Quand les toilettes publiques se font rares
Publié le 19 juin 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Manque de latrines dans la ville ou inconscience, certains habitants de la ville de Lubumbashi ont trouvé une nouvelle manière de se soulager de leur besoin, en se servant des plantes placées au abords de certaines artères. Les murs de clôture des rues peu fréquentées encaissent également le coup.
Il n’est donc pas étonnant de voir une personne, en tenue de ville, se cacher derrière un mur ou un arbre, tournant le regard de tous côté pour voir qui approche : son beau père, sa belle mère, policier ou militaire pour arrêter l’opération.
Autant la pratique prend de l’importance, autant des messages de mise en garde sont visibles sur les murs. « Epekisami kosuba awa » et les autres messages, parfois traduits en plusieurs langues n’ont pas l’air de dissuader les contrevenants.
« Un mur ne peut pas remplacer une toilette publique. Les inciviques qui confondent les deux se justifient par un manque de latrines publiques. Plutôt que d’abimer les murs, ils devraient demander des comptes aux autorités qui récoltent taxes et impôts à plusieurs niveaux », se plaint Mr. Gaspard MUTEBA, propriétaire dans le centre ville, dont le mur est rongé.
En dépit du fait que l’Union Européenne nous a offert quelques latrines publiques, le problème persiste. Uriner dans la rue devient une habitude, presque un trait culturel.
Et dire qu’il existe des taxes dites d’hygiène…













