
Voilà plus d’un mois que les professeurs de l’Université de Kinshasa sont entrés en grève. Un mouvement de protestation qui se radicalise, les enseignants jugeant que leurs revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement. Pour en savoir plus sur cette grève, nous nous sommes entretenus avec le professeur Anthoine Kitombole, président de l’Association des professeurs de l’université de Kinshasa (APUKIN).
Professeur dites-nous pourquoi vous avez déclenché la grève ?
Nous revendiquons deux points : d’abord un statut particulier aux professeurs en suite un barème salarial qui avait été d’abord adopté à l’assemblée en première lecture, puis rejeté en deuxième lecture. Nous pensons que ce barème même rejeté par le parlement, le gouvernement peut nous l’appliquer.
Qu’entendez vous par un statut particulier ?
Un statut particulier c’est-à-dire traiter un professeur suivant son rang. Donc nous situer dans la société c’est à dire qu’il y ait de la considération pour les formateur des formateurs, parce que les professeurs forment les hauts cadre de la république et nous pensons qu’ils méritent une position social du à leur rang.
Et le nouveau barème que vous réclamez, c’est quoi ? A combien vous voulez être traité ?
C’est un barème que nous réclamons depuis des années. C’est depuis 2004 que nous a promis qu’en 2006, le professeur ordinaire aura 2100 dollars, et jusqu’à ce jour, 2100 dollars nous ne les avons jamais eu. Mais cette fois ils ont été adoptés, mais en deuxième lecture ça était rejeté. Nous pensons qu’il est grand temps que le professeur ordinaire ait quand même ces 2000 dollars. Ce n’est pas trop demander à la république. Cela va améliorer les conditions de travail et de vie des professeurs.
Mais comment faites vous aujourd’hui pour survivre ?
Nous donnons des coups de mains par ci par là, dans d’autres institutions. Nous sommes presque dispersés et nous perdons de l’efficacité en essayant de donner cours à gauche à droite. Nous voulons que le professeur se consacre aux vrais problèmes du pays plutôt que de s’éparpiller.
Est-ce que vous pensez qu’il y a assez d’argent pour répondre à votre demande ?
Oui, la première chose c’est que le budget a été préparé par les experts du ministère du budget. Le même budget déposé au parlement, les parlementaires ont trouvé des recettes additionnelles. C’est montré aux experts que vous n’avez assez travaillé et si vous travaillez encore un peu vous aurez plus que ce nous avons trouvé. Les parlementaires ont prouvé à suffisance qu’il y a de l’argent pour payer tout le monde.
En initiant cette grève, vous pensez que la situation sera décantée ?
Nous espérons que notre action va réactiver les choses. Les choses sont entrain peut être de se dérouler à une vitesse plus lente, et nous pensons qu’avec ce que nous faisons, on pourra trouver une solution rapide.