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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Police</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Kuluna : un mal en puissance dans la capitale congolaise</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Jun 2010 10:53:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<description><![CDATA[Il est 23 heures, je reviens d’un pot avec des amis près des galeries présidentielles et je rentre chez moi en marchant sur le boulevard du 30 juin. A la hauteur du bâtiment administratif de la poste, je croise un groupe de 8 jeunes. Ils ont entre 15 et 20 ans environ. Ils se rapprochent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Des enfants de la rue sur le boulevard du 30 juin, à Kinshasa" src="http://farm2.static.flickr.com/1376/4720085927_4d8b41031b_b.jpg" alt="Des enfants de la rue sur le boulevard du 30 juin, à Kinshasa" /></p>
<p>Il est 23 heures, je reviens d’un pot avec des amis près des galeries présidentielles et je rentre chez moi en marchant sur le boulevard du 30 juin. A la hauteur du bâtiment administratif de la poste, je croise un groupe de 8 jeunes. Ils ont entre 15 et 20 ans environ. Ils se rapprochent de moi et me demandent de l’argent. La réponse négative qui suit déclenche une avalanche de menaces. « <em>Sautez-lui dessus </em>», lance l’un des jeunes gens à ses amis. Mais personne n’ose s’approcher de moi. C’est sans doute mon gabarit qui calme leurs ardeurs. Nous restons là et les menaces se poursuivent <em>« vide tes poches si tu ne veux pas que nous le fassions pour toi…</em> » Je garde mon calme et tourne mon regard vers le grand commissariat de police qui se trouve à quelques pas. Il est désert.</p>
<p>Je menace à mon tour : « <em>vous m’aurez peut-être parce que vous êtes nombreux mais il y en a au moins deux qui tomberont avec moi les gars.</em> » Ça marche. Le groupe s’éloigne de moi. Je m’en sors indemne et j’ai gardé tous mes biens. Peut-être un coup de chance.</p>
<p>Depuis mon arrivée à Kinshasa, j’ai eu plusieurs mises en garde. Deux jours après mon arrivée, mon grand-père qui habite le quartier Debonhomme dans la commune de Matete me chasse pratiquement de chez lui. « <em>Tu dois partir avant 18 heures si tu ne veux pas croiser les jeunes gens qui terrorisent tout le quartier</em> », me disait-il. Il ne voulait pas que je subisse le même sort que ma cousine qui est tombé dans le filet de ces bandits qui ont non seulement piqué son sac à main, mais ont pris le temps de lui donner quelques coups.</p>
<p>C’est ainsi que les choses se passent dans les quartiers populaires de Kinshasa. Toute cette génération de jeunes non scolarisés et sans perspective professionnelle s’occupe comme elle peut. Ils orchestrent des larcins pour financer leurs clopes et pour se faire de l’argent de poche.</p>
<p>Il y a quelques années, ces jeunes se contentaient du « matolo », pratique bien connue des kinois qui consiste à imiter le renard qui a réussi à extorquer son fromage au corbeau. Aujourd’hui ils ont grandi et se sentent assez fort pour ravir. Armés de couteaux et de machettes pour certains, ils sillonnent les rues en quête de « clients ».</p>
<p>La répression violente est l’option prise par les autorités pour répondre à cette montée en puissance du phénomène Kuluna. De temps en temps, la police descend dans les quartiers jugés sensibles et rafle. Tous les jeunes un peu musclés et surtout ceux qui se font surprendre avec des altères chez eux se font embarquer, sans toute autre forme de procès. La suite c’est que les familles vont payer des amendes forfaitaires pour faire libérer leurs enfants. Loin de résoudre le problème, ces arrestations mettent en lumière la vraie teneur du problème : le marché du crime est alimenté tous les jours par des centaines de jeunes affamés, très peu instruits et sans visibilité sur l’avenir, qui expriment leur frustration par la violence.</p>
<p>A l’allure où vont les choses, Kinshasa rejoint d’un pas certain le rang des capitales dangereuses comme Johannesburg, Lagos ou encore Nairobi. Comme dans bien d&#8217;autres domaines, ce fléau est perçu comme une fatalité, alors qu&#8217;une gestion intelligente peut permettre de juguler très vite le problème.</p>
