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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Pauvreté</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Et si les congolais étaient responsables de leur propre misère?</title>
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		<pubDate>Wed, 13 Jan 2010 01:09:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Corruption]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Malgré la fertilité de son sol, la richesse de son sous-sol et les nombreuses possibilités naturelles qu&#8217;il possède, le géant faible qu&#8217;on appelle Congo peine à relever la tête et à s&#8217;imposer comme nation respectable. Et pourtant, il a potentiellement tout ce qu&#8217;il faut pour ne pas mourir de faim. Depuis son indépendance, le Congo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Le mendiant congolais" src="http://farm5.static.flickr.com/4071/4270507954_33db7f94f9_o.jpg" alt="Le mendiant congolais" /></p>
<p>Malgré la fertilité de son sol, la richesse de son sous-sol et les nombreuses possibilités naturelles qu&#8217;il possède, le géant faible qu&#8217;on appelle Congo peine à relever la tête et à s&#8217;imposer comme nation respectable. Et pourtant, il a potentiellement tout ce qu&#8217;il faut pour ne pas mourir de faim.</p>
<p>Depuis son indépendance, le Congo s&#8217;est graduellement courbé, jusqu&#8217;à se retrouver aujourd&#8217;hui à genoux, ruiné, surendetté et la main en permanence tendue. Les acteurs qui se sont succédés aux commandes de ce bateau à la dérive se distinguent par leur incapacité à assurer un minimum de justice sociale.</p>
<p><strong>Comment en est-on arrivé là?</strong><br />
J&#8217;essaie tous les jours d&#8217;identifier et nommer les facteurs qui ont poussé le Congo dans le fossé. A chaque fois, mes réflexions me mènent vers les mêmes mots : corruption, détournements, mauvaise gestion&#8230;</p>
<p>Les hommes politiques congolais supportent mal qu&#8217;on en parle, mais la réalité est bien évidente : le Congo est mal, très mal géré. Même en se cachant derrière la théorie du complot ou du méchant étranger qui tire les ficelles, il apparait clairement que dans chaque scène de ce film d&#8217;horreur congolais, ce sont les enfants du pays qui tiennent les rôles les plus importants.</p>
<p><strong>Et si nous étions responsables&#8230;</strong><br />
En fouillant dans mes souvenirs, aussi loin que je puisse remonter dans ma mémoire, il me revient des évidences.</p>
<p><img title="Le mendiant congolais" src="http://farm5.static.flickr.com/4065/4269769481_da3763fcb4_o.jpg" alt="Le mendiant congolais" /></p>
<p>Je ne suis pas expert comptable mais avec des calculs élémentaires, je pense pouvoir établir que notre voisin, le père d&#8217;un de mes meilleurs amis d&#8217;enfance, ce colonel de l&#8217;armée zaïroise qui avait 60 enfants et près d&#8217;une vingtaine de &laquo;&nbsp;bureaux&nbsp;&raquo; ne pouvait pas entretenir ce village, même avec le salaire de Barack Obama. Ces pratiques qui ne cadrent pas avec la gestion d&#8217;un Etat dans le monde moderne sont pourtant bien ancrées dans les mœurs.</p>
<p>Une petite enquête au sein de la classe politique congolaise établirait sans trop de difficultés le gâchis que représente le financement des excès de la classe dirigeante. Entre les villas des nombreuses concubines, les études dans les écoles occidentales de la multitude d&#8217;enfants et la chasse aux nouvelles conquêtes, il est normal qu&#8217;il ne reste plus grand chose pour le fonctionnement de l&#8217;appareil étatique.</p>
<p>Et dire que les politiciens congolais se vexent lorsque Karel de Gucht parle de la nécessité d&#8217;approfondir la bonne gouvernance&#8230;</p>
<p><strong>Lien :</strong><br />
<a href="http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900SID/LSGZ-7YUJYL?OpenDocument" target="_blank">Débat au Parlement européen 16 décembre 2009, Strasbourg</a> &#8211; Karel De Gucht Commissaire pour le Développement et l&#8217;aide humanitaire</p>
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		<title>Accroissement étonnant du nombre des mendiants</title>
		<link>http://congoblog.net/accroissement-etonnant-du-nombre-des-mendiants/</link>
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		<pubDate>Sat, 25 Apr 2009 23:34:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Pauvreté]]></category>

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		<description><![CDATA[Pas besoin de les chercher dans les rues de Lubumbashi, ils vous retrouvent et gare à vous si vous ne mettez pas la main dans la poche pour lâcher quelques francs. Les avis sont partagés par à l’explosion du nombre des quémandeurs dans la deuxième ville congolaise. Victimes de la crise omniprésente pour certains, ils [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3612/3474775944_3814c634a7_o.jpg" alt="Un mendiant dans une rue de Lubumbashi" /></p>
