Recyclage à la congolaise, une question de survie

Nous sommes en pleine capitale congolaise et l’homme sur la photo n’est pas fou. Il s’agit d’un père de famille à la recherche d’un trésor. Son terrain de recherche, les poubelles publiques à ciel ouvert comme on en trouve un peu partout à Kinshasa.
Ce qu’il cherche, ce sont des bouteilles en plastique, des boites de lait vides et autres objets
jetés par les nantis « batu ya mbongo ». Après ramassage, ces objets sont lavés rapidement puis remis sur le marché. Ils sont très appréciés par bon nombre de Kinois parce que très peu coûteux. Les bouteilles plastiques servent d’emballage aux vendeurs de jus ou de Tangawisi. Les autres trouvailles trouvent toujours un usage qui leur assure une seconde vie.
Ce recyclage à la congolaise est à la fois un métier et un gagne-pain pour de nombreuses personnes. Les conséquences en terme de santé publique ne semblent inquiéter personne pour l’instant. Tant qu’il n’y aura pas d’épidémie grave, c’est sûr que personne ne lèvera le petit doigt.
Les élus qui ont promis monts et merveilles aux congolais sont sans doute occupés à préparer les discours pour les prochaines élections qui doivent se tenir dans un peu moins de deux ans. « Mais quelles promesses allons-nous brandir cette fois-ci à ces électeurs », doivent-ils se demander.
Entre temps, les électeurs, experts du très célèbre article 15 congolais trouvent toujours des combines pour survivre. A défaut de sauver la planète comme le prônent les écologistes ailleurs dans le monde, les recycleurs congolais sauvent avant tout leur peau. La planète est le dernier de leurs soucis. Ne dit-on pas d’ailleurs que la charité bien ordonnée commence par soi-même?









Quelle tristesse d’imaginer un père de famille contraint à fouiller des poubelles pour faire vivre sa famille dans un pays comme le Congo, potentiellement capable de nourrir la Chine.
Eza mawa kindu,
Nous avons un pays béni, nous nous vautrons dans le tribalisme, les bêtises et autre DJALELO.
j’ai la larme à l’oeil, eza mawa, wana PAPA NA BISO.
noko tongo
Cher/Chere Mwana Kin,
Parlant de recyclage, il y a un article sur CongoForum au sujet de deux ONGs (IsF et UDD) qui collectent et recyclent les sachets en plastique a Kinshasa. Qu’en est-il au juste? L’info est-elle exacte?
http://www.congoforum.be/upldo.....0pavé.pdf
Je crois que c’est pas une situation particuliere du congo, c’est partout au monde que nous trouvons de cas pareils. ne cherchons pas a tout dramatiser.
Au fait eza mawa personne n’aimerai vivre dans des telles conditions. mais la question des classes sociales existe meme aux USA, meme a Dubai ne vous trompez pas. Ce dscours « pays beni » nous devons le changer par « pays des travailleurs » benediction sans effort amene la malediction. Il faut travailler. Au moins la volonte de ce monsieur de sortir et chercher son pain c’est deja bon. sauf que c’est mal encadree. Au lieu que ce soit dans une poubelle, il devrait etre dans un coin a travailler. C’est pourquoi si la jeunesse ne veut pas vivre ainsi sa vieillesse, il faut etudier et preparer son futur.
merci
à bas les pleurnichards…
ce bonhomme fait parti de ces gens qui ,dit-on,n’ont rien à perdre…ils se battent au jour le jour…courageux,ils sont!
Nous avons le pain quotidien par le travail bien fait. Et pour avoir ce travail, il faut un système qui marche. Un système fruit d’une politique de développement sur plusieurs années et d’un staffing des politiciens bien rodés, des technocrates bien formés et bien outillés.
C’est le fondement logique.
La triste réalité:
Pas de pain quotidien parce que le travail est mal fait ou n’est pas fait du tout. N’oublions pas que pour avoir le travail, il faut un système qui marche.
Or notre système ne marche pas depuis plus de 30 ans qui est le fruit d’un manque d’une politique de développement à long terme et tout ce qui l’accompagne. Ce qui conduit le pays vers un mécanisme de survie.
Tokoti sikoyo na système ya « taux du jour ». La poubelle devient aussi une stratégie de survie pour certains ménages. Le N° 1 de la famille ne va pas croiser les bras ( quand bien même il y en a certains qui les croisent) et voir les gosses mourir de fin? C’est la survie !!!
Que faire?
1- Prendre conscience que le développement d’un pays ne marche pas avec la corruption communément appelée:
A l’ouest: YA MADESU YA BANA
A l’Est: Matabishi ou Kidogo ou encore Kata nyama
Au Sud: katamilomo
Au centre: hakuna Kiloko
Au Nord: Aucune idée
Les uns mangent les autres assistent: Résultats après 50 ans tout est à reconstruire. Même la mentalité.
2- Prendre conscience que c’est le développement de l’agriculture congolaise qui ouvrira la voie vers un développement durable. Quand on arrive à nourrir sa population et à vendre le surplus agricole sur le marché international, on est à l’abri de beaucoup de maux.
Le bon exemple c’est le MALAWI
C’EST L’AFFAIRE DE TOUS. RETROUSSONS LES MANCHES FAISONS TOUT POUR MOUILLER LES CHEMILLES EN EVITANT LA VIE FACILE ( Na dossier nayo wana Oyo yanga eza wapi? Papa yayo ou bien ya peuple mkolo mabele?!!)
