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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Débrouillards</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Une bijouterie made in Boyoma</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 23:56:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Bijouterie]]></category>
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		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[Province orientale]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai récemment fait une rencontre surprenante, alors que je cherchais une solution miracle pour la chaînette brisée de ma fiancée. Je me suis rendu chez celui que les Boyomais appellent « Maître ». Les outils de travail de ce bijoutier made in Kisangani  sont rudimentaires. Du bois de chauffage, des allumettes, une lampe à pétrole [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" src="http://farm3.static.flickr.com/2547/4113465604_b6080a4f3d_o.jpg" alt="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" /></p>
<p>J’ai récemment fait une rencontre surprenante, alors que je cherchais une solution miracle pour la chaînette brisée de ma fiancée. Je me suis rendu chez celui que les Boyomais appellent « Maître ».</p>
<p>Les outils de travail de ce bijoutier made in Kisangani  sont rudimentaires. Du bois de chauffage, des allumettes, une lampe à pétrole et quelques pinceaux suffisent. « <em>Tout ce que vous voyez me sert à transformer l’or et l’argent. Par exemple, pour votre cas, je vais mettre un peu de pétrole sur cette lampe, puis je vais faire fondre un peu d’étain et enfin coller la chaînette…</em>» Aussitôt dit, aussitôt fait. Le boulot fini, nous avons payé 1500 francs congolais (environs 2 dollars américains).</p>
<p>Avant de se dire au revoir, le « Maître » a tenu à préciser que c’est par faute de matériel qu’il ne fabrique pas des bijoux et qu’il se contente de les réparer. « <em>Il m’arrive d’en fabriquer de temps en temps avec des moyens du bor</em>d », m’a-t-il rassuré.</p>
<p><img title="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" src="http://farm3.static.flickr.com/2686/4112709381_996f21e4e2_o.jpg" alt="Une bijouterie made in Boyoma" /></p>
<p>Avec près de 10 000 francs par jour, ce congolais fait partie de ceux qui ne sont pas riches et pas pauvres non plus. Il connaît un métier qu’il pratique pour gagner sa vie. Ce Boyomais n’est pas spécialement différent des autres mais il respecté des siens pour son travail. Il n’attend pas de recevoir de l’’aide et encore moins que le Congo devienne un paradis pour travailler.</p>
<p>Dans un Congo en paix  et géré correctement, des artisans comme celui-ci peuvent être le moteur du développement. Mais dommage, il faut toujours qu’un pseudo défenseur des intérêts de la population, prêt à troquer quelques tonnes de minerais avec des armes vienne apporter la mort et la désolation. Pas besoin de faire un dessin des conséquences : le fabricant et vendeur d’armes débarque en pompier avec médicaments et aide humanitaire et fait tourner la machine à fabriquer des dépendants aux mains tendues.</p>
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		<title>Gagner sa vie avec un chariot, un défi relevé par Bonanga Florent</title>
		<link>http://congoblog.net/gagner-sa-vie-avec-un-chariot-un-defi-revleve-par-bonanga-florent/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Oct 2009 20:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Trasnports]]></category>

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		<description><![CDATA[Charretier, c’est le métier de Bonanga Florent depuis l’âge de 16 ans. Il en a 34 à ce jour. Petit calcul fait, il a 18 ans dans le métier. Même dans une ville où les taxis-vélo s’imposent encore et malgré la résurrection des taxis-bus, Bonanga Florent ne s’avoue pas vaincu. « Chaque moyen de transport [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3444/3993940672_2010a0a5f5_o.jpg" alt="Gagner sa vie avec un chariot, un défi revlevé par Bonanga Florent" /></p>
<p>Charretier, c’est le métier de Bonanga Florent depuis l’âge de 16 ans. Il en a 34 à ce jour. Petit calcul fait, il a 18 ans dans le métier. Même dans une ville où les taxis-vélo s’imposent encore et malgré la résurrection des taxis-bus, Bonanga Florent ne s’avoue pas vaincu.</p>
<p>« <em>Chaque moyen de transport garde sa spécificité et son utilité. Le toleka est là pour ceux qui veulent être amené jusqu’à la porte de leur résidence, ce que les taximen ordinaires ne font pas souvent et nous, les charretiers, nous sommes là pour transporter des marchandises qui, souvent, ne peuvent pas être bien transportés dans les autres moyens de transport</em> », m’explique-t-il.</p>