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		<title>Belle ou poubelle? Après deux ans d&#8217;absence, Kinshasa n&#8217;a pas vraiment changé</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Jun 2010 10:52:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Aéroport]]></category>
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		<description><![CDATA[Deux ans après, rien n&#8217;a bougé. Enfin… presque. Je retrouve ma ville comme je l&#8217;ai laissé. Kinshasa reste cette ville survoltée, avec ses débrouillards, ses joies et ses prises de tête. Bienvenue en RDC A sa manière, l&#8217;agent de l&#8217;immigration qui vérifie mes papiers me souhaite la bienvenue « ata mwa eloko po na bana ndeko [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="L'ex Rond-Point Huileries à Kinshasa" src="http://farm5.static.flickr.com/4062/4710964405_913146c59c_b.jpg" alt="L'ex Rond-Point Huileries à Kinshasa" /></p>
<p>Deux ans après, rien n&#8217;a bougé. Enfin… presque. Je retrouve ma ville comme je l&#8217;ai laissé. Kinshasa reste cette ville survoltée, avec ses débrouillards, ses joies et ses prises de tête.</p>
<p><strong>Bienvenue en RDC</strong></p>
<p>A sa manière, l&#8217;agent de l&#8217;immigration qui vérifie mes papiers me souhaite la bienvenue « <em>ata mwa eloko po na bana ndeko na ngai…</em> » Traduction : « <em>un petit billet pour les enfants, s’il te plait mon frère.</em> »</p>
<p>A quelques pas de là, six agents du service d&#8217;hygiène expliquent à ma voisine durant le vol qu&#8217;elle avait commis une faute grave « <em>vous n&#8217;avez pas votre carte de vaccination, suivez-nous au bureau. »</em> La jeune fille est toute intimidée. Il faut dire qu&#8217;elle revient pour la première fois au pays après 11 ans passés au Canada. Son lingala est un tout petit peu rouillé. Elle n&#8217;avait que 10 ans lorsque ses parents ont décidé de partir. Son passeport canadien en poche, elle revient visiter &laquo;&nbsp;son pays&nbsp;&raquo;. Ne sachant pas comment réagir, elle m’appelle au secours. J&#8217;interviens alors, me faisant passer pour son compagnon.</p>
<p>La discussion se poursuit dans le bureau du service d’hygiène de l’aéroport, un box en bois d’environ 20m2. « <em>Asseyez-vous </em>», nous somme le chef du service, nous indiquant deux chaises en plastique blanches, face à son bureau en bois délabré, sur lequel traine une pile de papiers. « <em>Savez-vous que c’est une infraction de voyager sans sa carte de vaccination ? Vous devez payer une amende. Ce sera 60 dollars…</em> » Je lui réponds que je suis prêt à payer mais que j’avais besoin d’un quittance officielle. « <em>On peut s’arranger </em>», me rétorque-t-il. « Donnez <em>20 euros et on n’en parle plus…</em> » Nous sortons du bureau après 30 minutes de négociations. J’ai dû brandir mon statut de journaliste et la menace de dénoncer l’incitation à la corruption de l’agent. Finalement, nous n’avons rien payé.</p>
<p>Dans le hall, en attente des bagages, décor habituel. Voyageurs, policiers et des dizaines de badauds se disputent la meilleure place pour récupérer les bagages qui arrivent au compte-goutte. Les rôles sont bien repartis. « <em>Donnez-moi vote ticket, je peux récupérer vos bagages plus rapidement</em> », propose un agent de police. Bien sûr, cette faveur coûte quelques dollars. Ensuite, ce sont les « porteurs » qui vous proposent leurs services. Je refuse de payer, mais la demoiselle qui attend à un mètre de moi accepte de le faire. Elle est américaine, peut-être anglaise. Vu son air paumée, elle doit être là pour la première fois. Sans doute une employée d’une ONG internationale. Elle s’en sort pour 20 dollars américains. Une vingtaine de minutes plus tard, l’agent de police lui apporte ses affaires. Le radin que je suis a attendu deux bonnes heures.</p>
<p>A  la sortie, les agents de la douane veulent fouiller mes valises. « <em>D’accord à condition que vous mettiez des gants</em> », ai-je répondu. « <em>Je n’ai pas de gants… donne-nous quelque chose et on n’en parle plus…</em> » Je refuse de payer. Ils comprennent qu’il n’y a pas de marge de négociation et renoncent. Après cette étape, je me retrouve à l’air libre et vais rejoindre ma mère qui m’attend dans le parking de l’aéroport. Retrouvailles émouvantes.</p>
<p>Mes valises dans la voiture, je remplis une dernière formalité : un non catégorique au militaire au béret rouge qui s’approche pour me demander de l’argent. « <em>Ce n’est pas à moi de te payer et je ne suis ni ton patron, ni un porte-monnaie à quatre pattes papa !</em> »</p>
