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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Kivu</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Perdre sa vie pour quelques litres d’essence</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Jul 2010 17:25:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Doudou KAJANGU, depuis Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[À la Une]]></category>
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		<description><![CDATA[Samedi 3 juillet 2010. Il est 5 heures du matin, je me lève et allume mon post-récepteur comme dans mes habitudes. A cette heure là, la radio propose un programme de dédicaces matinales provenant de différents auditeurs des 8 territoires que compte la province du Sud-Kivu. Ce matin là, ce sont les auditeurs de Sange [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Camion citerne à Sange après l'accident" src="http://farm5.static.flickr.com/4122/4780468440_fdb00e7562_o.jpg" alt="Camion citerne à Sange après l'accident" /></p>
<p>Samedi 3 juillet 2010. Il est 5 heures du matin, je me lève et allume mon post-récepteur comme dans mes habitudes. A cette heure là, la radio propose un programme de dédicaces matinales provenant de différents auditeurs des 8 territoires que compte la province du Sud-Kivu. Ce matin là, ce sont les auditeurs de Sange dans la plaine de la Ruzizi qui appellent le plus. Cette fois, pas pour se faire des dédicaces, mais pour présenter des condoléances et expliquer le drame qui venait de frapper la veille leur cité, située à 80 km au sud de Bukavu. C’est en ce moment là que j’apprends qu’une marée humaine venait d’être consumée suite à l’explosion d’un camion citerne transportant de l’essence en provenance de Kamanyola, à destination d’Uvira.</p>
<p>A 8 heures, je me précipite dans la cohorte de journalistes qui accompagne la délégation gouvernementale provinciale qui se rend sur place pour s’imprégner de la situation.</p>
<p>C’est sous une fumée immonde que nous entrons à Sange. Des cris de pleurs par-ci, des gémissements par-là. La population de Sange est inconsolable.</p>
<p><em>‘’C’est ahurissant !’’</em>, me lance un confrère journaliste, stupéfait par le nombre de personnes calcinées.</p>
<p>Le cramé sur le lieu du drame m’oblige à me protéger le nez. Des centaines de corps sont en train d‘être comptabilisés et rassemblés par les agents de la Croix Rouge et du CICR sous la protection des militaires FARDC et de quelques contingents de la Monusco.</p>
<p><em>‘’Le camion citerne rempli d’essence s’est renversé hier vers 17h30’ et le carburant s’est épanché sur le sol à partir de la citerne. C’est alors qu’une foule des citadins est venue, chacun avec son réservoir pour recueillir le butin, alors que l’équipe de secours s’apprêtait à relever le véhicule’’, </em>témoigne un jeune rescapé sous les larmes.</p>
<p><em>‘’Près d’une heure après, une forte explosion s’est fait entendre et a suivi le parcours du carburant sur le sol jusque dans une salle où nous suivions le Mondial de football’’</em>, ajoute le jeune rescapé.</p>
<p>Une vingtaine d&#8217;habitations de cette agglomération d&#8217;environ 50.000 habitants ont été complètement détruites par le feu dont l’origine reste encore inconnue.</p>
<p><em>‘’C’est la pauvreté qui fait que les habitants de Sange ont souvent l’habitude de se saisir des opportunités pareilles, c’est triste’’,</em> me confie une autorité locale.</p>
<p>Le lendemain, le président Kabila annonce deux jours de deuil national et demande au gouvernement <em>&laquo;&nbsp;d’élucider rapidement les circonstances de ce drame et de prendre toutes les mesures permettant d’éviter que cela ne se reproduise à l’avenir&nbsp;&raquo;</em>.</p>
<p>Discours habituel dans un pays où la prévention n’a jamais été la préoccupation des dirigeants.</p>
<p>L&#8217;inexistence de structures efficaces et rapides de gestion des accidents et catastrophes en RDC aura été l’une des graves conséquences de cette catastrophe humanitaire qui vient d’emporter plus de 240 congolais avec une centaine de blessés.</p>
<p>Le bilan aurait été largement supérieur sans l&#8217;assistance logistique et médicale de la Mission de l&#8217;ONU en RDC, dont le départ est encore réclamé haut et fort par le gouvernement congolais.</p>
