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Kinshasa : Les jeunes congolais s’interrogent : étudier ou prier pour réussir ?

Publié le 23 déc 2008 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Des enfants jouant dans une rue de Kinshasa

Premier jour de formation de BA LEKI. C’est un lundi, j’ai la « lundiose ». Je me réveille un peu plus tard que mes petites nièces qui vivent avec moi chez mes parents. Elles sont dans la chambre voisine et discutent. Je n’ose pas les déranger, leur conversation m’intéresse…

Prescilia qui a 5 ans, est en première primaire, Christelle est en troisième primaire et elle a 7 ans. Elles sont en congés de Noël.

  • Prescilia: Christelle, pourquoi Mira nous demande de bien garder nos objets scolaires, on devra encore aller à l’école?
  • Christelle: bien sûr, nous avons quelques jours de vacances, nous retournerons ensuite à l’école
  • P: ah non, moi je n »irai plus à l’école…
  • C: mais pourquoi ? il faut étudier
  • P: et pourquoi on étudie?
  • C: euh, c’est pour obtenir un diplôme et puis travailler pour avoir beaucoup d’argent.
  • P: alors, tantine Nancy n’a pas étudié?
  • C: elle a étudié! Tu as oublié la fête pour son diplôme? Mémé (grand mère) a dit que tantine Nancy est devenue maître (avocate)
  • P: et pourquoi Mémé nous demande de prier pour que tantine Nancy obtienne un boulot?
  • C: moi je ne sais pas…
  • P: moi je vais directement prier pour avoir un boulot, au lieu d’aller à l’école.

Après avoir entendu cette conversation, j’ai voulu rassurer Prescilia en lui donnant mon exemple. Mais les petites connaissent plusieurs cas de chômeurs diplômés, je peux comprendre qu’elles se posent des questions.

Comme Prescilia, aujourd’hui plusieurs enfants de la RDC s’interrogent sur leur avenir dans ce pays, après les études. Les études ne sont plus une garantie de réussite en RDC. Aujourd’hui, si vous posez la question à un étudiant en médecine sur ses projets, la réponse est dans la plupart des cas : « j’irai travailler en Afrique du sud,  j’irai au Botswana, j’irai en Europe…»
C’est vrai, notre souhait est qu’ils mettent leur savoir-faire à la disposition de notre chère RDC. Mais qu’est ce que la RDC met à leur disposition? Devons nous tous recourir à la fuite des cerveaux ou espérer avoir une «chance» de réussir dans notre pays ?

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Kinshasa : La capitale est donc une poubelle?

Publié le 23 déc 2008 dans Kinshasa par Joy, Leki ya Bukavu

Une grande flaque deau dans une rue de Kinshasa

Voilà quatre jours que je suis à Kinshasa pour participer à la formation dans le cadre du projet « Ba Leki ». Le spectacle qui s’offre à moi est bien différent de ce que j’aurais pu imaginer.

Des magasins et boutiques VIP, des cabines téléphoniques et des jeeps stationnées… mais où?

Des flaques d’eau pleines de moustiques et de déchets en tous genres avec une odeur nauséabonde entourent ces endroits VIP de Kinshasa et ça ne dérange visiblement personne.

Tumba, un jeune homme d’une quinzaine d’années, assis sur un banc devant un tas de sachets et de boîtes de sardines vend des cartes téléphoniques. « Je ne cherche que l’argent, cette odeur ne m’intéresse pas », déclare-t-il.

Les clients sont obligés parfois de marcher, insouciants dans ces ordures pour se procurer des produits qu’ils désirent dans des boutiques et magasins. Le chantier de la salubrité publique n’est pas encore une réalité dans la capitale de la RDC et je crains que cela ne dure encore longtemps.

Madame Suzanne qui vend des beignets à Kingasani, un quartier populaire de Kinshasa, pense pour sa part que les Congolais sont immunisés contre les maladies liées à la saleté. « Nous sommes habituées à notre saleté, on est là depuis des années et on ne tombe jamais malade. Nous résistons pour faire vivre nos familles », affirme-t-elle.

Et dire que bon nombre de jeunes de Bukavu, ma ville, caressent le rêve de gagner la capitale pour découvrir la beauté de la grande ville.