<p>Avec son expérience, rien ne peut l’arrêter. Même dans le boulevard où il y a grand trafic routier, il passe sans complexe avec ses cargaisons empilées dans son chariot. « <em>Il suffit d’avoir le tact et surtout un esprit éveillé pour faire ce métier dans la ville comme Kisangani. Sinon, on ne s’en sortira pas</em> » révèle-t-il.</p>
<p>Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que de sottes gens, dit-on. Je l’admets mais je pense aussi qu’après 18 ans dans un métier si dur, Bonanga Florent, avec un peu d’esprit d’épargne, aurait été à mesure de quitter le statut de charretier pour, ne serait-ce que, celui de taximan moto, ou même entreprendre une autre activité lucrative. « <em>Chacun a sa destinée. Moi, je suis fais pour être charretier et je gagne ma vie à la sueur de mon front grâce à ce métier. Je n’envie pas les autres transporteurs</em> », me rétorque-t-il.</p>
<p>Je ne peux qu’ôter mon chapeau devant la témérité et la perspicacité des congolais comme Bonanga Florent, qui, loin d’attendre que « Mboka ebonga », se battent au quotidien pour gagner honnêtement leur pain.</p>
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		<title>Le recyclage s&#8217;impose en mode de survie</title>
		<link>http://congoblog.net/le-recyclage-simpose-en-mode-de-survie/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 May 2009 06:56:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Offrir une seconde vie aux appareils électroniques, Charles Musambya s’y connait. Sa spécialité : la réparation des appareils photo et des caméras. Pour ce père de famille, il n’est pas question de recycler pour sauver la planète mais pour se sauver lui-même. Un bref passage à l&#8217;Institut Supérieur de Audio visuel à Bukavu (ISA) a [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un électronicien dans son atelier à Goma" src="http://farm4.static.flickr.com/3297/3563341628_cd7a80e2e4_o.jpg" alt="Un électronicien dans son atelier à Goma" /></p>
<p>Offrir une seconde vie aux appareils électroniques, Charles Musambya s’y connait. Sa spécialité : la réparation des appareils photo et des caméras. Pour ce père de famille, il n’est pas question de recycler pour sauver la planète mais pour se sauver lui-même.  Un bref passage à l&#8217;Institut Supérieur de Audio visuel à Bukavu (ISA) a suffi pour lui donner les bases nécessaires pour faire de l’électronique son gagne-pain.</p>
<p>« <em>Je n&#8217;ai pas été à l’université. Ce métier me passionne depuis mon plus jeune âge. Mon père était électronicien. Enfant, je passais des heures à le regarder travailler. C’est ainsi que j’ai appris et retenu l’essentiel qui me sert et qui me fait vivre à ce jour</em> », confie-t-il.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Le technicien&nbsp;&raquo;, comme ses clients l’appellent, a implanté sa petite entreprise dans le quartier Birere à Goma depuis l&#8217;année 2000. Un choix stratégique parce que son atelier donne sur une rue populeuse. « <em>Avant d’arriver à Goma, je travaillais à Bukavu. Ayant constaté que nous étions devenus très nombreux, j’ai choisi de bouger et chercher ailleurs. Heureusement que la ville de Goma n&#8217;avait aucun réparateur crédible. Je suis venu m’installer ici et je me suis imposé sans trop de difficultés.</em> »</p>
<p>Où trouves-t-il les pièces de rechange ? Dans les pays limitrophes, tels le Burundi, le Rwanda et même la Tanzanie.</p>
<p>Parmi la liste des difficultés rencontrées dans l’exercice de son métier, le technicien déplore le lot de taxes qu’il doit payer aux différents services de l’Etat. Mairie, Division de Culture et des Arts&#8230; Difficile de distinguer les vraies taxes et celles inventées par les agents qui récoltent les fonds. « <em>Tous les ans, je dépense plus de 150 dollars américains en taxes, alors que je ne reçois aucune aide ou subvention de l’Etat</em> en retour. »</p>
<p>Charles Musambya est loin d’être le seul à se plaindre. Nombreux sont ceux qui se démerdent tant bien que mal pour leur survie mais qui rencontrent sur leur chemin des fonctionnaires qui exigent des taxes, ou plutôt des redevances forfaitaires qui vont tout droit dans leurs poches, et non pas dans le trésor public. Raison pour laquelle certains choisissent le mode ambulatoire pour éviter de partager leurs gains avec &laquo;&nbsp;les agents de l’état&nbsp;&raquo;.</p>
