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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Lubumbashi</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Quand les toilettes publiques se font rares</title>
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		<pubDate>Sat, 19 Jun 2010 10:12:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[latrines publiques.]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[
Manque de latrines dans la ville ou inconscience, certains habitants de la ville de Lubumbashi ont trouvé une nouvelle manière de se soulager de leur besoin, en se servant des plantes placées au abords de certaines artères. Les murs de clôture des rues peu fréquentées encaissent également le  coup.
Il n’est donc pas étonnant de voir une personne, en tenue de ville, se cacher derrière un mur ou un arbre, tournant le regard de tous côté pour voir qui approche : son beau père, sa belle mère, policier ou militaire pour arrêter l’opération.
Autant ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Lubumbashi : Quand les toilettes publiques se font rares" src="http://farm5.static.flickr.com/4017/4713442791_f3751d19d0_b.jpg" alt="Lubumbashi : Quand les toilettes publiques se font rares" /></p>
<p>Manque de latrines dans la ville ou inconscience, certains habitants de la ville de Lubumbashi ont trouvé une nouvelle manière de se soulager de leur besoin, en se servant des plantes placées au abords de certaines artères. Les murs de clôture des rues peu fréquentées encaissent également le  coup.</p>
<p>Il n’est donc pas étonnant de voir une personne, en tenue de ville, se cacher derrière un mur ou un arbre, tournant le regard de tous côté pour voir qui approche : son beau père, sa belle mère, policier ou militaire pour arrêter l’opération.</p>
<p>Autant la pratique prend de l&#8217;importance, autant des messages de mise en garde sont visibles sur les murs. &laquo;&nbsp;Epekisami kosuba awa&nbsp;&raquo; et les autres messages, parfois traduits en plusieurs langues n&#8217;ont pas l&#8217;air de dissuader les contrevenants.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Un mur ne peut pas remplacer une toilette publique. Les inciviques qui confondent les deux se justifient par un manque de latrines publiques. Plutôt que d&#8217;abimer les murs, ils devraient demander des comptes aux autorités qui récoltent taxes et impôts à plusieurs niveaux&nbsp;&raquo;, se plaint Mr. Gaspard MUTEBA, propriétaire dans le centre ville, dont le mur est rongé.</p>
<p>En dépit du fait que l&#8217;<a href="http://www.congoblog.net/lubumbashi-latrines-publiques-made-in-espagne/">Union Européenne nous a offert quelques latrines publiques</a>, le problème persiste. Uriner dans la rue devient une habitude, presque un trait culturel.</p>
<p>Et dire qu&#8217;il existe des taxes dites d&#8217;hygiène&#8230;</p>
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		<title>Payer le minerval en banque : les étudiants à l&#8217;abri de l&#8217;escroquerie</title>
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		<pubDate>Tue, 25 May 2010 17:59:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[banque.]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
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		<description><![CDATA[
Nouveauté à l’université de Lubumbashi, le minerval et les autres frais académiques doivent désormais être payés à la banque sur les comptes de l’université. Les étudiants peuvent espérer ne plus se faire rouler.
Ce nouveau système atténue les disputes dans les bureaux des différentes facultés entre étudiants et responsables académiques. Le versement des frais à la banque et la délivrance par cette dernière de preuves de paiement permet de résorber les problèmes de détournement ou de disparition de preuves de paiement de certains étudiants.
