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La formation d’un bataillon des Fardc par les Usa au centre des débats

Publié le 31 déc 2009 dans Kisangani par Boyomais

La formation d'un bataillon des Fardc par les Usa au centre des débats

Depuis quelques temps, les Boyomais constatent la présence de quelques militaires américains dans la ville de Kisangani, sans trop savoir ce qu’ils sont venus faire réellement. Faute d’informations à ce sujet, chacun interprète à sa manière : « Ils sont venus installer la base d’Africom pour l’Afrique centrale », estiment les uns alors que d’autres pensent qu’ils sont venus aider l’armée congolaise dans la traque des rebelles ougandais de la LRA œuvrant en Province orientale.

Pour couper court à ces tergiversations, l’ambassade des Usa en RDCongo a dépêché sur place une petite délégation pour expliquer à la société civile la vraie motivation de la présence militaire américaine à Kisangani.

« Nous sommes en train de former un bataillon d’élite de près de 900 hommes pour l’armée congolaise. Cette formation durera 9 mois », a dévoilé Monsieur Sardar, conseiller de l’ambassade américain chargé des affaires publiques, lors de la réunion qu’il a tenu avec les acteurs de la société civile de Kisangani. « Nous voudrions donc former des soldats congolais respectueux des droits humains et du droit international humanitaire », a-t-il renchéri. Après son bref exposé, une série de questions-réponses s’est ouverte pour tirer les choses au clair.

Aux multiples questions posées par les acteurs de la société civile, Monsieur Sardar a fourni quelques éléments de réponse dont les principaux sont :

  • Les Usa se limitent à l’aspect formation et c’est l’Etat congolais qui assure la prise en charge de ses soldats en formation ;
  • L’intérêt des Usa, c’est simplement de voir le Congo se doter d’une armée forte, républicaine et moderne ;
  • Le bataillon formé devra servir d’exemple lorsqu’il sera appelé à mener des opérations militaires sur le terrain pour déclencher des effets multiplicateurs sur le comportement de l’ensemble de l’armée congolaise.

A l’issue de cette rencontre, les acteurs de la société civile ont appelé l’Etat congolais à mettre fin aux pratiques de détournement des soldes et des rations des militaires car, si la formation est importante, la prise en charge des militaires est aussi importante.

Les boyomais sont bien placés pour savoir qu’en dépit de toutes les formations, l’homme armé affamé finit toujours par se payer en se servant de son outil de travail sur les civils…

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Au Congo belge, au Zaïre et en RDC, le chef a toujours raison

Publié le 14 août 2009 dans Dessins par

Une armée républicaine, à l'image du grand Congo

« Après moi le déluge », aimait bien dire l’homme fort du Zaïre. Aujourd’hui, 12 années après sa chute, le Congo navigue encore en eaux troubles. Mobutu avait-il raison ? Avait-il pressenti ce qui allait arriver ou s’était-il juste arrangé pour que ce soit le chaos après sa chute ?

La question mérite d’être posée mais les avis sont très partagés. Si certains congolais pensent que la situation que connaît actuellement leur pays est la suite logique d’une mauvaise gestion des affaires sous le régime mobutiste, d’autres vous affirmeront que la situation était bien meilleure sous le règne du maréchal et qu’elle ne serait pas aussi chaotique si Mobutu était encore vivant et au pouvoir.

Je garde pour moi ce que je pense mais en observant comment les choses se passent dans mon pays, je me rends compte qu’il y a toujours eu des hommes forts et des institutions frivoles. Tout au long de son histoire – qui commence lorsque les tontons belges débarquent – le Congo a changé plusieurs fois de propriétaires et les Congolais avec lui.

Au départ, ce pays n’appartient à personne. Il devient ensuite la propriété personnelle du roi Belge Léopold II. La suite est bien connue : Léopold passe la gestion de sa parcelle le Congo et par la même occasion les congolais qui y vivaient et qui lui appartenaient à la Belgique. Après la période trouble qui a suivi l’indépendance en 1960, un nouvel homme fort se fait hisser à la tête du pays qu’il dirigera comme un bien privé jusqu’en 1997. L’armée, la garde civile (actuelle police), le trésor public, la justice, l’aide internationale et tout le reste lui appartiennent et il en dispose comme il veut. A cette belle époque, les enfants du maréchal avaient tous les droits. Ils se déplaçaient volontiers escortés par des chars de l’armée.

