Quand musique et sexe se mêlent
Publié le 21 oct 2009 dans Dessins par

Dernière sortie musicale, le nouvel album de l’artiste Werrason et son Wenge Musica maison mère. Lors de mon dernier séjour à Kinshasa, toute la ville bougeait au rythme de « techno Malewa ». Même si j’avoue que je n’ai pas pu résister à la tentation de danser au rythme de cette musique enivrante, les paroles m’ont quelque peu choqué, et c’est sans compter la chorégraphie, digne d’un film pornographique. Le plus grave c’est que j’étais apparemment le seul à être choqué.
Des paroles quelque peu osées et des danses « sexy », on en trouve de plus en plus dans les morceaux congolais. Je me demande même si ces dernières ne représentent pas une condition de succès pour les nouvelles sorties musicales.
La commission dite de censure ? Visiblement incapable de censurer. La plupart des artistes congolais ont compris qu’il suffisait de « jeter des mabanga » aux dirigeants de cette instance publique censée veiller sur la conformité des œuvres culturelles et sanctionner si jamais les œuvres contiennent des éléments obscènes.
A la volée, deux titres sortis des derniers albums de Werrason et de Fally Ipupa:
Werrason: Techno Malewa: « Mwana natikaki moke, sima ekoli… »
Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes… »



Il manque Koffi avec son fameux: » O siba nga, o sua nga na lela ».
La musique congolaise est devenue tellement abjecte que j’ai « enlevé mon pied dedans » comme disent les ivoiriens.
Le pire c’est que la vulgarité qu’elle véhicule est à l’image de nos sociétés.Le sexe voit son tabou d’antan disparaitre peu à peu; et puis de toute façon les jeunes n’ont pas d’autre loisirs que boire et baiser donc ceci explique peut être cela.
Heureusement encore que le vieux Lokua Kanza n’a pas changé…sa musique est restée de qualité.
La commission de censure existe-t-elle vraiment ? Récemment on nous a visionné une artiste congolaise qui dançait nue en Uganda.Des questions sans doute.La musique congolaise devaait véhiculait un message et des vertus pour la société.Elle a fait son bon parcours au cours de l’histoire avec des artistes de rénomée que nous connaissons.De nos jours la musique congolaise contribue à la dépravation des moeurs.Il est temps que le ministre frappe fort.Les parents ont honte d’écouter cette musique avec des enfants.Souvent on voit des musiciennes congolaises exhibant les fesses et les cuisses si pas dans un couloir d’un hotel ou dans un canapé entrain de baiser soit Fally pupa,Werrason , JP Mpiana ,Chair de Poule,…Il y a des choses intimes qu’on ne doit pas vulgariser n’importe comment.Nos musiciens ont exagéré et je crois que la commission de la censure doit frapper fort. Phénomène ‘mabanga’ même nos politiciens adorent être glorifiés à travers des chants ou sexe et danses sont mêlés. Véritable cacophonie. HONTE pour nos musiciens qui pensent que le sexe fait partie des cinq chantiers .La musique devait au contraire véhiculer une éducation.Tel est le cas de Alpha Blondy ,Miriam makeba…
C’est vrai. Les jeunes sont desoeuvrés. Il n’ont pas d’autre loisirs que boire et baiser. Les ainés ne les facilitent pas la tache. D’une part, tout est devenu SKOL ou PRIMUS a la television, a chaque manifestation, surtout musicale, et sur tous les murs. D’autre part, les adultes, quand ils ont une certaine visibilité : musiciens, deputés, senateurs, ADG, etc, ne font que collectionner femmes, concubines, bureaux, maitresses, etc … confondues. Beaucoup de musiciens ne connaissent meme pas le nombre de leurs propres enfants. A part ca, seul le phenomene mabanga des autorités ne peut justifier le laxisme : ces autorités partagent avec les musiciens l’argent de vente des albums. Le congo est devenu l’un des dix pays les plus corrompus au monde. Je ne le dirai jamais assez : l’ennemi de la jeunesse congolaise, c’est SKOL, PRIMUS et MUSIQUE. Pendant que nous nous soulons a la PRIMUS et a la SKOL dans la matinée, pendant que nous dansons le techno-malewa l’apres-midi, pendant que nous baisons toute la nuit, des etrangers sont entrain de ramasser nos richesses. Le Congo est riche, mais le Congolais est pauvre. Et il le merite. Quand on passe son temps a boire, danser et baiser, on ne peut que devenir pauvre … Quelle richesse la France, Belgique, Egypte, etc. ont et le Congo n’a pas ? Et pourtant …
c’est une organisme nationale, et qu’es-ce qu’elle a avoir de censurer des scenes qui s’est passé en ouganda. et en plus on ne censure pas du live. « cherie lokola tozo kende voyage kobosana fimbu te » c’est du parabole donc l’artiste peut donner plusieur explication. la même chose avec mwana natikaka moke sima ekoli cela a plusieurs explication sima ekoki kozala pe mukongo.
Werrason: Techno Malewa: « Mwana natikaki moke, sima ekoli… »
Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes… »
Koffi : » O siba nga, o sua nga na lela ».
pouvez vous traduire pour les « non-lingalistes »? merci
TRADUCTION:
Werrason: Techno Malewa: « Mwana natikaki moke, sima ekoli… »
L’enfant que j’ai laissé , les fesses ont poussés!
Ou bien : la petite que j’ai laissé enfant, le cul a pris des proportions!!
Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes… »
Quand tu viendra cheri, n’oubli pas le fouet et les menottes!
(Sado maso quoi !)
Koffi : » O siba nga, o sua nga na lela »
Baise moi, mort moi que je pleure.
en fait , la musique congolaise, bien qu’entrainante est en vraiment à l’image de la population KINOISE »
Ayant quitté le pays depuis très longtemps, j ‘avais encore la nostalgie de notre cher Congo d’autant, je regardais avec avidité vidéos et théâtre, en me disant qu’ils exagéraient pour faire rire ou conscientiser les gens.
Mais je suis allée passer 5 mois à Kin et quelle ne fut ma surprise de réaliser que ce qu’ils traduisent dans les théâtres c’est la réalité pure et simple et qu’elle ne fut ma surprise de voir la dépravation des meurs!! et le manque de maturité des adultes !!! je me suis crue sur une autre planète ou les gens trouvent le vol, la violence, l’escroquerie, les insultes etc TOUT à FAIT normal!!!
