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Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise

Publié le 11 nov 2009 dans Dessins par Cédric

Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise
Malgré la campagne dénommée « tolérance zéro », les cas de vols et de rackets se multiplient dans la capitale congolaise. La menace de se retrouver dans une prison secrète ne semble pas dissuader les jeunes gens qui ont choisi le vol comme activité. Dans les quartiers chauds de la capitale, des gangs se forment. Ces groupes sont de plus en plus organisés et de mieux en mieux armés.

Il ne faut pas aller prendre ces jeunes gens privés d’emploi et de perspectives pour des enfants de cœur. Dans un pays où aller à l’école est un luxe et trouver un emploi un miracle, quoi de plus normal que le crime attire. Au plus profond d’eux-mêmes, ces jeunes qui semblent se venger contre la société sont convaincus de s’attaquer aux riches et de faire justice. La bêtise de leur démarche réside cependant dans le fait que pendant qu’ils s’attaquent à d’autres « petits congolais », les honorables gestionnaires de la chose publique se remplissent les poches, sans se soucier du bienêtre collectif.

Le banditisme en croissance dans la capitale congolaise

La question que je me pose est celle de savoir comment la situation évoluera dans les années à venir. La disparition progressive de la classe moyenne en République démocratique du Congo pose un véritable problème social. Ma plus grande crainte est celle de voir le Congo s’aligner à côté de l’Afrique du Sud ou encore du Nigéria, deux pays qui se distinguent en matière d’insécurité et de crime.

A mon avis, seule une gestion responsable de cette fissure sociale permettra d’inverser la tendance. Je reste convaincu que ces jeunes stigmatisés et appelés aujourd’hui « Kuluna » sauteront sur la première opportunité qui leur sera présentée. Cette énergie et ces risques qu’ils prennent dans le vol – ceux qui sont tombés sous le coup de la justice populaire savent de quoi je parle – ils peuvent s’en servir pour travailler dans la reconstruction de leur pays. Déjà faut-il qu’ils en aient l’occasion…

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An 1 du gouvernement Muzito, quel bilan ?

Publié le 10 nov 2009 dans Dessins par

An 1 du gouvernement Muzito, quel bilan ?

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Une cour pénale internationale réservée à l’Afrique ?

Publié le 9 nov 2009 dans Dessins par

Une cour pénale internationale réservée à l’Afrique ?

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Insécurité à Bukavu, la société civile dénonce

Publié le 9 nov 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Un calicot de revendication de la société civile de Bukavu

On ne le dira jamais assez. Les assassinats, les vols, les viols et la vengeance populaire deviennent au fil des jours la devise quotidienne des habitants de Bukavu.

Qui commettent ces exactions ? Aucune réponse sûre dans cette province où se déroule en même temps l’opération Kimya 2 visant la traque des hutus rwandais et l’opération arme contre cent dollars.

Chaque habitant attribue la situation à ce que son imagination lui dicte : prolifération et circulation désordonnée des armes de guerre, règlements de comptes ou encore balkanisation du Congo, les thèses sont nombreuses.

Des marches pacifiques orchestrées par la société civile se sont déroulées ces dernières semaines dans ville de Bukavu. Objectif : dénoncer à haute voix la banalisation de la vie humaine et interpeller le chef de l’Etat pour l’application du principe de la tolérance zéro pour tout acte tendant à nuire aux droits humains.

Sur le calicot principal que transportaient les manifestants on pouvait lire : « la société civile du Sud Kivu demande au chef de l’Etat une sécurité permanente à la population. »

Dans la foule j’ai pu entendre quand même des gens qui manifestaient mais qui ne croyaient pas à un quelconque résultat positif « ça c’est la comédie qu’on fait, on aura beau marcher mais tant que ces tueries sont commandités par les gros poissons, il n’y aura pas de solution », ai-je entendu murmurer une des manifestantes.

Un mémorandum est remis à l’autorité provinciale qui promet de le transmettre à qui de droit : « soyez tranquilles, vos revendications parviendront au chef de l’Etat et nous nous mobilisons aussi pour que l’ordre et la tranquillité reviennent dans cette partie du pays », a-t-elle promis. Cette promesse sera-t-elle suivie d’actes ? Wait and see…

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La moto, championne du transport en commun dans la capitale congolaise

Publié le 24 oct 2009 dans Dessins par

La moto, championne du transport en commun dans la capitale congolaise

Elle aura parcouru plusieurs kilomètres avant de se retrouver à Kinshasa, dans les quartiers les plus dépourvus de routes. Ndjili, Kingasani, Ngaba et bien d’autres coins de Kinshasa voient arriver le moyen de transport de rêve, apporté par nos amis les chinois, en plus des 5 chantiers.

Adaptée aux anciennes routes kinoises désormais transformées en pistes et efficace face aux flaques d’eau, la moto a également le mérite de plus facilement échapper aux roulages. En plus, elle consomme moins d’essence et coûte moins en réparations – les chinois vendent les pièces et on peut la réparer soi-même –.