Moins de risque donc pour les étudiants de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Une agence bancaire à L'université de Lubumbashi" src="http://farm5.static.flickr.com/4034/4639046975_71e984d113_o.jpg" alt="Une agence bancaire à L'université de Lubumbashi" /></p>
<p>Nouveauté à l’université de Lubumbashi, le minerval et les autres frais académiques doivent désormais être payés à la banque sur les comptes de l’université. Les étudiants peuvent espérer ne plus se faire rouler.</p>
<p>Ce nouveau système atténue les disputes dans les bureaux des différentes facultés entre étudiants et responsables académiques. Le versement des frais à la banque et la délivrance par cette dernière de preuves de paiement permet de résorber les problèmes de détournement ou de disparition de preuves de paiement de certains étudiants.</p>
<p>Moins de risque donc pour les étudiants de se retrouver exclus des salles de cours et d&#8217;examens, victimes d&#8217;un système de perception parallèle.</p>
<p>Cette nouvelle façon de faire vient bousculer les habitudes des Lushois, pas très à l&#8217;aise avec les transactions bancaires. Le paiement à la banque permet également aux parents et aux étudiants de s&#8217;acquitter des frais académiques en plusieurs tranches. Au moment des contrôles, certains apportent plusieurs bordereaux correspondant aux différentes tranches payées.</p>
<p>Etudiants et parents ont l&#8217;air d&#8217;apprécier cette nouveauté qui jugule quelque peu un mal décrié depuis des années. Cette tendance devrait s&#8217;étendre à d&#8217;autres domaines, afin de mieux contrôler les mouvements d&#8217;argent et en finir avec des pratiques comme &laquo;&nbsp;l&#8217;oreiller coffre-fort&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>En phase d&#8217;invention de nouvelles normes d&#8217;urbanisme?</title>
		<link>http://congoblog.net/en-phase-dinvention-de-nouvelles-normes-duranisme/</link>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 09:19:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisation]]></category>

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		<description><![CDATA[
Bien qu&#8217;étant une des premières villes crées par la colonisation et jouissant donc d&#8217;un plan cadastral, Lubumbashi est devenue un ensemble de domaines privés dont les propriétaires ont pris la liberté de déterminer les normes d&#8217;urbanisme. De nouveaux lotissements élargissent la ville.
Malgré l&#8217;éclatement des services cadastraux en trois circonscriptions (Est-ouest-plateau), les particuliers ne manifestent aucune volonté de se référer aux services cadastraux compétents et à ceux de  l’urbanisme et habitat pour nommer les avenues ou rond points, dresser les plans de leurs bâtisses et même pour donner des numéros à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4037/4623376275_82bc5de877_o.jpg" alt="En phase d'invention de nouvelles normes d'uranisme?" /></p>
<p>Bien qu&#8217;étant une des premières villes crées par la colonisation et jouissant donc d&#8217;un plan cadastral, Lubumbashi est devenue un ensemble de domaines privés dont les propriétaires ont pris la liberté de déterminer les normes d&#8217;urbanisme. De nouveaux lotissements élargissent la ville.</p>
<p>Malgré l&#8217;éclatement des services cadastraux en trois circonscriptions (Est-ouest-plateau), les particuliers ne manifestent aucune volonté de se référer aux services cadastraux compétents et à ceux de  l’urbanisme et habitat pour nommer les avenues ou rond points, dresser les plans de leurs bâtisses et même pour donner des numéros à leurs adresses. C’est parfois le premier occupant qui construit sur une avenue qui lui donne soit son propre nom, celui de son épouse, de son oncle, voire même de son village natal. « <em>Le grand père est parmi les premiers occupants de ce quartier. C’est pourquoi il a donné nom à ce rond point et y assure la propreté</em> », me confie une des petites filles de Monsieur MULONGOY, qui donne nom au rond point  Papa MULONGOY du quartier 5 dans la commune de la Ruashi.</p>
<p>Les plans des immeubles résidentiels ne sont soumis qu&#8217;à la souveraineté des propriétaires des parcelles : des bicoques et cabanes sont érigées à côté de  somptueuses villas avec des structures bigarrées. Des numéros donnés aux adresses selon le plaisir des occupants entraîne un certain illogisme dans la suite des numéros : n° 13 à côté de 312, 9 à côté de 422. « <em>Nous ne pouvons que superposer les numéros. Ceux qui morcellent leurs parcelles perturbent l’ordre et  l’autorité urbaine  ne pense pas remettre l’ordre</em> », explique Mathieu LWAMBA, habitant du quartier Bel-air dans la commune de Kampemba.</p>
<p>Difficile donc de se repérer dans ce labyrinthe urbain que devient la ville de Lubumbashi. Ma ville serait-elle en train d&#8217;inventer de nouvelles normes urbanistiques ignorées jusqu&#8217;à présent?</p>
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		<title>Le paradoxe des maquis</title>
		<link>http://congoblog.net/le-paradoxe-des-maquis/</link>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[maquis]]></category>
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		<description><![CDATA[
Tous les ans pendant 3 mois (de fin-mars  à fin juin), les élèves en dernière année du secondaire de plusieurs écoles de Lubumbashi se réunissent dans le but de réviser leurs leçons, en prévision des épreuves des examens d&#8217;État. « Nous cachons le lieu de maquis pour ne pas être dérrangés par des visites intempestives », raconte Daniel KALALA, élève finaliste, option Math-Physique.