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		<title>Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 08:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
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		<description><![CDATA[Preuve que le développement est loin d’être une réalité au Congo Démocratique : en plein 21è siècle, les habitants d’une grande ville comme Bukavu doivent encore se mettre à la queue leu leu pour avoir de l’eau potable. A Bukavu, dans le quartier Funu et Cimpunda  en commune de Kadutu et dans le quartier Fariala en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants" src="http://farm5.static.flickr.com/4039/4623337859_1ce1e80544_o.jpg" alt="Manque d’eau potable, un casse tête pour les habitants" /></p>
<p>Preuve que le développement est loin d’être une réalité au Congo Démocratique : en plein 21è siècle, les habitants d’une grande ville comme Bukavu doivent encore se mettre à la queue leu leu pour avoir de l’eau potable.</p>
<p>A Bukavu, dans le quartier Funu et Cimpunda  en commune de Kadutu et dans le quartier Fariala en commune de Bagira, la réalité est telle que décrite par nos photos ci-dessus.</p>
<p>Les habitants doivent se réveiller à 5 heures du matin chaque jour pour accéder en premier au puits d’eau.  « <em>Le monde appartient au plus rapide</em> », s’exclame Papy, un jeune écolier en vacances. « <em>Si nous arrivons après 6 heures du matin, nous devons attendre une ou deux heures pour avoir l’eau. En période de  cours, ça pose vraiment problème. </em>»</p>
<p>Jeunes et vieux, tous veulent avoir de  l’eau et à n’importe quel prix. En bons spécialistes de la débrouille, certains militaires qui vivent dans ces quartiers se pointent à 4h30 et font payer Cinquante francs congolais pour un bidon d’eau puisé.</p>
<p>Et pourtant, ces sources ont été construites par des ONG internationales tels qu’International Rescue Commitee (IRC), GTZ ou encore Acted, pour aider tant soit peu les habitants.</p>
<p>Ces chers militaires justifient leur geste par la nécessité de maintenir l’ordre, avec au passage quelques rackets…</p>
<p>Que vive l’armée républicaine, garante de la sécurité de la population et de leurs biens…</p>
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		<title>Les jeunes prennent en main la sécurité</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Apr 2010 11:47:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
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		<category><![CDATA[Police]]></category>
		<category><![CDATA[securité]]></category>

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		<description><![CDATA[D’aucun les confondent avec jeunes scouts. Chemise kakis, pantalons noirs, armés pour certains de planches, ces jeunes pour la plupart aux allures costaud, sont des plus en plus visibles dans les principales artères de la ville de Goma. La mairie de ville appuie depuis peu, une initiative dénommée &#171;&#160;Anti gang&#160;&#187;, avec comme objectif, sécuriser davantage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Les jeunes prennent en main la sécurité" src="http://farm4.static.flickr.com/3602/4554650642_b9c8336b08_o.jpg" alt="Les jeunes prennent en main la sécurité" /></p>
<p>D’aucun les confondent avec jeunes scouts. Chemise kakis, pantalons noirs, armés pour certains de planches, ces jeunes pour la plupart aux allures costaud, sont des plus en plus visibles dans les principales artères de la ville de Goma. La mairie de ville appuie depuis peu, une initiative dénommée &laquo;&nbsp;Anti gang&nbsp;&raquo;, avec comme objectif, sécuriser davantage les civils et leurs biens. Seule différence avec la police, ces jeunes gens ne possèdent pas d’armes à feu.</p>
<p>Au marché de Birere, l’un des plus grands et plus populeux, les avis convergent, ça marche! Jeanine Masika, vendeuse du sucre est satisfaite du service rendu : « <em>Avec leur présence on est certaines que nous ne seront pas volées ou tracassées par des enfants de la rue. Les cas des vols ont sensiblement baissé</em> », se réjouit-elle. « <em>Ils sont efficaces. Ils n’ont pas de grands moyens mais nous sentons l’impact de leur travail</em> », ajoute Christian, un tenancier d’une cabine publique dans le même marché.</p>
