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Payer le minerval en banque : les étudiants à l’abri de l’escroquerie

Publié le 25 mai 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Une agence bancaire à L'université de Lubumbashi

Nouveauté à l’université de Lubumbashi, le minerval et les autres frais académiques doivent désormais être payés à la banque sur les comptes de l’université. Les étudiants peuvent espérer ne plus se faire rouler.

Ce nouveau système atténue les disputes dans les bureaux des différentes facultés entre étudiants et responsables académiques. Le versement des frais à la banque et la délivrance par cette dernière de preuves de paiement permet de résorber les problèmes de détournement ou de disparition de preuves de paiement de certains étudiants.

Moins de risque donc pour les étudiants de se retrouver exclus des salles de cours et d’examens, victimes d’un système de perception parallèle.

Cette nouvelle façon de faire vient bousculer les habitudes des Lushois, pas très à l’aise avec les transactions bancaires. Le paiement à la banque permet également aux parents et aux étudiants de s’acquitter des frais académiques en plusieurs tranches. Au moment des contrôles, certains apportent plusieurs bordereaux correspondant aux différentes tranches payées.

Etudiants et parents ont l’air d’apprécier cette nouveauté qui jugule quelque peu un mal décrié depuis des années. Cette tendance devrait s’étendre à d’autres domaines, afin de mieux contrôler les mouvements d’argent et en finir avec des pratiques comme « l’oreiller coffre-fort ».

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Le paradoxe des maquis

Publié le 26 avr 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Des élèves à Lubumbashi

Tous les ans pendant 3 mois (de fin-mars à fin juin), les élèves en dernière année du secondaire de plusieurs écoles de Lubumbashi se réunissent dans le but de réviser leurs leçons, en prévision des épreuves des examens d’État. « Nous cachons le lieu de maquis pour ne pas être dérrangés par des visites intempestives », raconte Daniel KALALA, élève finaliste, option Math-Physique.

Plus qu’une nécessité pour préparer les épreuves des examens d’État, le maquis est une sorte de rite, un apprentissage de la vie, en dehors du cocon familial. C’est le moment d’apprendre à s’organiser seul pour la cuisine, le puisage de l’eau, la lessive… C’est aussi le moment propice aux premières expériences amoureuses et sexuelles, loin des regards des parents.

La pratique essuie de plus en plus de critiques  de la part des autorités scolaires et des parents qui estiment que les résultats obtenus à l’issue de ce retrait ne sont pas toujours ceux escomptés. La dimension financière entre également en compte. Si les maquisards se débrouillent pour cuisiner et pour exécuter les autres tâches ménagères, le financement du séjour dans le maquis coûte cher aux parents qui se plaignent parfois d’escroquerie de la part de leurs propres enfants : « Ils ne tiennent pas compte de nos moyens. Nous nous sacrifions pour payer tous les frais, mais ils gonflent toujours les chiffres et ne tiennent pas compte des revenus modestes de la famille », se plaint Monsieur MBAYO ILUNGA, père de deux élèves finalistes.

Dans bon nombre de cas, les maquisards regagnent le toit familial avec tout autre chose qu’un diplôme. Le premier contact avec la liberté se solde de temps en temps par des grossesses et d’autres expériences sans aucun rapport avec l’objectif premier des maquis qui reste la préparation des examens d’État dans la sérénité.

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Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir

Publié le 31 mar 2010 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Etudiants le jour, conducteurs de taxis-moto le soir

Pour faire face à tous les frais académiques, certains étudiants de l’Université de Lubumbashi font le taxi-moto en dehors des heures de cours. Cette activité affranchit les pauvres étudiants qui sont souvent contraints de payer des frais d’études largement au dessus de leurs revenus.

Conduisant une vieille moto, Nono Elamenji s’arrête au moindre signal du client, le salue et lui prie de prendre place derrière lui. Avant de démarrer, le taximan demande courtoisement, avec un français impeccable, la destination de son client. Celui-ci comprend qu’il s’agit d’un étudiant. « Êtes-vous étudiant ou déjà diplômé universitaire ? », lui demande-t-il. « Je suis encore étudiant. Je passe chaque soir récupérer le casque chez mon oncle, je m’achète quelques litres de carburant, je vérifie les pièces de ma moto, puis je me lance sur la route », révèle Nono, qui parle aussi de la canalisation de ses recette journalières. «… ces petites collectes m’aident à payer les syllabus, transport e et autres »

Sur la voie publique, ils se distinguent effectivement par leur respect du code de la route, mais également par leur courtoisie.

A choisir entre la moto et les études, je pencherais bien-sûr pour les études, la réponse est souvent la même pour tous les jeunes débrouillards « mais bien-sûr que je choisirais mes études. » Pour quels débouchés ? On verra plus tard… Ce qui compte, c’est pouvoir manger et payer les frais académiques. Le futur, on verra bien où il nous mène.

