Retour de la saison des pluies : les rues de Kisangani inondées

Septembre est réputé être le mois de grandes pluies à Kisangani. Le 9ème mois de l’an 2009 n’a pas échappé à cette règle au grand damne, malheureusement, de certaines habitations de la ville de Kisangani, à l’image de celles de 6ème avenue dans la Commune de la Tshopo.
Comme toujours, les fortes pluies de septembre s’accompagnent de malheurs sur les Boyomais. « J’ai perdu mon oncle au début de ce mois de septembre. Il a été électrocuté alors qu’il regagnait sa résidence après une pluie diluvienne. En fait, il a marché sur des fils électriques qui se retrouvaient à même le sol sur son chemin de retour », raconte Motcha, ce jeune homme de 15 ans qui gardera sans doute longtemps ce drame dans sa mémoire.
« Ici, nous ne savons pas bouger le matin lorsqu’il pleut la nuit. Des papas ne savent aller au travail, pas de marché pour les mamans, pas d’école pour les enfants. Nous sommes carrément bloqués dans nos maisons. Il faudrait, dans ces conditions, avoir une pirogue pour sortir de chez soi », s’exclame un père de famille sur la 6ème avenue Tshopo dans la Commune de la Tshopo.
Pour les observateurs avisés, trop souvent, les Boyomais eux-mêmes sont responsables de cette situation. « Les ruisseaux sont transformés en poubelles, comment voulez-vous que les eaux de la pluie puissent ne pas nous inonder », reconnaît une dame visiblement consciente de la part de responsabilité de chacun.
S’il appartient aux Boyomais de changer leurs mentalités et éviter de jeter leurs immondices n’importe où, je me dis qu’il est de la responsabilité des responsables locaux de leur indiquer un endroit approprié et même d’organiser une collecte et un traitement des déchets. Un souhait, un vœux pieux qui tarde à se concrétiser dans la capitale et dans les autres villes congolaises. Kisangani peut-il ouvrir le bal ?










C’est vrai que les responsables locaux doivent indiquer aux administrés où jeter leurs poubelles mais j’estime que le changement des mentalités doit aussi guider ces administrés.Ils doivent apprendre à poser des gestes qui sauvent. Jeter des poubelles dans des canniveaux va leur apporter des malheurs et les autorités ne viendront qu’après avec de l’aide
Où es le gouvernement provincial et national? Quel honte de voir ça sur la (soi disant) troisième ville du pays.
[...] Je parlais il y a une semaine des conséquences du retour de la pluie dans la ville de Kisangani. Pour répondre aux inondations de certaines rues, l’autorité urbaine de la ville de Kisangani vient de dépêcher sur terrain une équipe d’assainissement chargée de faire le curage du collecteur Djubu Djubu I, pour permettre aux caniveaux de bien conduire, l’eau jusqu’à la rivière Tshopo. [...]
Daniel, a Kinshasa la (soit disant) la capitale est encore tres pire…pourtant le gouvernement y siege dans ce territoire.
Quand on pense qu’ailleurs on s’interroge sur le contenu des poubelles soit pour en extraire de l’energie (compost), soit pour faire payer le prix de l’élimination des déchets aux fabriquants d’emballages…
A l’ère du téléphone portable, les Boyomais devraient avancer des propositions pour maîtriser la gestion des déchets à Kisangani, en faire fructufier la valeur résiduelle et minimiser les coûts incompréssibles. Bien sûr que cela ne coûte rien de jeter ses poubelles dans le caniveau. Pourtant c’est une dette: Cela ne coûte rien aujourd’hui, et on payera demain avec les intérêts. A bon entendeur.
Laissez votre message !
Publicité
Sondage
Commentaires récents
Congo
Etranger
Mots-clefs