J’ai carrément eu une crise cardiaque qusnd de passage dans une rue de Matete, j ai croisé une fillette qui jouait dans le sable et elle chantonnait:
» O siba ngai , o sua ngai na lolemo na lela ….!! la maman assise à quelque pas de là entrain de rire avec ses copines !!! C’est là que j’ai mieux écouter la chanson de Koffi ! je croyais qu’il disait ..o SIMBA ngai …!!!
à mon époque on nous lavait la bouche avec du piment quand on osait prononcer un mot pareil !!!
Nous voulons bien que les gens évoluent mais pas dans la médiocrité quand même!!
Ceci je penses aussi démontre que la population a besoin d’éducation sexuelle mais à travers les institutions et les professionnels expérimentés. Quand le Pasteur et sa dame s’improvisent éducateurs sexuels et raconte n’importes quoi , tel que la vulve d’une femme contient des microbes 5 minutes après s’être lavé!! c’est terrible ça!! Aucune science n’a jamais dit ni prouvé une chose pareille! Dieu n’est quand même pas bête d’avoir choisi la vulve pour faire venir au monde un être vivant!
Salut à tous !
Je suis tout à fait contre l´idée de Jean que la musique doit avoir a priori un rôle éducatif. La musique possède toute une panoplie de fonctions qu´elle peut servir: on peut s´en servir par exemple pour faire passer des pamphlets subversifs pour démasquer des oppressions politico-socioculturelles comme l´avaient fait le reggae ou le rap, du moins dans leurs débuts. La musique peut être utilisé pour faire passer des messages d´amour, de poésie, de « détresse émotionelle » comme le blues ou simplement comme moyen de divertissement, pour se défouler, danser, faire la fête, bref passer du bon temps. Donc, on ne peut pas réduire la musique a un simple rôle éducatif d´autant plus que certains artistes n´ont absolument rien pour se positioner en tant que « modèles éducatifs »..Et là j´en viens à parler de la censure.
Je suis aussi contre une censure, parcequ´une société qui se veut démocratique, doit être suffisamment tolérante envers d´autres opinions, d´autres formes de se manifester culturellement, donc tout court: accepter la liberté d´expression. Et ceci est fondamental, surtout pour un pays comme le Congo avait des institutions très fragiles. Si on commence a censuré la musique, on terminera à interdire nos jeunes filles de porter des minis, parcequ´elles seraient indécentes..Le « rock and roll » à ses débuts, avait choqué en occident la génération d´avant guerre, parcequ´elle ne comprenait pas ce mouvement musical de jeunes qui voulait en finir avec toutes ces conventions sociales obsèletes de leur époque. Si cette musique avait été interdite à l´époque, je ne sais pas où l´on en serait actuellement musicalement.Oui, on doit tolérer que « 50 cent » fasse un vidéo clip où l´on préconise le sexisme visuellement et qu´être un homme ne se réduisse qu´à gagner des dollars illégalement et à frimer dans des bagnoles à forme phallitique. Je ne serais que pour une censure, si les textes en question attiseraient à l´haleine éthnique, antisémite ou détabouiseraient la pédophilie. Mais les textes ci-hauts ont simplement une pauvreté poétique, malheureusement une connotation sexiste mais qu´on ne devrait pas prendre au premier degré.
Traduction pour les « non-lingalistes » :
1)Werrason: la traduction est écrite en dessous de la caricature.
2)Fally Ipupa : Nykalésé : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes… »: « Quand tu viendras chérie, n´oublies pas le fouet et les menottes », donc on est ici dans le répertoire sadomasochiste.
3)Koffi : » O siba nga, o sua nga na lela »: » Baisses-moi, mords-moi jusqu´à ce que je pleure ».
@ Bonobette:
Traduction: Techno malewa: « Mwana natikaki moke akoli » = L’enfant que j’ai laissée toute petite a grandi.
Fally Ipupa : « Tango okoya chérie, kobosana fimbo te, na menottes » = Chérie, quand tu reviens, n’oublie pas la lanière de cuir et les menottes.
O siba nga, o sua nga na lela = Nique moi fort, mords moi jusqu’à ce que je pleure…
Comme on peut le voir par la traduction ci-dessus, ces propos ne sont pas du tout extraordinaires. Quelqu’un se rappelle des paroles de chanson comme : « Voulez-vous coucher avec moi ? » ou « Viens entre mes reins… » ? C’est étrange qu’on en appelle à la censure dans un pays victime de censures de tous genres, y compris la coupure du signal de la RFI… Aux USA, ce sont des pornographes qui ont été à l’avant-garde de la lutte pour la liberté d’expression. Je ne trouve aucun scandale dans ces chansons et dans ces danses, y compris le « KOTAZO »… Ce n’est pas la République islamique du Congo !… Pour ce qui est de Méjé 30 à Kampala, j’ai écrit trois billets sur ce non-scandale sur mes deux blogs « Alex Engwete » en français et en anglais — je n’y reviendrai donc pas ici, sauf pour dire que les hommes sexistes congolais croient que les corps des femmes congolaises leur appartiennent. Méjé 30 peut faire de son corps ce qu’elle veut, y compris l’exposer ou se faire star porno. C’est le même « scandale » causé par les femmes des Kivu qui, pour s’être fait violer, font la honte de la communauté des hommes ! Je donne à ces sexistes congolais, à l’exemple des deux HOMMES suivants : 1) Evoloko et 2) le député Marc Mvuema, qui ont violé des fillettes et qui circulent librement à Kinshasa…
@ Bonobette : CORRECTION
Je n’aurais pas dû utiliser plus haut le verbe « mordre » mais plutôt « mordiller » qui signifie « mordre légèrement et à diverses reprises », comme cela peut se faire dans l’acte sexuel. Ma traduction devient donc :
« Nique-moi fort, mordille-moi jusqu’à ce que je pleure… »
J’ai aussi oublié de mettre des traits d’union entre le pronom « moi » et les verbes réflexifs qui les précèdent.
Recorrection:
Il n’y a pas de verbes REFLEXIFS dans ma traduction. Mes excuses!!!
