Quelques photos du dernier crash de Goma

Nous vous parlions il y a quelques jours du crash de l’avion de la CAA à Goma. Comme on le voit bien, l’accident était assez violent. La carlingue traine encore sur l’amas de lave qui couvre une bonne partie de la piste d’atterrissage. Pas de souci à se faire si les propriétaires de l’avion ne se dépêchent pas de déplacer les restes. On peut faire confiance à tous les débrouillards des environs qui vont se charger de désosser méticuleusement l’épave.











C’est vraiment regrettable de constater que nos autorités ne s’occupent que de leur pôches en lieu et place du social. Cette éruption a maintenant combien d’année pour que la piste reste encore sur le lieu et quoi diront-ils à la population?
Comme notre ami DEWA vient de le signaler, il est vraiment triste de vivre de telles situations. Nos autorités doivent avoir honte car la fameuse éruption a eu lieu bien longtemps et il fallait une catastrophe pour reveiller les politiciens dormeurs.
La suite si on y prend pas garde c’est pour la piste de Lubumbashi (LUANO)
Aubert
Le gouvernement congolais est incapable de gérer les éruptions volcaniques. Le gouvernement congolais est incapable d’entretenir l’aéroport.
Désinformer le congolais reste l’arme principale de l’opposition au gouvernement légal de la RD Congo.
L’Allemagne et une ONG (AAA) qui lui est attachée s’étaient proposé de déblayer la piste. Ce qui fut fait puisque l’on peut aujourd’hui utiliser 2OOOm de piste sur 3000m. C’est vrai que ce travail était stoppé sur ordre de la RVA comme le dit un dirigeant de l’AAA,si ce n’est pas une imposture,dans une déclaration ci-haut notée.
Dans cette affaire il eut été plus intelligent de s’interroger sur la responsabilité du pilote de l’avion. Comment a-t-il fait jusqu’à maintenant pour atterrir sur 2000m de piste jusqu’à cet accident?
La « faute au gouvernement » a bon dos. Un peu lassant ce raisonnement particulier.
En aviation il est une règle que l’épave ne doit pas être déplacée de cet endroit avant que les commissions d’enquête ne soient passées dans les lieux pour leurs investigations; donc pas la peine de vous déranger pour dire que si les proprio ne se dépêchent pas de déplacer les restes On peut faire confiance à tous les débrouillards des environs qui vont se charger de …
Mais ce qui est à déplorer est le fait que un seul sur mille dirigeant congolais aime son pays.
Ils ont beau à nous imposer des slogans vides de sens: « tolérance zéro, fini la recréation, yandi kaka, Igwe, mwana mboka, etc… mais aucun d’entre eux aime vraiment son pays.
Il savent bien pour qui ils travaillent, qu’ils nous foutent la paix.
L’amour n’existe pas, seules les preuves de l’amour..
On a tout compris, que les politiciens enlèvent nos noms dans leur business; ils nous emmènent en bateau vers des destinations qu’on ignorent; ils allument le feu, ils l’attisent et viennent jouer au sapeur pompier, on a tout compris
Kivu
Le Potentiel revient ce mercredi matin sur le dernier rapport des experts de l’Onu. Ce quotidien affirme en effet que ledit rapport « prouve à suffisance que le Kivu est abandonné aux pilleurs; que la somalisation qui pourrait déboucher sur la balkanisation de la RDC est bel et bien en route » car, avance-t-il, « la guerre du Kivu est avant tout la guerre du contrôle des minerais par des seigneurs de guerre tant nationaux qu’étranger »; et que « le gouvernement de Kinshasa n’a plus qu’un choix: user de ses prérogatives constitutionnelles pour exiger une intervention multilatérale contre les pirates à l’instar de ce qui se passe aux larges des côtes somaliennes, sinon abdiquer. Alors dans ce cas il courra le risque d’être taxé de complice de crime contre l’humanité et économique ».
La RDC, dit Le Potentiel, « est victime d’un vaste complot international visant le contrôle de ses richesses et qui entraînerait fatalement la balkanisation de ce pays ».