Cette histoire tumultueuse du Congo explique en partie pourquoi les institutions tiennent difficilement. Tout tourne autour d’un homme et la notion du chef intouchable et incritiquable s’impose à tous les niveaux, autant dans la gestion des entreprises que dans celle de l’armée, en passant par les partis politiques. En politique : PALU = Gizenga ; UDPS = Tshisekedi ; PPRD = Kabila. En musique : Franco meurt, le Tout puissant Ok Jazz disparaît en même temps ; Kabasele Yampanya trépasse, son groupe se disloque après lui.

En plus, le chef a besoin de se faire applaudir même quand il n’y a pas lieu. Celui qui ne se prosterne pas ou qui pose trop de questions se fait évincer (Vital Kamerhe en sait quelque chose).

Comment espérer avoir une république forte avec des politiciens qui ne considèrent pas leur travail comme un engagement pour le bien-être de leurs compatriotes mais qui y voient au contraire un moyen de s’enrichir rapidement ?

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Le transport en commun et le phénomène « faux-tête » dans la capitale congolaise

Publié le 11 août 2009 dans Dessins par

Le transport en commun et le phénomène faux tête à Kinshasa

Tous les Kinois qui sollicitent le transport en commun hors du commun de la ville sont familiers avec le terme « faux tête » qui désigne les insolvables. Ils sont policiers, militaires ou agents des services de renseignement et depuis des années, ils ont le droit d’embarquer gratuitement dans les bus privés. Même lorsqu’ils ne sont pas de service, il leur suffit d’exhiber leurs cartes. Gare à celui qui ose poser des questions ou qui se plaint. Ce genre de discussions finit souvent en baston.

Ce phénomène est loin d’être nouveau et remonte à l’époque où Mobutu était encore au pouvoir. Cette gratuité était alors offerte en compensation aux hommes sous le drapeau qui étaient sous-payés et parfois pas du tout payés. Pour les propriétaires des bus et taxi-bus qui assurent le transport en commun dans la capitale, c’est l’enfer. « Sur certains trajets, il y a une dizaine de ces agents qui ne paient pas. Dans un petit bus qui embarque 14 ou 16 personnes, c’est une perte considérable », se plaint Papitsho, un jeune conducteur de taxi-bus qui habite mon quartier.

Avec l’arrivée des ordinateurs et des cybercafés, les « faux têtes » sont de plus en plus nombreux. Il devient de plus en plus difficile de distinguer les vrais agents insolvables des autres kinois qui veulent profiter eux aussi de la gratuité du transport. Ces derniers vont dans des cybercafés pour se faire fabriquer des fausses cartes. Trois détails importants pour la fabrication de ces cartes qui assurent la gratuité du transport : En plus du drapeau congolais qui doit être bien visible, il est important de prendre une tête de Rambo sur la photo et ne surtout pas oublier de mettre en évidence la mention « laissez-passer ». Les lunettes de soleil rajoutent un effet James Bond qui fait peur aux receveurs.

Cette croissance du nombre de « faux têtes » contribue considérablement aux difficultés de transport que rencontrent les habitants de Kinshasa. Les transporteurs ne s’arrêtent plus à tous les arrêts. Lorsqu’ils se rapprochent d’un groupe en attente, le chauffeur ralentit et le receveur scrute les visages. Si ce dernier ne voit pas de tête suspecte, il demande au conducteur de s’arrêter pour embarquer les passagers. Pas la peine de vous détailler la réaction du receveur lorsqu’il détecte dans le groupe quelques hommes, la quarantaine, pas très bien habillés et qui ont des têtes de militaires et de policiers sous-payés. Un petit signe au chauffeur qui appuie sur l’accélérateur.

Les femmes de Kinshasa qui ont compris comment ça marche se réunissent désormais en groupes unisexe et se mettent en retrait, au grand bonheur des transporteurs qui peuvent être sûrs d’être payés en les transportant.

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Un militaire assassine un policier de roulage

Publié le 23 juil 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Procès d'un militaire qui a assassiné un policier de roulage

C’est le quatrième cas enregistré à Bukavu depuis le début de cette année. Des coups de feu crépitent sur avenue Nyofu en commune d’Ibanda presque toute la nuit de dimanche 19 juillet. La population se réveille le matin suivant dans la panique en apprenant sur les chaînes de Radio locales qu’un policier de Roulage du rang d’adjudant chef venait d’être abattu à une heure du matin par un élément des FARDC faisant partie de l’opération Kimia 2 qui traque les FDLR.

