Enregistrement à l’état-civil, devoir des parents, mais pour quels droits des enfants ?
Publié le 28 fév 2010 dans Kisangani par Boyomais

Des campagnes d’enregistrement des enfants au registre de l’état-civil se multiplient au Congo et la ville de Kisangani n’a pas échappé à la règle. Devant les édifices administratifs, des affiches appellent les parents à protéger leurs enfants en les faisant enregistrer gratuitement dans les 90 jours qui suivent leur naissance.
Le comble, c’est que malgré toutes ces sensibilisations, de nombreux parents demeurent réticents et ne comprennent pas de quelle protection. Pour Monsieur Sulombo Kabwana estime que ce devoir ne sert à rien : « Si je n’enregistre pas mon enfant, qu’est-ce que ce dernier perd ? Tous mes quatre enfants n’ont pas été enregistrés à leur naissance et je ne vois pas les droits qu’ils ont en moins par rapport aux enfants enregistrés à leur naissance », soutient-il.
Cette réaction un peu dépourvue de sens sous d’autres cieux, trouve toute sa place en République Démocratique du Congo. En effet, tout le monde le sait bien : au Congo, enregistrer à la naissance ou pas, tous les enfants ont les mêmes droits et surtout les mêmes devoirs, du moins leurs parents. A titre illustratif, ces derniers sont donc obligés, tous et sans distinction, à payer la prime aux enseignants pour la scolarité de leurs enfants.
Où est passée la gratuité de l’éducation au niveau primaire ? Est-elle réservée aux enfants enregistrés ? Même pas. Elle reste plutôt soigneusement rangée dans les articles de la Constitution de la République.


