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Cinq chantiers : courte durée de vie des infrastructures tant attendues

Publié le 18 nov 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Cinq chantiers : courte durée de vie des infrastructures tant attendues

Trois mois seulement après la fin des travaux sur le tronçon place de l’indépendance Bwindi en direction de l’aéroport de Kavumu, le caniveau qui devait conduire les eaux de pluie vers le lac est bouché. Une belle végétation verdoyante s’invite sur le tas de déchets qui s’y amasse.

A la base de cette détérioration, la proximité d’un marché spécialement dédié à la vente de chèvres. Tous les déchets de cet abattoir improvisé sont déversés dans la canalisation.

L’entretien de cette infrastructure routière nouvellement acquise en réponse aux promesses électorales est loin d’être le souci des principaux bénéficiaires. Il y a quelques semaines, une autorité urbaine a parlé de fermer du ce marché. Une manifestation violente s’en est suivie et des menaces de mort étaient même proférées contre cette autorité par les vendeurs du marché.

« Qui nourrira nos enfants si tu fermes ce marché ? Et l’argent qu’on paie pour avoir des autorisations d’y œuvrer qui le remboursera ? » Autant de questions que les manifestants brandissaient pour contrecarrer cette décision de fermeture dudit marché.

Après ce bref épisode, plus rien. Le marché a repris ses activités et les déchets sont toujours déversés sur ce qui reste du caniveau. Quant à elle, la route disparaît lentement mais sûrement.

Ce chantier parmi ceux promis aux congolais lors des dernières élections s’effrite progressivement. Une solution temporaire sera sans doute trouvée pendant la campagne électorale pour les prochaines élections.

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La moto, championne du transport en commun dans la capitale congolaise

Publié le 24 oct 2009 dans Dessins par

La moto, championne du transport en commun dans la capitale congolaise

Elle aura parcouru plusieurs kilomètres avant de se retrouver à Kinshasa, dans les quartiers les plus dépourvus de routes. Ndjili, Kingasani, Ngaba et bien d’autres coins de Kinshasa voient arriver le moyen de transport de rêve, apporté par nos amis les chinois, en plus des 5 chantiers.

Adaptée aux anciennes routes kinoises désormais transformées en pistes et efficace face aux flaques d’eau, la moto a également le mérite de plus facilement échapper aux roulages. En plus, elle consomme moins d’essence et coûte moins en réparations – les chinois vendent les pièces et on peut la réparer soi-même –.

N’allez surtout pas penser qu’une moto embarque moins de passagers. Le savoir-faire des kinois en matière de débrouillardise et d’adaptation n’est plus à prouver. Une moto est bien capable de transporter jusqu’à 5 personnes, et même une chèvre s’il y a besoin. Il suffit de savoir classer ses passagers.

Sécurité ? Casques ? Assurance ? Pas besoin. Une petite prière avant de prendre la moto suffit. Rien ne vaut la protection de Dieu.

En attendant l’arrivée du vélo qui fait ses preuves dans le transport en commun dans certaines régions du pays, la moto se fait sa place dans la capitale. Les roulages doivent sans doute peaufiner un stratagème pour mettre la main sur ce nouveau marché.

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La mairie déploie ses troupes pour le curage des caniveaux

Publié le 19 oct 2009 dans Kisangani par Boyomais

La mairie déploie ses troupes pour le curage des caniveaux

Je parlais il y a une semaine des conséquences du retour de la pluie dans la ville de Kisangani. Pour répondre aux inondations de certaines rues, l’autorité urbaine de la ville de Kisangani vient de dépêcher sur terrain une équipe d’assainissement chargée de faire le curage du collecteur Djubu Djubu I, pour permettre aux caniveaux de bien conduire, l’eau jusqu’à la rivière Tshopo.

Les Boyomais dont les habitations sont voisines de ruisseaux ne cachent pas leur satisfaction. « Des travaux de ce genre ne sont qu’à encourager dans la mesure où ils viennent répondre à un besoin social. Mais le mieux serait que cela tienne dans la durée », souhaite madame Sumba Marie sortie de chez elle pour venir suivre, de près, le déroulement des travaux.