L’audience s’ouvre à neuf heures le lendemain mardi 21 juillet devant le tribunal militaire de garnison de Bukavu. Une foule assez nombreuse se rassemble devant l’esplanade de la grand poste pour suivre le procès. A la barre, deux militaires de l’armée régulières bien menottés. Le président de ce tribunal ouvre l’audience publique et questionne le premier prévenu, un caporal : « As-tu tué le policier roulage ? » Et le caporal rétorque sans gêne : « Oui Mr le président, je l’ai tué parce qu’il m’a tabassé dimanche soir dans un débit de boisson. »

L’auditeur militaire de garnison à qui la parole est ensuite donnée, dit que le caporal a volé l’arme de son compagnon de chambre pour aller commettre son crime et il était dans en état d’ébriété. Les avocats désignés pour assister gratuitement les accusés n’ont pas d’autres choix que de plaider coupable et demander au tribunal de réduire la peine pour leur client.

A 20 heures le soir, l’audience n’était pas encore terminée. Après une descente sur le terrain, le tribunal décide de suspendre et de reprendre le lendemain.

Cette situation remet en scène la question du sérieux et de la discipline des ceux qui sont censés protéger la population et ses biens et veiller sur l’intégrité du territoire. Plutôt que de considérer leur arme comme un outil de travail servant à accomplir un devoir noble, ces hommes y voient un gadget leur permettant de se considérer comme les plus forts du monde. Et les conséquences sont bien connues : viols, rackets, assassinats… La liste est longue.

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La bible, arme congolaise pour arrêter la guerre

Publié le 13 mai 2009 dans Kisangani par Boyomais

Un soldat-prêcheur dans une rue de Kisangani

Couvert de son uniforme militaire, haut-parleur sur l’épaule gauche, Bible dans la main droite, il sillonne les artères de la ville de Kisangani pour « prêcher la parole de Dieu ». Ce matin, le Pasteur Rams est passé par la rue sur laquelle je réside. Belle occasion pour pouvoir m’entretenir avec cet évangéliste un peu particulier.

45 minutes auront suffi à l’ « homme de Dieu » pour son homélie et surtout pour recueillir quelques billets en guise d’offrande pour « l’avancement de l’œuvre de Dieu. J’ai attendu que le soldat pasteur en finisse avec son show pour me rapprocher et lui poser quelques questions.

  • Moi : Comment puis-je vous considérer ? Militaire ou évangéliste ?
  • Le Pasteur : Je suis militaire au front. Ici, je fais le travail du seigneur. Je suis donc évangéliste.
  • Moi : Et la mission vous confiée par l’Etat congolais, à savoir celle de la défense de la patrie, qu’est-ce que vous en faites ?
  • Le Pasteur : C’est qui est au dessus de tout, c’est le royaume des cieux. Je suis en train de préparer les Congolais à pouvoir y entrer un jour et d’y vivre éternellement. Si tous les Congolais croient en Dieu, c’est Dieu qui combattra pour eux car il est écrit : « toute arme forgée contre toi sera nulle et sans effet. »
  • Moi : Autrement dit, seules la prière et la foi en Dieu peuvent arrêter les crimes graves qui se commentent au Kivu notamment les viols, les incendies des villages, les massacres des populations civiles, …L’armée aussi dont vous faites partie devrait-elle donc se contenter de sa seule foi en Dieu ?
  • Le Pasteur : Puisque vous semblez douter de la force de la prière et de l’espérance en Dieu, je vais vous dire ma petite histoire : 37 rebelles m’ont fait prisonnier à l’Est du pays et Dieu est intervenu pour dire à leur chef de me laisser sain et sauf car je suis son serviteur. Imaginez si tous les soldats congolais au front étaient des serviteurs de Dieu…
  • Moi : Il n’y aurait plus de guerre ?
  • Le Pasteur : Il n’y aurait plus que la paix !!

Cet entretien me fait réaliser pour une énième fois la déviation engendrée par la foi, telle que vue et appliquée par les congolais. Ils sont déjà nombreux à choisir la prière à la place du travail ou des médicaments lorsqu’ils sont malades. Et lorsqu’un soldat soutient haut et fort qu’il vaut mieux prier plutôt que défendre sa patrie, ça fait froid dans le dos…

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Tracasseries policières et militaires sur la route Buta

Publié le 25 avr 2009 dans Kisangani par Boyomais

Un commerçant sur la route Kisangani - Buta

Érigeant des barrages tous les 50 kilomètres, policiers, militaires et autres agents de sécurité font vivre un véritable enfer aux usagers qui empruntent la route reliant la ville de Kisangani à la cité de Buta. Sous prétexte de contrôles de sécurité, ces agents véreux rançonnent tous ceux qui s’aventurent sur ce tronçon routier.

