Supu na tolo : Un tueur dans les rues de la capitale congolaise
Publié le 25 mai 2009 dans Dessins par

Sans aucune indication quant à son producteur et aucune mention concernant sa teneur à l’alcool, la liqueur que les kinois surnomment “Supu na tolo” se vend en petites portions sur les étagères des petites boutiques communément appelées « Ligablo ». Ce breuvage alcoolisé rencontre un certain succès, principalement auprès des jeunes habitants de la capitale.
Vendeurs ambulants, mécaniciens et autres débrouillards kinois trouvent dans cet alcool un moyen de se doper et de trouver la force de tenir au travail. Les rumeurs les plus folles vont jusqu’à laisser entendre qu’il aurait des vertus aphrodisiaques.
Malgré l’interdiction de l’autorité urbaine, le trafic de cette liqueur artisanale prolifère et ses consommateurs semblent ignorer les conséquences néfastes sur leur santé.
Manque d’occupation ou besoin de noyer leurs soucis dans l’alcool ? “Supu na tolo” fait déjà des victimes. Parmi les cas les plus cités à Kinshasa, il y a celui d’un jeune homme d’une trentaine d’années habitant la commune de Masina. Ce dernier aurait succombé après avoir bu d’un trait une bouteille de « Supu na tolo » de 180 ml.
La victime participait à un concours du « meilleur buveur ». Montant à la clef pour ce suicide : 5.000 Francs congolais.



L’expression « Supu na tolo » (soupe des poumons) devrait plutôt être transformée en « mbondo na tolo » (poison des poumons). Les pays qui ont à cœur le bien-être physique de leurs citoyens régulent sévèrement la consommation de l’alcool et l’âge auquel le citoyen peut avoir accès aux boissons alcooliques. Aux USA, il faut être âgé de 21 ans révolus pour consommer l’alcool. Le contenu de l’alcool y est aussi officiellement déterminé. Au Congo, le manque de régulation de la consommation d’alcool s’accompagne avec la disparition des cours de gymnastique et d’éducation physique dans les écoles. C’est donc toute une génération d’inaptes que le pays produit. C’est à croire qu’il s’agit d’une véritable conspiration contre la jeunesse congolaise. Car n’oublions pas que les enfants des gouvernants congolais étudient tous à l’étranger !
Les prétendues « vertus aphrodisiaques » de l’alcool sont un mythe qu’il faut dévisser.
Voici quelques raisons médicales pour éviter l’alcool :
1) L’alcool est un inhibiteur : L’intoxication bloque le flux sanguin génital tant chez l’homme que chez la femme (c’est le flux du sang qui cause l’érection du pénis et du clitoris) ;
2) L’excès de consommation d’alcool sur le long terme peut causer la stérilité par qu’il provoque l’impotence, la déformation des spermatozoïdes, la diminution du niveau de la testostérone, la diminution de la motilité des spermatozoïdes, etc. ;
3) L’intoxication induit les partenaires sexuels à ne pas prendre des mesures de protection élémentaires comme le port des capotes ;
Avec le tabac, l’alcool est donc un produit dangereux qui mérite toute l’attention d’un gouvernement responsable !
Pour suspendre l’alcool au-moins âgées le gouvernement ne doit jamais faire allusion a la souffrance des ses citoyens. Il doit dans un premier temps chercher ces petites entreprises productrices qui ne paient même pas les taxes et les fermer et enfin punir d’une manière exemplaire les récalcitrants. Mais qui fera ca ? Quand tous les gouvernants ne cherchent qu’à remplir leurs poches et prendre des petites chéries dans toutes les communes.
Dans tout ça que la loi puisse être restaurée…
je suis curieux de savoir si le soit disant supu na tolo ne serait rien d’autre que le LOTOKO