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Le triste sort des étudiants logés au Complexe Elungu

Publié le 31 mar 2010 dans Kisangani par Boyomais

Les images valent mieux que de longs exposés. Je vous propose un petit album photo du Complexe Elungu-Bâtiment : Situé juste à côté du Batam (bâtiment administratif de l’Université de Kisangani).

1. Le home pour étudiants dénommé "Complexe Elungu" présente un visage de désolation : bâtiment dans un état de délabrement avancé, l'insalubrité, ...

2. Complexe Elungu-Chambre : Inialement prévue pour loger trois pensionnaires, une chambre héberge aujourd'hui jusqu'à six étudiants. Conséquence : la promuiscuité, facteur favorable à la propagation rapide des épidémies ! Les appartements ambigus : juste la place nécessaire pour installer son lit.

3. Complexe Elungu-Cuisine : Ce réseau monté localement se retrouve dans presque toutes les chambres de ce home. Relié vaille que vaille à l'électricité, il aide les étudiants à préparer vite leurs repas, lorsqu'il n'y a pas délestage.

4. Complexe Elungu-Installations électriques : C'est ici la boîte centrale à partir de laquelle le courant électrique est distribué dans les chambres. L'état dans lequel il se trouve est alarmant. Mais, ici comme ailleurs au Congo, on attend gentiment les conséquences pour penser à arranger les choses.

5. Complexe Elungu Toillettes : Les toilettes de ce home ne sont pas épargnées par ce délabrement. Les étudiants logés au Complexe Elungu sont obligés de prendre bain dans une insalubrité indescriptible. Le service du patrimoine de l'Unikis est pointé du doigt accusateur.

6. Complexe Elungu-Petit commerce : Pour pouvoir couvrir les deux bouts du mois ainsi que les frais académiques et connexes, certains étudiants tiennent de petits commerces au home. Ici et là, l'on vend des produits de première nécessité, des habits, ...

Complexe Elungu-Plantation

7. Complexe Elungu-Plantation : Certains étudiants cultivent de petits champs de manioc à la fois pour l'autoconsommation et la vente.

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Casse-tête kinois ou le calvaire des étudiants de la capitale congolaise

Publié le 25 mar 2010 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Le casse-tête kinois des étudiants de la capitale congolaise

Il est 4heures 30 minutes. Le réveil sonne. Malgré elle, elle quitte son lit. Carline Tshilanda a 24 ans. Elle est étudiante en première année de doctorat en médecine à l’université de Kinshasa.

  • Cette demoiselle est obligée de se lever aussi tôt pour plusieurs raisons :
  • Elle habite Binza ozone, un quartier à x km de l’université
  • Elle n’a pas pu obtenir une chambre au home cette année (bien qu’elle soit un ayant droit)
  • Trouvez un taxi pour le campus âpres 6h du matin est un parcourt de combattant
  • En tant que femme, elle doit aussi avoir un peu de temps pour se faire belle…

Mira : alors carline, une fois prête pour le campus, dit nous comment ca se passe

Carline : tu sais Mira, souvent je n’aime pas parler de mes journées

M : Pourquoi ?

C : Elles sont tellement lourdes que j’aimerais les oublier

M : raconte-nous quand même…

C : Je vais quand même te résumer mon calvaire : 5heures 40…6 heures je prends mon bus. 2 heures plus tard je suis sur le campus. Je ne suis pas la première arrivée. Des centaines de camarades sont déjà dans l’auditoire. Les places assises font objets de bagarres dans l’auditoire. Nous sommes à 2000 pour un auditoire construit à l’origine pour accueillir 500 personnes. Imaginez…

Ce parcours du combattant,  c’est celui e tous les étudiants de la capitale. J’ai proposé à carline de l’accompagner prochainement dans son auditoire pour que vous et moi puissions palper du doigt la réalité. Il faudra juste attendre la fin de la grève… Affaire à suivre.

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Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Publié le 25 mar 2010 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Un mètre 70, teint plus ou moins clair, silhouette fine, toujours avec son mouchoir de tête, Mireille Makila est enseignante au Complexe scolaire Sabwene, une petite école privée de la périphérie de Kinshasa.

Mariée et mère de deux enfants, cette jeune femme de 30 ans aime son métier, bien qu’elle s’y retrouve par la force des choses. « Je n’avais jamais pensé devenir un jour enseignante. Je voulais plutôt être infirmière », révèle-t-elle. « C’est un peu faute de mieux que je me suis retrouvé dans l’enseignement. »

Diplômée d’Etat en Pédagogie générale du Lycée  Ntolu Tondo dans le Bandundu, en 2003, Mireille a alors gagné Kinshasa avec son mari pour chercher de l’emploi. « Quand je suis arrivée ici, j’ai déposé une demande dans cette école et on m’a recruté. Cela fait 3 ans que j’enseigne en 3è année primaire. »

Congolaise, enseignante et amoureuse de son travail…

Mme Makila encadre 40 élèves, filles et garçons. Des enfants issus de familles modestes qui habitent le quartier. Son salaire ? Environ 50 dollars américains. Une somme insignifiante pour une mère de famille. Comment fait-elle pour joindre les deux bouts ? « Nous faisons le ristourne avec les collègues. C’est comme ça que nous parvenons à nous en sortir », répond-elle.

