eau puisé.</p>
<p>Et pourtant, ces sources ont été construites par des ONG internationales tels qu’International Rescue Commitee (IRC), GTZ ou encore Acted, pour aider tant soit peu les habitants.</p>
<p>Ces chers militaires justifient leur geste par la nécessité de maintenir l’ordre, avec au passage quelques rackets…</p>
<p>Que vive l’armée républicaine, garante de la sécurité de la population et de leurs biens…</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Constructions anarchiques ou les démolitions anarchiques ?</title>
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		<pubDate>Wed, 19 May 2010 17:58:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Province orientale]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>

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		<description><![CDATA[L’autorité provinciale frappe encore une fois en mettant en application des mesures visant la démolition de constructions dites anarchiques dans la ville de Kisangani. « Nous avons des autorisations de services compétents de l’Etat pour ériger nos maisons ici et voilà, maintenant, on vient nous démolir », s’indigne un occupant d’une baraque construite juste à côté [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Constructions anarchiques ou les démolitions anarchiques ?" src="http://farm5.static.flickr.com/4050/4621628815_d15ff2fa06_o.jpg" alt="Constructions anarchiques ou les démolitions anarchiques ?" /></p>
<p>L’autorité provinciale frappe encore une fois en mettant en application des mesures visant la démolition de constructions dites anarchiques dans la ville de Kisangani.</p>
<p>« <em>Nous avons des autorisations de services compétents de l’Etat pour ériger nos maisons ici et voilà, maintenant, on vient nous démolir</em> », s’indigne un occupant d’une baraque construite juste à côté du fleuve, à l’approche des agents commis aux opérations de démolition. « <em>Et personne ne parle d’indemnisation ! </em>» s’exclame un autre, désespéré et ne sachant plus à quel saint se vouer.</p>
<p>La plupart de propriétaires de ces habitations à démolir affirment détenir des titres de propriété et autres documents les autorisant à ériger leurs constructions à cet endroit. A ceux-là, les autorités politico-administratives recommandent de la patience, avec la promesse qu&#8217;un autre site leur sera indiqué.</p>
<p>Dans l’entretemps, les responsables des services publics qui les avaient installés aux abords du fleuve Congo ne sont pas inquiétés. S’il est vrai que l’endroit n’est pas approprié pour des habitations, il n’en demeure pas moins normal que ceux qui y ont autorisé les constructions soient interpellés devant les instances judiciaires. Sinon, où serait passée alors la fameuse « Tolérance zéro » ?</p>
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		<title>La vache congolaise, une espèce à part</title>
		<link>http://congoblog.net/la-vache-congolaise-une-espece-a-part/</link>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 19:41:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Caricatures]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Au premier regard, on pourrait croire qu&#8217;elle ressemble aux autres vaches. La vache congolaise a pourtant des traits qui font sa particularité. Elle est toujours propre même le ventre vide. Pour elle, paraître est plus qu&#8217;une nécessité. Même si l&#8217;étable dans laquelle elle est censée dormir est crasseuse, son pelage est toujours impeccable. Autre particularité, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="La vache congolaise, une espèce à part" src="http://farm4.static.flickr.com/3406/4575299941_a3036d965f_o.jpg" alt="La vache congolaise, une espèce à part" /></p>
<p>Au premier regard, on pourrait croire qu&#8217;elle ressemble aux autres vaches. La vache congolaise a pourtant des traits qui font sa particularité. Elle est toujours propre même le ventre vide. Pour elle, paraître est plus qu&#8217;une nécessité. Même si l&#8217;étable dans laquelle elle est censée dormir est crasseuse, son pelage est toujours impeccable. Autre particularité, cette vache est très sélective. Son lait, elle ne le partage qu&#8217;avec les fermier armés et les étrangers de passage, laissant pour compte ses propres enfants qui apprennent à se débrouiller et à bouffer de l&#8217;herbe très tôt.</p>
<p>L&#8217;avenir, la vache congolaise s&#8217;en contre fiche, le fermier aussi. L&#8217;herbe qui sèche dans les pâturages, ils n&#8217;ont pas l&#8217;air de la voir.<br />
Qu&#8217;arrivera-t-il lorsque la vache congolaise ne voudra plus produire du lait? je préfère ne pas savoir…</p>
]]></content:encoded>
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