<p>Malgré la satisfaction de Jeanine et Christian, cette initiative n’est pas vue d’un bon œil par tout le monde. Parmi les lésés, la police qui voit en ceci une menace. « <em>Ces petits sont des civils sans aucune formation au préalable. La majorité d’entre eux sont des bandits ou voyous évadés de la prison. Je pense que la mairie, en appuyant ce groupe de jeunes commet une grave erreur d’encadrer la racaille </em>», fait remarqué un officier de police.</p>
<p>Force est de constater qu&#8217;au delà de la lutte pour se nourrir au quotidien, la population se reprend en main d&#8217;autres prérogatives de l&#8217;État comme la sécurité. Mais au regard de l&#8217;état actuel des choses après des décennies de débrouille, il y a de quoi s&#8217;inquiéter pour l&#8217;avenir, dans un pays où l&#8217;État ne joue pas pleinement son rôle.</p>
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		<title>Sourd ou muet, pas de barrière pour apprendre</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 11:37:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le complexe scolaire Ephata est le seul établissement qui encadre les sourds-muets dans la province du Nord-Kivu. Depuis sa création en 1985, les élèves et écoliers y apprennent à lire, à écrire et à s’exprimer à travers le langage des signes. Certains retrouvent même l’usage de la parole. « La majorité d’enfants parviennent à s’exprimer [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un élève du complexe scolaire Ephata" src="http://farm5.static.flickr.com/4018/4486652466_b88e3e640d_o.jpg" alt="Un élève du complexe scolaire Ephata" /></p>
<p>Le complexe scolaire Ephata est le seul établissement qui encadre les sourds-muets dans la province du Nord-Kivu. Depuis sa création en 1985, les élèves et écoliers y apprennent à lire, à écrire et à s’exprimer à travers le langage des signes. Certains retrouvent  même l’usage de la parole.</p>
<p>« <em>La majorité d’enfants parviennent à s’exprimer grâce aux exercices auxquels nous leur soumettons, affirme John Gakuru, un de responsable de l’école, Au départ, nous avions commencés avec 9 élèves. Maintenant nous avons un effectif de 196 apprenants. Beaucoup viennent de plusieurs Kilomètres de la ville de  Goma</em> », continue t-il.</p>
<p>Cette école n’a seulement de particulier le fait qu’elle offre aux sourds-muets l’instruction mais, aussi et surtout par le fait qu’elle est quasi gratuite. « <em>Etant une initiative de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) et appuyée par organisations humanitaire, nous demandons aux parents de contribuer avec un minimum de 40 dollars américains par an</em> », déclare un des enseignants.</p>
<p>La fierté  de cette école c’est Eric Kambale. Ce jeune homme de 24 ans, sourd-muet, a passé l’année dernière les examens d’état et a décroché son diplôme. Une première depuis la création de cette école. Il est actuellement inscrit à l’Université et s’en sort pas mal : « <em>N’ayant pas accès à des explications des enseignants je m’arrange pour avoir les notes chez des amis. Je les copie et les lis et je m’en sors tant bien que mal</em> », explique t-il en signe et interprété par des ses encadreurs.</p>
<p><img title="Un élève du complexe scolaire Ephata" src="http://farm3.static.flickr.com/2707/4486001407_0af541a9a0_o.jpg" alt="Un élève du complexe scolaire Ephata" /></p>
<p><img title="Un élève du complexe scolaire Ephata" src="http://farm3.static.flickr.com/2761/4486652310_5fb3890c48_o.jpg" alt="Des élèves du complexe scolaire Ephata" /></p>
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		<title>Les congolais de l&#8217;est s&#8217;interrogent : et si nous allions tous vivre à Haïti ?</title>
		<link>http://congoblog.net/les-congolais-de-lest-sinterrogent-et-si-nous-allions-tous-vivre-a-haiti/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Feb 2010 13:14:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Cédric</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
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		<description><![CDATA[Les rebelles hutus rwandais des FDLR sont toujours actifs, et ce en dépit de toutes les opérations lancées ces derniers mois pour démanteler ce mouvement. Les attaques se poursuivent contre les habitants. Dernière attaque en date, celle dont ont été victimes des commerçants qui descendaient la montagne en provenance de Masango est tombé dans une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Les congolais de l'est s'interrogent : et nous allions tous vivre à Haïti ?" src="http://farm3.static.flickr.com/2678/4359334968_d55b80eab1_o.jpg" alt="Les congolais de l'est s'interrogent : et nous allions tous vivre à Haïti ?" /></p>
