Projets d’avenir d’un élève congolais…

A Kinshasa, selon les statistiques rendues publiques par la présidente du comité provincial de l’examen d’État 2010, il y aurait 98 226 devraient passer ces épreuves en vue d’obtenir un diplôme d’État (BAC). Mais l’ironie de ce chiffre c’est que l’avenir est souvent sombre pour ces nombreux candidats qui, une fois le diplôme en poche, vont découvrir ce que c’est que l’article 15 à temps plein.
A la question de savoir quels sont leurs projets d’avenir, les plus croyants vous répondront : « Dieu féra des miracles ». Les autres entreront à l’université, histoire de passer le temps, sachant qu’il n’y aura pas plus de chance de travailler à l’issue de ces études prolongées.









Je suis étonné par les maigres chiffres des candidats à cette épreuve, 98.000 seulement.
Ce qui prouve que l’enseignement n’est plus du tout une priorité dans un pays qui frôle les 60 millions d’habitants, actuellement deuxième pays francophone du monde et bientôt premier par la population.(à titre d’exemple: à 65 millions d’habitants, la France chaque année au moins 800.000 candidats au baccalauréat).
Ceci dit, on le savait déjà depuis des décennies que les diplômes ne valent plus grand choses en RDC, c’est fini la période où un diplômé d’état était synonyme d’un emploi sûr. C’est revolu belles lurettes.
A la question de savoir quels sont leurs projets d’avenir, les plus croyants vous répondront : « Dieu féra des miracles ».
Avec cette réponse nous ne pouvons pas dire qu’il faut réformer l’enseignement en République Démocratique du Congo?
Comment quelqu’un qui vient de terminer sa fondation pour affronter la vie avec courage et espoir de surmonter les obstacles afférant à cette dernière, peut donner une réponse aussi flou et évasive.
Aller à l’Université n’est pas une perte de temps au contraire c’est finir une formation déjà entammer aux humanités. Au sortir de l’Université on dévient un citoyen sans complexe et murir ce que l’on veut dans la vie.
Le chiffre de nos candidats aux concours du bac est tout à fait normal parcequ’il évolue progréssivement et sa ne servira à rien de le comparer avec celui de la france qui n’a pas le même parcour, n’a pas subit à la période les mêmes sécousses que la République Démocratique du Congo.
Les diplômes nous le savons tous, même dans les pays mieux structurés que le nôtre posent un grand problème. En France il y a des personnes qui ont des DEA en économie ou dans n’importe quelle filière et qui font de petits boulots de rien du tout comme des plongeurs.
Des médecins qui deviennent des ambulanciers…
Oyo aza na matoyi ya koyoka ayoka.
avons nous combien des nombres d’ecoles pour combien d’habitant et quand je parle d’ecole chez nous nous voyons de maison d’habitation qui soit disant d’ecoles,ne nous inquietons pas avec les secousses qu’a subbit le congo le nombre est quand meme a felicite,mais la question seras a savoir est-ce que soit disant nos cndidats aux epreuves d’exament d’etat sont-ils capable defendre meme leur niveau a affronte ces epreuves? la scolarisation en RDC reste un sujet inquiet!a la questionn de savoir apres les etudes que ce qu’il deviendrons? moi je pose la question a celui qui as ecris que ce qu’il est devenu apres les etudes,chomeur? et d’ailleurs le chomage existe partout au monde malgre que chez nous c’est a un taux plus eleve, apres tes etudes tu travailleras sauf que le pays est soumis a des secousses serieuses.
« Il n’y a pas de travail au bout des études,jeunes gens congolais arrêtez de fréquenter les écoles et les universités ». C’est un peu le sens du discours ténu ici.
Les congolais ne sont pas aussi imbéciles que l’on veut le faire croire. On envoie les enfants à l’école d’abord pour qu’ils aient des connaissances,qu’ils apprennent à lire et à compter.
Le gouvernement qui sait très bien que les débouchés sont moindres par rapport au nombre des récipiendaires des fameux parchemins,tous les niveaux scolaires confondus,est dans le droit chemin en formant plus de jeunes congolais que le marché du travail n’en a besoin.
La priorité telle que dictée par l’intelligence humaine est de former les candidats aux différents diplômes dans un souci pur de dispenser le savoir,ce qui est du devoir de l’état.
Les mêmes qui disent aujourd’hui que les universités congolaises seraient des fabriques des chômeurs se scandaliseraient demain si une éclosion du marché du travail supposé n’arrivait pas à se satisfaire,les congolais ayant très peu de formation.
Avis aux jeunes congolais de se former à la mesure de leurs possibilités,on ne sait pas de quoi est fait demain.
Bonjour Cédric
C’est un sujet qui doit aider les Congolais à réfléchir sur l’Investissement. Et surtout sur la promotion de l’entrepreneuriat et le renforcement de « ‘entrepreneurship ».
L’état est l’employé principal mais ne peut pas absorber tous les chômeurs. Que faire? Deux pistes s’offrent:
- Face à un environnement de reconstruction et de redressement économique, l’État doit favoriser l’émergence d’une logique d’entreprise en encourageant la création d’unités de production privées par les nationaux. Ce qui nécessite un Fonds d’investissement pour l’appui aux initiatives de la jeunesse qui entreprend.
- La mise en place d’un système allégé qui permet de faciliter la mise en place des entreprises et groupements d’intérêt économique ( disposition administrative, accès au crédit).
Il y a beaucoup de jeunes qui ont des projets bancables mais le dispositif actuel ne leur permet pas d’accéder aux facilités d’inter médiation bancaire et d’appui aux questions administratives. Que faire?!!
Cédric,
tu as oublié de mentionner ceux qui vont tenter l’aventure de l’immigration en Europe…sans savoir qu’ils viendrons juste grossir les rangs des clabdestins ou des jeunes diplômes au chomage ici.
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