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Projets d’avenir d’un élève congolais…

Publié le 26 avr 2010 dans Dessins par Cédric

Projets d'avenir d'un élève congolais...

A Kinshasa, selon les statistiques rendues publiques par la présidente du comité provincial de l’examen d’État 2010, il y aurait 98 226 devraient passer ces épreuves en vue d’obtenir un diplôme d’État (BAC). Mais l’ironie de ce chiffre c’est que l’avenir est souvent sombre pour ces nombreux candidats qui, une fois le diplôme en poche, vont découvrir ce que c’est que l’article 15 à temps plein.

A la question de savoir quels sont leurs projets d’avenir, les plus croyants vous répondront : « Dieu féra des miracles ». Les autres entreront à l’université, histoire de passer le temps, sachant qu’il n’y aura pas plus de chance de travailler à l’issue de ces études prolongées.

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Le Nyiragongo employeur des jeunes

Publié le 25 mai 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Casseurs de blocs de larve à Goma

Un marteau, quelques bouts de ferraille faisant office de burins et un bon physique suffisent pour gagner son pain à Goma. Parmi les nombreux « petits boulots » vers lesquels se tournent de plus en plus les jeunes de Goma pour assurer leur survie, figure le « Bula matari », casseur de pierre, en langue Kikongo.

La lave volcanique solidifiée qui couvre le sol de Goma constitue à la fois un obstacle pour ceux qui veulent entreprendre des travaux de construction et un gagne-pain pour ceux qui se professionnalisent dans la taille de cette roche noire sortie du Nyiragongo lors de l’éruption de 2002. Les services des Bula matari sont sollicités tantôt creuser une fausse septique, tantôt briser la lave afin de dégager un passage.

J’en ai croisé deux près de chez moi. A l’invitation d’un de mes voisins, ces gaillards avaient pour mission d’affronter la roche et creuser un fossé de trois mètres de profondeur. Impossible de leur faire dire combien gagneront-ils après la tâche. « Secret professionnel » m’a tout simplement rétorqué Jérôme, 35 ans, père de trois enfants. « Je vis de ce métier depuis six ans. Plutôt que d’aller mendier ou voler, je préfère travailler. Ce n’est pas facile mais au moins je peux subvenir aux besoins primaires de ma famille s». A-t-il renchéri.

En attendant les bulldozers des 5 chantiers pour déblayer les rues de la ville et la partie de la piste d’atterrissage de l’aéroport de Goma couverte de larve, la population se contente pour l’instant des services des Bula matari. Durant le sommeil du Nyiragongo, ses employés œuvrent sans relâche et tirent profit de l’absence d’une intervention des autorités compétentes pour couvrir les traces de la dernière éruption, 7 ans après la tragédie.

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Kisangani : Congolais débrouillards, vendeuses de feuilles de manioc

Publié le 10 fév 2009 dans Kisangani par Boyomais

Vendeurs de feuilles de manioc à Kisangani

Les feuilles de manioc, sombé en swahili et pondu en lingala constituent la denrée de base des Boyomais. Tout un parcours depuis les champs des villages avoisinants et les assiettes des habitants de Kisangani.

Comment marche le business de pondu à Kisangani ? Maman Machozi qui vit de ce commerce depuis plus de 12 ans explique : « J’ai un capital de 6000 francs congolais (environ 10 dollars américains). Je vais m’approvisionner à 24 kilomètres de la ville de Kisangani, à Alukutu. Là-bas, la botte de sombé coûte 30 francs congolais. A l’aller, je prends le Toleka mais au retour, avec ma marchandise, je suis obligée de prendre le camion. Je revends ensuite la botte de sombé à 130 ou 150 francs congolais en ville, ce qui me fait une marge qui me permet de subvenir aux besoins de ma famille. »

Pour le voyage retour, marchandises et commerçants sont entassés dans les bennes de vieux camions pourris. Chaque passager doit alors se débrouiller trouver sa place. Lorsque dame la pluie s’invite à la fête, c’est une bonne douche froide qui attend maman Machozi et ses congénères.

À l’arrivée au marché à Kisangani, juste après sa descente du camion à la manière d’un commando, Maman Machozi prend soin de réserver quelques bottes de sombé pour sa famille. Le reste est revendu et au bout de quelques minutes, toute la marchandise étant écoulée, maman Machozi peut rentre chez elle, fière d’apporter dans sa gibecière de quoi nourrir son chômeur de mari et ses enfants pendant au moins une semaine.

Comme bon nombre de femmes congolaises, en attendant qu’un ange tombe du ciel pour donner du travail à son mari, Maman Machozi endosse sans se plaindre toute la charge de sa famille. Que serions-nous sans ces mamans congolaises ?

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Lubumbashi : Crise financière, faillite des entreprises minières et chômage au menu

Publié le 5 fév 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

Une mine dans la province du Katanga

L’effondrement des prix des minerais sur le marché international n’épargne pas les entreprises minières de la province du Katanga, au sud-est de la République démocratique du Congo. Des milliers d’ouvriers et de creuseurs artisanaux se trouvent au chômage.

Une cinquantaine d’entreprises minières et des centaines de petits comptoirs d’achat ont fermé leurs portes depuis fin 2008. Selon le gouvernement provincial du Katanga, la faillite de ces entreprises a contraint au chômage un peu plus de 300.000 ouvriers dans cette province cuprifère.

Sans sécurité sociale et indemnités payées au bon vouloir des entreprises, les anciens employés de ce qu’on appelle localement les « Mining » ne baissent pas les bras et, en bons congolais débrouillards, ils trouvent des moyens alternatifs pour survivre. La plupart de ces anciens ouvriers et creuseurs artisanaux se tournent vers l’agriculture. « Avec la somme que j’ai reçu comme décompte final, j’ai acheté un lopin de terre que je compte exploiter pour cultiver des fruits et des légumes », confie Blaise Kayumba. « Ce n’est pas la première fois que ce genre de crise se déclare, les entreprises minières tomberont en faillite et décevront toujours mais avec mon petit champ, je serais autonome », complète-t-il.

Pour le président de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC) au Katanga, la chute des cours des métaux au niveau mondial n’explique pas tout. L’augmentation depuis mi-2008 des taxes au niveau national n’a pas facilité les choses. La redevance annuelle des entreprises minières a quasiment été doublée, c’est-à-dire, de 60.000 à 100.000$. Les maillons faibles de la chaine sont donc écartés et les plus costauds résistent, mais pour combien de temps ?

Alors qu’on entend parler ailleurs de mesures gouvernementales et d’aide de l’état pour sauver des entreprises et en même temps des emplois, chez nous en RDC (république dresseuse de constats), rien n’est fait concrètement pour remédier à ce problème.

Question : Où va donc l’argent généré par la vente des minerais? Suivez mon regard…

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