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	<title>Congo Blog - Ba Leki &#187; Art</title>
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	<description>La république démocratique du Congo dans toute sa diversité</description>
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		<title>Goma et sa Superstar</title>
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		<pubDate>Mon, 03 May 2010 21:48:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Zihindula</dc:creator>
				<category><![CDATA[Goma]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[superstar]]></category>
		<category><![CDATA[talent]]></category>

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		<description><![CDATA[« Il devait y arriver. C’est pour nous une satisfaction qu’Akon reconnaisse le talent d’innocent », ce jeune homme assis à même le sol, visiblement imbibé, peine à faire entendre sa voix dans ce concert de klaxons et cris de liesse. Il est environs 22 heures ce dimanche 25 avril. Je suis au rond-point BDGL, Innocent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Innocent Balume, Vodacom Superstar" src="http://farm5.static.flickr.com/4009/4575775895_89bffbb779_o.jpg" alt="Innocent Balume, Vodacom Superstar" /></p>
<p>« <em>Il devait y arriver. C’est pour nous une satisfaction qu’Akon reconnaisse le talent d’innocent</em> », ce jeune homme assis à même le sol, visiblement imbibé, peine à faire entendre sa voix dans ce concert de klaxons et cris de liesse. Il est environs 22 heures ce dimanche 25 avril. Je suis au rond-point BDGL, Innocent Balume vient d’être sacré Vodacom Superstar. Ici, les fans venus de tous les coins de la ville, se sont rassemblés pour suivre la retransmission en direct de la finale du concours sur écran géant.</p>
<p>En peu de temps, les rues sont bondées. Les femmes défont les pagnes, les jeunes filles portent foulards à la main, les jeunes hommes eux, sont torse-nus. Dans les débits de boissons la bière coule à flot. C’est la fête. « <em>Ce n’est pas une surprise. Depuis le début de la compétition nous avons soutenu Innocent. Cette fois-ci ce ne sont pas les crépitements des balles ou  une éruption volcanique qui font parler de la ville de Goma. Pour l’instant je descends en ville offrir des cadeaux à mes enfants pour fêter la victoire d’Innocent</em> », déclare cet autre fan au volant de sa voiture, bloqué par les embouteillages.</p>
<p>Jamais un événement n’a rassemblé autant les habitants de Goma. Même l’équipe nationale de football, lors des ses rare prestations glorieuses, n’a pas attiré autant la sympathie de toutes les obédiences. Des fans clubs, des comités de soutien… tout le monde s&#8217;est engagé pour offrir à « l’enfant » la chance de vivre son rêve : la carrière internationale.</p>
<p>Innocent Balume a 13 ans, encore à l’école secondaire (troisième année), il est le sixième d’une fratrie (<a href="http://www.congoblog.net/maisha-soul-un-autre-style-musical/">tous musiciens</a>). Au début de la compétions ils étaient 16 challengers, dont 3 représentaient la ville de Goma. Le public, au moyen de sms votait pour la meilleure prestation. L’heure est maintenant aux préparatifs du retour au bled de la star. Déjà, les états-majors se mettent en place et tout Goma est mobilisé pour un accueil chaleureux à sa nouvelle star.</p>
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		<title>Une bijouterie made in Boyoma</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Nov 2009 23:56:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Boyomais</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kisangani]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Article 15]]></category>
		<category><![CDATA[Bijouterie]]></category>
		<category><![CDATA[Boyoma]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouillards]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[Province orientale]]></category>

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		<description><![CDATA[J’ai récemment fait une rencontre surprenante, alors que je cherchais une solution miracle pour la chaînette brisée de ma fiancée. Je me suis rendu chez celui que les Boyomais appellent « Maître ». Les outils de travail de ce bijoutier made in Kisangani  sont rudimentaires. Du bois de chauffage, des allumettes, une lampe à pétrole [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" src="http://farm3.static.flickr.com/2547/4113465604_b6080a4f3d_o.jpg" alt="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" /></p>
<p>J’ai récemment fait une rencontre surprenante, alors que je cherchais une solution miracle pour la chaînette brisée de ma fiancée. Je me suis rendu chez celui que les Boyomais appellent « Maître ».</p>
<p>Les outils de travail de ce bijoutier made in Kisangani  sont rudimentaires. Du bois de chauffage, des allumettes, une lampe à pétrole et quelques pinceaux suffisent. « <em>Tout ce que vous voyez me sert à transformer l’or et l’argent. Par exemple, pour votre cas, je vais mettre un peu de pétrole sur cette lampe, puis je vais faire fondre un peu d’étain et enfin coller la chaînette…</em>» Aussitôt dit, aussitôt fait. Le boulot fini, nous avons payé 1500 francs congolais (environs 2 dollars américains).</p>
<p>Avant de se dire au revoir, le « Maître » a tenu à préciser que c’est par faute de matériel qu’il ne fabrique pas des bijoux et qu’il se contente de les réparer. « <em>Il m’arrive d’en fabriquer de temps en temps avec des moyens du bor</em>d », m’a-t-il rassuré.</p>
<p><img title="Un bijoutier de Kisangani à l'oeuvre" src="http://farm3.static.flickr.com/2686/4112709381_996f21e4e2_o.jpg" alt="Une bijouterie made in Boyoma" /></p>
<p>Avec près de 10 000 francs par jour, ce congolais fait partie de ceux qui ne sont pas riches et pas pauvres non plus. Il connaît un métier qu’il pratique pour gagner sa vie. Ce Boyomais n’est pas spécialement différent des autres mais il respecté des siens pour son travail. Il n’attend pas de recevoir de l’’aide et encore moins que le Congo devienne un paradis pour travailler.</p>
<p>Dans un Congo en paix  et géré correctement, des artisans comme celui-ci peuvent être le moteur du développement. Mais dommage, il faut toujours qu’un pseudo défenseur des intérêts de la population, prêt à troquer quelques tonnes de minerais avec des armes vienne apporter la mort et la désolation. Pas besoin de faire un dessin des conséquences : le fabricant et vendeur d’armes débarque en pompier avec médicaments et aide humanitaire et fait tourner la machine à fabriquer des dépendants aux mains tendues.</p>
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		<title>Artistes, mais pas musiciens</title>
		<link>http://congoblog.net/artistes-mais-pas-musiciens/</link>
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		<pubDate>Mon, 18 May 2009 11:27:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Walto, leki ya Kinshasa</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Débrouille]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>

