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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Débruillards</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Débrouillards aux multiples « bureaux »</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 07:49:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Débruillards]]></category>
		<category><![CDATA[Province orientale]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3516/3725383656_cd6670b7bd_o.jpg" alt="Un vendeur ambulant de poisson à Kisangani" /></p>
<p>Il n’y a pas de sots métiers mais qu’il n’y a que de sottes gens. Zeus l’a compris et s’aligne au rang de ces nombreux congolais débrouillards qui débordent d’énergie et qui parviennent à survivre dans un environnement loin d’être facile. Etudiant à la Faculté de Droit de l’Université de Kisangani, il est aussi dans les affaires. Tous les jours, il sillonne les rues de la ville  et les bureaux des entreprises publiques et privées pour vendre du poisson.</p>
<p>« <em>Je vais chercher ma marchandise le matin à Kikongo ou aux Chutes Wagenia. Puis, accompagné de mon jeune frère qui m’aide à transporter notre bassin de poissons sur sa tête, je descends revendre mes poissons au centre-ville</em> », m’a-t-il confié. Contrairement aux autres vendeurs de poissons qui attendent des clients au marché, Zeus a choisi d’aller vers ses clients. A la fin de la journée, il se retrouve souvent avec un bénéfice d’environ 8 000 francs congolais (équivalent à 10 dollars américains).</p>
<p>Seulement voilà, son gain journalier ne lui permet plus de supporter trop de charges qui pèsent sur ses épaules. « <em>J’ai deux femmes et cinq enfants. Mais, la conjoncture actuelle me frappe de plein fouet. Je suis inscrit en deuxième graduat à la Faculté de Droit mais je ne suis plus en mesure de poursuivre mes études car les frais académiques coûtent cher.</em> »</p>
<p>L’histoire de ce jeune homme fait ressortir deux phénomènes de société en république démocratique du Congo : un système social dégringolant et bien sûr la polygamie. S&#8217;il est vrai que les conditions de vie sont de plus en plus difficiles, il est étonnant de voir que bon nombre de mes compatriotes n’hésitent pas à épouser plusieurs femmes et à faire plusieurs enfants, alors qu’ils n’ont pas les moyens de les entretenir. Ce jeune débrouillard ne s’en sortirait-il pas mieux s’il n’avait pas autant de bouches à nourrir ? Et on rejettera encore et toujours la faute à l&#8217;Etat&#8230;</p>
<p>À une autre échelle, certains responsables politiques se retrouvent dans la même situation. Personne ne peut nier qu&#8217;on reconnait souvent un homme fort « mobali ya solo » par le nombre de ses femmes et concubines. Avec un peloton de « bureaux » à prendre en charge et de nombreux bambins à nourrir et scolariser, comment s’étonner que les Bakonzi aillent puiser dans les caisses de l’état pour arrondir les fins de mois ?</p>
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