<p>Pas besoin de les chercher dans les rues de Lubumbashi, ils vous retrouvent et gare à vous si vous ne mettez pas la main dans la poche pour lâcher quelques francs. Les avis sont partagés par à l’explosion du nombre des quémandeurs dans la deuxième ville congolaise. Victimes de la crise omniprésente pour certains, ils sont perçus par d’autres comme des paresseux qui considèrent en plus l&#8217;aumône comme un dû.</p>
<p>De bon matin, en même temps que ceux qui vont travailler, ils investissent le centre ville. Commerces,, bureaux officiels des services étatiques et privés, sont leurs principales cibles. Certains choisissent les lieux publics où ils reçoivent quelques sous de la part des passants.</p>
<p>« <em>Ils sont passé à trois reprises aujourd’hui. Face à mon refus de leur donner de l’argent, ils ont décidé de ne pas quitter ma boutique. Ils ont même proféré des injures contre moi », témoigne Mr Vladimir Kanda, responsable d&#8217;une cabine téléphonique.</em></p>
<p>La plupart de ces mendiants sont des personnes du troisième âge, orphelins ou encore handicapés (aveugles, estropiés&#8230;) Si on peut condamner cette tendance accrue de tendre la main, une autre évidence s’impose : la pauvreté et la précarité vont grandissant dans ce pays qui est pourtant parmi les plus riches du monde avec son sol rempli de minerais de toutes sortes. La prédation des gouvernants et la mauvaise gestion de la chose publique creusent de plus en plus le fossé entre les riches et les pauvres et fait disparaître la classe moyenne.</p>
<p>Ainsi va la vie en république des débrouillards et des corrompus (RDC) où de plus en plus de gens qui bradent leur fierté et leur dignité pour un morceau de pain.</p>
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		<title>Et si les femmes prenaient le contrôle au Congo ?</title>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 14:45:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Crise]]></category>
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		<description><![CDATA[La pauvreté qui sévit en République démocratique du Congo lance une nouvelle forme de rébellion. Il ne s’agit pas de celle qui fait la une de tous les médias, avec des armes, rebelles ou encore déplacés. Ces nouvelles batailles, souvent violentes, se déroulent au sein des ménages. Le schéma classique selon lequel le père sort [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3656/3398130363_4f22fe8c95_o.jpg" alt="Les femmes aux commandes en république démocratique du Congo" /></p>
<p>La pauvreté qui sévit en République démocratique du Congo lance une nouvelle forme de rébellion. Il ne s’agit pas de celle qui fait la une de tous les médias, avec des armes, rebelles ou encore déplacés. Ces nouvelles batailles, souvent violentes, se déroulent au sein des ménages. Le schéma classique selon lequel le père sort travailler tous les matins pour rapporter la ration du jour (madessou ya bana) se désintègre progressivement.</p>
<p>Exacerbées par la crise et la misère qui perdurent, les femmes congolaises prennent désormais les commandes, mettant hors-jeux les hommes. Il suffit de faire un tour dans les marchés de toutes les villes de la capitale pour se rendre compte de la prise en main des affaires par les dames. Petits commerces et toutes les autres formes de débrouille sont bons pour nourrir le foyer. Dans les rues, elles vendent du pain, des arachides, des racines aphrodisiaques, bref, tout.</p>
<p>Elles sont omniprésentes dans la l&#8217;agriculture et le petit commerce. Elles occupent une place prépondérante et croissante à tous les niveaux des activités de production et de commercialisation agricoles. Et pourtant, les mamans congolaises sont loin de prendre autant les mannettes en ce qui concerne les responsabilités au sein des institutions politiques. Gouvernement, parlement et autres institutions semblent encore être la chasse gardée des hommes.</p>
<p>Si la prise en main du bateau familial par les femmes fait ses preuves, qui sait si les choses n’iront pas mieux en RDC si les femmes prenaient carrément le contrôle ?</p>
<p>Ba mamans, tozali sima na bino…</p>
<p><strong>Illustration : Kash</strong></p>
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		<title>Bukavu : La viande, une denrée désormais réservée aux nantis</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Mar 2009 07:41:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Commerces]]></category>