<p>Les rebelles hutus rwandais des FDLR sont toujours actifs, et ce en dépit de toutes les opérations lancées ces derniers mois pour démanteler ce mouvement. Les attaques se poursuivent contre les habitants. Dernière attaque en date, celle dont ont été victimes des commerçants qui descendaient la montagne en provenance de Masango est tombé dans une embuscade tendue par les FDLR. [<a href="http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&amp;a=26419" target="_blank">Détails de cette attaque</a>].</p>
<p>Habitués aux attaques, vols, viols et aux déplacements, les habitants de ces contrées de l’est congolais devraient peut-être aller poser leurs sacs à Haïti. C’est en tous cas la réflexion de bon nombre d’entre eux, lorsqu’ils ont appris que le gouvernement avant offert 2 millions et demi de dollars à Haïti.</p>
<p>« <em>Et nous alors, quand est-ce qu’on pense à nous ?</em> » La question mérite d’être posée quand on sait que les FDLR ont face à eux une armée très peu disciplinée, avec des éléments qui ne reçoivent pas régulièrement salaires et rations, obligés <a href="http://editions-sources-du-nil.over-blog.com/article-33694206.html" target="_blank">de braconner</a> ou encore de se servir sans permission dans les champs pour bouffer.</p>
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		<title>Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques</title>
		<link>http://congoblog.net/le-maire-de-la-ville-s%e2%80%99attaque-aux-constructions-anarchiques/</link>
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		<pubDate>Fri, 12 Feb 2010 11:14:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[construction]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<description><![CDATA[Je me disais que c’était du bluff (comme nous en avons l&#8217;habitude avec les autorités en RDcongo) quand, il y a quelques semaines, le maire de la ville annonçait la démolition des constructions anarchiques le long des principales artères dans sa juridiction. Pourtant, il vient de passer à l&#8217;acte. Les petits kiosques, les boutiques en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques" src="http://farm5.static.flickr.com/4029/4350418765_7866c8822f_o.jpg" alt="Le maire de la ville s’attaque aux constructions anarchiques" /></p>
<p>Je me disais que c’était du bluff (comme nous en avons l&#8217;habitude avec les autorités en RDcongo) quand, il y a quelques semaines, le maire de la ville annonçait la démolition des constructions anarchiques le long des principales artères dans sa juridiction. Pourtant, il vient de passer à l&#8217;acte. Les petits kiosques, les boutiques en bois et même les bâtisses en dur, mal positionnées sont la cible de l&#8217;autorité urbaine. Et rien ne l&#8217;échappe, car lui-même est souvent sur les lieux de démolition.</p>
<p>« <em>Cette fois-ci, il a tenu à ses paroles. L’essentielle c’est d’arriver au bout. Ces prédécesseurs ont commencés mais n’ont pas réussis.  Ainsi la ville sera propre et bien lotie</em> », un des badauds qui observe la démolition. Mama Deborah, elle, n’est pas de cet avis. Elle tient une cabine publiphone sur la route Goma-Sake. Sa seule source de revenus n’a pas épargnée par le buldozer jaune vif de la mairie. «  <em>Comment voulez-vous que j’applaudisse cette décisions ?  Avec ma cabine je parvenais à nouer les deux bouts et maintenant qu’il l’a détruit, va-t-il me donner du boulot ?</em> », Soupire-t-elle en maitrisant à peine ses larmes.</p>
<p>Du coté de la mairie, le ton est serré : « <em>Pas question d’indemnisation. On aurait parlé de dédommagements si les propriétaires étaient en règle. En plus, nous les avions prévenus. La loi est dure mais c’est la loi, ça servira de leçon pour les générations futures</em> », soutient pour sa part un fonctionnaire de la mairie, impliqué dans l’opération.</p>