Plus qu&#8217;une nécessité pour préparer les épreuves des examens d&#8217;État, le maquis est une sorte de rite, un apprentissage de la vie, en dehors du cocon familial. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Des élèves à Lubumbashi" src="http://farm4.static.flickr.com/3236/4553806785_303802e321_o.jpg" alt="Des élèves à Lubumbashi" /></p>
<p>Tous les ans pendant 3 mois (de fin-mars  à fin juin), les élèves en dernière année du secondaire de plusieurs écoles de Lubumbashi se réunissent dans le but de réviser leurs leçons, en prévision des épreuves des examens d&#8217;État. « <em>Nous cachons le lieu de maquis pour ne pas être dérrangés par des visites intempestives</em> », raconte Daniel KALALA, élève finaliste, option Math-Physique.</p>
<p>Plus qu&#8217;une nécessité pour préparer les épreuves des examens d&#8217;État, le maquis est une sorte de rite, un apprentissage de la vie, en dehors du cocon familial. C&#8217;est le moment d&#8217;apprendre à s&#8217;organiser seul pour la cuisine, le puisage de l’eau, la    lessive… C&#8217;est aussi le moment propice aux premières expériences amoureuses et sexuelles, loin des regards des parents.</p>
<p>La pratique essuie de plus en plus de critiques  de la part des autorités scolaires et des  parents qui estiment que les  résultats obtenus à l&#8217;issue de ce retrait ne sont pas toujours ceux escomptés. La dimension financière entre également en compte. Si les maquisards se débrouillent pour cuisiner et pour exécuter les autres tâches ménagères, le financement du séjour dans le maquis coûte cher aux parents qui se plaignent parfois d&#8217;escroquerie de la part de leurs propres enfants : « <em>Ils ne tiennent pas compte de nos moyens. Nous nous sacrifions pour payer tous les frais, mais ils gonflent toujours les chiffres et ne tiennent pas compte des revenus modestes de la famille</em> », se plaint Monsieur MBAYO  ILUNGA, père de deux élèves finalistes.</p>
<p>Dans bon nombre de cas, les maquisards regagnent le toit familial avec tout autre chose qu&#8217;un diplôme. Le premier contact avec la liberté se solde de temps en temps par des grossesses et d&#8217;autres expériences sans aucun rapport avec l&#8217;objectif premier des maquis qui reste la préparation des examens d&#8217;État dans la sérénité.</p>
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		<title>Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir</title>
		<link>http://congoblog.net/etudiants-le-jour-conducteurs-de-taxis-moto-le-soir/</link>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 20:56:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
		<category><![CDATA[étudiants]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[
Pour faire face à tous les frais académiques, certains étudiants de l’Université de Lubumbashi font le taxi-moto en dehors des heures de cours. Cette activité affranchit les pauvres étudiants qui sont souvent contraints de payer des frais d’études largement au dessus de leurs revenus.