La cité de Buta est située à quelques 364 km de la ville de Kisangani. De nombreux commerçants effectuent régulièrement des va-et-vient entre les deux villes. Buta constitue un marché pour les commerçants de Kisangani qui s’y rendent pour écouler certains produits comme du sucre, des vêtements, carburant ou encore de la bière.

A l’aide de son vélo, Freddy transporte des casiers de bières achetés à Kisangani et qu’il va revendre à Buta. Durée du voyage : 7 jours. Pédaler aussi longtemps n’a pas l’air de le déranger mais l’érection des barrières est une contrainte en trop pour ce jeune commerçant. « Ces agents ne se contentent pas de vérifier notre identité et notre marchandise mais exigent que nous payions avant de franchir leurs barrages » se plaint-il.

Si la présence d’agents de l’état rassure sous d’autres cieux, elle fait peur au Congo. Ça fait des lustres que policiers et militaires pratiquent impunément ce qui peut être qualifié de banditisme officiel. A défaut de salaires, ils utilisent leur uniforme et leurs armes comme permis de rançonner. La population civile dans tout ça ? Elle a le choix entre obtempérer et se débrouiller pour contourner les difficultés engendrées par le comportement incivique de ceux qui portent l’appellation d’agents de l’ordre.

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Les armées ougandaises et rwandaises élisent domicile en RDC

Publié le 20 fév 2009 dans Dessins par

L'armée ougandaise en république démocratique du Congo

Face à une incapacité qui n’est plus à prouver de l’armée de la RDC à sécuriser le territoire national, deux armées étrangères opèrent actuellement sur le territoire congolais.

Avec l’Ouganda ainsi que le Sud-Soudan, Kinshasa s’est accordé pour opération dans le nord-est de la RDC depuis décembre 2008, dans le but de capturer le chef de la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA).

Avec le Rwanda dont les troupes ont envahi la RDC à deux reprises (1996 et 1998), l’armée congolaise s’est lancée le 20 janvier dernier dans la traque des rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Estimés à environ 6.500 hommes, ils sont réfugiés dans l’est de la RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994, auquel certains ont participé.

Alors que la fin des opérations de l’armée Ougandaise était prévue pour le début du mois de février, « elles se poursuivront jusqu’à ce que tous les terroristes des LRA soient anéantis », annonçait il y a quelques jours le porte-parole ougandais de l’opération conjointe, sans donner la moindre date.

Du côté du front rwandais sur le territoire congolais, le président Kabila parlait d’un départ à la fin du mois de février. Une fête d’adieu a même été annoncée.

J-8 avant la fin de mois de février. L’armée rwandaise sera-t-elle venue à bout des FDLR ? Wait and see comme diraient les anglophones…

Illustration : Kash

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Kinshasa : La raison de l’homme armé est toujours la meilleure

Publié le 12 jan 2009 dans Kinshasa par Mira, Leki ya Kinshasa

Soldats congolais

Ça va faire un peu plus d’un mois qu’un général des FARDC (forces armées de la République démocratique du Congo) a aménagé près de chez moi. J’ai appris l’arrivée du nouveau voisin d’une manière assez particulière. En me ramenant chez moi il y a quelques jours, le taximan s’est fait battre par deux militaires commis à la garde du Général. Son péché : s’être arrêté devant la parcelle qu’occupe le chef pour me déposer.

Je me dirigeais déjà vers chez moi quand j’ai entendu du bruit derrière moi. En revenant sur mes pas pour voir ce qui se passait, l’un des deux soldats m’a crié : « Yo oyebi te que mokonzi avandaka awa, olingi kosala attentat? Soki omeki lisusu kotelemisa mutuka awa to ko tia yo na cachot…» Traduction: « Tu ne sais pas que c’est la résidence d’un chef? Tu veux faire un attentat ou quoi? Si tu oses encore stationner un véhicule ici, nous allons te jeter au cachot. »

Observant autour de moi, je n’ai vu aucun panneau ou indication mentionnant qu’il était interdit de s’arrêter à cet endroit. Je n’ai pas osé discuter, sachant très bien comment finissent ceux qui osent se mettre en opposition avec ces hommes forts armés.

Une interrogation se ballade dans ma tête : Devrions-nous déplacer les arrêts de bus à chaque fois qu’une autorité s’installe à proximité? N’étant jamais sortie de mon pays, je me demande si les choses se passent de la même manière ailleurs. Ici à Kinshasa, les habitations des officiers militaires sont des endroits interdits. Des rues entières sont parfois barricadées juste parce qu’une autorité politique y habite. Tout cela sans compter le spectacle habituel des cortèges des ministres, députés, leurs copines et leurs enfants qui obligent tout le monde à sortir des routes pour les laisser passer.

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