Pensez-vous arrêter d’enseigner et redevenir infirmière ? « Non, c’est déjà passé. Je me sens bien en étant enseignante. »

Comme cette dame, ils sont nombreux, sous-payés, très peu considérés dans la société, mais autant volontaires pour assurer la formation de la jeunesse congolaise.

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Les professeurs de l’université de Kinshasa en grève depuis plus d’un mois

Publié le 24 mar 2010 dans Kinshasa par Mwana Kin, leki ya Kinshasa

Les professeurs de l'université de Kinshasa en grève depuis plus d'un mois

Voilà plus d’un mois que les professeurs de l’Université de Kinshasa sont entrés en grève. Un mouvement de protestation qui se radicalise, les enseignants jugeant que leurs revendications ne sont pas prises en compte par le gouvernement. Pour en savoir plus sur cette grève, nous nous sommes entretenus avec le professeur Anthoine Kitombole, président de l’Association des professeurs de l’université de Kinshasa (APUKIN).

Professeur dites-nous pourquoi vous avez déclenché la grève ?

Nous revendiquons deux points : d’abord un statut particulier aux professeurs en suite un barème salarial qui avait été d’abord adopté à l’assemblée en première lecture, puis rejeté en deuxième lecture. Nous pensons que ce barème même rejeté par le parlement, le gouvernement peut nous l’appliquer.

Qu’entendez vous par un statut particulier ?

Un statut particulier c’est-à-dire traiter un professeur suivant son rang. Donc  nous situer dans la société c’est à dire qu’il y ait  de la considération pour les formateur des formateurs, parce que les professeurs forment les hauts cadre de la république et nous pensons qu’ils méritent une position social du à leur  rang.

Et le nouveau barème que vous réclamez, c’est quoi ? A combien vous voulez être traité ?

C’est un barème que nous réclamons depuis des années. C’est depuis 2004 que nous a promis qu’en 2006, le professeur ordinaire aura 2100 dollars, et jusqu’à ce jour, 2100 dollars nous ne les avons jamais eu. Mais cette fois ils ont été adoptés, mais en deuxième lecture ça était rejeté. Nous pensons qu’il est grand temps que le professeur ordinaire ait quand même ces 2000 dollars. Ce n’est pas trop demander à la république. Cela va améliorer les conditions de travail et de vie des professeurs.

Mais comment faites vous aujourd’hui pour survivre ?

Nous donnons des coups de mains par ci par là, dans d’autres institutions. Nous sommes presque dispersés et nous perdons de l’efficacité en essayant de donner cours à gauche à droite. Nous voulons que le professeur se consacre aux vrais problèmes du pays plutôt que de s’éparpiller.

Est-ce que vous pensez qu’il y a assez d’argent pour répondre à votre demande ?

Oui, la première chose c’est que le budget a été préparé par les experts du ministère du budget. Le même budget déposé au parlement, les parlementaires ont trouvé des recettes additionnelles. C’est montré aux experts que vous n’avez assez travaillé et si vous travaillez encore un peu vous aurez plus que ce nous avons trouvé.  Les parlementaires ont prouvé à suffisance qu’il y a de l’argent pour payer tout le monde.

En initiant cette grève, vous pensez que la situation sera décantée ?

Nous espérons que notre action va réactiver les choses. Les choses sont entrain peut être de se dérouler à une vitesse  plus lente, et nous pensons qu’avec ce que nous faisons, on pourra trouver une solution rapide.

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La « bleusaille », un calvaire pour les nouveaux venus à l’université

Publié le 24 mar 2010 dans Kisangani par Boyomais

La bleusaille, un calvaire pour les nouveaux venus à l'université

Officiellement, la pratique est interdite. Pourtant, chaque année, elle monte en puissance. Depuis le 15 février dernier, date de la reprise de l’année académique à l’université de Kisangani, les « boulets », entendez les nouveaux admis à l’université, sont maltraités, voire torturés, par les « poils », entendez les anciens.

Aujourd’hui, Julie et ses camarades sont venus tôt le matin aux cours, escortées par un poil pour assurer leur protection, seul moyen d’espérer un accès en douceur dans l’auditoire. « Hier, je suis venue seule et j’ai été interceptée par trois poils, juste à l’entrée de l’université. Ils m’ont exigé de rouler dans la boue, puis ils m’ont tabassée. Coup de pied sur mes derrières, gifles et insultes étaient mon lot », m’explique Julie, nouvelle à l’université de Kisangani.