Conduisant une vieille moto, Nono Elamenji s’arrête au moindre signal du client, le salue et lui prie de prendre place derrière lui. Avant de démarrer, le taximan demande courtoisement, avec un français impeccable, la destination de son client. Celui-ci comprend qu’il s’agit d’un étudiant. « Êtes-vous étudiant ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir" src="http://farm5.static.flickr.com/4072/4480085988_49871e3a0a_o.jpg" alt="Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir" /></p>
<p>Pour faire face à tous les frais académiques, certains étudiants de l’Université de Lubumbashi font le taxi-moto en dehors des heures de cours. Cette activité affranchit les pauvres étudiants qui sont souvent contraints de payer des frais d’études largement au dessus de leurs revenus.</p>
<p>Conduisant une vieille moto, Nono Elamenji s’arrête au moindre signal du client, le salue et lui prie de prendre place derrière lui. Avant de démarrer, le taximan demande courtoisement, avec un français impeccable, la destination de son client. Celui-ci comprend qu’il s’agit d’un étudiant. « <em>Êtes-vous étudiant ou déjà diplômé universitaire ?</em> », lui demande-t-il. « <em>Je suis encore étudiant. Je passe chaque soir récupérer le casque chez mon oncle, je m’achète quelques litres de carburant, je vérifie les pièces de ma moto, puis je me lance sur la route</em> », révèle Nono, qui parle aussi de la canalisation de ses recette journalières. <em>«… ces petites collectes m’aident à payer les syllabus, transport e et autres</em><em>…</em> »</p>
<p>Sur la voie publique, ils se distinguent effectivement par leur respect du code de la route, mais également par leur courtoisie.</p>
<p>A choisir entre la moto et les études, je pencherais bien-sûr pour les études, la réponse est souvent la même pour tous les jeunes débrouillards « <em>mais bien-sûr que je choisirais mes études. </em>» Pour quels débouchés ? On verra plus tard… Ce qui compte, c’est pouvoir manger et payer les frais académiques. Le futur, on verra bien où il nous mène.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Lubumbashi : « Opération Boss Zéro » : pour une ville sans liqueur</title>
		<link>http://congoblog.net/lubumbashi-%c2%ab-operation-boss-zero-%c2%bb-pour-une-ville-sans-liqueur/</link>
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		<pubDate>Sun, 28 Feb 2010 15:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[alcool]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Whisky]]></category>

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		<description><![CDATA[
L’autorité provinciale se lance dans une guerre contre la vente de boissons dites de la mort. Les bourgmestres, sous la direction du ministre provincial de l’intérieur, s’attaquent ouvertement aux usines de production de l’alcool en petites bouteilles et en sachets qui tournaient à plein régime souvent la nuit à Lubumbashi.
Les responsables de ces usines ont été surpris en pleine production, les machines ont été arrêtées, le personnel évacué et les dépôts scellés. L’alcool contenu dans les emballages Double Punch, Splendeur, Boss ou encore Power Park a été confisqué.
Les voisins de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4027/4398325167_e94ce74883_o.jpg" alt="Lubumbashi, Opération Boss Zéro : pour une ville sans liqueur" /></p>
<p>L’autorité provinciale se lance dans une guerre contre la vente de boissons dites de la mort. Les bourgmestres, sous la direction du ministre provincial de l’intérieur, s’attaquent ouvertement aux usines de production de l’alcool en petites bouteilles et en sachets qui tournaient à plein régime souvent la nuit à Lubumbashi.</p>
<p>Les responsables de ces usines ont été surpris en pleine production, les machines ont été arrêtées, le personnel évacué et les dépôts scellés. L’alcool contenu dans les emballages Double Punch, Splendeur, Boss ou encore Power Park a été confisqué.</p>
<p>Les voisins de ces usines qui se plaignaient de bruits assourdissants et des odeurs d’alcool poussent un ouf de soulagement.</p>
<p>Les petits revendeurs de ces liqueurs fortes qui se sont opposé à cette opération ont vu leurs dépôts détruits. Les agents de l’ordre ont embarqué tous les cartons de liqueur dans les véhicules sous le regard passif des propriétaires qui ne peuvent que pleurer leurs capitaux. Le plaidoyer de ces revendeurs s’inscrivait dans le cadre d’écouler leurs anciennes stocks : « <em>C’est bien beau de prendre de telles mesures. Mais c’est aussi ridicule si l’on ne tient pas compte de la quantité qui nous restait à écouler, ce sont des grands capitaux qui sont calcinés</em> se plaint Lambert Tshikala, revendeur à côté du marché Mzee Kabila.</p>
<p>Des tonnes des cartons de whisky ont été entassées dans les camionnettes et véhicules de transport en commun réquisitionnés pour vider tous les dépôts où se trouveraient les cartons de liqueurs.</p>
<p>Je ne peux que me réjouir de voir l’autorité urbaine s’attaquer ouvertement à ce fléau qu’est l’alcool dans les rues de ma ville, mais j’attends de voir cette opération Lubumbashi sans liqueur tenir dans la durée. Il faudra sans doute un peu de temps pour que les disciples de Bacchus qui ont réussi à passer à travers les mailles du filet et les policiers qui ont profité de l’occasion pour détourner une partie du stock d’alcool confisqué finissent de l’écouler.</p>
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		<title>Quand les vivants et les morts cohabitent</title>
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		<pubDate>Sat, 27 Feb 2010 09:01:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>

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		<description><![CDATA[
Un véritable centre de négoce, un lieu de rendez-vous d’affaires, … telle est l’image que présente le cimetière du  quartier Tabac-Congo dans la commune Kampemba à Lubumbashi. On crie au voleur par-ci, on négocie des vivres par là… et au dessus des sépulcres, les transporteurs par vélo discutent le prix du transport avec leurs clients.