Gouverner c’est aussi prévenir. Même si je ne peux que saluer cette réalisation, je pense, néanmoins, que les autorités locales doivent dans l’avenir anticiper sur les événements, plutôt que d’attendre les catastrophes pour en réparer les conséquences.

La mairie déploie ses troupes pour le curage des caniveaux

La mairie déploie ses troupes pour le curage des caniveaux

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La RDC terrain de combat entre l’occident et la Chine

Publié le 9 juil 2009 dans Dessins par

La RDC terrain de combat entre l’occident et la Chine

Les dirigeants congolais se retrouvent entre le marteau et l’enclume. Entre le d’une part le FMI qui exige carrément la révision, si pas l’annulation pure et simple du contrat de 9 milliards de dollars conclu avec la chine et d’autre part la population qui attend la matérialisation des promesses électorales avec les fameux 5 chantiers.

Une guerre des puissances est bien lancée pour la possession des ressources de la RDC. La question qui se pose est celle de savoir qui sera le vainqueur, entre une chine de plus en plus avide de matières premières et des « partenaires traditionnels » de la RDC qui tiennent visiblement à garder une mainmise sur les ressources congolaises et qui ne veulent surtout pas les partager avec le dragon.

La confrontation se déroule sur fond économique mais rappelle bizarrement les années 1960, aux temps de la guerre froide. Cette fois, de nouveaux acteurs entrent en jeu en plus de l’occident. La Chine figure en tête de liste de ces nouveaux pays consommateurs de minerais mais derrière, s’alignent certains pays de l’Europe orientale comme la Russie qui a de plus en plus du mal à cacher ses vues sur les minerais dont regorge le sous-sol congolais. Il faut ajouter à cette liste les pays émergents comme l’Inde et le Brésil.

La RDC terrain de combat entre l’occident et la Chine

Avec ses importantes réserves de minerais (cuivre, d’Uranium, de Coltan, Etain…) La RDC se retrouve dans le collimateur des chasseurs des minerais prêts à tout pour défendre les intérêts économiques de leurs pays. Face à ces prédateurs sans scrupules, une Etat congolais faible et une classe politique qui a l’air de ne pas avoir conscience de la position géostratégique du pays.

L’instabilité politique et les mouvements rebelles qui naissent tous les jours favorisent une exploitation illicite des ressources minières qui coûte moins cher aux exploitants mais très cher aux nombreuses familles victimes de cette guerre dont elles comprennent à peine les enjeux.  Comme dit un célèbre proverbe africain : « lorsque deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui en pâtit ».

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30 juin 2009 : Goma s’apprête à mettre sa plus belle robe

Publié le 29 juin 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Boullevard Kaynamuhanga à Goma

Après Kisangani, la ville de Goma s’apprête à accueillir le chef de l’Etat, pas pour une conférence des gouverneurs mais, bien pour les festivités du 30 juin, fête de l’indépendance. La République Démocratique du Congo soufflera ses 49 bougies ici. En prévision de cet évènement, des travaux sont exécutés à plusieurs endroits dans la ville. Les principales artères sont refectionnées, l’éclairage public réhabilité et il se construit même un site qui abritera une foire internationale agricole… Toutes les dispositions sont prises afin que la ville rayonne comme jamais auparavant.

« Je n’ai jamais vécu une telle situation à Goma, qui donne l’impression de se trouver dans une cité industrielle » s’exclame Mzee Paul, un sexagénaire, rencontré le long du boulevard Kanyamuhanga. Ce tronçon, sur lequel s’effectuera le défilé, revêt une nouvelle couche de bitume. C’est depuis la dernière éruption survenue en 2002 qu’il était dénué.

Nombreux sont le badauds qui passent leurs temps admirer les pylônes qui poussent depuis peu sur les routes de la capitale touristique. Au total, 600 réverbères éclaireront Goma d’ici le 30 juin, à en croire un des superviseurs des travaux: « La ville de Goma sera la ville la plus éclairée, après la ville de Kinshasa qui compte seulement 300 pylônes en bon état » a-t-il ajouté.

S’ils se réjouissent e voyant ces travaux, les habitants de Goma ne se font pas d’illusion. Il faut attendre de voir s’il s’agit bien d’un élan de reconstruction ou si ce n’est qu’un embelissement temporaire, le temps de la fête.

