Un peuple sans histoire est un peuple sans avenir
Publié le 23 nov 2009 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Nous sommes sur l’avenue Tombalbaye dans la commune de la Gombe, en plein centre de la capitale congolaise. Lors de mon passage sur cette avenue, mon attention a été attirée par cet objet de l’époque coloniale. Cette dalle en acier a été posée là par le service urbain et de drainage de Léopoldville. Elle n’a pas bougé depuis plus de 60 ans. Les kinois qui passent par ce coin la foulent des pieds sans trop se rendre compte de sa valeur historique.
L’histoire, pendant que j’en parle, n’a pas l’air d’emballer les Kinois et plus généralement les congolais. Après l’indépendance en 1960, la plupart des monuments de l’époque coloniale ont tout simplement été démolis. Les autres traces historiques sont progressivement effacées. Difficile dans ce contexte pour les jeunes générations de suivre l’évolution de l’histoire de leur pays.
Même si la phrase « Histoire ba changeaka yango te » traduction : « l’histoire ne se réécrit pas » revient souvent dans la chanson congolaise, chaque régime politique la réécrit à sa sauce. Les noms des avenues et autres places publiques changent régulièrement au point qu’on s’y perd.
Quelqu’un a dit un jour qu’un peuple sans histoire est un peuple sans avenir. Comment préparer l’avenir sans savoir d’où nous venons ?