Chez nous, les morts ne sont pas morts, ils vivent, mangent et sont quotidiennement avec les vivants. C’est ce qui explique que les habits, aliments et boissons sont souvent déposés par des proches au-dessus des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2707/4391145223_173c3c2ffe_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
<p>Un véritable centre de négoce, un lieu de rendez-vous d’affaires, … telle est l’image que présente le cimetière du  quartier Tabac-Congo dans la commune Kampemba à Lubumbashi. On crie au voleur par-ci, on négocie des vivres par là… et au dessus des sépulcres, les transporteurs par vélo discutent le prix du transport avec leurs clients.</p>
<p>Chez nous, les morts ne sont pas morts, ils vivent, mangent et sont quotidiennement avec les vivants. C’est ce qui explique que les habits, aliments et boissons sont souvent déposés par des proches au-dessus des tombes des membres de leurs familles. Et l’expression du respect dû aux morts est telle qu’il paraît scandaleux qu’un parking de taxi-vélo soit installé au cimetière ou qu’un vendeur d’habits usagés en expose un échantillon en le suspendant aux croix plantées sur les tombes et portant les identités des morts.</p>
<p>« <em>… ils sont morts c’est fini pour eux. Nous le serons aussi un jour. Je n’ai pas de rasion d’avoir peur et m’empêcher de chercher le pain pour mes gosses à côté d’une tombe</em> », me confie Dieudonné Ngwej, transporteur.</p>
<p>Pour Monsieur Debwayo,  habitant du quartier, « <em>Les morts sont nos grands parents, nos oncles et tantes… ils ne peuvent que nous bénir ; d’ailleurs ils sont ravis par notre présence dans leur camp… </em>».</p>
<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2697/4391145221_c0a8be5fd5_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
<p><img src="http://farm5.static.flickr.com/4038/4391145211_56301efdb3_o.jpg" alt="Quand les vivants et les morts cohabitent au cimetière Tabac-Congo à Lubumbashi" /></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Rencontre avec le doyen de la ville</title>
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		<pubDate>Thu, 21 Jan 2010 11:59:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
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Créée en 1910, la ville de Lubumbashi s’apprête à commémorer son centenaire. Parmi les habitants de cette ville, il y en a un qui l’a vu naitre. Monsieur David SHIMBA UMBA totalise 112 ans d’âge cette année. Cet ancien fonctionnaire de l’Union Minière du Haut Katanga est né le 18 septembre 1898 dans le territoire du Haut Lomami devenu Elisabethville sous la colonisation et actuelle ville de Lubumbashi.