<p>Mon avion a atterri à 18 heures 10 minutes, mais c’est à 21 heures 30 que je quitte l’aéroport international de Ndjili. Bienvenue chez toi Cédric…</p>
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		<title>Les jeunes prennent en main la sécurité</title>
		<link>http://congoblog.net/les-jeunes-prennent-en-main-la-securite/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
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		<category><![CDATA[Gangs]]></category>
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		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<description><![CDATA[D’aucun les confondent avec jeunes scouts. Chemise kakis, pantalons noirs, armés pour certains de planches, ces jeunes pour la plupart aux allures costaud, sont des plus en plus visibles dans les principales artères de la ville de Goma. La mairie de ville appuie depuis peu, une initiative dénommée &#171;&#160;Anti gang&#160;&#187;, avec comme objectif, sécuriser davantage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Les jeunes prennent en main la sécurité" src="http://farm4.static.flickr.com/3602/4554650642_b9c8336b08_o.jpg" alt="Les jeunes prennent en main la sécurité" /></p>
<p>D’aucun les confondent avec jeunes scouts. Chemise kakis, pantalons noirs, armés pour certains de planches, ces jeunes pour la plupart aux allures costaud, sont des plus en plus visibles dans les principales artères de la ville de Goma. La mairie de ville appuie depuis peu, une initiative dénommée &laquo;&nbsp;Anti gang&nbsp;&raquo;, avec comme objectif, sécuriser davantage les civils et leurs biens. Seule différence avec la police, ces jeunes gens ne possèdent pas d’armes à feu.</p>
<p>Au marché de Birere, l’un des plus grands et plus populeux, les avis convergent, ça marche! Jeanine Masika, vendeuse du sucre est satisfaite du service rendu : « <em>Avec leur présence on est certaines que nous ne seront pas volées ou tracassées par des enfants de la rue. Les cas des vols ont sensiblement baissé</em> », se réjouit-elle. « <em>Ils sont efficaces. Ils n’ont pas de grands moyens mais nous sentons l’impact de leur travail</em> », ajoute Christian, un tenancier d’une cabine publique dans le même marché.</p>
<p>Malgré la satisfaction de Jeanine et Christian, cette initiative n’est pas vue d’un bon œil par tout le monde. Parmi les lésés, la police qui voit en ceci une menace. « <em>Ces petits sont des civils sans aucune formation au préalable. La majorité d’entre eux sont des bandits ou voyous évadés de la prison. Je pense que la mairie, en appuyant ce groupe de jeunes commet une grave erreur d’encadrer la racaille </em>», fait remarqué un officier de police.</p>
<p>Force est de constater qu&#8217;au delà de la lutte pour se nourrir au quotidien, la population se reprend en main d&#8217;autres prérogatives de l&#8217;État comme la sécurité. Mais au regard de l&#8217;état actuel des choses après des décennies de débrouille, il y a de quoi s&#8217;inquiéter pour l&#8217;avenir, dans un pays où l&#8217;État ne joue pas pleinement son rôle.</p>
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		<title>Transporteurs de nuit ou comment échapper aux tracasseries policières</title>
		<link>http://congoblog.net/transporteurs-de-nuit-ou-comment-echapper-aux-tracasseries-policieres/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 16:05:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour échapper aux tracasseries de la police, de plus en plus de conducteurs de la capitale congolaise ne sortent que la nuit. Ils profitent alors de l’absence des roulages pour travailler en toute sérénité et en sans aucun contrôle. Les véhicules de nuit sont souvent pourris et pire, certains des conducteurs ne savent pas vraiment [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Transporteurs de nuit ou comment échapper aux tracasseries policières" src="http://farm3.static.flickr.com/2603/4190596134_28e586bee7_o.jpg" alt="Transporteurs de nuit ou comment échapper aux tracasseries policières" /></p>