Que Cédric m’excuse pour cette sixième intervention intempestive. Mais il y a un aspect bénéfique important de la chorégraphie congolaise à fortes contorsions de hanches et de cuisses auquel je n’avais jamais pensé. Cet aspect vient de me frapper en voyant à la télé Michelle Obama motiver les enfants américains à jouer plus souvent pendant les récrés au cerceau « hula hoop » pour éviter l’obésité. Et Michelle Obama danse elle-même au hula hoop pour leur montrer l’exemple — plus de 100 tours autour de sa taille avant que le hula hoop ne tombe au sol… Dans les écoles du Congo, les cours de gymnastiques n’existent plus. La danse reste donc le seul type d’exercices auquel les enfants et tous les « résidents de la république » peuvent s’adonner pour garder un équilibre corporel comme dans l’expression « mens sana in corpore sano » (esprit sain dans un corps sain). Essayez de danser à la techno malewa au rythme d’une seule chanson de Werrason et vous verrez quel exercice cardiovasculaire vous vous serez donné… N’essayons donc pas de réprimer ce que le peuple congolais qui, dans sa créativité, a créé un outil de survie… Il n’était pas si bête, Mobutu, quand il a dit : « heureux le peuple qui chante et qui danse ! »…
OBJECTION !
Je trouve qu´ALEX ENGWETE a tort dans sa dernière intervention!
La danse n´est sûrement pas le seul type d´exercice que les pauvres enfants congolais peuvent effectuer pour gagner un équilibre corporel!
On peut faire du foot, de la boxe, du catch, etc..Ensuite, ce que fait Michelle Obama et les gosses américains n´ont absolument rien à avoir avec de la danse qui exhibe des mouvements quelquefois obscènes.
Mais je suis comme toi contre la censure: si on interdit ce genre de danses, on devrait aussi interdire Beyoncé, Shakira et co.
Alors, qu´est-ce qu´on fait? que de la danse classique?
Finalement, est-ce plus choquant que le clip de « Call on me » de Eric Prydz ou que « Satisfaction » de Benny Bennassi ? Sans parler de Francky Vincent.
Ce qui ne veut pas dire bien sûr qu’il s’agit de bonne musique, mais ce genre de parole est courante dans le musique populaire pour boîte de nuit. Je ne suis pas sûr qu’il y ait grand-chose à censurer, ce serait un peu puritain et excessif, non ?
Le Bloggueur dit:
« La commission dite de censure ? Visiblement incapable de censurer. »
Je n’aime pas ta musique, je demande la censure, je n’aime pas ce que tu écris, j’éxiges qu’on te censure, je n’aime la façon qur tu t’habilles, je demande que ton mettes en prison. N’est-ce pas là une progression possible de cette vision du monde.
Personne ne vous a obligé à aller écouter cette musique. vous avez fait le choix d’y aller de votre propre volonté sans contrainte aucune. Donc, Fais attention à ce que tu demandes,tu risques de l’obtenir pour toi même aussi.
Logiquement, si Mobutu était une référence il aurait légué de multiples infrastructures à la RDC, dont des écoles derniers cri munies de gymnases…or on le sait tous qu’il n’en est rien.Mobutu a encouragé les zaïrois dans le chant et la danse afin de les abrutir et il a grandement réussi, un peuple abruti se dirige plus facilement qu’un peuple d’intellectuels.
En tout cas je me pose des questions quand je vois monsieur Engwente prendre son propre peuple pour des idiots… Je connais plein de jeunes de la RDC avec lesquels j’ai lié des amitiés durables en Europe, qui n’ont pas attendu de savoir danser pour pratiquer avec succès des sports aussi variés que le basket, le football et le judo.Et ils ont grandi comme moi dans leur pays d’origine…
Nous parler des bénéfices cardio vasculaires de la danse en RDC est une farce de plus car il suffit d’aller sur Youtube pour admirer les bides pendants des meilleures danseuses des différents groupes congolais, et ce en plus de leur peau décapées et de leur tissages horribles mais là n’est pas le sujet.
En fait le plus choquant est que monsieur Engwete puisse faire l’apologie de la pédophilie au nom de la liberté d’expression en plus d’encourager un mode de vie (danse et chant) qui a clairement rendu le peuple congolais irresponsable et marginal sur le continent africain.
Mais bon, de nombreux africains choisissent cette voie de la facilité en affirmant que « si le blanc le fait chez lui, pourquoi pas nous? » en oubliant qu’il faut prendre le meilleur chez les autres en rejetant le mauvais.En tout cas c’est ce que mon père m’a toujours appris…comme quoi même parmi la génération qui a détruit nos pays il y’en avait quand même des lucides.
@ Master Ace:
Mobutu a paraphrasé le Psaume 33:12 : « Heureuse la nation dont Yahweh est le Dieu, heureux le peuple qu’il a choisi pour son héritage! ». Je reprends sa paraphrase, non pas pour faire mienne sa pensée politique, mais pour renforcer la « chute » de mon commentaire. Je suis Congolais, je connais Mobutu, tu n’as donc pas à me faire des leçons sur les modes de gouvernance de Mobutu.
Je suis la dernière personne à prendre le peuple congolais, dont je suis le pur produit, pour des « idiots ». Je blogue depuis plusieurs années en français et en anglais : il y a donc des traces visibles de l’amour que je porte pour mon peuple dans mes écrits. Un simple « googlage » pourra t’en convaincre.
Si Michelle Obama, qui pratique le hula hoop depuis des années, se permet aujourd’hui de se donner en spectacle dans un pays comme les USA, où ils ont tout l’équipement sportif et des infrastructures de tous les sports imaginables, c’est qu’il y a un véritable d’éducation physique parmi les jeunes — même dans un pays comme les Etats-Unis. Et que dire du Congo ? Or il se fait qu’on a la chance d’avoir notre danse, qui est comme le hula hoop de Michelle Obama. Il y a d’ailleurs une amie américaine qui, à Kinshasa, m’avait un jour confié qu’elle était intriguée par deux observations qu’elle avait faites sur les enfants congolais dans les familles qu’elle avait visitées : 1) ils étaient très polis (je lui avais répondu que les parents congolais fouettaient leurs enfants en cas d’impolitesse) ; et 2) qu’ils étaient tous aptes physiquement : je n’avais pas trouvé de réponse à l’époque ; mais je crois que c’est parce qu’ils dansent tout le temps — à part le foot, qui est d’ailleurs secondaire pour nombre d’entre eux !