(Il n’existe pratiquement plus d’événement de portée internationale à propos duquel ne surgisse pas un jour ou l’autre, une « théorie du complot ». Reste à savoir si, dans le cas de la RDC, il ne conviendrait pas de parler « des complots » au pluriel.
Toutes les « théories du complot » reviennent un peu au film « Matrix » : le monde réel n’existe pas ; ce n’est qu’une illusion derrière laquelle se cache la « matrice », le grand programme d’ordinateur qui contrôle tout. Mais rien n’empêche d’avoir l’esprit encore plus compliqué que le scénariste, et d’envisager la présence de plusieurs ordinateurs ! Autrement dit : de penser que l’extrême complexité mise à jour par le fameux rapport pourrait résulter du choc entre plusieurs complots concurrents.
On a souvent parlé de « Berlin 2 » et d’un nouveau partage de l’Afrique. C’est dû au fait que le résultat le plus tangible de le Conférence de Berlin fut de tracer les frontières coloniales qui sont, à peu de choses près, toujours en place. Pourtant, le but de la Conférence n’était pas de les tracer ! Son but était d’éviter que le choc, au centre de l’Afrique, entre plusieurs impérialismes concurrents puisse déclencher une guerre entre eux. La solution trouvée à l’époque fut de séparer les possessions anglaises, allemandes et françaises par un énorme bloc « neutre » au centre de l’Afrique : le Congo de Léopold II. Le Congo doit donc son existence à une volonté d’éviter, ou au moins de réguler les contradictions entre impérialismes concurrents. Tant que ce désir d’éviter les affrontements subsista, l’existence du Congo ne fut pas menacée, quand bien même sa réalité en tant qu’Etat exerçant ses tâches et ses prérogatives de souveraineté était proche du néant, comme ce fut le cas sous Mobutu dès les années ‘80. Ce désir d’éviter les affrontements disparut avec la fin de la Guerre Froide.
Cela signifie que la volonté internationale qui avait crée le Congo et respecté son existence pendant un bon siècle, n’était plus là. On revenait à la situation d’avant Berlin et à l’affrontement entre impérialismes concurrents. Ceux-ci se soucient des frontières, des nationalités, de la souveraineté et autres broutilles comme d’une guigne. Ils ont simplement des plans pour faire des profits, plans dont les uns considèrent l’existence du Congo comme un avantage, et donc la favorisent, tandis que les autres la voient comme gênante et inclinent donc vers sa « balkanisation ». De plus, comme, au rebours de la Conférence de Berlin, l’impérialisme n’est plus synonyme de conquêtes territoriales, il est possible d’imaginer des solutions intermédiaires visant à concilier des intérêts opposés, comme les plans Cahen ou Sarkozy qui reviennent à maintenir le Congo tout en faisant au Rwanda, et aux intérêts qu’il représente, de larges concessions dans l’Est du Congo. Cela semble être aussi l’idée de l’ONU, si l’on considère l’opération de « retour des réfugiés ». Avec celle-ci, on risque d’atteindre un point de rupture où la conciliation entre impérialisme concurrents deviendra impossible, à savoir la contradiction entre annexion de l’Est du Congo, donc des conquêtes territoriales, et des avantages multiples n’allant toutefois pas jusqu’à cette conquête.
Les appels à l’aide de la RDC en direction des instances internationales n’ont guère rencontré d’échos. Il est assez douteux que la « communauté internationale » fasse autre chose que des déclarations ou des gestes symboliques. Outre le fait que tout le monde trempe plus ou moins dans le pillage du Congo, on reculera sans doute devant l’idée d’une guerre très dure, dans laquelle il faudrait engager un demi-million d’hommes, qui heurterait de face les intérêts américains et qui, pour bien faire, devrait non pas effacer mais rétablir la carte de Berlin. Ce sur celle-ci deux états non-viables qui existent aujourd’hui n’existaient pas. Il s’agit du Rwanda et du Burundi. NdlR)
Voilà.
Pour moi le raisonnement est minimalisme : faut pas chercher loin, c’est la faute de Kabila. Si ce mec prenait ses responsabilités tout irait mieux, le pays serait apte à gérer les catastrophes de tout genre… Il n’ a qu’ à faire avancer le pays. après tout c’est lui le raïs, non?
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