N’allez surtout pas penser qu’une moto embarque moins de passagers. Le savoir-faire des kinois en matière de débrouillardise et d’adaptation n’est plus à prouver. Une moto est bien capable de transporter jusqu’à 5 personnes, et même une chèvre s’il y a besoin. Il suffit de savoir classer ses passagers.

Sécurité ? Casques ? Assurance ? Pas besoin. Une petite prière avant de prendre la moto suffit. Rien ne vaut la protection de Dieu.

En attendant l’arrivée du vélo qui fait ses preuves dans le transport en commun dans certaines régions du pays, la moto se fait sa place dans la capitale. Les roulages doivent sans doute peaufiner un stratagème pour mettre la main sur ce nouveau marché.

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Le viol, seules les femmes peuvent en témoigner

Publié le 24 oct 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Le viol, seules les femmes peuvent en témoigner

Rutshuru, un territoire de la province du Nord-Kivu à plus ou moins 70 kilomètres au Nord de la ville de Goma. Ici, il y a quelques mois, bruits de bottes et crépitements de balles faisaient la loi. Les traces sont encore visibles sur différentes battisses et même sur les habitants de cette partie de la République Démocratique du Congo.

« Il m’est difficile de cohabiter avec un homme en arme. Il m’arrive facilement de changer de direction lorsque je remarque un militaire sur mon chemin », me confie Georgette Kasoki. Veuve depuis quatre ans, elle est mère de deux filles dont l’ainée a 18 ans et la cadette 14 ans. « Je ne sais pas s’il m’arrivera de pardonner ce groupe de militaire que j’ai vu violer ma fille », poursuit-elle.

Lors des affrontements en octobre dernier entre les troupes du général déchu Laurent Nkunda et l’armée loyaliste, Maman Georgette a vécu c’est qu’elle qualifie d’enfer pendant plusieurs mois.

« C’était un certain mardi vers 11 heures du matin. Je me trouvais dans mon champ, lorsque du coup, un obus a explosé dans le champ de ma voisine. Je suis partie vers le Nord, dans le parc. Il était hors des questions de retourner à la maison. À ce moment-là, mes deux filles étaient à l’école. Nous nous sommes revus deux mois plus tard à Kanyabayonga. Nous avons vécu des moments très difficiles là-bas. Nous passions les nuits à la belle étoile. Une attaque pouvait surgir n’importe quand. Nous étions obligées de veiller par peur d’être surprises. »

Malgré les efforts de la petite famille de Maman Georgette, l’une de ses filles s’est fait violer par un groupe d’hommes armés. Maman Georgette retient difficilement ses larmes lorsqu’elle en parle : « Dieu seul jugera ces criminelles mais, moi je ne leur pardonnerais jamais », soupire-t-elle, avant de fondre en larme.

Toutes ces victimes de violences sexuelles se retrouvent seules, face à leur détresse. Vu que les auteurs de ces actes ignobles bénéficient d’une totale impunité, elles ne comptent plus que sur une justice invisible, celle du ciel. L’état dans tout ça ? Impuissant ou tout simplement insensible face aux cris de ces victimes de la barbarie humaine.

Je trouve bien dommage que la restauration de la justice et l’application stricte de la loi pour les auteurs de ces actes ignoble ne figurent pas dans la liste des 5 chantiers censés améliorer le quotidien des congolais.

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Quand musique et sexe se mêlent

Publié le 21 oct 2009 dans Dessins par

Quand musique et sexe se mêlent

Dernière sortie musicale, le nouvel album de l’artiste Werrason et son Wenge Musica maison mère. Lors de mon dernier séjour à Kinshasa, toute la ville bougeait au rythme de « techno Malewa ». Même si j’avoue que je n’ai pas pu résister à la tentation de danser au rythme de cette musique enivrante, les paroles m’ont quelque peu choqué, et c’est sans compter la chorégraphie, digne d’un film pornographique. Le plus grave c’est que j’étais apparemment le seul à être choqué.

Des paroles quelque peu osées et des danses « sexy », on en trouve de plus en plus dans les morceaux congolais. Je me demande même si ces dernières ne représentent pas une condition de succès pour les nouvelles sorties musicales.

La commission dite de censure ? Visiblement incapable de censurer. La plupart des artistes congolais ont compris qu’il suffisait de « jeter des mabanga » aux dirigeants de cette instance publique censée veiller sur la conformité des œuvres culturelles et sanctionner si jamais les œuvres contiennent des éléments obscènes.

A la volée, deux titres sortis des derniers albums de Werrason et de Fally Ipupa:

Werrason: Techno Malewa: « Mwana natikaki moke, sima ekoli… »
Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes… »

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Gagner de l’argent, tous les moyens sont bons au pays de la débrouille

Publié le 21 oct 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Gagner de l’argent, tous les moyens sont bons au pays de la débrouille

En pleine capitale congolaise, juste à l’entrée de Cité verte, un des plus beaux quartiers de Kinshasa, mon attention est attirée par ce panneau. Je pousse alors ma curiosité jusqu’à entrer dans le cabinet « solution ». Un homme, la cinquantaine, un regard interrogateur m’accueille. Curieusement, il enlève tous les papiers qui se trouvaient sur sa table pleine de poussière et les places dans un tiroir. Je me rends compte que c’est mon appareil photo qui le fait paniquer. Du coup, un climat de méfiance s’installe.