Et tu as le front de traiter la danse congolaise de « farce » ? Un morceau d’une danse congolaise typique dure en moyenne 8 minutes. Essaie d’imiter toutes les contorsions que demande une chorégraphie congolaise appropriée ; et si après 8 minutes tu tiens encore debout, c’est que tu es physiquement apte. Et tu en rajoutes en insultant les femmes congolaises. As-tu déjà vu les danseuses de Werrason dont Cédric parle dans son billet ? Elles sont aptes et sont soumises à un conditionnement physique d’un camp de commando. Je prépare d’ailleurs pour mon blog en anglais un long commentaire sur le hula hoop de Michelle Obama et la danse congolaise et je viens justement de télécharger des photos de la production l’année dernière de Werrason et ses danseuses au Festival de musique de Sfinks en Belgique : eh bien, aucune de ces jeunes femmes n’a de « bide pendant », pour reprendre ton expression des bas-fonds.
Où ai-je fait l’apologie de la pédophilie, je te le demande. Bien au contraire, je condamne les pédophiles de tous poils — y compris des gens qui sont au pouvoir (encore une fois, je te renvoie à mes traces écrites sur mes deux blogs). Et en ma qualité de père de deux filles, je suis militant féministe prêt à défendre femme congolaise contre des sexistes des bouges dont tu proviens. Non content d’insulter la femme congolaise, tu te permets d’insulter tout le peuple congolais en prétendant qu’il est « irresponsable ». La danse et le chant sont une caractéristique profonde du peuple congolais et ce ne sont pas des rodomontades d’un triste luron de ton acabit qui entameraient la fierté du grand peuple congolais.
Où est-ce que j’ai fait appel aux « blancs » dans mes interventions ? Bien au contraire, dans la mesure du possible et récemment d’ailleurs sur ce blog de Cédric, j’ai fait référence à la nouvelle constitution de l’Afrique du sud pour défendre par exemple le droit des homosexuels et pour étayer mon argument contre la peine capitale. Je n’ai pas attendu ton père pour apprendre ce qui est juste et ce qui est injuste. Je trouve qu’il est injuste de censurer une chorégraphie, produit de la créativité d’un individu ou d’un peuple. En 2007, l’album et la chorégraphie « Kotazo » de Papy Mbavu avaient également été censurés et le 20 juillet 2007 j’avais posté sur mon blog un billet intitulé « CENSURE DE L’ALBUM KOTAZO : TENTATION TALIBANE ET COMPLICITÉ DE LA PRESSE ». Je ne me suis donc pas réveillé un matin pour parler de n’importe quoi. La censure étouffe les Congolais — dans leur liberté d’expression et dans leur créativité. Récemment, quand le ministre de la communication a coupé le signal FM de la RFI, on a tous poussé des cris d’orfraie. Et je ne voudrais surtout pas voir Cédric, que j’aime et que j’admire, faire appel, au nom d’un sens moral déplacé, aux mêmes censeurs pour continuer à étouffer un peu plus le peuple congolais !
CORRECTION: AJOUT DE MOTS MANQUANT
« Si Michelle Obama, qui pratique le hula hoop depuis des années, se permet aujourd’hui de se donner en spectacle dans un pays comme les USA, où ils ont tout l’équipement sportif et des infrastructures de tous les sports imaginables, c’est qu’il y a un véritable MANQUE ET UN BESOIN d’éducation physique parmi les jeunes — même dans un pays comme les Etats-Unis ».
La société toute entière est à la dérive. Les valeurs de nos ancêtres ne son plus les valeurs de notre société, trop matérialiste. Je me souviens toujours de ce que m’avait dit un jour le feu évêque Kabanga: « à la racine du mal zairois il y a les mauvaises usages du sexe, de l’argent et du pouvoir. Et nous étions dans les années 80. La situation est devenu pire, surtout dans le monde de la jeunesse congolaise qui croit plutôt à ces « mercenaires » de la musique, que à leurs pasteurs, leurs parents, et leurs maitres…A nos musiciens je dirais: que votre liberté s’arrête là où commence la liberté des autres. Et si vous allez au delà votre liberté devienne libertinage et vulgarité… ce ce que vous en train de faire maintenant avec vos chansons et avec vos « techno malewa ».
Cédric :
Je viens de poster un billet sur « Alex Engwete » (version anglaise) qui reprend certains de mes arguments dans mes commentaires ci-haut. C’est intitulé en traduction française : « Les 142 pivotements de hanches du hula hoop de Michel Obama et la danse congolaise de contorsions ». Je cite quelques passages de ton billet tout en expliquant pourquoi je disconviens d’avec tes arguments. Je donne comme l’une des trois illustrations de mon billet la caricature ci-haut tout en attribuant l’origine au blog Congo Blog Ba Leki (les deux autres images d’illustration étant une photo de Michelle Obama en plein mouvement avec son hula hoop et une photo d’une danseuse de Werrason lors de la production de Werrason au Festival de Musique de Sfinks, en Belgique). Voici le lien au billet en question :
http://alexengwete.blogspot.co.....ivels.html
Cher Dante
Je répète encore que la Congolaise devait avoir un role éducatif.Liberté d’expression ne signifie pas faire du n’importe quoi.Il ne s’agit pas de cautionner tout vent qui se pointe à l’horizon .Et notre jeunesse doit -elle s’ppuyer sur quelle base ? Sur Techno Malewa?La censure devait limiter certains dégàts qui font qu’on traite les congolais comme des ‘BMW’( Bier ,Music and Wife).C’est avec cette légèreté que nous continuons à défendre la dépravation des moeurs.Je suis désolé pour notre musique.Donc je m’inscris en faux contre toi et Mr Alex Engwete qui pose son argument sur l’indécence.
