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Le rond-point Mandela a déménagé !

Publié le 9 avr 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Le monument de la paix du rond-point mandela à Kinshasa

Le très célèbre rond-point Nelson Mandela, le monument de la paix qui se dressait fièrement au croisement du boulevard du 30 juin et de l’avenue de la libération (ex. 24 novembre) n’est plus. Un grand vide pour les habitués de ce coin de la capitale.

La disparition de ce monument tombe comme une annonce nécrologique. C’est le sentiment d’avoir perdu quelqu’un, pour ne pas dire quelque chose de précieux qui m’a assailli lorsque j’ai vu ce repère de toujours, volatilisé. A sa place, rien. Sinon une route plate et dure. Une vraie piste d’atterrissage. Nostalgie ? Sans doute.

Ce monument n’est pas le premier bien sûr. Celui dédié à la femme, érigé au rond point Socimat a subi le même sort. Les responsables ? Les Chinois bien sûr, metteurs en scène des fameux 5 chantiers.

Mais on ne leur en veut pas tellement. Surtout depuis qu’on a remarqué la qualité du travail abattu jusque là. Le seul hic, c’est plutôt du côté quantité. Leur rythme de travail est jugé trop lent. Quand arriveront-ils dans les quartiers résidentiels, se demande-t-on. Et surtout, personne ne connaît le plan selon lequel ils travaillent. C’est comme ça quand on travaille sous le « haut patronage du chef de l’Etat » en RDC. On n’a de comptes à rendre à personne !

La grande colombe de la paix repose désormais sur l’avenue de la justice, au bord de la route, ailes déployées, transportant la terre dans des lauriers. Est-ce temporaire, définitif ? Voyons voir.

Photo : Dany Masson 

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Kinshasa : En attendant les Chinois, les jeunes se transforment en « ingénieurs maisons »

Publié le 24 fév 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Jeunes gens réparant une ligne électrique à Kinshasa

Scène normale et même banale près de chez moi. Sous un soleil de plomb, un groupe de jeunes gens s’activent autour de la cabine électrique du quartier. Pelles et sac de sables en mains, ils tentent d’aplanir le terrain, afin de permettre le passage des véhicules. Pourtant, à ce niveau, plusieurs câbles électriques sortent dangereusement de terre.

Ruphin, un jeune du quartier, et ses amis travaillent à enterrer ces câbles. Ils poseront ensuite des sacs remplis de sable dessus pour permettre aux véhiculer de passer. L’entreprise peut se révéler dangereuse. Heureusement, affirme Ruphin, ils ont demandé à la SNEL (Société nationale d’électricité) d’interrompre momentanément la distribution d’électricité pendant qu’ils travaillent. Un agent de la société d’électricité est d’ailleurs présent sur les lieux, en observateur !

Les jeunes comptent aussi en profiter pour rafistoler un câble électrique usé. Ces jeunes s’y connaissent-ils seulement en électricité ? « Oui », rassure Ruphin. « Certains d’entre nous sont de l’ISTA (Institut Supérieur des Techniques Appliqués), d’autres ont appris sur le tas ». Selon une jeune femme qui passe par là, les Chinois sont venus prospecter sur cette avenue il y a plusieurs mois. « Ils sont repartis. Et depuis, plus rien. Heureusement que les jeunes sont aussi débrouillards », se réjouit-elle.

Sans trop poser de questions, je les laisse alors à leur travail, un peu déçue de devoir manquer d’électricité chez moi mais me disant en même temps que c’est pour la bonne cause. L’avenue réhabilitée, les véhicules pourront se rendre plus facilement dans mon quartier.

Plus tard dans la soirée, alors que les travaux étaient achevés et l’électricité rétablie, Ruphin a fait du Porte-à-porte pour vérifier qu’il n’y avait aucun problème d’électricité.

Ainsi va la vie au Congo, où cohabitent politiciens très peu soucieux du bien être du peuple et population n’attendant plus rien de ses dirigeants mais se débrouillant toute seule pour résoudre ses problèmes.

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Kinshasa : baignades gratuites pour tous les habitants

Publié le 28 jan 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Piscines publiques à Kinshasa

Des piscines gratuites et à ciel ouvert, on en trouve pratiquement dans tous les coins de la ville de Kinshasa. Les habitants des quartiers bordant la route Kinshasa – Matadi sont particulièrement gâtés !

Dame la pluie, constructrice et conservatrice de ces piscines ne se soucie pas trop des embouteillages et des problèmes de transport qu’occasionnent ces flaques d’eau gigantesques en pleine capitale.

Traverser ces mares est assez périlleux pour ceux qui ne savent pas nager. Les riverains qui doivent les franchir tous les jours pour se rendre ou revenir de leurs lieux de travail se voient offrir les services des débrouillards du coin. Pour la modique somme de 100 francs congolais, ces derniers prêtent leurs dos et épargnent leurs clients de la noyade. Le problème c’est qu’ils ne veillent pas trop à l’hygiène. Ils semblent ignorer que tous leurs bénéfices risquent de passer en soins médicaux, l’eau de ces piscines n’étant pas très propre.

Quant à eux, les conducteurs de taxi évitent les routes parsemées de piscines, ce qui fait que le transport en commun est un véritable casse-tête chinois dans la capitale congolaise. Les plus téméraires qui s’y risquent avec leurs voitures sont souvent obligés de les abandonner pour se sauver à la nage.

Nos dirigeants dans tout ça ? Ils ont des bouées de sauvetage très efficaces : leurs beaux 4×4 payés gracieusement par les fonds publics. Ils attendent sûrement que les piscines se transforment en fleuves pour réagir.

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