<p>Pour ma part je n’applaudis pas cette décision. La question qui se pose dans cette affaire est celle de savoir comment ce gens sont arrivés à construire là ou il ne fallait pas le faire ?  Ou était cette mairie à cette époque ? La plupart des infortunés ont des documents de propriété délivrés par des fonctionnaires de l’Etat mais encore une fois, c’est la population qui paie, et non les fonctionnaires véreux qui opèrent avec un permis d’escroquer officiel, labélisé par l’Etat.</p>
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		<title>Un Noël pas comme les autres pour les déplacés de guerre</title>
		<link>http://congoblog.net/un-noel-pas-comme-les-autres-pour-les-deplaces-de-guerre/</link>
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		<pubDate>Sun, 27 Dec 2009 12:04:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
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		<category><![CDATA[Mugunga]]></category>
		<category><![CDATA[Noël]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour les festivités de fin d’année, le camp des déplacés de Mugunga III, à 17 kilomètres de Goma (le seul camp encore ouvert autour de Goma après fermeture de quatre autres) a revêtu sa plus belle robe. Noël n’est pas passé inaperçu ici. Le 25 décembre, on pouvait voir des enfants jouer à cache-cache, et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2624/4239972221_5a4ae5e129_o.jpg" alt="Repas de Noël 2009 au camp de Mugunga III près de Goma" title="Repas de Noël 2009 au camp de Mugunga III près de Goma" /></p>
<p>Pour les festivités de fin d’année, le camp des déplacés de Mugunga III, à 17 kilomètres de Goma (le seul camp encore ouvert autour de Goma après fermeture de quatre autres) a revêtu sa plus belle robe.</p>
<p>Noël n’est pas passé inaperçu ici. Le 25 décembre, on pouvait voir des enfants jouer à cache-cache, et même une jeune demoiselle distribuer des bonbons aux enfants qui ont réussi à un concours de dessin. Un peu plus loin, sur une grande table, des bassines de frites, de la viande de bœuf et des beignets attendaient.</p>
<p>Cette année, la communauté Saint Egidio a choisi de fêter avec les enfants déplacés de Mugunga III. Ils sont au total 360 et ont entre 3 et 12 ans. Très peu d&#8217;entre eux ont entendu parler de Noël. « Au moment où notre institutrice nous avait promis de nous parler de la fête de Noël, la guerre avait surgit », se souvient un enfant d&#8217;environ 7 ans, après avoir avalé une gorgée de jus d&#8217;orange. « Je pensais que le fête de Noël ne concernait que les familles aisées en ville ou les blancs en Europe », poursuit un autre.</p>
<p>Pour la communauté Saint Egidio, l’objectif de cette démarche était de donner à ces enfants qui ont passé une grande partie de leurs vies en errance la chance de fêter Noël.</p>
<p>Pour cette fin d’année, pas d&#8217;accrochages entre groupes armés. Cette accalmie observée ces dernières semaines est reçue comme le meilleur des cadeaux pour des Kivutiens, plus qu’habitués au bruit des bottes.</p>
<p>Cette année c’est la fête, espérons que cette tranquillité se consolidera et fera oublier toutes les atrocités de ces dernières années.</p>
<p>A toutes et à tous, une bonne année 2010 !</p>
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		<title>Les méfaits de la guerre pèsent aussi sur l’avenir des enfants</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Dec 2009 09:16:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[éducation]]></category>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<description><![CDATA[Là où deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit, disent les anciens. Derrière les femmes victimes des viols et violences sexuelles, ce sont les enfants qui paient les frais de la guerre que connaît la partie est de la république démocratique du Congo. Ecoles détruites, enseignants impayés depuis des décennies, voilà ce à quoi les enfants, avenir [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Une école en plein air à Mwenga, dans le Sud-Kivu" src="http://farm3.static.flickr.com/2705/4155761727_4f35d23fa3_o.jpg" alt="Une école en plein air à Mwenga, dans le Sud-Kivu" /></p>
<p>Là où deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit, disent les anciens. Derrière les femmes victimes des viols et violences sexuelles, ce sont les enfants qui paient les frais de la guerre que connaît la partie est de la république démocratique du Congo.</p>