…la musique congolaise…
…s’appuyer…
@ Jean:
Mon frère, l’indécence, c’est le terrorisme sexuel dans les Kivu. L’indécence, c’est des gens qui violent et détruisent les femmes et qui sont quelques semaines après « intégrés » dans l’armée nationale (les mêmes terroristes qui continuent à maintenir une administration parallèle dans les Kivu grâce à laquelle ils taxent des citoyens congolais). L’indécence, c’est l’armée nationale qui viole ses propres concitoyennes. L’indécence, ce sont les contrats léonins passés au mépris de l’avenir des enfants. L’indécence, c’est le rançonnement des élèves du primaire et du secondaire alors que l’enseignement est un droit. L’indécence, c’est la destruction de l’enseignement congolais pendant que les autorités envoient leurs enfants étudier à l’étranger. L’indecence, c’est couper le signal FM de RFI…Je peux continuer à t’en citer, des indécences, du matin jusqu’au soir, avant de parvenir à la petite note en bas de page de l’indécence de « techno malewa »…
Alex,
l’indécence, c’est aussi cette musique et danse permanentes qui endorment le peuple pendant que les autres indécences que vouz citez sont entrain de se passer. Quand on chante et on danse tout le temps, on n’a pas le temps de se rendre compte des ces autres indécences qui se passent autour de soi …
nonchalance & cynisme…
hypocrisie et désinvolture..
honneur bafoué?
on est tous plongé la dedans mais en tout cherchons à ne pas exagerer.
la société a besoin des exutoires… et en RDC,on a la muzik et le foot…et bien sur le sexe…
mambo yenyi chumbani kati,haiwezi kujilikana wazi inje.
Aksanti
@ Joseph RM:
On ne se demande même pas si cette chorégraphie est un récit, une mise-en-scène de la protestation qui gronde et qui ne peut s’exprimer autrement. Que nous disent les contorsions de nos danses ? C’était la rumba, le kiri-kiri, pour ne citer que ces chorégraphies, puis paf ! le kwassa-kwassa, la ndombolo, puis re-paf ! le kotazo et la techno malewa dont nous parle Cédric. C’est tout un discours qui évolue… Que nous dit un mouvement insurrectionnel urbain comme le phénomène du « kuluna » ? J’ai récemment lu qu’il y a un « kuluneur » à Kinshasa que tout le monde connaît et qui a juré de s’en prendre à la police. On doit être attentif à l’« écriture » qui se fait sous forme de théâtralisation sociale. Et réprimer aveuglement cette écriture, qui n’est que le symptôme d’un syndrome plus profond, c’est laisser le mal tout entier. On doit commencer pas assainir à la source. La médecine préventive… Si je te suis bien, on devrait fermer les yeux sur l’indécence, l’obscénité criante des politiques et concentrer les énergies à réprimer l’indécence de ceux qui n’ont ni armes ni pouvoir ?… Ce n’est pas de cette façon que réfléchissent les anthropologues, les psychologues sociaux et les sociologues…
@ Joseph RM : AJOUT
Un autre exemple. Un enfant victime de maltraitance à la maison obtient de mauvaises notes en classe (la corrélation négative est un fait scientifique démontré). Toi, maître d’école ou conseiller pédagogique (profession qui a disparu dans les écoles congolaises), essaie maintenant d’améliorer les notes de cet élève sans toucher à la maltraitance à la maison et viens me dire si, à la fin d’un trimestre ou de l’année scolaire, cet enfant aura amélioré ses notes… Les faits sociaux obéissent à des lois scientifiques similaires.
Je dis que la musique et la danse, a coté de la SKOL et de la PRIMUS, a coté de « baiser », loin d’etre des exutoires du peuple, loin d’etre de forme d’expression de la revolte populaire, SONT L’OPIUM DU PEUPLE CONGOLAIS. Nous, Congolais, on a depassé le simple fait BMW, qui etait pejoratif certes mais pas tout a fait negatif. C’est devenu honteux actuellement. Plus une manifestation ne se passe sans les affiches SKOL ou PRIMUS. Avant, on voyait les peintures SKOL et PRIMUS sur les murs des bars. Aujourd’hui, on en voit sur les murs des parcelles des particuliers, des eglises, des ecoles … La danse et la musique, n’en parlons meme pas. Les gens dansent et chantent a longueur de journées, des nuits, etc. on dirait que tout est rose au pays, alors qu’il y a misere a Kin, pauvreté dans les provinces et guerre a l’Est. Et quand on devient deputé ou senateur ou ADG ou ministre, bref, quand on accede a une certaine visibilité, la premiere chose qu’on fait, c’est collectionner femmes, concubines, bureaux, maitresses, de preference a peine sortie de l’adolescence. Vous trouvez des gens qui sont incapables de vous donner le nombre exacte de leurs conjointes et enfants. Donc, d’apres vous, on doit laisser ces derapages au nom de la liberté d’expression ? … Ni huruma sana …
@ Joseph RM:
Ndugu Joseph, ça fait combien de temps que tu n’as pas été au pays ? Car le tableau que tu peints là ne correspond nullement à la réalité des faits. Tout le monde ne boit pas à Kin. Tu sais combien coûte une Skol ? Est-ce qu’un petit ménage qui souffre peut se taper le luxe d’une Skol ? Et tout le monde n’est pas obsédé sexuel. L’opium du peuple, ce sont des chantiers sans lendemains qu’on présente au peuple comme un véritable développement. Alors que le vrai chantier, c’est la jeunesse qu’on néglige complètement. Relis les billets de l’ancien blog de Cédric !… Il n’y a pas d’emplois et le leitmotiv, au pays, c’est « la terre brûle »… de crise. Des universitaires marginalisés et vendeurs de charbon de bois. Je ne sais si tu lis certains billets de nos jeunes frères qui publient sur ce même blog de Cédric… Je ne vois donc pas de mal à ce qu’une famille survive en vendant tout ce qui peut se vendre : arachides, kwanga et, oui, de la bière et même du chembre. Tu as déjà vu et entendu nos mamans qui pleurent en chantant dans les églises toute la nuit et qui font des retraites de prière pour que Dieu bénisse le Congo ? Moi, je les ai vues de près — parce qu’elles font partie de ma famille. Et je ne me moque pas d’elles. Je travaillais à Lokandu avec le Père Buffalo qui vient de mourir. Il ouvrait la célébration eucharistique dans le rite zaïrois (aujourd’hui rite congolais) et, précédé de la croix que portait un enfant de chœur, il entrait dans l’église en dansant ! Le chant et la danse sont le charisme du peuple congolais, reconnu même par le Vatican. Tu insultes le chant et la danse de ton peuple à ton propre péril. Et d’ailleurs, si on était dans les autres domaines aussi créatifs que dans notre musique et notre danse, on serait aujourd’hui comme la Corée du sud !… Que l’on cesse de chanter et de danser et que l’on plonge tous dans la déprime, c’est ça ta solution ? Tu sais le nombre de gens qui meurent d’AVC et d’hypertension dans le pays à la cause de la crise ? Et, en plus de cela, à Kinshasa par exemple, le gouverneur vient d’imposer une taxe de 30% je crois sur les loyers perçus aux propriétaires des parcelles ! Qu’on étouffe donc sous les souffrances sans des valves d’échappement ?… Ah non, mon frère, les maux du pays proviennent d’ailleurs… point de la danse et de la musique !
