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Un des deux Norvégiens condamnés à mort déclaré fou !

Publié le 9 nov 2009 dans Kisangani par Boyomais

Salle comble pour le procès des deux norvégiens accusés de meurtre à Kisangani

Le feuilleton du procès des Norvégiens à Kisangani se poursuit en appel. Lors de l’épisode du début de la semaine passée, la cour militaire a lu un rapport établi par le centre neuropsychiatrique de Kinshasa, lequel atteste que Joshua French, l’un des Norvégiens condamnés à mort au premier degré, manifesterait des signes cliniques de la démence et qu’il faudrait qu’il soit mis à la disposition des experts médicaux pour des examens approfondis.

Alors que Joshua French est actuellement transféré et interné aux cliniques universitaires de Kisangani où des examens médicaux devront être effectués sur son état mental, des avis des Boyomais sont très partagés sur cette nouvelle.

Pour les uns, il s’agit là du début des manœuvres tendant à soustraire lentement mais sûrement les deux Norvégiens de la justice congolaise. « Comment un homme peut-il passer de son état normal à la folie juste lorsque le tribunal est en train de réexaminer son cas ? Ce ne sont que des manœuvres, car la suite est connue : il n’y aura pas de spécialistes au Congo pour son cas et on va le transférer dans des centres spécialisés de l’étranger. Voilà la vérité », s’indigne Monsieur Joseph Bokita qui suit de près le déroulement de cette affaire.

Pour les autres, par contre, c’est plutôt le sang d’un mutoka Maniema, entendez un fils de Manièma, qui réclame vengeance. En effet, Kasongo Abeti, le chauffeur assassiné, est un ressortissant de la province du Maniema, province congolaise réputée pour son mysticisme. « La famille de Kasongo Abeti a probablement invoqué les ancêtres de Kindu pour qu’ils frappent les responsables de la disparition de leur fils », avance Mzee Shabani Wa Shabani, un vieux originaire de la Province de Maniema.

En attendant, l’audience est suspendue. Et, dans les rues de Kisangani, le débat entre la thèse de la superstition et celle de la tentative de soustraction des Norvégiens de la justice congolaise se poursuit, sans aucune considération de l’hypothèse de la démence avérée de Joshua French. Rendez-vous au prochain épisode !

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Les deux Norvégiens condamnés à mort vont en appel

Publié le 21 oct 2009 dans Kisangani par Boyomais

Deux norvégiens comparaissant devant la cour militaire à Kisangani

Ils étaient condamnés à la peine capitale, le mardi 8 septembre 2009, par le tribunal militaire de garnison de Kisangani.  Ils devaient également payer des dommages et intérêts de près de 300 000 dollars américains aux parties civiles (veuve, enfants, frères et sœurs de la victime ainsi que l’association des chauffeurs du Congo) et 60 000 000 dollars américains, à payer avec la Norvège, à l’Etat congolais en raison d’un dollar par citoyen congolais.

Tsjostolv Moland et Joshua French, les deux norvégiens reconnus coupables d’assassinat, tentative d’assassinat, espionnage, association des malfaiteurs et détention illégale d’armes, ont interjeté appel à la cour militaire de justice de Kisangani.

« Nous ne comprenons pas comment ces gens qui ont tué notre frère aient le culot de demander à la cour militaire de rejuger cette affaire. Ils ont eu ce qu’ils ont mérité », se plaignait un des proches de la victime.

Plus loin, c’est l’avocat de deux Norvégiens qui est pris en parti par le public. Chaque fois qu’il prend la parole, le public boude et chahute… « Comment un fils du pays peut prendre la défense de gens qui ont tué un compatriote », s’écrient-ils.

C’est dans ce climat d’hostilité que s’est ouvert le procès en appel de sujets norvégiens. La défense a donc le pain sur la planche pour fournir la Cour des arguments solides pouvant annuler le premier jugement. Affaire à suivre.

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Deux Norvégiens accusés d’assassinat refusent de parler devant le tribunal !

Publié le 26 août 2009 dans Kisangani par Boyomais

Deux norvégiens accusés de meurtre à Kisangani

Joshua French et Tjsostov Mhulandhi, deux sujets norvégiens, sont accusés d’avoir tué Monsieur Kasongo Abeti, un chauffeur congolais qui les avait transportés le 5 mai dernier, à bord de son véhicule 4 x 4 en partance pour Nyanya.

