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Le journal en lingala facile a été suspendu pour une durée de trois mois

Publié le 25 mar 2010 dans Dessins par Cédric

Le journal en lingala facile a été suspendu pour une durée de trois mois

Décision prise par la Haute autorité des médias, HAM. L’instance de régulation des médias congolais reproche à ce journal atypique de s’écarter des normes éthiques et de déontologie du journalisme.

Ce que je trouve surprenant c’est que ce programme existe et qui est diffusé depuis 2008. Il aura donc fallu deux ans pour que la HAM réalise qu’il ne respecte pas la déontologie.

La HAM qui n’a jamais été dérangée par tous ces programmes très peu étiques, diffusés à longueur de journées sur les chaines congolaises se réveille subitement pour en censurer un.

Quel est le vrai problème derrière cette suspension?
Bien qu’atypique, ce journal en lingala facile expose le quotidien des kinois et les difficultés du quotidien. Est-ce à cause de ce côté dénonciateur que la HAM décide de suspendre cette émission ? Je peux aller plus loin en m’interrogeant sur la vraie intention qui se cache derrière ce musèlement. Et si cette émission ne réapparaissait pas au bout des trois mois ?

Tout observateur averti peut se rendre compte que les vois discordantes sont très peu supportées au Congo. Dans l’état actuel des choses, il faut faire le choix entre le silence et le métier de griot pour les « honorables » et « excellents » politiques congolais.

Je fais bien-sûr allusion à la suspension de la Radio France internationale, dont le traitement de l’information congolaise ne caressait pas l’homme politique congolais dans le sens du poil. Mesure du gouvernement : suspendre purement et simplement les programmes de cette radio, privant à tout un pays l’accès à l’actualité internationale.

Chassez le naturel et il revient au galop… Parti unique et hymnes aux chefs font peu à peu leur retour.


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RFI muselée dans l’est de la RDC

Publié le 20 juin 2009 dans Dessins par

RFI muselée dans l’est de la RDC

C’est le 10 juin dernier que le ministre de la Communication et des Médias, Lambert Mendé Omalanga, annonçait nationale l’interruption du signal de la Radio France Internationale à Bukavu « pour des raisons de sécurité nationale ».

Dans une république qui se dit démocratique, il est tout de même surprenant d’observer pour une énième fois que lorsqu’un media opte pour une ligne éditoriale indépendante et refuse de faire le griot du pouvoir, toutes les excuses sont bonnes pour lui arracher la parole.

Bukavu est la deuxième ville qui se voit priver d’information après Bunia, dans la province orientale. La censure, une arme régulièrement utilisée par les hommes forts contre ceux qui ne sont pas d’accord avec eux.

Avec la prise en otage de la radio et télévision nationale congolaise qui s’est vue réduite en outil de propagande du pouvoir, l’assassinat de deux journalistes de la radio Okapi, radio onusienne disposant pourtant d’arguments pour assurer son indépendance, quelle sera la prochaine étape ? Coupure de tous les signaux et musèlement de tous les medias qui font autre chose que chanter la gloire du pouvoir ?

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’homme : tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi »

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Publicités « sexy » interdites à la télévision congolaise

Publié le 3 juin 2009 dans Dessins par

Interdiction de toutes les publicites sexy à la télévision

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Presse en RDC : Pas de coupage, pas d’information

Publié le 16 mar 2009 dans Dessins par

Phénomène coupage dans la presse congolaise

En république démocratique du Congo, on désigne par le mot « coupage » cette pratique qui veut que les journalistes soient payés pour écrire un article. A titre d’exemple, une institution qui invite des journalistes à une conférence de presse pour faire parler de ses activités se doit de verser une certaine somme en guise de collation. En retour, les journalistes rédigent des articles qui ne peuvent qu’aller dans un sens le plus favorable pour ladite entité. Le principe est bien connu de tous : plus la somme remise aux journalistes est importante, plus les articles écrits par ceux-ci sont élogieux.

Cette pratique bien ancrée dans le moeurs fait que les journalistes sont en permanence à la recherche non de nouvelles mais de personnes qui peuvent les payer pour publier leurs articles.

Illustration : Philma

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