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Lubumbashi: Latrines publiques made in Espagne

Publié le 19 mar 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Latrines publiques made in Espagne à Lubumbashi

Ça fait des années que les toilettes publiques n’existent plus dans la ville de Lubumbashi. Sur des places publiques, quelques rares particuliers ont érigé des WC de fortune et font payer les usagers qui seraient pris d’une envie pressante. Hors de question d’utiliser les toilettes des bureaux officiels des services étatiques et des entreprises publiques qui ne font pas trop envie, étant donné qu’elles ne respectent aucune règle d’hygiène.

Face à cette situation, ce sont les plantes et les murs qui en prennent un coup. Voir un passant se cacher derrière un arbre ou à l’ombre d’un bâtiment, dans un endroit pas très fréquenté pour uriner n’est pas étonnant, dans la ville souvent citée comme la plus propre du Congo.

La coopération espagnole érige depuis quelques temps des urinoirs publics dans diverses communes de Lubumbashi, à côté des sièges communaux. Sur les murs de ces latrines, je pouvais facilement interpréter le message que donnent les images et dessins, comme celui de ne pas utiliser l’arbre ou les endroits peu fréquentés pour se soulager.

Je ne peux que me réjouir de voir des latrines publiques implantées dans ma ville mais une chose est sûre, il faudra du temps avant que les Boyomais, habitués à la facilité qu’offrent les arbres puissent changer leurs habitudes et utiliser les nouveaux urinoirs.

Je suis bien tenté de fustiger le fait qu’il faille attendre que l’Espagne vienne construire des toilettes chez nous mais je m’inquiète beaucoup plus pour l’entretien de cette nouvelle acquisition. J’espère que cette réalisation ne finira pas comme bon nombre d’initiatives annoncées en grande pompe et qui disparaissent peu de temps après faute d’entretien. Il faut alors attendre que d’autres bienfaiteurs étrangers viennent pour restaurer ou reconstruire.

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Kinshasa : Des immondices pour combler les ravins

Publié le 12 mar 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Décharge publique à l'entrée de l'université pédagogique national

« De deux maux choisir le moindre ». Cette sentence de Socrate trouve tout son sens à Kinshasa. Déjà, mes compatriotes n’éprouvent aucune gêne à créer des décharges publiques à l’entrée de leurs maisons ou avenues. Il semble en effet plus facile pour les Kinois d’enjamber ces immondices plutôt que de réfléchir au moyen de s’en débarrasser.

Aujourd’hui, cette pratique devenue monnaie courante à travers les quartiers de la ville, et même dans les universités, ces milieux dits intellectuels, est défendue et justifiée. L’excuse, c’est qu’il est question de combattre les érosions. C’est ainsi qu’on se retrouve marchant sur des tapis d’immondices dans plusieurs coins de la capitale congolaise.

Un exemple : l’entrée de l’université pédagogique nationale. Pour freiner le début d’un glissement de terrain du à l’eau de pluie, les étudiants ont transformé cet endroit en une énorme poubelle. Et comme les immondices ne se séparent jamais de leurs odeurs, il faut pratiquement retenir sa respiration pour passer par là. Et tous les jours, à toute heure, étudiants et professeurs entrent et sortent de l’université en passant par leur poubelle bien aimée.

C’est quand donc que les étudiants se mettront à appliquer ce qu’ils apprennent en cours ? Au lieu de chercher des solutions efficaces pour chasser un mal, on se contente de déshabiller Paul pour habiller Pierre. Une solution qui se révèlera au bout, n’être qu’un autre problème. Et face à ce genre de situation, l’excuse bien aimée des Kinois reste : « l’état doit trouver une solution ». A en croire qu’ils ne se sont pas encore rendus compte que ceux qui sont censés représenter l’état ne font pas de la salubrité une priorité.

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