<p>Pour échapper aux <a href="http://www.congoblog.net/un-cadeau-de-noel-pour-les-conducteurs-de-la-capitale/">tracasseries de la police</a>, de plus en plus de conducteurs de la capitale congolaise ne sortent que la nuit. Ils profitent alors de l’absence des roulages pour travailler en toute sérénité et en sans aucun contrôle. Les véhicules de nuit sont souvent pourris et pire, certains des conducteurs ne savent pas vraiment conduire mais profitent de la nuit pour s’essayer au volant.</p>
<p>C’est un système parallèle, bien plus lucratif que le transport de jour. « <em>Je ne sors qu’à partir de 19heures. A cette heure là, les policiers sont rentrés chez eux. Il n’y a donc pas à partager avec eux mes recettes.  Il y a aussi le fait que le trafic est moins dense, ce qui permet d’être plus rapide</em> », confie Poro Samy. « <em>Je dors le jour et toute la nuit, je sillonne les rues de la capitale à la recherche de client, sans crainte de faire des mauvaises rencontres comme on peut en faire le jour</em> », ajoute-t-il.</p>
<p>Dans une ville qui vit 24h/24, cette méthode s’avère payante. La question est de savoir combien de temps ce créneau tiendra avant que les roulages ne s’organisent pour récolter leurs taxes fantômes la nuit. Connaissant la débrouillardise de mes compatriotes, ils n’auront pas trop de mal à trouver une nouvelle parade.</p>
<p>Comme le dit Poro Samy : « <em>Soki bayei na butu, toko timola mabulu po na kotambola ne se ya mabele…</em> ». Traduisez : « <em>s’ils viennent nous traquer de nuit, nous nous échapperons en creusant des tunnels sous terre…</em> »</p>
<p>Qui sait si cette affirmation augure la création de lignes de métro made in Kinshasa ?</p>
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		<title>Un cadeau de Noël pour les conducteurs de la capitale</title>
		<link>http://congoblog.net/un-cadeau-de-noel-pour-les-conducteurs-de-la-capitale/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Dec 2009 13:40:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mwana Kin, leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[Roulages]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis la fin de la semaine dernière, le contrôle des documents de bord est stoppé  sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Cette période dite de « courtoisie routière » s’étendra jusqu’au début de l’année prochaine. Selon l’esprit de la décision, il s’agit de permettre aux conducteurs d’avoir assez de moyens pour s’acquitter de leurs obligations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un cadeau de Noël pour les conducteurs de la capitale" src="http://farm3.static.flickr.com/2545/4189504141_8af8d3f619_o.jpg" alt="Un cadeau de Noël pour les conducteurs de la capitale" /></p>
<p>Depuis la fin de la semaine dernière, le contrôle des documents de bord est stoppé  sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa. Cette période dite de « courtoisie routière » s’étendra jusqu’au début de l’année prochaine. Selon l’esprit de la décision, il s’agit de permettre aux conducteurs d’avoir assez de moyens pour s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis de l’état. Il s’agit aussi de leur offrir l’opportunité de bien passer les festivités de fin d’année.</p>
<p>C’est le moment de voir toutes sortes de véhicules en circulation. Même ceux qui étaient déjà déclassés reviennent sur la route. « <em>C’est une très bonne chose. Nous allons quand même respirer. On en avait marre des tracasseries policières et des différents agents de l’Etat. On pourra maintenant faire des économies</em> », se réjouissait un des conducteurs que j’ai rencontré.</p>
<p>Ce n’est pas la première fois, des opérations du genre reviennent assez régulièrement. Toute l’année, les policiers de la route jouent à cache-cache avec les conducteurs. La majorité des chauffeurs ne sont pas en règle et préfèrent lâcher quelques billets aux agents à chaque contrôle, plutôt que de se mettre en règle.</p>
<p>Les roulages sont les perdants dans l’histoire. Pendant près d&#8217;un mois, ils n’auront pas le droit de rançonner les conducteurs. Cette mesure constitue pour eux un manque à gagner de taille. Le malaise est d’ailleurs perceptible sur les routes. Les policiers censés réguler la circulation travaillent moins, ce qui occasionne des embouteillages monstres.</p>
<p>J’en connais qui attendent au tournant les conducteurs lorsque la mesure de courtoisie sera levée.</p>
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		<title>La criminalité, une affaire qui marche dans la capitale congolaise</title>