Réhabilitation de l'éclairage public à Goma

Réhabilitation de l'éclairage public à Goma

Un des stands de la foire agricole de Goma

Un des stands de la foire agricole de Goma

Un tronçon en-pleine réhabilitation à Goma

Un tronçon en-pleine réhabilitation à Goma

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Développement et affirmation de l’autorité de l’Etat au programme dans une conférence à Kisangani

Publié le 23 juin 2009 dans Kisangani par Boyomais

Poubelle publique de la ville de Kisangani

La ville de Kisangani rayonne depuis l’annonce de la tenue d’une conférence des gouverneurs des provinces de la République Démocratique du Congo à Kisangani. La capitale de la troisième ville congolaise qui recevra également le président de la république vibre au rythme de travaux de réhabilitation et d’assainissement.

C’est l’effervescence ! L’éclairage public est réhabilité, les principales artères du centre-ville réaménagés, et des poubelles publiques réapparaissent à une vitesse vertigineuse. Dans les faubourgs de la ville, comme s’ils avaient attendaient depuis des années un coup d’envoi, jeunes et vieux contribuent à l’assainissement de leurs milieux. Kisangani se débarrasse de la poussière qui la couvre depuis des décennies mais doit-on vraiment se réjouir ?

« Les autorités ne devraient pas toujours attendre les événements de ce genre pour se mettre au travail. Redonner à Kisangani son image de Boyoma la belle devrait être leur cheval de bataille de tous les jours et non seulement pour des circonstances particulières » se plaint un chef de quartier que j’ai rencontré et qui requiert l’anonymat pour des raisons bien évidentes. « Je souhaiterai que cet élan de travail que nous avons pris pour redorer l’image de notre ville survive au delà de la conférence des gouverneurs » ajoute-t-il.

Des conférences comme celle-ci, il faudrait qu’il y en ait plus souvent. Peut-être nos villes auront-elles la chance de garder une apparence neuve… En tous cas, c’est Kisangani qui est actuellement la bienheureuse. Dans quelques jours, ce sera le tour de la ville de Goma qui recevra le chef de l’état pour fêter les 49 ans d’indépendance de notre pays.

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Le retour du bitume après des années de terre battue

Publié le 9 juin 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Le retour du bitume après plusieurs années de terre battue

Finie la Boulongologie – route en terre battue dans le jargon local de Bukavu – à la place de l’indépendance? La première couche de goudron vient d’être placée par des ingénieurs chinois.

Les travaux se tiennent à la satisfaction de la population. Certaines personnes commencent à croire peu à peu à la concrétisation des très attendus 5 chantiers. D’autres émettent des réserves. « Nous sommes joyeux de voir nos routes reconstruites mais pourvu que ça dure »lâche un passant qui observe tranquillement les travaux.

A quelques pas de la tribune du 24 novembre, un attroupement se forme et les voies s’élèvent. Deux policiers viennent de mettre la main sur une femme qui a piétiné le goudron voulant traverser de l’autre côté de la route.

En m’approchant, je vois la femme entrain de supplier en Swahili pour qu’on lui pardonne « munihurumie, sikujuwa » Traduisez : « pardonnez moi, je ne savais pas que c’était interdit de passer dessus… » Après quelques gifles, l’infortunée est relâchée. Celle-là aura appris qu’on ne s’amuse pas avec les 5 chantiers. Avec les prochaines élections qui sont normalement prévues pour 2011, il faut bien montrer à la population que les choses avancent.

N’allez pas penser que je ne me réjouis pas du fait que ces travaux débutent enfin. Ayant une certaine expérience des fausses annonces et des travaux inachevés, je préfère attendre l’avancée et la conclusion des travaux pour vraiment faire la fête.

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Démolition d’habitations dans la commune de Ngaliema

Publié le 4 juin 2009 dans Dessins par

Démolition d’habitation dans la commune de Ngaliema

Les bulldozers de l’hôtel de ville de Kinshasa ont encore frappé cette semaine dans la capitale congolaise. Plusieurs habitations ont été démolies au quartier pompage. Un pont devrait être érigé par des ingénieurs chinois dans le cadre des 5 chantiers.