Elle n’est pas la seule à subir ces actes de torture. Chaque jour, depuis le début des cours, presque tous les nouveaux passent par là. Carine, inscrite en première année de la faculté de droit, témoigne : « Moi, je viens de subir une intervention chirurgicale mais cela importe peu aux yeux de nos tortionnaires. L’autrefois, j’ai dû exhiber mon ventre à des garçons pour prouver mon état mais cela n’a pas suffi. Ils m’ont frappé avant de me demander de courir sans regarder derrière. »

S’il est possible aux garçons « boulets » de se dissimiler parmi les « poils », il est très difficile aux « boulettes » d’échapper à la sentence. « Ce sont nos cheveux qui nous trahissent. On exige de les couper avant de monter à l’université. Ce faisant, l’on permet aux poils de nous identifier de loin et de nous malmener. Conséquence : aucune protection ne pourra être efficace», estime Carine.

Que font les autorités académiques pour décourager cette sauvagerie ? « Nous avons mis en place, dans chaque faculté, de brigades d’étudiants dont la mission essentielle est non seulement de protéger les nouveaux mais aussi de mettre la main sur ceux qui s’arrogent le pouvoir de bleuir », répond un membre décanal de la faculté des sciences sociales, administratives et politiques.

Kisangani n’est pas la seule ville dans laquelle on observe la montée en force de la bleusaille. A Kinshasa, certains « poils » se sont permis de violer des filles. Terrorisées les jeunes étudiantes kinoises ont trouvé une solution : accorder des faveurs sexuelles aux poils, afin d’être protégées.

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Enregistrement à l’état-civil, devoir des parents, mais pour quels droits des enfants ?

Publié le 28 fév 2010 dans Kisangani par Boyomais

Enregistrement à l’état-civil, devoir des parents, mais pour quels droits des enfants ?

Des campagnes d’enregistrement des enfants au registre de l’état-civil se multiplient au Congo et la ville de Kisangani n’a pas échappé à la règle. Devant les édifices administratifs, des affiches appellent les parents à protéger leurs enfants en les faisant enregistrer gratuitement dans les 90 jours qui suivent leur naissance.

Le comble, c’est que malgré toutes ces sensibilisations, de nombreux parents demeurent réticents et ne comprennent pas de quelle protection. Pour  Monsieur Sulombo Kabwana estime que ce devoir ne sert à rien : « Si je n’enregistre pas mon enfant, qu’est-ce que ce dernier perd ? Tous mes quatre enfants n’ont pas été enregistrés à leur naissance et je ne vois pas les droits qu’ils ont en moins par rapport aux enfants enregistrés à leur naissance », soutient-il.

Cette réaction un peu dépourvue de sens sous d’autres cieux, trouve toute sa place en République Démocratique du Congo. En effet, tout le monde le sait bien : au Congo, enregistrer à la naissance ou pas, tous les enfants ont les mêmes droits et surtout les mêmes devoirs, du moins leurs parents. A titre illustratif, ces derniers sont donc obligés, tous et sans distinction, à payer la prime aux enseignants pour la scolarité de leurs enfants.

Où est passée la gratuité de l’éducation au niveau primaire ? Est-elle réservée aux enfants enregistrés ? Même pas. Elle reste plutôt soigneusement rangée dans les articles de la Constitution de la République.

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Conflits autour du financement de l’exode

Publié le 5 jan 2010 dans Dessins par Cédric

Conflits autour du financement de l’exode

En ces temps de crise, l’ultime recours de la majorité des jeunes congolais optent pour l’exil. Il y a quelques jours, j’en discutais avec un ami qui a posé ses bagages en Afrique du sud, où il travaille comme gardien. « Au moins j’ai un salaire et une visibilité sur l’avenir », me disait-il.

Parmi les « bonnes nouvelles » que mon ami m’annonçait, il y avait la liste des amis qui ont réussi à « se tirer du pays » et qui se retrouvent dans les 4 coins du monde. « Nancy est à Washington, Julien est parti il y a quelques mois au Danemark et ici en Afrique du Sud, j’ai rencontré tout plein de mes anciens collègues de classe qui se cherchent… »

Cet exode qui est loin d’être à ses débuts est à la base d’un vrai problème de société. Tous les moyens sont bons pour financer le départ. Si certains parents bradent leurs lopins de terre pour payer une sortie du pays à leurs enfants, ceux qui refusent se font souvent surprendre.

Aucun congolais se sera surpris d’apprendre d’un gamin a dérobé les titres de propriété de la parcelle familiale qu’il va ensuite revendre à plusieurs clients. Et c’est aux parents de gérer ensuite les bagarres qui s’ensuivent…

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