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		<description><![CDATA[La viande est devenue une denrée de plus en plus couteuse suite aux conflits armés qui rendent certains villages inaccessibles. Les fermes, ces greniers alimentaient la ville de Bukavu ont été pillées et détruites par les belligérants. La viande consommée provient désormais du Rwanda voisin et des quelques particuliers qui élèvent leurs vaches en ville. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un vendeur ambulant de charcuteries dans une rue de Bukavu" src="http://farm4.static.flickr.com/3429/3385452457_ca8ddc4a2c_o.jpg" alt="Un vendeur ambulant de charcuteries dans une rue de Bukavu" /></p>
<p>La viande est devenue une denrée de plus en plus couteuse suite aux conflits armés qui rendent certains villages inaccessibles. Les fermes, ces greniers alimentaient la ville de Bukavu ont été pillées et détruites par les belligérants. La viande consommée provient désormais du Rwanda voisin et des quelques particuliers qui élèvent leurs vaches en ville.</p>
<p>Manger de la viande ou tous les autres produits dérivés est devenu un privilège réservé aux nantis. Le kilo bœuf qui se vendait à deux mille deux cents francs congolais (environ deux dollars) il y a une année revient désormais à cinq dollars américains.</p>
<p>« <em>Avec un dollars américain, on peut acheter une tige de saucisson qui pèse environ trois cent grammes, on donne à chaque enfant un petit morceau avec du foufou et ça suffit pour passer la journée</em> », me confie Buhendwa, grand consommateur des saucissons.</p>
<p>Du côté des bouchers, c’est aussi la crise. « <em>Avant on écoulait une ou deux vaches par jour mais depuis un temps, c’est devenu difficile. Les prix sont beaucoup plus élevés. Nous avons moins de clients qu’avant et la situation ne fait qu’empirer</em> », dit avec inquiétude Nadège, une propriétaire de boucherie très réputée à Bukavu.</p>
<p>C’est qu’elle n’avoue pas, c’est qu’il lui arrive de vendre de la marchandise avariée. Avec les coupures intempestives d’électricité, elle se retrouve souvent avec de la viande pourrie dans les bras, qu’elle revend tout de même. Tant pis pour les consommateurs !</p>
<p>Comme personne ne contrôle la qualité des produits commercialisés, ce sont des maladies qui attendent les malheureux qui se retrouvent à ingurgiter des produits pourris. Et dire qu’il y a des gens en costards, fiers de porter des appellations honorifiques du style « excellence » ou encore « honorable ».</p>
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		<title>Kinshasa : Un Noël morose</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Dec 2008 10:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Fête]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>
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		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour la première fois, j’ai vécu un Noël tranquille à Kinshasa. Pas de guirlandes dans les rues, aucune décoration, pas de musique, bref rien. Les habitants de ma ville natale semblent fatigués et rompent avec l’habitude de se dépasser pour célébrer avec faste la nativité. Dans mon quartier, la SNEL a eu la magnifique idée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3291/3138055904_f375230594_o.jpg" alt="Père Noël sous les tropiques" /></p>
<p>Pour la première fois, j’ai vécu un Noël tranquille à Kinshasa. Pas de guirlandes dans les rues, aucune décoration, pas de musique, bref rien. Les habitants de ma ville natale semblent fatigués et rompent avec l’habitude de se dépasser pour célébrer avec faste la nativité. Dans mon quartier, la SNEL a eu la magnifique idée de nous priver d’électricité. Décidés à faire la fête malgré tout chez moi, nous avons donc renoué avec notre bonne vielle méthode de cuisson des aliments au feu de bois. Pour la musique, mon voisin a utilisé la radio de sa voiture.</p>
<p>Je me souviens des années de mon enfance où les parents étaient obligés d’acheter des vêtements neufs à leurs enfants et de leur offrir des cadeaux pour Noël. En ce qui concerne la bouffe, le 25 décembre, c’était l’occasion de changer les habitudes culinaires et d’offrir des plats spéciaux à la famille. Les choses se passent différemment aujourd’hui. La pauvreté qui touche la majorité des foyers congolais change les habitudes. Ce qui me surprend c’est que les congolais, ne se plaignent toujours pas.</p>
<p>Tendant l’oreille autour de moi, je n’ai entendu que quelques murmures : « c’est la crise, pas d’ambiance festive cette fois-ci mais Dieu aidant, ça ira peut-être mieux l’an prochain… »</p>
<p>Je ne vais pas faire la mauvaise langue pour prédire ce qui va se passer dans une année mais j’espère juste que la date du 25 décembre restera chômée.</p>
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