Je m’approche et lui dis que j’avais un cas de sorcellerie à la maison et que je chercher une solution auprès de lui. Il me sourit et laisse entrevoir sa mâchoire avec des dents manquantes. Il me présente un registre « vétéran ». Je devais être exactement son 3.652eme client. « Il faut payer 5 dollars avant de voir le docteur pour une maladie et 10 dollars pour un cas de sorcellerie », me lance-t-il.

Sans blague ! Vu le phénomène enfant sorcier qui bat son plein dans la capitale…ce fameux médecin-charlatan a trouvé une bonne façon de se remplir les poches. Hélas, personne pour certifier l’efficacité de ses gris-gris.

Ainsi va la vie en RDC, le pays de la débrouille. La rationalité et le formel ont laissé place à des croyances et pratiques de toutes sortes. Deux voies sont possibles : d’une part les féticheurs et de l’autre les autoproclamés « hommes de Dieu ». Dans les deux cas, il faut payer et espérer en échange une solution miracle qui se fait attendre très longtemps.

A défaut de voir les miracles promis se réaliser, ceux qui choisissent les miracles que vendent les églisettes qui poussent comme des champignons dans tous les coins de la république, peuvent au moins espérer avoir un retour sur leur investissement et gagner une place au paradis…

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Tolérance zéro, amendes plus lourdes : chauffeurs plus vigilants

Publié le 21 oct 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Un policier de roulage dans une rue de Lubumbashi

A Lubumbashi, ne pas respecter le code de la route coûte aux contrevenants parfois plus que leurs gains mensuels. A coté de ces lourdes sanctions, la police et la commission nationale de prévention routière intensifient les campagnes de prévention sur la sécurité routière.

Les autorités impliquées dans la lutte contre l’insécurité routière, révèlent que les premiers résultats de ces campagnes donnent espoir. « Beaucoup des chauffeurs craignent d’être victime de nos mesures en cas d’une moindre infraction. Cette crainte justifie la diminution du nombre d’accidents », fait savoir commandant NTUMBA du bataillon PCR/ville.

Les amendes, de plus en plus lourdes, qui atteignent facilement 100 dollars américains selon la gravité de l’infraction, ont un effet dissuasif. « Depuis qu’on m’a infligé une amende de 90.000 Francs pour excès de vitesse, somme supérieure à ma rémunération mensuelle, je me conforme bon gré mal gré aux mesures du code de la route », explique Guelord Kanku, chauffeur d’un minibus.

Depuis deux ans, le gouvernement provincial a fait preuve d’une sévérité de plus en plus grande en matières d’infractions au code de la route, du contrôle du nombre des passagers pour les véhicules de transport en commun à celui du taux d’alcool pour le conducteur en passant par celui de conformité et validité des documents de bord.

Tolérance zéro pour les chauffards, moins de victimes d’accidents sur les routes, on ne peut qu’applaudir. Espérons que ces mesures dissuasives tiendront dans la durée.

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Corruption : à qui donc s’adresse la campagne « tolérance zéro » ?

Publié le 19 oct 2009 dans Dessins par

Corruption : à donc qui s’adresse la campagne

A qui s’adresse la campagne contre la corruption « tolérance zéro » ? Même si la corruption est un des maux des plus pointés du doigt en république démocratique du Congo, je n’ai jamais vu et encore moins entendu parler d’un procès pour corruption. Le plus grave c’est que les personnes incriminées reviennent quelques temps aux affaires et bénéficient d’une totale impunité.

Un des commentateurs a publié le commentaire suivant qui m’inspire particulièrement :

« Karel De Gucht, a dit (avec franchise, même si c’était peu diplomatique, et alors ?) que les dirigeants congolais étaient corrompus. En son temps on lui a demandé des preuves… Aujourd’hui on lance une campagne « tolérance zéro » contre des dirigeants « irréprochables »… C’est le monde à l’envers ! Il nous faut faire face à nos réalités et ne pas en avoir honte. Le premier pas vers un lendemain meilleur, c’est reconnaitre nos faiblesses. Si nos dirigeants ne sont pas à la hauteur, n’ayons pas honte de le dire, ce n’est que de cette manière que nous les aiderons à mieux faire. »

Peut-on espérer que cette-fois est la bonne ? Verrons-nous des fonctionnaires véreux comparaitre devant la justice ? Mon expérience de congolais me pousse à ne pas m’exciter trop tôt et à attendre de voir les résultats avant de me réjouir. Voyons voir comment aboutira cette énième campagne et espérons qu’il ne s’agit pas d’un slogan creux de plus.

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