Cher Alex
Ce que Joseph fustige c’est l’excès et les abus de la danse à coté de la bierre.S’ajoutent aussi les femmes ,les concubines.La musique en soi n’est pas mauvaise .On doit éviter que la musique ne devienne l’opium si l’on tolère n’importe quoi.
C’est ca meme que j’ai dit. Mais helas, incompris.
Je reconnais la richesse du rite congolais de la messe .On ne peut qu’encourager de telles initiatives car les gestes corporels traduisentt l’expression intérieure dans le rite congolais de la messe.Tu en sais autant Cher Alex pour des années passées auprès du Père Bufalo.Il y a aussi la musique qui égaie les gens sous forme de détente.Mais on n’a pas besoin d’une musique et d’une danse qui frisent le ridicule de tout un peuple le réduisant au BMW.Ici la mesure de toute chose devait nous aider à ne pas exagérer et tomber dans l’indécence.OUI à la musique et NON à l’immoralité .
Voilà que ce bon peuple congolais érige les histoires de cul au rang des spéculations philosophiques de haute volée! Les congolais ne découvrent les danses sexuelles pratiquées dans leur pays qu’en 2009! On oublierait presque les postures licencieuses qui entourent la célébration des jumeaux et autres enfants consacrés. Même le deuil appelle parfois à des scènes libertaires qui affligeraient les personnes les plus pudibondes de la terre. Ce sont des libertés que ces occasions particulières offrent à la société pour qu’elle exprime une des faces de sa culture. C’est plutôt ludique car c’est dans la joie que les chants et danses impudiques sont proférées sans tenir compte des qu’en dira-t-on.
Le kinsekwa dansé sur la seine de l’Olympia jadis,les danseurs zébola de maitre Taureau et leur déhanchement très suggestif,les danses mimant la fornication exhibées par les chanteurs de Zaïko II,les numéros de danse des danseurs et danseuses de tous les ensembles musicaux congolais qui se produisent au pays et dans le monde ont tous un point commun la suggestion de l’acte sexuel. Tout ceci est exécuté dans un cadre bien défini. Si l’on ne veut pas fréquenter les orchestres qui diffusent de la musique ou des numéros de danse qui seraient choquantes pour soi,il est tout à fait légitime qu’il n’y aille pas sans faire d’esclandre. La liberté des uns s’arrête là où débute la liberté des autres. On ne peux pas mettre la morale partout au risque de confisquer la liberté du plus grand nombre. La jeunesse congolaise qui aiment la musique de werrason ou d’un autre groupe congolais n’a pas à se laisser dicter le type de musique ou de danse qu’elle doit adopter. Où serait la liberté dans tout ça.
On confond ici le respect de sa propre culture au sein d’une population qui en a 250 autres si ce n’est plus. A mon avis les congolais ne se promènent pas encore tout nu sur la place vis-à-vis ou place de a victoire à kinshasa.
A ce rythme la danse sénégalaise du ventilateur et le mapuka provoqueraient un soulèvement.
On parle de bien de clips diffusés à télévision et susceptibles d’être vus par des enfants et par des gens qui n’en veulent pas forcément. Ce n’est pas à confondre avec un concert où il faut se déplacer et payer pour y avoir accès. Dans tous les autres pays du monde, on met une mention (interdit aux moins de 12 ans) lorsqu’il s’agit d’un contenu inadapté aux enfants. Chez nous, ce n’est pas le cas !
Ne confondons pas liberté et libertinage. En France, pays démocratique par excellence, il existe ce qu’on appelle contrôle parental qui permet de filtrer le contenu auquel les enfants ont accès. C’est une question de bon sens, de pudeur et de respect des autres. Vous ne verrez jamais la piste d’un bar à striptease sur les ondes de la télévision publique !
Un concert où on danse nu ne me dérange pas parce que je choisis ou pas d’y aller. Mais un clip rempli d’obscénités qui passe sur la télé publique entre deux scènes d’un film, en plein jour pendant que je suis dans le salon avec mes parents, j’appelle ça de la dépravation !
Et puis, la censure ne fonctionne que lorsqu’il s’agit de journalistes qui font leur travail en surveillant la gestion de la chose publique et en dénonçant des dérives quand il y en a.
Couper le signal de RFI, on sait faire, mais veiller à la qualité du contenu diffusé sur les chaines de télévision, ça, nous n’en sommes pas capables.
Chez moi les émissions licencieuses sont coupées automatiquement par un programme inclus dans le téléviseur. Il est fort possible que les TV congolaises ne fonctionnent pas comme ça.
Les émissions de télévision on peut se servir de la zapette pour ne pas les voir. Pas besoin de censure pour cela.
Les ennemis de la liberté savent prendre des airs de défenseurs de la morale. Quelle morale enfreint-on en dansant ou en regardant le techno malewa? Quelle est la faute du gouvernement?
Pour ma part je combattrais la police de la pensée d’où qu’elle vienne,du gouvernement ou d’ailleurs.
A Bony La faute du gouvernement c’est de demeurer dans un laxisme aveuglant qui fait que la plupart des jeunes n’ont pas le temps de lire un livre ou faire une recherche que de se contenter de Techno malewa.Et puis la plupart de nos politiciens se complaisent avec cette musique ennivrante avec des concubines ,des maitresses … à coté de Turbo King . Si pour toi Bony suivre un clip des musiciennes congolaises nues à coté de tes enfants ne te dérange pas ,ne le demande pas aux autres.On doit défendre la morale et préserver nos moeurs.Nos jeunes ont beaucoup à faire et pas les distraire avec une musique qui les rends si obsédés.