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		<title>Goma : Les librairies en plein air</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 08:10:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[bouquinistes]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Lecture]]></category>
		<category><![CDATA[Livres]]></category>
		<category><![CDATA[Nord-Kivu]]></category>

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		<description><![CDATA[Le commerce de bouquins prospère dans la ville de Goma. Sous un soleil de plomb, des bouquinistes étalent à même le sol leurs marchandises. Dans l&#8217;enceinte de l&#8217;institut de Goma, face à l&#8217;Institut Supérieur de Commerce (ISC/Goma), non loin de l&#8217;Institut Supérieur d&#8217;Informatique et de Gestion (ISIG/Goma), l’emplacement est important pour se rapprocher de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src="http://farm4.static.flickr.com/3408/3330739054_1f6f60f3c0_o.jpg" alt="Librairies en plein air à Goma" /></p>
<p>Le commerce de bouquins prospère dans la ville de Goma. Sous un soleil de plomb, des bouquinistes étalent à même le sol leurs marchandises. Dans l&#8217;enceinte de l&#8217;institut de Goma, face à l&#8217;Institut Supérieur de Commerce (ISC/Goma), non loin de l&#8217;Institut Supérieur d&#8217;Informatique et de Gestion (ISIG/Goma), l’emplacement est important pour se rapprocher de la clientèle essentiellement constituée d’étudiants.</p>
<p>« <em>Nos fournisseurs sont souvent des religieux qui nous laissent leurs manuels lorsqu’ils voyagent. Des particuliers possédant des livres et qui veulent s&#8217;en débarrasser nous contactent aussi et discutons des prix. Sinon, il nous arrive de nous déplacer vers le Burundi, le Rwanda et même l&#8217;Ouganda pour chercher les livres</em> », confie Donatien, bouquiniste depuis cinq ans.</p>
<p>Pas de prix préétabli ici, l’humeur du jour et la capacité de négociation du client l’emporte. « <em>Ça marche pas mal. Nous n&#8217;avons personne derrière nous pour réguler notre activité. Nous sommes maître de nous-mêmes</em> », se réjouit Donatien, tout en reconnaissant que la vente en plein air n’est pas toujours facile. Les jours de pluie sont les plus durs et devoir tous les matins étaler sa marchandise et la remballer le soir est contraignant. L’idéal selon lui est de trouver un local pour abriter leurs ouvrages.</p>
<p>Les bouquinistes de Goma proposent des ouvrages dans des disciplines variées, des mathématiques aux langues, en passant par l&#8217;informatique ou la philosophie. Un titre m&#8217;a intéressé personnellement : &laquo;&nbsp;le pouvoir des médias&nbsp;&raquo;. Je l’ai eu à six dollars américains. Je ne sais pas combien il coûte réellement, mais je pense avoir bien négocié le prix. Ne dit-on pas d’ailleurs que le savoir n’a pas de prix ?</p>
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		<title>Lubumbashi : Que choisir entre la survie de la population et l’ordre public ?</title>
		<link>http://congoblog.net/lubumbashi-que-choisir-entre-la-survie-de-la-population-et-l%e2%80%99ordre-public/</link>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 08:12:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le lushois, mdogo wa Katanga</dc:creator>
				<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[débrouillardise]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>

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		<description><![CDATA[La fermeture d’entreprises, les congés techniques, la crise économique ainsi que la nécessité de survie journalière des Lushois ont déversé un nombre important de personnes sur les rues. Mêlés dans les rues de la deuxième ville congolaise, badauds mais aussi et surtout des responsables de familles à la recherche du pain quotidien. L’imagination et le courage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Commerces de rue à Lubumbashi" src="http://farm4.static.flickr.com/3406/3310163916_b8cfee20ed_o.jpg" alt="Commerces de rue à Lubumbashi" /></p>
<p>La fermeture d’entreprises, les congés techniques, la crise économique ainsi que la nécessité de survie journalière des Lushois ont déversé un nombre important de personnes sur les rues. Mêlés dans les rues de la deuxième ville congolaise, badauds mais aussi et surtout des responsables de familles à la recherche du pain quotidien.</p>
<p>L’imagination et le courage ne manquent pas à ces gens qui ont compris que se plaindre ne leur apportera rien et que le seul moyen de s’en sortir c’est de recourir au fameux « Article 15 ». Courtage, escroquerie ou vol à l’arrachée, chacun choisit sa voie.</p>