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		<pubDate>Mon, 07 Dec 2009 08:43:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mwana Kin, leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Criminalité]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants de la rue]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[securité]]></category>
		<category><![CDATA[Vols]]></category>

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		<description><![CDATA[Kinshasa, place victoire dans la commune de Kalamu. Nous sommes ici dans l’un des endroits les plus fréquentée et un des plus grands centres d’échanges de la capitale congolaise. La place de la Victoire est aussi célèbre pour le nombre d’enfants de la rue appelés Shegués qui y trainent, à la recherche de clients à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Les dames s'accrochent à leurs sacs en main pour les protéger des badauds à Kinshasa" src="http://farm3.static.flickr.com/2788/4155968649_e194085d5c_o.jpg" alt="Les dames s'accrochent à leurs sacs en main pour les protéger des badauds à Kinshasa" /></p>
<p>Kinshasa, place victoire dans la commune de Kalamu. Nous sommes ici dans l’un des endroits les plus fréquentée et un des plus grands centres d’échanges de la capitale congolaise. La place de la Victoire est aussi célèbre pour le nombre d’enfants de la rue appelés Shegués qui y trainent, à la recherche de clients à plumer. Ce sont eux les maîtres ici. Ils excellent dans plusieurs activités, toutes axées autour de la débrouille.</p>
<p>Ils sont crieurs, porteurs de fardeaux, manutentionnaires, commissionnaires mais également pickpockets à leurs heures perdues. Les premières et grandes victimes sont les dames. Elles auront beaucoup perdu, de téléphones portables, de bijoux, de l’argent, et plusieurs autres biens de valeur.</p>
<p>Les victimes ont inventé une nouvelle technique de protection des sacs. Il s’agit de les bloquer avec un bras et de toutes ses forces et de les placer devant soi, histoire de contrôler tout mouvement. La photo ci-dessus illustre bien la technique.</p>
<p>« <em>J’ai déjà perdu à deux reprises des téléphones portables. J’ai retenu la leçon et je fais désormais attention</em> », m’a révélé une jeune fille que j’ai vu serrer son sac très fort contre elle. Si cette technique de protection marche, il ne s’agit pas d’une garantie de sécurité absolue. Dans ce coin où le vol et l’escroquerie se portent bien, les malfrats débordent d’imagination pour inventer de nouvelles tactiques.</p>
<p>S’il est vrai que la criminalité est une affaire qui marche dans la plupart des grandes villes dans le monde, la cerise sur le gâteau à Kinshasa c’est que les policiers semblent totalement dépassés par les événements ou tout simplement désintéressés.</p>
<p>Les kinois ne se donnent même plus la peine d’appeler les flics lorsqu’ils réussissent à mettre la main sur un brigand. Ils s’en occupent eux-mêmes parce qu’ils savent qu’en remettant les bandits aux mains de la police, ils se retrouvent en liberté quelques jours plus tard et reprennent avec leurs combines. Les plus réputés des caïds des cités de la capitale se font d’ailleurs surnommer « ba kanga ba cracas, balemba ». Traduction imparfaite : « qui a réussi à fatiguer ceux qui le menottent ».</p>
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		<title>Tolérance zéro, amendes plus lourdes : chauffeurs plus vigilants</title>
		<link>http://congoblog.net/tolerance-zero-amendes-plus-lourdes-chauffeurs-plus-vigilants/</link>
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		<pubDate>Wed, 21 Oct 2009 19:38:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
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		<category><![CDATA[Police]]></category>
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		<category><![CDATA[Roulages]]></category>

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		<description><![CDATA[A Lubumbashi, ne pas respecter le code de la route coûte aux contrevenants parfois plus que leurs gains mensuels. A coté de ces lourdes sanctions, la police et la commission nationale de prévention routière intensifient les campagnes de prévention sur la sécurité routière. Les autorités impliquées dans la lutte contre l’insécurité routière, révèlent que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un policier de roulage dans une rue de Lubumbashi" src="http://farm4.static.flickr.com/3490/4032130361_745a81b018_o.jpg" alt="Un policier de roulage dans une rue de Lubumbashi" /></p>