Chez moi les émissions licencieuses sont coupées automatiquement par un programme inclus dans le téléviseur. Il est fort possible que les TV congolaises ne fonctionnent pas comme ça.
Les émissions de télévision on peut se servir de la zapette pour ne pas les voir. Pas besoin de censure pour cela.
Les ennemis de la liberté savent prendre des airs de défenseurs de la morale. Quelle morale enfreint-on en dansant ou en regardant le techno malewa? Quelle est la faute du gouvernement?
Pour ma part je combattrais la police de la pensée d’où qu’elle vienne,du gouvernement ou d’ailleurs.
Cher Mr. Kalonji,
Je suis content de lire que ta penseé évolue.
De la commission de censure, tu arrives a la notion d’avertissement et de mise en garde aux parents, de contrôle parental.
Je fais parti de ceux qui croient que le rôle de définir ce qui approprié pour les enfants, incombe aux parents et non a une commission gouvernementale qui doit me dicter ce que je suis sensé voir, lire ou écouter.
C’est ton évocation de l’apathie du soi-disant commission de censure qui m’a donne la chair de poule.
Si tu avais écrit dans to billet, que tu n’as pas aimé la techno malewa et que tu as trouvé cette danse obscène. Crois moi Mr. Kalonji, la plupart d’entre nous n’aurait trouvé rien a redire.
Oui, a une sorte de avertissement pour permettre aux parent de protéger les esprits jeunes qui n’ont encore pleinement la capacité de discernement. Mais, Non a a la censure sur toutes les formes.
Par ailleurs, j’ai horreur de gens qui au nom de la morale, veulent imposer leur système de valeurs aux autres.
Mwana Kin
Cher Bony et Mwanakin
Défendre la morale c’est façon devenir ennemi de la morale.Je suis désolé que vous préservez la vie de vos enfants en coupant les musiques obscènes.Is not.Mais vous préférez que les autres enfants en soient victimes et qu’on se taise parce que cela vous fait plaisir.Bravo à vous fanatiuqes de Techno malewa si cela peut reconstruire le Congo. A Mwanakin ,la morale ne s’impose mais elle permet à une société d’avoir des assises solides et permanents.Et puis toi Mwana kin,tu te permets de dire à dire à kalonji ce qui n’est pas son intention.Qui te crois-tu?Tu penses qu’en faisant des comments sur blog ,on manque à faire ?Vantard que tu es et irresponsable?
…fanatiques…
Défendre la morale c’est sans façon devenir ennemi de la morale.
Voilà que ce bon peuple congolais érige les histoires de cul au rang des spéculations philosophiques de haute volée! Les congolais ne découvrent les danses sexuelles pratiquées dans leur pays qu’en 2009! On oublierait presque les postures licencieuses qui entourent la célébration des jumeaux et autres enfants consacrés. Même le deuil appelle parfois à des scènes libertaires qui affligeraient les personnes les plus pudibondes de la terre. Ce sont des libertés que ces occasions particulières offrent à la société pour qu’elle exprime une des faces de sa culture. C’est plutôt ludique car c’est dans la joie que les chants et danses impudiques sont proférées sans tenir compte des qu’en dira-t-on.
Le kinsekwa dansé sur la seine de l’Olympia jadis,les danseurs zébola de maitre Taureau et leur déhanchement très suggestif,les danses mimant la fornication exhibées par les chanteurs de Zaïko II,les numéros de danse des danseurs et danseuses de tous les ensembles musicaux congolais qui se produisent au pays et dans le monde ont tous un point commun la suggestion de l’acte sexuel. Tout ceci est exécuté dans un cadre bien défini. Si l’on ne veut pas fréquenter les orchestres qui diffusent de la musique ou des numéros de danse qui seraient choquantes pour soi,il est tout à fait légitime qu’on n’y aille pas sans faire d’esclandre. La liberté des uns s’arrête là où débute la liberté des autres. On ne peux pas mettre la morale partout au risque de confisquer la liberté du plus grand nombre. La jeunesse congolaise qui aiment la musique de werrason ou d’un autre groupe congolais n’a pas à se laisser dicter le type de musique ou de danse qu’elle doit adopter. Où serait la liberté dans tout ça.
On confond ici le respect de sa propre culture au sein d’une population qui en a 250 autres si ce n’est plus. A mon avis les congolais ne se promènent pas encore tout nu sur la place vis-à-vis ou place de a victoire à kinshasa.
A ce rythme la danse sénégalaise du ventilateur et le mapuka provoqueraient un soulèvement.
@ Cédric:
J’ai ri aux larmes à ta mention de la diffusion de ces clips « en plein jour pendant que je suis dans le salon avec mes parents ». J’ai le même problème ici avec 3 pubs qu’on diffuse à outrance à la télé. Il s’agit des 3 produits pharmaceutiques suivants : 1) Extenz , censé augmenter le volume d’une certaine partie anatomique de l’homme ! Le plus cocasse, avec cette pub, c’est que c’est un couple qui en parle. L’homme, qui était d’abord sceptique, a essayé et il s’est rendu compte sur sa propre anatomie que oui, ça a augmenté de volume ! La femme, l’air épanoui, nous confie que depuis que son mari prend des capsules d’extenz , sa jouissance s’est dramatiquement améliorée. Les deux autres clips portent sur les produits suivants : 2) Cialis et 3) Viagra qui, comme tout le monde le sait, traitent de la dysfonction sexuelle des hommes. Dans chacun de ces clips, on voit un couple d’un certain âge, main dans la main, rentrant dans une chambre à coucher… Je quitte chaque fois le salon quand ces pubs passent… Pourtant, à la télé américaine on ne peut même pas se permettre d’émettre le juron Putain (fuck) sans se voir imposer des amendes de quelques centaines de milliers de dollars….
