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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; handicap</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Kisangani : mendicité, pauvreté et précarité, quotidien d&#8217;une femme handicapée&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 27 Jan 2009 07:00:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais, Leki ya Kisangani</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
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Maman Mariam Mapoyi habite dans la commune de Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo à Kisangani. La quarantaine révolue, handicapée, elle a trois enfants à sa charge. Elle a perdu son mari en 1996, alors que l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila menait une guerre pour renverser le régime Mobutu.
« Je fais tout ce que je peux pour assurer le minimum pour mes enfants mais ce n’est pas évident », me dit-t-elle. « Je me lève tous les matins vers 6 heures et je prends la pirogue pour traverser de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Avec sa famille, Maman Mariam, handicapée vivant à Kisangani" src="http://farm4.static.flickr.com/3351/3225156267_6dab5d9691_o.jpg" alt="Avec sa famille, Maman Mariam, handicapée vivant à Kisangani" /></p>
<p>Maman Mariam Mapoyi habite dans la commune de Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo à Kisangani. La quarantaine révolue, handicapée, elle a trois enfants à sa charge. Elle a perdu son mari en 1996, alors que l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila menait une guerre pour renverser le régime Mobutu.</p>
<p>« <em>Je fais tout ce que je peux pour assurer le minimum pour mes enfants mais ce n’est pas évident</em> », me dit-t-elle. « <em>Je me lève tous les matins vers 6 heures et je prends la pirogue pour traverser de ce côté (rive droite du fleuve) pour mendier auprès de commerçants, hommes d’affaires ou autres autorités politiques. Mes enfants m’accompagnent parce qu’ils doivent pousser mon vélo et manger avec moi ce qu’on me donne</em> », ajoute-t-elle.</p>
<p>Ce que cette dame ne dit pas, c’est qu’aucun de ses trois enfants ne va à l’école. Ils ne savent ni lire ni écrire. Elle a bien conscience du fait qu’un avenir sombre les attend mais elle sait aussi qu’elle n’a aucune marge de manœuvre dans ce pays où les parents doivent payer les études de leurs enfants, l’état ayant démissionné de cette charge depuis des décennies. Et pourtant, les textes de la Constitution de notre chère république stipulent que l’école primaire est gratuite et obligatoire.</p>
<p>Loin de baisser les bras, Maman Mariam essaie de se sortir d’affaire comme les congolais savent si bien le faire. Admise dans un centre de rééducation et d’auto prise en charge des invalides à Kisangani, elle apprend la couture et espère : « Après ma formation, si je parviens à me procurer une bonne machine à coudre, je serais autonome. Je pourrais alors élever mes enfants dans la dignité et leur payer l’école. En attendant, je continue avec la mendicité. »</p>
<p>Si déjà la vie est dure pour les personnes valides, pas besoin de s’interroger longtemps sur le sort de ceux qui vivent avec un handicap. Et bien sûr, on ne peut rien demander à l’état, absent, démissionnaire et irresponsable.</p>
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