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		<description><![CDATA[A côté des musiciens qui ont une renommée au pays et à l’étranger, la République Démocratique du Congo est également un réservoir de talents avec des artistes qui pratiquent un autre art. Il suffit de faire un tour à l’académie des beaux arts de Kinshasa pour voir exposées les œuvres des nombreux sculpteurs, plasticiens, peintres [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Un jeune artiste plasticien à l'oeuvre à Kinshasa" src="http://farm3.static.flickr.com/2125/3541578019_f800f4ca52_o.jpg" alt="Un jeune artiste plasticien à l'oeuvre à Kinshasa" /></p>
<p>A côté des musiciens qui ont une renommée au pays et à l’étranger, la République Démocratique du Congo est également un réservoir de talents avec des artistes qui pratiquent un autre art. Il suffit de faire un tour à l’académie des beaux arts de Kinshasa pour voir exposées les œuvres des nombreux sculpteurs, plasticiens, peintres et autres.</p>
<p>Étudiant en Céramique, Gaylord Lofoli exerçait ce métier avant son entrée à l’université. « J’ai décroché eu mon diplôme d’état en arts plastiques. ce métier me passionne et je n’ai pas eu trop de mal à m’adapter à l’université » me confie le jeune artiste.  La motivation pour exercer ce métier lui vient de son père, fonctionnaire au ministère de la culture.</p>
<p>Il utilise l’argile pour donner vie à des masques, pots de fleurs, statues et autres représentations. Pour la fabrication des masques, une maquette est présentée au professeur qui prend soin d’apporter des corrections. Après validation du projet, l’artiste malaxe et donne forme. Après montage de l’œuvre, il la sèche, et pour garder sa solidité l’œuvre passe au four. Chaque fin de semaine il présente le rapport de ses travaux à son formateur.</p>
<p>Le jeune artiste a à son actif une dizaine d’œuvres, essentiellement des masques issus de la grande diversité culturelle congolaise. Après la création, vient l’étape de l’exposition et de la vente. Gaylord touche 30% après la vente des ses ouvrages. Le reste va tout droit dans les caisses de l’institution académique. Parallèlement, l’artiste reçoit des commandes privées de ses clients amoureux de l’art. Quelques uns de ses masques passent aussi par le marché d’art « <a title="Rareté de touristes en RDC, une difficulté majeure pour les vendeurs d’objets d’art" href="http://www.congoblog.net/rarete-de-touristes-en-rdc-une-difficulte-majeure-pour-les-vendeurs-dobjects-darts/" target="_self">wenzé ya bikeko</a> ».</p>
<p>Petit poisson deviendra grand. Gaylord Lofoli se voit déjà grand artiste sur les pas de maître <a title="Site Web d'Alfred Liyolo" href="http://www.maitreliyolo.com/galerie.html" target="_self">Alfred Liyolo</a>, le célèbre sculpteur congolais à qui l’on doit bon nombre d’ouvrages qui embellissent la capitale congolaise.</p>
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		<title>Phénomène « Mabanga » ou débrouille dans la musique congolaise</title>
		<link>http://congoblog.net/phenomene-mabanga-ou-debrouille-dans-la-musique-congolaise/</link>
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		<pubDate>Mon, 04 May 2009 15:11:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator></dc:creator>
				<category><![CDATA[Dessins]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Mabanga]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>