@ Tous :
Bony a raison lorsqu’il mentionne par exemple la licence traditionnelle autour des jumeaux. Qu’on relise aussi les documents coloniaux. Des missionnaires catholiques, avant que l’église catholique ne découvre le charisme congolais de la danse et de la chanson, se plaignaient auprès des administrateurs coloniaux de toutes les formes de danse et d’expression corporelle des indigènes au motif que c’était dépravé. Tout y passait : la kebo, la nzango, la bilumbu, etc… Et on dansait ces danses avec des enfants ! J’ai visionné récemment sur TV5MONDE un documentaire sur la danse traditionnelle tahitienne. Mais c’est pire que ce dont on se plaint ici. Avez-vous déjà vu cette danse ? Des femmes de tous âges (y compris des fillettes) qui roulent des hanches d’une manière soi-disant obscène et descendent jusqu’à presque toucher leurs talons avec leurs fesses !… Une dernière chose : on n’a pas d’écrivains. Tous nos écrivains ont fui le peuple congolais. Les Mudimbe, les Pius Ngandu Nkashama sont aux USA où ils enrichissent une autre nation. Nos musiciens ont encore la décence de rentrer au pays et de vibrer à proximité de leur peuple… Nos écrivains sont nos musiciens. Chaque fois que ma mère voulait illustrer un argument, elle citait les paroles d’une chanson de Franco, de Rochereau ou de Kallé Jeff, pour ne citer que ceux-là. Nous devons du respect à nos musiciens !
Les defenseurs de la derive pornographique de la musique congolaise confondent le laissez-faire avec liberte pour defendre NOS instincts enfouies;Ok.
» L’artiste a le pouvoir de reveiller la force d’agir qui sommeille dans d’autres ames ». Quant les chansons de Werra,Koffi(pour ne cite que ces deux la)et dansent de Meje 30 mixent art musical et pornographie…eh bein cela reveille bien quelque chose en nous; des actes mediocres animes d’instincts vils.
A mr Ishango
Qu’entendez-vous par confondre laissez-faire et liberté? J’ai l’impression que vous soulevez des théories que vous ne savez pas étayer.
La liberté des uns s’arrete la ou commence celle des autres. Censurer les scenes et paroles obsenes sur la place publique n’est pas tuer la liberté ni imposer aux autres son systeme de valeurs. C’est vrai que le Congo compte pres de 400 tribus. Si dans certaines, voler les biens d’autrui est un acte de bravoure, si dans d’autres un fils herite des biens de son pere a la mort de celui-ci, y compris femmes sauf sa propre mere, si dans certaines aussi un papa doit passer la nuit avec sa fille la nuit des noces de celle-ci, si certains s’adonnent au canibalisme, cela ne derange pas tant que les gens font ca au village, entre-eux, chez eux, dans leur coin. Mais amener cela sur la place de la Republique, c’est cela commencer a empieter sur la liberté des autres. Au rythme ou on va, et a entendre les defenseurs de la liberté totale ou plutot du libertinage, les gens peuvent commencer a se promener et baiser nus en plein jour a Matonge pour autant que cela fait partie de leur systeme de valeurs, et nous autres devons nous taire tout simplement et crever les yeux de nos enfants pour qu’ils ne puissent pas jeter un coup d’oeil a ces ebats si par hasard on s’hasarderait a passer par Matonge …
Parlant des libertes et censures, je voudrais juste que les defenseurs du laissez-faire cessent d’aligner nos vues sur des criteres de la culture occidentale et surtout de mai 69′.Vouloir toujours suivre le vent de l’occident ne pas synonyme de modernite.
Quant aux moeurs ,la culture dominante du laissez-faire dans la societe occidentale(zoophilie,homosexualite,commerce sexuel,etc…) ne doit pas etre la norme universelle. La censure; chacun l’applique a sa manniere(chez soi avec son ordinateur,tv,etc…). Je ne verrais pas de mal que la societe congolaise choisisse la morale comme lanterne. Toutes les obscenites passee ou present doivent etre condamne avec force.
« Etre dans le vent, c’est d’avoir un destin de feuille morte »
Deux de mes commentaires n’ont pas paru : un problème technique sans doute… C’est quand même incroyable et cocasse de voir des gens qui ne peuvent ni écrire une ligne d’une chanson, ni chanter, ni arranger quatre barres de musique pourfendre des artistes dont la production est la seule fierté tangible d’un pays exsangue. Les écrivains congolais ont déserté le pays depuis longtemps : les Mudimbe, les Pius Ngandu Nkashama sont aux Etats-Unis où ils enrichissent une autre nation. Seuls les musiciens congolais ont encore la décence de rentrer au pays et de vivre à proximité du peuple qui les adore. Ils pourraient bien rester à l’étranger, figurez-vous, comme Lokua Kanza qui s’est établi au Brésil. Alors, qu’on ait un peu de respect pour des gens qui produisent et enrichissent le peuple congolais dans ce qu’il a de soft et de pérenne : la culture !… Ceci étant dit, qu’on relise des documents coloniaux. On y voit que les missionnaires catholiques, avant la reconnaissance par l’église catholique de la chanson et de la danse comme le charisme du peuple congolais, se plaindre auprès des administrateurs territoriaux de la danse congolaise au motif que c’était obscène. Et de demander aux autorités coloniales de les réprimer. Toutes les danses traditionnelles étaient ainsi attaquées pour obscénité : la kebo, la nzango, etc. Ceci veut dire que ce n’est pas aujourd’hui que la danse congolaise a été accusée d’obscène. Cette danse a survécu aux attaques coloniales, elle survivra aux petites attaques sans lendemains qu’on lui décoche sur ce blog… Et établir une équivalence morale entre la zoophilie, la prostitution et l’homosexualité montre quel chemin il reste encore à faire pour certains intervenants. Je rappelle à ces ignares qu’il n’y a pas si longtemps aux USA le mariage mixte rentrait dans la même catégorie d’immoralité…
Qu’on respecte les gays. Ils n’ont pas demandé à l’être ; ils sont nés tels. Le lesbianisme existait d’ailleurs dans la culture traditionnelle congolaise des femmes swahilies de l’est de la RDC : les femmes qui étaient membres de l’« umwali » par exemple… Les psychologues ont démontré que les homophobes les plus virulents ont en fait des tendances homosexuelles réprimées. Ils ont aussi démontré que ceux qui s’attaquent aux gays ont aussi un grand vide intérieur qu’ils essaient de combler par la haine des homosexuels. Qu’ils me disent sur quelle plateforme morale se percheront-ils pour insulter par exemple Bertrand Delanoë, maire de Paris, homosexuel et fier de l’être… Allez à Kinshasa. Les gays paradent là-bas librement et ils sont presque tous des costauds. Essayez de vous attaquez à eux et vous m’en direz des nouvelles !