Produisons pour nous, produisons pour l’Afrique, Produisons pour le monde.
Et la RDC sera la grande puissance du continent. Avec le travail c’est vraiment YES WE CAN
NE RESTONS PAS LA A CRIER. TRAVAILLONS, AYONS NOS PROPRES PLANTATIONS. QUE CHAQUE CADRE OU QU’IL SOIT, FASSE TOUT POUR AVOIR AU MOINS UN HECTARE.
NOUS AVONS COMBIEN DES CADRES?
UN BON EXEMPLE C’EST LA COTE D’IVOIRE. QU’ELLE EST CE CADRE IVOIRIEN QUI N’A PAS DE PLANTATION? MONTREZ MOI UN JE VOUS EN MONTRE 100.
C’EST UNE DEFI. FAISONS QUELQUE CHOSE.
C’EST UNE DEFI
C’EST UN DEFI qu’est ce qui ne va avec ce « e » qui me cherche palabre avec les congoalais!!!!
L’homme qui passe son temps á fouiller les poubelles pouvait bien orienter toute cette énergie á l’agriculture et produire. Il n’ya que cette voie qui peut arranger son cours de vie. Dans la capitale congolaise(kinshasa) il ya beaucoup de gens qui pensent que vivre en ville procure toute la facilité de vie; et pourtant ce raisonnement contraste avec la réalité pratique. La ville est propre aux nantis, aux travailleurs( et leurs dépendants directs) et aux étudiants. Ceux qui ne sont pas professionnement occupés devraient refléchir en terme de retour á la campagne et se mettre au service de la production agricole.
Moi qui écrit je suis un témoignage vivant. Apres avoir terminé mes études en Sciences Economiques, j’ai eu peur de continuer á vivre á kinshasa connaissant bien les difficultés auxquelles je devrais ëtre confronté. J’ai jugé bon d’aller á l’intérieur du pays oú j’ai commencé le travail de la terre et entre temps je me suis engagé dans l’enseignement au college. Il fait déjá 10 ans que j’ai terminé. 10 ans de labeur sans relache, 10 ans de peine. J’ai commencé avec la houe, la beche, le coupe coupe, le rateau,… 5 ans aprés j’ai attrappé une pair de boeufs, avec ca j’ai multiplié le rendement par 6. 9 ans aprés je me suis procuré d’un tracteur 40cv. Et chaque année mon standing de vie change et derriere moi j’ai des ouvriers et des journaliers dépendant directement de moi en plus de mes trois enfants. Voilá une maniere pour moi de contribuer au développement de notre motherland. Aujourd’hui je suis capable de rentrer á Kin avec toutes les facilités de vie. Mais je me dis que jusque lá ca ne suffit pas, je dois encore bosser dur pendant encore 5 ans. Actuellement j’ai 35 ans et á 40 ans je serais á Kin.
Si tout le monde devait comprendre que la vie de fois il faut se négliger soi meme, ignorer sa beauté et se mettre au travail.
Etant donné que nous vivons dans un pays oú tous les mécanismes ne sont actionnés en vue de faciliter la vie des citoyens, il faut toujours se mettre en tete que on est soi meme maitre du destin et pilote de sa vie. Il ne faut jamais attendre 80ans pour regretter toutes les minutes perdues tout au long de sa vie.
Les gens doivent comprendre et éviter de vivoter dans l’oisiveté.
Hakuna Matata.
Nota: mon clavier est qwerty, c’est pour cette raison les accents sont rares dans ce texte. Ne m’en tenez pas rigueur.
Oui c’est un defi !
« Travaillez prenez de la peine c’est le fond qui manque le moins…. »
Aucun pays developpe ne l’est sans passe par le sacrifice et la souffrance. Jeunesse prepare ton futur. Le futur du pays depend de chacun de nous et de chaque individu. « Oyo asali te alia pe te » C’est pas moi qui le dit.
Jeunesse, au lieu de perdre le temps dans des polemiques, travaillons pour le futur de nos enfants. L’avenir d’un individu se prepare 20 ans avant sa naissance disait mon professeur de Histoire « Ya Teddy » eza libanga na yo.
Travaillons meme avec les conditions minimums.
Allez boa sorte !
@ Hakuna Matata
Merci pour votre témoignage, je vous felicite pour les choix que vous avez operés. Je suis persuadé que le Congo de demain appartiendra à ceux qui aujourd’hui ont eu le courage de se lancer dans l’agriculture.
Je n’ai jamais compris que le developpement de l’agriculture et la recherche de l’autosuffisance alimentaire n’aient jamais été decretées priorité des priorités.
J’ai moi même avec ma famille des terres agricoles que nous ne pouvons exploiter fautes de pouvoir y acceder ! Ces terres sont en friche depuis plus de 15 ans !
Ce gouvernement et ceux qui l’ont précedé, n’ont jamais integré la richesse agricole de notre pays, on nous bassine sans cesse avec le « scandale géologique » mais on ne se soucie pas du scandale agricole qu’est le Congo, une terre d’une fertilité incroyable.
Les filières agricoles sont méprisées. Mon cousin, detenteur d’un master en developpement rural, ne s’est pas vu offrir une opportunité d’emploi lui permettant de vivre dignement au pays. Il a introduit son dossier à l’ambassade du Canade qui lui a fourni un visa d’établissement pour lui et sa famille. Voilà comment nous perdons les élements à même de nous permettre de vivre de notre agriculture.
Laissez votre message !
Publicité
Sondage
Commentaires récents
Congo
Etranger
Mots-clefs