<p>Ecoles détruites, enseignants impayés depuis des décennies, voilà ce à quoi les enfants, avenir du pays font face dans le territoire de Mwenga, situé à près de deux cents kilomètres de la ville de Bukavu. Ici et dans d’autres villages environnants, des enseignants pour la plupart bénévoles assurent le minimum.</p>
<p>Quelques poutres en bois, un toit en paille, quelques bancs en bambou et un tableau noir suffisent pour improviser une salle de classe. Les moins chanceux suivent les enseignements à même le sol. La moindre intempérie sonne la fin des cours. Ici, l’uniforme n’est pas une exigence. Chacun vient comme il veut pourvu que la science soit transmise.</p>
<p>En guise de motivation pour les enseignants, les parents renouent avec le troc. « <em>Nous donnons aux enseignants des produits de nos champs ou du bétail comme prime. Moi je donne chaque mois pour mes deux enfants, quatre mesures de haricots et un régime de banane</em> », confie Musombwa, un cultivateur qui a deux enfants à l’école primaire.</p>
<p>Pour financer les études de ses enfants, Mukambilwa qui est creuseur artisanal d’or dans la cité de Kamituga paie en Mushale (un petit bout d’or de la taille d’une tige d’allumette). Le Mushale d’or se vend à cinq ou dix dollars américains.</p>
<p>Les autorités de la région visitent régulièrement ce territoire mais elles ne semblent pas se préoccuper de la situation difficile. Ils sont sans doute trop occupés à veiller sur les carrés miniers privés qu’ils possèdent dans le coin. A chaque passage, la population est arrosée de nouvelles promesses qui attendront dans doute longtemps avant de se concrétiser.</p>
<p>En quittant la région, les radios locales annonçaient que l’<a href="www.deontwikkelingssamenwerker.nl/" target="_blank">ONG néerlandaise Cordaid</a> allait reconstruire les écoles. Un autre exemple qui illustre l’inexistence d’un Etat, dont le rôle est récupéré par des ONG étrangères. Un paradoxe dans une zone riche en minerais.</p>
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		<title>Transport lacustre : l’argent d’abord, les vies humaines après</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Nov 2009 03:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Bukavu]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Idjwi]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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		<description><![CDATA[Dans les pirogues qui effectuent des navettes entre Bukavu et l’île d’Idjwi ou entre Bukavu et la presqu’île de Birava, la priorité est accordée d’abord aux marchandises, plus intéressantes que les passagers aux yeux des transporteurs. Alors que la traversée coûte 1 dollar pour chaque passager, il faut payer 2500 francs congolais (un peu moins de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Transport Lacustre : l’argent d’abord, les vies humaines après" src="http://farm3.static.flickr.com/2748/4131852837_128034f364_o.jpg" alt="Transport Lacustre : l’argent d’abord, les vies humaines après" /></p>
<p>Dans les pirogues qui effectuent des navettes entre Bukavu et l’île d’Idjwi ou entre Bukavu et la presqu’île de Birava, la priorité est accordée d’abord aux marchandises, plus intéressantes que les passagers aux yeux des transporteurs.</p>
<p>Alors que la traversée coûte 1 dollar pour chaque passager, il faut payer 2500 francs congolais (un peu moins de trois dollars) pour un sac de farine et 1500 francs pour une caisse de bière. Après le chargement des marchandises, les gens peuvent alors embarquer à leur tour se trouver chacun une place en ordre dispersé au dessus de sacs et des caisses. Le voyage dure une heure environ.</p>
<p>Pour Louise qui accompagne sa mère pour la première fois, c’est un vrai calvaire : « <em>ce n’est pas possible, je plains ma mère qui effectue très régulièrement des traversées. A l’accostage, j’étais épuisée.</em> »</p>
<p>La peur de voir la pirogue chavirer a hanté Paul durant toute la traversée. Le soulagement pouvait se lire sans difficultés sur le visage de cet étudiant originaire du Bandundu qui allait à Idjwi pour des recherches : « <em>j’avais l’impression que la pirogue allait se renverser à cause de la surcharge. J’ai même vu quelques régimes des bananes tomber dans le lac quand la pirogue bougeait.</em> »</p>