Comme qui dirait : les rêves sont toujours permis mais la réalité déçoit souvent…

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Bukavu : Pêche interdite sur le lac Kivu

Publié le 10 déc 2008 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Pirogues de pêcheurs sur le lac Kivu

Le lac Kivu sera fermé pour trois mois à partir du 30 décembre prochain. Cette décision des autorités locales inquiète les nombreux pêcheurs qui alimentent en poisson la ville de Bukavu et qui n’ont pas d’autre moyen de subsistance. « C’est une décision illégale et inhumaine. Nous allons crever de faim avec nos familles » déclarent-ils.

Pour l’inspecteur chef du bureau chargé de la pêche à la division provinciale de l’environnement et conservation de la nature, cette décision est prise pour faire face à la baisse de la production de poisson sur le lac Kivu. « Les pêcheurs ne respectent pas les normes de pêche et se rendent parfois dans les baies où il y a seulement des œufs pour pêcher. On est obligé de fermer momentanément le lac pour permettre à ces œufs d’éclore et de grandir » affirme Mr Tabino Mutingano.

Les militaires des forces navales sont instruits de faire respecter cette décision en arrêtant les pêcheurs qui vont désobéir.

Le poisson du lac Kivu est l’un des aliments de base pour les Bukaviens. Avec la somme de deux cents francs Congolais, il est possible de se procurer des fretins pour un repas de midi, et ce pour une famille de quatre personnes. Du très bon et bien gros tilapia, on peut en avoir 4 pour mille francs Congolais (un peu moins de 2 dollars américains). Cette mesure n’occasionnera-t-elle pas la rareté et en même temps la montée des prix du poisson ?

On verra bien sûr lorsque la mesure entrera en application.

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Kisangani : Toleka, une source de revenus pour les jeunes de Kisangani

Publié le 8 déc 2008 dans Kisangani par Boyomais

Un Tolekiste dans une rue de Kisangani

Comme ailleurs dans le pays, le chômage touche bon nombre de jeunes Boyomais (habitants de Kisangani). Certains se tournent vers le Toleka (taxi-vélo) comme activité génératrice de revenus. Depuis plus d’une décennie, le « Toleka » (entendez « Passons », en lingala) s’est imposé comme le principal moyen de transport à Kisangani. Il y en a environ 2000 dans toute la ville.

Il ne faut pas grand chose pour transformer des vélos ordinaires en taxis-vélos. Des lanières, une petite mousse tapissée et bien serrée servant de siège pour les passagers sur le porte-bagage et le tour est joué. Le mot d’ordre est clair : avoir le plus beau vélo et attirer le plus grand nombre de clients. Des slogans, on peut en lire de tous les types sur ces vélos « Dieu voit tout, vélo 4×4 tout terrain, l’Eternel garde mon vélo, Yes we can,…».

Âgé de 17 ans, Junior Kenge est en 4ème année des humanités pédagogiques. Depuis près de trois années, il exerce comme Tolekiste les après-midis après ses cours. « Après la mort de mon père, mes oncles sont venus prendre tout ce qui revenait à leur frère. Ma mère s’est ainsi retrouvée dans l’incapacité de scolariser mes deux jeunes sœurs et moi. Pour ne pas rester à la maison, j’ai décidé de faire le Toleka », confie-t-il. Ne possédant pas de vélo, Junior a conclu un arrangement avec un voisin. Les clauses de leur contrat sont claires : Junior s’engage à verser chaque soir la somme de 1200 francs congolais (2 dollars américains) au propriétaire. Tous les jours, il se lance dans une course contre la montre, dans le but de faire plus que le minimum exigé et garder le surplus.

Généralement, Junior parvient à réunir entre 4500 et 5000 francs congolais (8 dollars américains) par jour. Il parvient ainsi à contribuer aux charges familiales. « Une partie de mes revenus journaliers sert à acheter la nourriture et l’autre est toujours mise de côté pour couvrir mes frais d’études » révèle-t-il.

Les tracasseries policières et les guet-apens de la brigade spéciale des recettes viennent comme pour gâcher l’enthousiasme de ce jeune homme. Pour protéger ses recettes contre les extorsions policières, Junior a trouvé une astuce. « En temps de soleil comme en temps de pluie, je porte toujours mon képi car, en dessous, je glisse mes recettes. Si les policiers m’arrêtent pour une quelconque raison, leurs mains vont immédiatement dans mes poches. Désormais, ils ne trouvent plus rien, sinon une modique somme. »

Malgré les obstacles, Junior reste confiant et garde espoir. Son plus grand souhait est de devenir autonome. « Comme tout tolekiste, je voudrais acquérir mon propre vélo. Je gagnerais alors assez pour payer les études pour mes deux sœurs qui chôment encore aujourd’hui ».