A en croire le réquisitoire du ministère public, les deux Norvégiens ont intimé ordre au chauffeur de s’arrêter lorsqu’ils sont arrivés au Pk 109, puis, sans motif connu à ce jour, l’un parmi les deux a tiré sur l’infortuné. Pris de panique, le chauffeur assistant qui accompagnait le chauffeur Kasongo réussit à s’enfuir. Joshua et Tjsoltov disparaîtront par la suite dans la nature, avec le véhicule !

L’armée et la police se sont mises à leur recherche. Et les deux suspects seront arrêtés. D’abord, le 9 mai 2009, Joshua est surpris dans la réserve naturelle d’Epulu, lieu abritant les okapis, à plus au moins 200 km de Kisangani ; ensuite, deux jours après, Tjsostov est lui aussi arrêté à Mambasa, cette fois-ci, dans le district de l’Ituri à presque 500 km de Kisangani. Depuis, ils ont été acheminés à Kisangani où ils ont été entendus par un instructeur de l’auditorat militaire et sont détenus à la Prison centrale.

Le vendredi 14 août 2009, vers 9 heures, les deux prévenus ont été conduits, à pied, sous les injures et les menaces de la foule très en colère, à la salle d’AFRACO (alliance franco-congolaise) désignée pour abriter les audiences de ce procès. « Faut-il vraiment un procès pour cette affaire ? Ils ont tué un de nôtres, ils devraient tout simplement être eux aussi mis à mort », s’exclamait alors une dame dans la foule.

A la troisième audience du procès tenue samedi dernier, les deux accusés, assistés de leurs avocats, se sont abstenus de répondre aux questions du tribunal, prétextant que le procès était politisé. Aux yeux de plusieurs observateurs, cette position des accusés n’est pas de nature à faciliter le bon déroulement du procès ni à permettre l’éclatement de la vérité. Pour une énième fois, l’audience a été remise à une date ultérieure.

« Nous espérons que la vérité éclatera et que nos juges rendront justice, malgré toutes ces manœuvres pour distraire le tribunal », soutient un membre de l’association des chauffeurs du Congo (ACCO/Kisangani) constituée partie civile aux côtés de Bibiche, la femme du défunt. La prochaine audience permettra peut-être d’établir les faits et de dire le droit, à condition que les deux accusés acceptent de parler.

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Un militaire assassine un policier de roulage

Publié le 23 juil 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Procès d'un militaire qui a assassiné un policier de roulage

C’est le quatrième cas enregistré à Bukavu depuis le début de cette année. Des coups de feu crépitent sur avenue Nyofu en commune d’Ibanda presque toute la nuit de dimanche 19 juillet. La population se réveille le matin suivant dans la panique en apprenant sur les chaînes de Radio locales qu’un policier de Roulage du rang d’adjudant chef venait d’être abattu à une heure du matin par un élément des FARDC faisant partie de l’opération Kimia 2 qui traque les FDLR.

L’audience s’ouvre à neuf heures le lendemain mardi 21 juillet devant le tribunal militaire de garnison de Bukavu. Une foule assez nombreuse se rassemble devant l’esplanade de la grand poste pour suivre le procès. A la barre, deux militaires de l’armée régulières bien menottés. Le président de ce tribunal ouvre l’audience publique et questionne le premier prévenu, un caporal : « As-tu tué le policier roulage ? » Et le caporal rétorque sans gêne : « Oui Mr le président, je l’ai tué parce qu’il m’a tabassé dimanche soir dans un débit de boisson. »

L’auditeur militaire de garnison à qui la parole est ensuite donnée, dit que le caporal a volé l’arme de son compagnon de chambre pour aller commettre son crime et il était dans en état d’ébriété. Les avocats désignés pour assister gratuitement les accusés n’ont pas d’autres choix que de plaider coupable et demander au tribunal de réduire la peine pour leur client.

A 20 heures le soir, l’audience n’était pas encore terminée. Après une descente sur le terrain, le tribunal décide de suspendre et de reprendre le lendemain.

Cette situation remet en scène la question du sérieux et de la discipline des ceux qui sont censés protéger la population et ses biens et veiller sur l’intégrité du territoire. Plutôt que de considérer leur arme comme un outil de travail servant à accomplir un devoir noble, ces hommes y voient un gadget leur permettant de se considérer comme les plus forts du monde. Et les conséquences sont bien connues : viols, rackets, assassinats… La liste est longue.

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