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Le lavage du cuivre redonne espoir aux paysannes de Kolwezi

Publié le 24 mar 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Le lavage du cuivre redonne espoir aux paysannes de Kolwezi

Situé à près de 1 500 m sur le plateau de Manika, à l’ouest de Likasi et à 300 Km de Lubumbashi, Kolwezi est un important centre minier de cuivre, cobalt, uranium et radium. La ville est aussi un centre bancaire et d’exploitation artisanale. La région produit du maïs, du manioc et de l’arachide, mais l’état des routes empêche d’assurer un approvisionnement régulier de la ville.

Moins exigeant et un peu plus rentable que d’autres activités, le lavage du cuivre s’intensifie dans le district urbano-rural de Kolwezi. En assurant le quotidien, le lavage du cuivre redonne vie à plusieurs familles de la cité. « Lorsqu’elles ont découvert cette activité, les mamans ont constaté que les travaux sont moins coûteux et elles n’ont pas hésité de l’adopter », déclare Ruddy Mufind, creuseur artisanal de la carrière de Lwalaba. « Elles nous aident de cette manière là avant de soumettre nos produit à l’appréciation des acheteurs dans les centres de négoce », ajoute-t-il.

Pour tenir et entretenir cette activité, un tamis, un bidon, seau ou bassin et un point d’eau suffisent. Chaque matin, la rivière Dilala, dans la commune de Manika est prise d’assaut par les femmes qui lavent et trient les minerais provenant de différentes carrières environnantes. Certaines sont même accompagnées de leurs enfants. « Je peux bien laver et trier 6 bidons par jour et gagner 1500 Fc (1.5$) ou 2000 Fc (2$) par bidon. Cela me permet de faire vivre mon ménage », révèle Mme Lucie Kaj.

Cette activité autour des lieux de vente et d’achat du cuivre ou cobalt fait à nouveau circuler l’argent. Des petites boutiques et bistrots de fortune s’ouvrent, et le petit commerce repart.

A ce jour, aucune information ne circule sur les risques potentiels de cette activité. Ce qui prime encore et toujours pour ces débrouillards c’est le besoin de gagner son pain du jour. Le futur, nous le laissons entre les mains de Dieu…

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Lubumbashi : Crise financière, faillite des entreprises minières et chômage au menu

Publié le 5 fév 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Une mine dans la province du Katanga

L’effondrement des prix des minerais sur le marché international n’épargne pas les entreprises minières de la province du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. Des milliers d’ouvriers et de creuseurs artisanaux se trouvent au chômage.

Une cinquantaine d’entreprises minières et des centaines de petits comptoirs d’achat ont fermé leurs portes depuis fin 2008. Selon le gouvernement provincial du Katanga, la faillite de ces entreprises a contraint au chômage un peu plus de 300.000 ouvriers dans cette province cuprifère.

Sans sécurité sociale et indemnités payées au bon vouloir des entreprises, les anciens employés de ce qu’on appelle localement les « Mining » ne baissent pas les bras et, en bons congolais débrouillards, ils trouvent des moyens alternatifs pour survivre. La plupart de ces anciens ouvriers et creuseurs artisanaux se tournent vers l’agriculture. « Avec la somme que j’ai reçu comme décompte final, j’ai acheté un lopin de terre que je compte exploiter pour cultiver des fruits et des légumes », confie Blaise Kayumba. « Ce n’est pas la première fois que ce genre de crise se déclare, les entreprises minières tomberont en faillite et décevront toujours mais avec mon petit champ, je serais autonome », complète-t-il.

Pour le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) au Katanga, la chute des cours des métaux au niveau mondial n’explique pas tout. L’augmentation depuis mi-2008 des taxes au niveau national n’a pas facilité les choses. La redevance annuelle des entreprises minières a quasiment été doublée, c’est-à-dire, de 60.000 à 100.000$. Les maillons faibles de la chaine sont donc écartés et les plus costauds résistent, mais pour combien de temps ?

Alors qu’on entend parler ailleurs de mesures gouvernementales et d’aide de l’état pour sauver des entreprises et en même temps des emplois, chez nous en RDC (république dresseuse de constats), rien n’est fait concrètement pour remédier à ce problème.

Question : Où va donc l’argent généré par la vente des minerais? Suivez mon regard…

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