Aujourd’hui, le doyen se souvient encore de son arrivée à Elisabethville, il y a un siècle. « En ce temps là on avait ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="David SHIMBA UMB, doyen de la ville de Lubumbashi totalise 112 ans en 2010" src="http://farm5.static.flickr.com/4015/4292980884_66060c73ca_o.jpg" alt="David SHIMBA UMB, doyen de la ville de Lubumbashi totalise 112 ans en 2010" /></p>
<p>Créée en 1910, la ville de Lubumbashi s’apprête à commémorer son centenaire. Parmi les habitants de cette ville, il y en a un qui l’a vu naitre. Monsieur David SHIMBA UMBA totalise 112 ans d’âge cette année. Cet ancien fonctionnaire de l’Union Minière du Haut Katanga est né le 18 septembre 1898 dans le territoire du Haut Lomami devenu Elisabethville sous la colonisation et actuelle ville de Lubumbashi.</p>
<p>Aujourd’hui, le doyen se souvient encore de son arrivée à Elisabethville, il y a un siècle. « <em>En ce temps là on avait comme administrateurs Ngoïe Amato et aussi Kasongo Benoît qui étaient également agents de l’union minière. Nous vivions tous en ville, nous n’avions pas de communes comme aujourd’hui. Moi je n’avais pas fait de grandes études, mais nous avons été pris à l’union minière, l’actuelle Gécamines par les blancs pour le traitement du cuivre</em> », raconte-t-il.</p>
<p>Fatigué, le vieil homme profite de l’affection de ses nombreux enfants et petits fils en attendant le dernier jour. Il compte à 74 petits fils, 233 arrières petits fils et 12 arrières-arrières-petits-fils. « <em>C’est de notre intérêt d’être à ses côtés à chaque instants. Sa sagesse nous permettra aussi de vivre longtemps </em>», confie Bijou Kamwanya, une de ses petites filles.</p>
<p>Quant au secret qui fait sa longévité, Mr. David SHIMBA parle du respect des 10 commandements de la bible. Le poids de l’âge ne l’empêche pas de lire sans lunette, d’écrire et de marcher seul.</p>
<p>Comme l’a dit un jour l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ : « <em>En Afrique, quand un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle.</em> » Rencontrer cette bibliothèque vivante et vieille de 112 ans vivante a été très bénéfique pour moi. Dommage cependant qu’elle ne soit pas exploitée plus que ça.</p>
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		<title>Destruction des constructions anarchiques : acheteurs perdants et impunité pour les vendeurs</title>
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		<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 23:00:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Construction anarchique]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[RD Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Urbanisme]]></category>

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Pour rendre à la ville son lustre d’antan, la mairie de Lubumbashi rase toutes les maisons construites anarchiquement le long des routes et au bord des voies ferrées de la Société Nationale de Chemins de fer du Congo. Les propriétaires des maisons protestent, mais en vain.
Accompagnée des bulldozers et sécurisée par le groupe mobile d’intervention, la brigade de démolition de la mairie prend d’assaut les circonscriptions foncières qui regorgent de constructions dites hors normes pour les raser. Les propriétaires des débits de boisson, salons de coiffure, ateliers de soudure, pharmacies, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2800/4200930279_bc8840b0c2_o.jpg" alt="Destruction des constructions anarchiques : acheteurs perdants et impunité pour les vendeurs" title="Destruction des constructions anarchiques : acheteurs perdants et impunité pour les vendeurs" /></p>
<p>Pour rendre à la ville son lustre d’antan, la mairie de Lubumbashi rase toutes les maisons construites anarchiquement le long des routes et au bord des voies ferrées de la Société Nationale de Chemins de fer du Congo. Les propriétaires des maisons protestent, mais en vain.</p>
<p>Accompagnée des bulldozers et sécurisée par le groupe mobile d’intervention, la brigade de démolition de la mairie prend d’assaut les circonscriptions foncières qui regorgent de constructions dites hors normes pour les raser. Les propriétaires des débits de boisson, salons de coiffure, ateliers de soudure, pharmacies, cabines téléphoniques, … y assistent avec un œil impuissant et tentent de récupérer ce qu’ils peuvent ; briques, tôles, etc.</p>