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		<description><![CDATA[S’offrir le CD du dernier album sur le marché est un luxe que ne peuvent s’offrir la majorité des congolais, occupés à se débrouiller pour trouver de quoi se remplir le ventre au quotidien. L’art et la musique ne sont pas épargnés par la crise multiforme qui sévit en RDC. Comme tous les congolais, les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img title="Phénomène « Mabanga » ou débrouille dans la musique congolaise" src="http://farm4.static.flickr.com/3323/3500507749_1d32a5229a_o.jpg" alt="Phénomène « Mabanga » ou débrouille dans la musique congolaise" /></p>
<p>S’offrir le CD du dernier album sur le marché est un luxe que ne peuvent s’offrir la majorité des congolais, occupés à se débrouiller pour trouver de quoi se remplir le ventre au quotidien.</p>
<p>L’art et la musique ne sont pas épargnés par la crise multiforme qui sévit en RDC. Comme tous les congolais, les musiciens sont obligés de se débrouiller pour survivre. Parmi les astuces bien congolaises trouvées par les artistes pour survivre à la crise, les « Mabanga », traduction en lingala de cailloux qui sont en fait des dédicaces.</p>
<p>Le phénomène n’est pas récent mais prend de l’ampleur au fil des années. Dans les traditions africaines, il est d’usage de citer, entre les vers et es strophes, les noms de ses intimes, ou encore des femmes, sources d’inspiration pour l’artiste.</p>
<p>Au fil des années, les dédicaces se sont étendus aux mécènes, ces hommes riches hommes qui soutiennent les artistes en échange de publicité dans les chansons. A ce jour les « Mabanga » se sont démocratisés se sont ouverts à qui veut payer. Quelques billets de banque et en échange, son nom se retrouve dans une chanson à succès. Cerise sur le gâteau, une petite mention élogieuse est prévue pour ceux qui mettent le plus gros paquet. « Homme fort, Bill Gates congolais, patron des patrons… » L’imagination est à la taille même de ces artistes reconnus comme ambassadeurs de la culture congolaise au delà des frontières nationales.</p>
<p>A ce jour, il n’est pas surprenant de retrouver une centaine de noms cités dans une seule et même chanson. L’usage des dédicaces dans la musique ne semble déranger personne et même les politiciens congolais se prêtent au jeu. Ministres, parlementaires et autres personnalités politiques qui ont besoin d’un peu de publicité se tournent vers les musiciens et voient ainsi leurs noms, mêlés à ceux des nombreux messieurs tout le monde prêts à payer pour bénéficier de publicité.</p>
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		<title>Kinshasa : Rareté de touristes en RDC, une difficulté majeure pour les vendeurs d&#8217;objets d&#8217;art</title>
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		<pubDate>Wed, 07 Jan 2009 08:30:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Joy, Leki ya Bukavu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Kinshasa]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Congo]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>

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		<description><![CDATA[  Agée d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, Maman Malu vend des tapis en raphia au marché Bikeko de la gare centrale de Kinshasa depuis 1998. « J&#8217;étais mariée à un blanc qui aimait embellir la maison avec des objets d&#8217;art. C&#8217;est comme cela que je me suis intéressée aussi à la chose » confie-t-elle. Cette activité générait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <img title="Une vendeuse de tapis Luba à Kinshasa" src="http://farm2.static.flickr.com/1041/3170949287_68759738fa_o.jpg" alt="Une vendeuse de tapis Luba à Kinshasa" /></p>
<p>Agée d&#8217;une quarantaine d&#8217;années, Maman Malu vend des tapis en raphia au marché Bikeko de la gare centrale de Kinshasa depuis 1998. « <em>J&#8217;étais mariée à un blanc qui aimait embellir la maison avec des objets d&#8217;art. C&#8217;est comme cela que je me suis intéressée aussi à la chose</em> » confie-t-elle.</p>
<p>Cette activité générait beaucoup de revenus avant les nombreuses guerres qui ont secoué la RDC. Aujourd&#8217;hui, il est difficile pour cette femme et pour ses collègues de vivre de ce commerce. « <em>C&#8217;est parce que les touristes se font rares que nos produits ne s&#8217;écoulent plus facilement. Lorsque nous essayons de voyager pour vendre nos marchandises à l&#8217;étranger, nous sommes butés à des difficultés avec les histoires de visa et autres</em> », ajoute-t-elle.</p>
<p>A la question de savoir pourquoi ce marché semble exclusivement destiné à des clients étrangers, une réponse claire : la majeure partie de la population congolaise est occupée par la lutte quotidienne pour rester en vie et gagner son pain quotidien. Dans ce contexte, l&#8217;art n&#8217;a que très peu d&#8217;intérêt.</p>
<p>Espérant des jours meilleurs, Maman Malu et ses autres collègues ne baissent pas les bras. Malgré toutes les difficultés rencontrées, ils se rendent tous les matins au marché et prennent d&#8217;assaut les rares touristes qui se risquent encore dans la capitale congolaise.</p>
<p>Cet exemple prouve bien que la population congolaise ne profite en rien de tous ces conflits qui rongent le pays. Serait-ce utopique d’espérer retrouver un Congo en paix, uni et fort, attirant des touristes provenant des 4 coins de la planète ?</p>
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