<p>A Lubumbashi, ne pas respecter le code de la route coûte aux contrevenants parfois plus que leurs gains mensuels. A coté de ces lourdes sanctions, la police et la commission nationale de prévention routière intensifient les campagnes de prévention sur la sécurité routière.</p>
<p>Les autorités impliquées dans la lutte contre l’insécurité routière, révèlent que les premiers résultats de ces campagnes donnent espoir. « <em>Beaucoup des chauffeurs craignent d’être victime de nos mesures en cas d’une moindre infraction. Cette crainte justifie la diminution du nombre d’accidents</em> », fait savoir commandant NTUMBA du bataillon PCR/ville.</p>
<p>Les amendes, de plus en plus lourdes, qui atteignent facilement 100 dollars américains selon la gravité de l’infraction, ont un effet dissuasif. « <em>Depuis qu’on m’a infligé une amende de 90.000 Francs pour excès de vitesse, somme supérieure à ma rémunération mensuelle, je me conforme bon gré mal gré aux mesures du code de la route</em> », explique Guelord Kanku, chauffeur d’un minibus.</p>
<p>Depuis deux ans, le gouvernement provincial a fait preuve d’une sévérité de plus en plus grande en matières d’infractions au code de la route, du contrôle du nombre des passagers pour les véhicules de transport en commun à celui du taux d’alcool pour le conducteur en passant par celui de conformité et validité des documents de bord.</p>
<p>Tolérance zéro pour les chauffards, moins de victimes d’accidents sur les routes,  on ne peut qu’applaudir. Espérons que ces mesures dissuasives tiendront dans la durée.</p>
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		<title>Le transport en commun et le phénomène «&#160;faux-tête&#160;» dans la capitale congolaise</title>
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		<pubDate>Tue, 11 Aug 2009 11:19:40 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Armée]]></category>
		<category><![CDATA[Faux têtes]]></category>
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		<description><![CDATA[Tous les Kinois qui sollicitent le transport en commun hors du commun de la ville sont familiers avec le terme « faux tête » qui désigne les insolvables. Ils sont policiers, militaires ou agents des services de renseignement et depuis des années, ils ont le droit d’embarquer gratuitement dans les bus privés. Même lorsqu’ils ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Le transport en commun et le phénomène faux tête à Kinshasa" src="http://farm4.static.flickr.com/3466/3810469031_fbb9ed0765_o.jpg" alt="Le transport en commun et le phénomène faux tête à Kinshasa" /></p>
<p>Tous les Kinois qui sollicitent le transport en commun hors du commun de la ville sont familiers avec le terme « faux tête » qui désigne les insolvables. Ils sont policiers, militaires ou agents des services de renseignement et depuis des années, ils ont le droit d’embarquer gratuitement dans les bus privés. Même lorsqu’ils ne sont pas de service, il leur suffit d’exhiber leurs cartes. Gare à celui qui ose poser des questions ou qui se plaint. Ce genre de discussions finit souvent en baston.</p>
<p>Ce phénomène est loin d’être nouveau et remonte à l’époque où Mobutu était encore au pouvoir. Cette gratuité était alors offerte en compensation aux hommes sous le drapeau qui étaient sous-payés et parfois pas du tout payés. Pour les propriétaires des bus et taxi-bus qui assurent le transport en commun dans la capitale, c’est l’enfer. « Sur certains trajets, il y a une dizaine de ces agents qui ne paient pas. Dans un petit bus qui embarque 14 ou 16 personnes, c’est une perte considérable », se plaint Papitsho, un jeune conducteur de taxi-bus qui habite mon quartier.</p>
<p>Avec l’arrivée des ordinateurs et des cybercafés, les « faux têtes » sont de plus en plus nombreux. Il devient de plus en plus difficile de distinguer les vrais agents insolvables des  autres kinois qui veulent profiter eux aussi  de la gratuité du transport. Ces derniers vont dans des cybercafés pour se faire fabriquer des fausses cartes. Trois détails importants pour la fabrication de ces cartes qui assurent la gratuité du transport : En plus du drapeau congolais qui doit être bien visible, il est important de prendre une tête de Rambo sur la photo et ne surtout pas oublier de mettre en évidence la mention « laissez-passer ». Les lunettes de soleil rajoutent un effet James Bond qui fait peur aux receveurs.</p>