<p>« <em>La loi est dure mais c’est la loi. Cette opération doit continuer dans toutes les communes de la ville. Les constructions anarchiques enlaidissent la ville</em> », estime Mr Freddy Kalenga, habitant de la commune de Kampemba. Certaines victimes de cette démolition parlent de deux poids deux mesures dans l’exécution de cette opération. Elles  Soulignent que certaines bâtisses sont construites dans les mêmes circonscriptions foncières, mais elles n’ont pas été démolies, parcequ’appartenant, pour la plupart à certaines autorités et autres personnes influentes.</p>
<p>« <em>J’ai construit sous l’œil vigilant et avec l’autorisation des agents de la mairie, des services du cadastre et de la commune avec en plus quelques paiements perçus sur terrain</em> », révèle André Tshibasu, habitant du quartier Gambela, dans la commune de Lubumbashi, propriétaire d’une cabine publique.</p>
<p>Comment qualifier cette opération quand on sait que ceux qui construisent possèdent des titres de propriété délivrés par les services compétents ? S&#8217;il faut remettre de l&#8217;ordre dans l&#8217;urbanisme, ne faut-il pas que les agents qui vendent des terrains inappropriés soient poursuivis ? Encore une fois, la loi du plus fort s&#8217;applique. Espérons juste que cette opération tiendra sur la durée et que la ville rayonnera&#8230;</p>
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		<title>Prolifération des pharmacies de fortune</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 18:05:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Medicaments]]></category>
		<category><![CDATA[Pharmacies]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>

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		<description><![CDATA[
La ville de Lubumbashi compte un bon nombre tenanciers des pharmacies qui n’ont pas qualité et compétence pour exercer la profession de pharmacien. Certains vendeurs des produits pharmaceutiques ne sont même pas capables de lire une ordonnance prescrite par un médecin.
Ceux qui ont reçu une formation appropriée tirent la sonnette d’alarme, mais en vain. « Les pharmaciens improvisés doivent arrêter car ils mettent des vies humaines en danger », déclare Mr. Nico Mwabilayi, pharmacien de formation. « Il faudrait qu’ils soient formés pour acquérir les compétences nécessaires », ajoute-t-il.
Implantées dans plusieurs ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Une pharmacie de fortune à Lubumbashi" src="http://farm3.static.flickr.com/2783/4155468007_bc1509efe5_o.jpg" alt="Une pharmacie de fortune à Lubumbashi" /></p>
<p>La ville de Lubumbashi compte un bon nombre tenanciers des pharmacies qui n’ont pas qualité et compétence pour exercer la profession de pharmacien. Certains vendeurs des produits pharmaceutiques ne sont même pas capables de lire une ordonnance prescrite par un médecin.</p>
<p>Ceux qui ont reçu une formation appropriée tirent la sonnette d’alarme, mais en vain. « <em>Les pharmaciens improvisés doivent arrêter car ils mettent des vies humaines en danger</em> », déclare Mr. Nico Mwabilayi, pharmacien de formation. « <em>Il faudrait qu’ils soient formés pour acquérir les compétences nécessaires</em> », ajoute-t-il.</p>
<p>Implantées dans plusieurs coins de la ville, ces pharmacies de fortune ouvrent leurs portes tôt le matin les ferment tard dans la nuit. On y retrouve généralement des produits d’appoint comme l’Aspirine ou encore le Paracétamol. Pour quelques billets de plus, on peut même se procurer des produits normalement soumis au strict accord d’un médecin, sans avoir besoin d’exhiber quelconque ordonnance.</p>
<p>A Lubumbashi comme ailleurs en république démocratique du Congo, il n’y a pas besoins d’autorisations pour ouvrir une pharmacie. Tout le monde peut se lancer dans la vente de médicaments. Il suffit d’avoir de quoi acheter des produits pharmaceutiques chez les grossistes et ensuite les revendre au détail aux gagnepetits. Ainsi, des changements de carrière spectaculaires s’opèrent régulièrement. Aucune surprise donc lorsqu’un maçon ou encore un mécanicien se reconvertit en pharmacien.</p>
<p>« <em>Ce n’est pas si compliqué que ça comme métier. Il suffit de lire ce qui est écrit sur l’ordonnance et de donner le produit correspondant au client</em> », se défend Mme Jacqueline TSHALA, tenancière d’une petite pharmacie.</p>
<p>Certains parmi ces pharmaciens autodidactes poussent le bouton jusqu’à pratiquer des pansements, des injections et même des perfusions.</p>
<p>Au pays de la débrouille, tout est possible, même dans le domaine de la santé.</p>
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