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Kipushi : Divagation des animaux, un danger public en croissance

Publié le 18 nov 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Kipushi: Divagation des animaux, un danger public en croissance

Située au sud-ouest de la ville de Lubumbashi, Kipushi est une localité proche de la frontière avec la Zambie. L’élevage est parmi les principales activités de la population qui cherche à faire face a son quotidien. Les éleveurs qui n’ont pas assez de moyens pour l’encadrement de leur bétail, laissent les animaux en liberté dans toute la cité. Chèvres, poules, porcs et autres animaux se disputent ainsi les ruelles de la cité avec les passants.

« C’est l’unique activité qui garantit la survie quotidienne de toute ma famille. N’ayant pas de quoi les nourrir, je laisse mes chèvres libres dans la journée. Elles se débrouillent pour se nourrir et le soir ils reviennent dans la parcelle », confie Monsieur Mwanza, dit Postolo, propriétaire d’une vingtaine de chèvres au quartier OUA.

Cette situation s’accentue au niveau de la frontière avec la Zambie où les animaux en divagation traversent la frontière pour aller brouter du côté zambien. Les agents de santé qui œuvrent dans ce secteur, parlent d’un danger qui n’est pas à négliger pour la santé des habitants. Les bêtes peuvent en effet contracter des maladies de l’autre côté et contaminer ensuite les humains.

« Etant en contact permanent avec l’homme, ces animaux qui trainent n’importe où sont trop dangereux et peuvent être à la base de graves maladies comme la rage, la gale et bien d’autres », alerte le Docteur John Kadima, inspecteur sanitaire à Kipushi. Outre les maladies, les animaux en divagation sont également à la base de plusieurs accidents de circulation.

La solution face à cette situation passe par un meilleur encadrement des petits éleveurs mais c’est visiblement plus simple à dire qu’à réaliser comme dans bien domaines qui boîtent en république démocratique du Congo.

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Kipushi: Les femmes en lutte contre la misère

Publié le 15 mar 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Une femme concasseuse dans une carrière de Kipushi

Ville frontalière située à 30 Km de Lubumbashi, Kipushi vivait, jadis, grâce aux activités de la Générale des Carrières et des Mines (Gecamines). Depuis la chute de cette dernière, la ville de Kipushi n’est à ce jour que l’ombre d’elle-même. Cette situation a contraint à la débrouillardise un peu plus de 3/4 de la population.

Pour survivre, certains, les hommes en majorité, font chaque jour 30 Km pour rejoindre la ville de Lubumbashi et essayer de trouver des petits « Jobs » (petits contrats de travail journaliers). Les autres; femmes et enfants, qui restent, se livrent au concassage manuel des graviers de la carrière du puits 5 au quartier Lumumba.

Avec leurs marteaux, pioches, bèches et brouettes, ces femmes et leurs enfants envahissent tous les matins la carrière, y travaillant sous un soleil de plomb. « Dans le devoir de faire vivre ma famille, j’accepte de passer pour concasseur », me confie Maman Claudine, une veuve de 46 ans que j’ai trouvé dans la carrière. Elle déplore le désintéressement, l’indifférence, et surtout le manque d’une politique d’encadrement pour les femmes de Kipushi de la part du gouvernement provincial. « Voila maintenant, mes biceps sont semblables à ceux d’un catcheur de la WWE, suite au soulèvement régulier et quotidien de mon marteau et pioche », rajoute-t-elle.

Mr Bonny, président des creuseurs de la carrière, dénonce pour sa part les tracasseries perpétrés les agents des services de l’Etat comme; la division des mines et la police des mines. « Les taxes imposées avant l’évacuation des produits de la carrière pour la vente, découragent nos clients et donnent ainsi un autre coup fatal à la population de Kipushi. »

Alors que la misère a même déformé la morphologie des femmes de Kipushi, faut-il maintenir les taxes jugées colossales ou laisser la population bénéficier librement des ressources naturelles? Et puis, je me demande à quoi servent ces taxes alors qu’on sait bien que la population ne reçoit rien en retour.

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