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Kinshasa : Chinois, investisseurs ou envahisseurs ?

Publié le 8 déc 2008 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Chinoises vendeuses de beignets à Kinshasa

Incroyable mais vrai. Aujourd’hui à Kinshasa, les chinois exercent des activités même aux coins de nos avenues. Je me réveille un samedi matin. C’est le jour du mariage d’une copine. Comme toute congolaise qui se respecte et aime « la sape », je choisis une belle robe à mettre pour l’occasion.

Malheureusement, je me rends compte que je n’ai pas des boucles d’oreilles assorties à la robe. Pas assez de sous pour me rendre au centre ville et payer « mes bijoux ».

Sans trop peser le sens de ses propos, mon frère me dit : « ne t’inquiète pas, les chinois ne sont pas venus juste pour les grands projets des 5 chantiers. Ils ont ouvert une boutique dans le petit marché du quartier. Tu peux y trouver tes bijoux »

Etonnée, déçue…besoin oblige ! J’arrive au petit marché du quartier. Pas besoin de chercher longtemps, vous connaissez l’engouement des kinoises devant des bijoux fantaisies. Femmes et filles attroupées devant une boutique : « Ets shingon». Comme les autres j’achète ce que je cherchais, jolie et à vil prix, à la coutume des chinois.

La soirée : « Mira, elles sont jolies tes boucles ! ». Je ne me retiens pas. Je parle de ma découverte. C’est en ce moment que je me rends compte que ca n’en était pas une.

« Ça t’étonne ? Ils vendent même des arachides au rond point Ngaba… Les habitants du Quartier 1 à Masina ont empêché à un chinois d’installer une cabine téléphonique… Rien ne les arrête, les chinois ont même des Nganda Masanga ! »

Je vous épargne des autres commentaires de la soirée. Mais, dans l’entre temps, les routes pour lesquelles ils sont arrivés à Kinshasa attendent toujours ! Mais que fait l’autorité urbaine face à ces étrangers qui venus pour investissement, excellent en envahissement ? Et plus encore, la loi congolaise n’interdit-elle pas le petit commerce aux étrangers ?

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Kinshasa dit niet aux contingents indiens

Publié le 8 déc 2008 dans Dessins par Cédric


Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations Unies par le ministre congolais des Affaires Etrangères, la RDC note « qu’au regard des nombreuses exactions fort malheureuses commises par certaines troupes au sein de la Monuc, la population comprendrait mal que des contingents de même origine viennent renforcer les effectifs de la Monuc ».

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Liberté de la presse En RDC

Publié le 1 déc 2008 dans Dessins par Cédric

Liberté de la presse en RDC

Le journalisme est une profession à haut risque en République démocratique du Congo. Six professionnels des médias ont été tués dans le pays au cours des trois dernières années presque dans les mêmes circonstances. Il s’agit de Didace Namujimbo, journaliste de la radio Okapi Assassiné dans la nuit du 21 au 22 novembre 2008, Serge Maheshe tué à Bukavu en juin 2007, du technicien Kayilu Mutombo (à Lubumbashi), du photographe-reporter Patrick Kikuku (à Goma), et du journaliste Bapuwa Mwamba (à Kinshasa), tous tués en 2006, et de Franck Ngyke et son épouse tués en novembre 2005 dans sa résidence.

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Un nouveau gouvernement en RDC

Publié le 1 déc 2008 dans Dessins par Cédric

La RDC placée sous la présidence de Joseph Kabila depuis l’élection de 2006, vient d’avoir un nouveau premier ministre, Adolphe Muzito. Il fut ministre du budget dans la précédente équipe démissionnaire conduite par le « Patriarche du Palu », Antoine Gizenga. Resté 20 mois à la tête du gouvernement, le patriarche devait céder sa place le 25 septembre 2008. Comme lui, Adolphe Muzito fait aussi partie du Palu, le Parti Lumumbiste unifié (PALU).

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