<p>Parmi tous ces métiers de la débrouille, le commerce ambulant est le plus répandu. Cette manœuvre qualifiée de « pirate » est combattue depuis un certain temps par les autorités urbaines, au nom du désengorgement des avenues et du maintien de la propreté dans la ville. La police nationale profite de cette situation pour se lancer dans une chasse aux vendeurs. Rackets, arrestations et bastons sont fréquents.</p>
<p>Pas la peine de s’interroger sur la destination des marchandises confisquées lors des « Chasse aux marchés pirates ».  Biscuits, maniocs, arachides grillés et autres vivres finissent dans les ventres des enfants des flics qui sont eux-mêmes obligés de se débrouiller, leur salaire de misère n’étant même pas versé régulièrement.</p>
<p>Que choisir entre la survie des Lushois et l’ordre public ? L’attitude des autorités locales est meurtrière à mes yeux dans ce pays dépourvu d’une politique sociale adéquate. Au lieu de mettre la charrue devant le bœuf, les autorités ne devraient-elles pas principalement se soucier du bien être de la population ?</p>
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		<title>Goma : Les débrouillards qui alimentent la ville en eau</title>
		<link>http://congoblog.net/goma-les-debrouillards-qui-alimentent-la-ville-en-eau/</link>
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		<pubDate>Thu, 08 Jan 2009 09:59:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Eau]]></category>
		<category><![CDATA[Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[Lac Kivu]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>

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		<description><![CDATA[Comment se faire de l’argent lorsqu’on habite la ville de Goma, qu’on est chômeur, que la compagnie chargée de la distribution d’eau potable tourne au ralenti et qu’il y a un lac à proximité ? Les jeunes Gomatraciens ont trouvé la réponse : Un vélo, Quelques bidons en plastique, Une branche et des cordes pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Vendeur d'eau dans une rue de Goma" src="http://farm4.static.flickr.com/3372/3179475298_2d8e6e0f9c_o.jpg" alt="Vendeur d'eau dans une rue de Goma" /></p>
<p>Comment se faire de l’argent lorsqu’on habite la ville de Goma, qu’on est chômeur, que la compagnie chargée de la distribution d’eau potable tourne au ralenti et qu’il y a un lac à proximité ? Les jeunes Gomatraciens ont trouvé la réponse :</p>
<ul>
<li>Un vélo,</li>
<li>Quelques bidons en plastique,</li>
<li>Une branche et des cordes pour attacher les bidons au vélo,</li>
<li>Une bonne dose de courage et la force d’aller puiser l’eau du lac Kivu,</li>
<li>Et enfin une bonne campagne marketing pour revendre l&#8217;eau ainsi récoltée à la population des quartiers privés d’eau.</li>
</ul>
<p>C’est depuis l’éruption volcanique de 2002 que l’eau ne coule plus des robinets de certains quartiers. La <a title="Regideso sur Wikipedia" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Regideso_(RDC)" target="_blank">Regideso</a> ne dessert plus que des quartiers jugés « stratégiques ». Conséquence : le nombre de ces cyclistes vendeurs d’eau a galopé dans la ville. J’en croise partout dans les rues de mon quartier.</p>
<p>Le prix d&#8217;un bidon d’eau varie entre 100 et 150 francs congolais. Pour les cyclistes robustes, pouvant transporter plusieurs bidons par jour, le gain est assuré. Ils se retrouvent ainsi tous les jours avec une somme variant entre 2000 et 7500 (environ 3 et 12 dollars américains). Un budget suffisant pour nourrir une famille.</p>
<p>Dans le registre des difficultés rencontrées par ces jeunes débrouillards, un cycliste m’a laissé entendre que les militaires (marins) qui montent la garde sur les rives du <a href="http://www.congoblog.net/peche-interdite-sur-le-lac-kivu/">lac Kivu</a> font payer une taxe de 20 francs congolais par bidon d’eau puisé. Pas de quittance en échange, preuve que c’est une taxe totalement illégale.</p>
<p>Si on peut se réjouir des services rendus par ces vendeurs, il y a aussi lieu de s’interroger sur la qualité de l’eau provenant directement du lac et sur les risques liés aux maladies hydriques. Les vendeurs ont d’autres soucis que de désinfecter leur marchandise. Pour leur part, les consommateurs ne prennent pas toujours les précautions nécessaires pour débarrasser l&#8217;eau du lac des microbes qu’elle pourrait contenir.</p>
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