<p>Cette croissance du nombre de « faux têtes » contribue considérablement aux difficultés de transport que rencontrent les habitants de Kinshasa. Les transporteurs ne s’arrêtent plus à tous les arrêts. Lorsqu’ils se rapprochent d’un groupe en attente, le chauffeur ralentit et le receveur scrute les visages. Si ce dernier ne voit pas de tête suspecte, il demande au conducteur de s’arrêter pour embarquer les passagers.  Pas la peine de vous détailler la réaction du receveur lorsqu’il détecte dans le groupe quelques hommes, la quarantaine, pas très bien habillés et qui ont des têtes de militaires et de policiers sous-payés. Un petit signe au chauffeur qui appuie sur l’accélérateur.</p>
<p>Les femmes de Kinshasa qui ont compris comment ça marche se réunissent désormais en groupes unisexe et se mettent en retrait, au grand bonheur des transporteurs qui peuvent être sûrs d&#8217;être payés en les transportant.</p>
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		<title>Le militaire qui a tué un policier condamné à mort</title>
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		<pubDate>Fri, 31 Jul 2009 10:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[Militaire]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Sud-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Le procès dont je parlais il y a quelques temps et qui opposait le ministère public au militaire qui avait assassiné un agent de police s’est soldé par une sentence lourde. Le caporal B est condamné à mort et révoqué des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Lui-même et son employeur l’Etat Congolais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Procès d'un militaire qui a assassiné un policier de roulage" src="http://farm3.static.flickr.com/2631/3774030239_8b7a4e270c_o.jpg" alt="Procès d'un militaire qui a assassiné un policier de roulage" /></p>
<p>Le procès <a href="http://www.congoblog.net/un-militaire-assassine-un-policier-de-roulage/">dont je parlais il y a quelques temps et qui opposait le ministère public au militaire qui avait assassiné un agent de police</a> s’est soldé par une sentence lourde. Le caporal B est condamné à mort et révoqué des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. Lui-même et son employeur l’Etat Congolais doivent payer une somme de 500 000 dollars américains à titre de dommages-intérêts, en faveur de la famille du défunt.</p>
<p>Le tribunal militaire de garnison de Bukavu en a décidé ainsi dans cette affaire qui a défrayé la chronique et qu’une bonne partie de la population a suivi de près. Certains se disent satisfaits de cette sentence. « <em>Il l’a bien mérité ce tueur. Qui tue par l’épée, périra par l’épée. D’ailleurs, on devrait l’exécuter ici, séance tenante</em> », ai-je entendu murmurer.</p>
<p>D’autres personnes ont par contre du mal à croire en l’exécution ou la mise en application de cette sentence. « <em>Cet homme ne sera jamais exécuté, on va le mettre en prison quelques jours et il sera libéré par la suite</em> », pensent pour leur part deux  jeunes étudiants qui ont suivi l’affaire depuis le début. « <em>Nous connaissons la maladie de notre justice, et ce n’est pas le premier à être condamné à mort. Nous en avons vécu des cas où le condamné disparaît comme par enchantement de sa cellule. On nous raconte souvent qu’il s’agit d’évasions ordinaires mais nous savons très bien que ces bandits prennent le large avec la bénédiction de certains hommes forts</em> », rajoutent-ils.</p>
<p>L’audience levée, le condamné est menotté et placé dans la jeep de la Rejusco (Restauration de la Justice à l’Est du Congo) qui doit l’acheminer dans son couloir de la mort, si exécution il y aura, à la prison centrale de Bukavu.</p>
<p>Quelques heures seulement après ce verdict du tribunal, les ONG qui militent pour l’abolition de la peine de mort haussent le ton. Elles soulèvent le fait que la condamnation à mort de ce caporal ne l’aide en rien pour se repentir et méditer sur son mauvais agissement.</p>