Comme toujours, personne ne parle d’indemnisation ou de relogement des habitants qui vont sans doute se débrouiller comme le congolais savent si bien le faire.

Et bien-sûr, il ne faut pas s’attendre à ce que ceux qui ont loti ce quartier et qui ont empoché l’argent des malheureux propriétaires sont inquiétés. Les grands perdants dans l’affaire sont encore une fois les petits habitants ordinaires de ce quartier qui devraient d’ailleurs se réjouir du lancement de ce « chantier ». Pourquoi pleurer pour un toit alors qu’on peut avoir un pont à la place ?

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Bienvenue sur le boulevard de la mort

Publié le 24 mai 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Boulevard du 30 juin

Dimanche dernier, alors qu’une amie m’avait invité à déjeuner, nous sommes passés par le boulevard du 30 juin pour nous rendre au centre culturel français de Kinshasa. Comme tous les dimanches et les jours fériés, la circulation était fluide. L’occasion pour les conducteurs de se déchaîner sur cette route nouvellement réhabilitée par les chinois dans le cadre des 5 chantiers.

Et oui ! Le boulevard du 30 juin a été débarrassé de ses nombreux nid-de-poule et même du terreplein qui le coupait en deux et qui séparait les deux sens de la circulation. Il est beaucoup plus agréable de rouler sur une vraie route. Par contre, aucune signalisation. Pas de feux, pas de tracés pour guider les piétons, Rien ! On dirait une marre aux crocodiles. Les véhicules roulent à toute vitesse sans se soucier des piétons qui désirent traverser.

Déjà, entre chauffeurs, c’est à celui qui roulera le plus vite. Conséquences logiques, les accidents se multiplient.

Nouveau visage, nouvelle appellation. Le boulevard du 30 juin se fait désormais appeler « boulevard de la mort ».

Un chantier qui devrait sans doute s’ajouter à la liste de ceux dont on parle actuellement : l’éducation des conducteurs Kinois qui pour la plupart ne passent pas par l’autoécole. Et comme chez nous le permis de conduire ne se passe pas mais s’achète, imaginez le nombre d’autodidactes au volant sur les routes de la capitale. En attendant la réalisation de cet autre chantier, le seul recours reste la prudence.

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5 chantiers : le programme politique des uns fait le malheur des autres

Publié le 29 avr 2009 dans Kinshasa par Elle, leki ya Kinshasa

Démolition de constructions anarchiques dans un quartier de Kinshasa

Il y a quelques semaines, en face du camp Kokolo, sur le site dénommé Koweit, on pouvait remarquer de belles maisons en construction dont certaines de plusieurs étages. Aujourd’hui, il ne reste que des ruines. Les bulldozers de l’hôtel de ville de Kinshasa sont passés et toutes ces maisons ont été détruites.

C’est plusieurs milliers de dollars qui sont partis en fumée. Pourtant, la majorité des habitants qui occupaient ce site possédaient des titres de propriété en bonne et due forme.

Que s’est-il donc passé ? C’est tout simplement que dans le cadre des 5 chantiers du chef de l’Etat, ce site est réquisitionné pour la construction d’un centre hospitalier. Aux propriétaires lésés, une promesse d’indemnisation qui ne sera pas proportionnelle aux dommages causés. Déjà faudrait-il que cette indemnisation soit effective. Entre-temps, les habitants de ce quartier sont jetés dans la rue,, sans option de rechange.

Pendant que les malheureux propriétaires font le deuil, un business se forme autour des décombres. On peut s’y procurer toutes sortes de matériaux de construction seconde main: briques, barres de fer, caillasse, moellons, et j’en passe. Ils ont été récupérés avant, pendant et même après la destruction des maisons. Hommes, femmes ou enfants, telles des mouches sur de la viande fraîche, se sont jetés sur les ruines pour récupérer ce qui pourrait être réutilisable, et donc vendable. Souci écologique ou de recyclage me direz-vous ? Permettez-moi de vous décevoir en vous disant qu’il ne s’agit que d’un souci de survie.

Comment en vouloir à ces débrouillards quand on sait que l’emploi est denrée rare à Kinshasa ? Puisque les propriétaires de ces maisons n’en profiteront pas, tant mieux si quelques familles dans la misère trouvent du bénéfice dans cette énième démolition.

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