<p>Des accidents surviennent assez régulièrement sur ce tronçon. A l’association des armateurs le lac Kivu et à la Régie des voies fluviales, le danger que court la population  ne semble inquiéter personne. Des manifestes sont remplis et des pirogues surchargées sont autorisées moyennant dix dollars de taxe sur chaque pirogue. Comme d’habitude, personne ne voit venir le danger. C’est le jour où un accident surviendra que des mesures dites urgentes seront prises.</p>
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		<title>Un nouveau crash à Goma. Et si on déblayait enfin la piste ?</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Nov 2009 21:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Avion]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Crash]]></category>
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		<category><![CDATA[MONUC]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>
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		<description><![CDATA[Un avion de la compagnie CAA a raté le freinage et fini sa course dans l’amas de lave qui couvre une partie de l’aéroport de Goma. Bilan : une vingtaine de blessés. A bord, 116 passagers ordinaires et un passager de marque, le gouverneur de la ville, Julien Paluku qui revenait de Kinshasa. Le personnel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm3.static.flickr.com/2752/4118190946_0dc6dc53c3_o.jpg" alt="Un nouveau crash à Goma. Et si on déblayait enfin la piste ?" title="Un nouveau crash à Goma. Et si on déblayait enfin la piste ?" /></p>
<p>Un avion de la compagnie CAA a raté le freinage et fini sa course dans l’amas de lave qui couvre une partie de l’aéroport de Goma. Bilan : une vingtaine de blessés. A bord, 116 passagers ordinaires et un passager de marque, le gouverneur de la ville, Julien Paluku qui revenait de Kinshasa.</p>
<p>Le personnel de l’aviation de la Monuc <a href="http://monuc.unmissions.org/Default.aspx?tabid=1069&#038;ctl=Details&#038;mid=2069&#038;ItemID=6511" target="_blank">a dépêché sur place des camions anti-incendie et des ambulances</a>. Les blessés ont tout de suite été pris en charge par la structure sanitaire du contingent indien de la MONUC. Merci en passant à cette mission de l’ONU qu’on accuse souvent de ne rien foutre mais qui s’occupe souvent de taches qui reviennent normalement aux services publics. S’il fallait compter sur des urgences made in Congo, les blessés auraient attendu une éternité.</p>
<p>La piste de L’aéroport de Goma est en partie couverte de lave depuis la dernière éruption du Nyiragongo, le 17 janvier 2002. Sur les 3000 mètres de la piste initiale, il ne reste plus que 1900 mètres utilisables.</p>
<p>L&#8217;<a href="http://www.cedrickalonji.net/un-cercueil-volant-fait-de-nouvelles-victimes/" target="_blank">accident le plus meurtrier en date dans la même ville</a> a eu lieu le 15 avril 2008. Un DC9 de la compagnie privée congolaise Hewa Bora s&#8217;était écrasé près de l&#8217;aéroport, faisant une cinquantaine de morts et plus d&#8217;une centaine de blessés. Le gouverneur avait alors parlé de réparation urgente de la piste. Quelques coups de bêche avaient été donnés depuis mais cela na été que de courte durée. A ce jour, les travaux sont au point mort. J’ai envie de demander où sont passés <a href="http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&#038;l=17&#038;c=0&#038;a=21423&#038;da=&#038;hi=0&#038;of=1&#038;s=&#038;m=2&#038;k=0&#038;r=all&#038;sc=2&#038;id_a=0&#038;ar=0&#038;br=qst">les 15 millions d&#8217;euros de l’ONG allemande, Agro action allemande (AAA)</a> mais je ne vais pas le faire.</p>
<p>En passant, si je ne me trompe pas, cet avion, <a href="http://www.cedrickalonji.com/voyage-en-afrique-de-l-est/" target="_blank">c’est le même que j’ai pris</a> pour faire le trajet Kinshasa – Kindu – Goma en juin 2008.</p>
<p>Souhaitons que le fait que le gouverneur ait été parmi les victimes/rescapés lui fera réaliser que la réhabilitation et la sécurisation de la piste de Goma ne peut plus attendre. La mise en place d’un service d’urgence (ambulances, véhicules anti-incendie et personnel compétent et régulièrement rémunéré) ne serait pas de refus. Il faudrait bien qu’un jour nous <del>arrêtions de nous faire torcher le cul</del> réapprenions à vivre sans la MONUC…</p>
<p><em>Dessin : Michaël Maloji</em></p>
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