<p>En observant bien la situation telle qu’elle se passe autour de moi, je me rends compte que la peine de mort est appliquée même sur des gens qui n’ont commis que des délits mineurs. Même si on ne leur coupe pas la tête, ces derniers sont mêlés aux tueurs, violeurs et autres dans des prisons bondées et insalubres. La finalité est la même. Les criminels ne finissent pas la tête tranchée ou sur une potence mais meurent à petit feu, de faim et de maladies que l’on contracte dans ces geôles d’un autre temps.</p>
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		<title>Julien, policier pour 21 000 francs congolais par mois</title>
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		<pubDate>Thu, 30 Jul 2009 11:45:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[Rayon X]]></category>

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		<description><![CDATA[Julien Masumbuko a 27 ans et rêvait de porter une arme depuis son enfance. « Le métier de militaire me passionne depuis mon jeune âge. Je n&#8217;arrêtais pas de rêver devant des films de combats », déclare-t-il, un sourire timide au coin des lèvres. Aujourd&#8217;hui Julien a réussi son coup. Après un long parcours, il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Julien, policier à Goma" src="http://farm3.static.flickr.com/2542/3771223225_ec9b75e3fd_o.jpg" alt="Julien, policier à Goma" /><br />
Julien Masumbuko a 27 ans et rêvait de porter une arme depuis son enfance. « <em>Le métier de militaire me passionne depuis mon jeune âge. Je n&#8217;arrêtais pas de rêver devant des films de combats</em> », déclare-t-il, un sourire timide au coin des lèvres. Aujourd&#8217;hui Julien a réussi son coup. Après un long parcours, il est devenu policier.</p>
<p>Un parcours qui débute très tôt, en 1998, lorsqu&#8217;il décide, sans l&#8217;aval des parents, de suivre des amis dans « le maquis ». Nous sommes en pleine rébellion à  cette époque en République Démocratique du Congo. Après une brève formation en « techniques de combat », Julien est Kadogo (entendez, enfant soldat).</p>
<p>Très vite, il est déçu. Ses rêves ne correspondent pas à la réalité. Il se démobilise et après quelques années, il intègre cette fois-ci la police. Actuellement, il est commis à la garde d&#8217;une école primaire où sont logés temporairement les sinistrés des incendies à répétition dans la ville de Goma. <em>« Je suis proche de ma famille ici, ce qui n&#8217;était pas le cas dans l&#8217;armée »</em> se réjouit-il.</p>
<p><strong>Beaucoup de charges, moins de ressources</strong><br />
Julien touche mensuellement  21 000 francs congolais (environ 26 dollars américains). Il est marié et père de trois enfants. Sa petite famille vit chez ses parents. Il est obligé par contre de subvenir aux besoins de toute la famille. Il reconnaît que le fait de ne pas avoir de loyer à payer est un avantage : « <em>C&#8217;est un avantage pour moi de vivre chez mes parents. S’il fallait payer un loyer avec mon petit salaire, je ne vois pas comment j’aurais pu m’en sortir</em> ».</p>
<p><strong>Principales dépenses du mois :</strong></p>
<ul>
<li>Frais scolaires de ses deux fils, 12 000 francs congolais par mois chacun.</li>
<li>Rations alimentaires journalières de toute la famille (élargie), 2 400 francs congolais chaque jour.</li>
</ul>
<p>Pour subvenir à toutes ces charges, Julien a souscrit à une tontine. Ils sont quatre avec ses collègues policiers qui réunissent 15 000 francs chacun et, tour à tour, au bout de quatre mois chacun d&#8217;eux touche 60 000 francs congolais.</p>
<p><strong>Les à-côtés du métier ou les extras</strong><br />
Tous les moyens sont bons pour arrondir les fins de mois. L&#8217;agent de police débrouillard reconnaît qu&#8217;il ne vit pas seulement de son revenu officiel. « <em>Mon épouse tient un petit commerce. Elle est vendeuse de braise. Elle a un capital d&#8217;environ 16 000 francs congolais. Elle parvient ainsi à dépanner durant les quatre mois de l&#8217;intermittence de la tontine.</em> »</p>
<p>En examinant de très près les dépenses de Julien, on se rend compte qu&#8217;il dépense mensuellement bien au-delà de ce qu’il gagne. Pour boucler ses mois, il doit se tourner vers l’article 15 comme bon nombre de congolais. Dure réalité d’un pays où l&#8217;informel prend les dessus.</p>
<p><img title="Julien, un policier de Goma" src="http://farm3.static.flickr.com/2638/3772046966_2ac3a52f40_o.jpg" alt="Julien, un policier de Goma" /></p>
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