Phénomène « Mabanga » ou débrouille dans la musique congolaise
Publié le 4 mai 2009 dans Dessins par

S’offrir le CD du dernier album sur le marché est un luxe que ne peuvent s’offrir la majorité des congolais, occupés à se débrouiller pour trouver de quoi se remplir le ventre au quotidien.
L’art et la musique ne sont pas épargnés par la crise multiforme qui sévit en RDC. Comme tous les congolais, les musiciens sont obligés de se débrouiller pour survivre. Parmi les astuces bien congolaises trouvées par les artistes pour survivre à la crise, les « Mabanga », traduction en lingala de cailloux qui sont en fait des dédicaces.
Le phénomène n’est pas récent mais prend de l’ampleur au fil des années. Dans les traditions africaines, il est d’usage de citer, entre les vers et es strophes, les noms de ses intimes, ou encore des femmes, sources d’inspiration pour l’artiste.
Au fil des années, les dédicaces se sont étendus aux mécènes, ces hommes riches hommes qui soutiennent les artistes en échange de publicité dans les chansons. A ce jour les « Mabanga » se sont démocratisés se sont ouverts à qui veut payer. Quelques billets de banque et en échange, son nom se retrouve dans une chanson à succès. Cerise sur le gâteau, une petite mention élogieuse est prévue pour ceux qui mettent le plus gros paquet. « Homme fort, Bill Gates congolais, patron des patrons… » L’imagination est à la taille même de ces artistes reconnus comme ambassadeurs de la culture congolaise au delà des frontières nationales.
A ce jour, il n’est pas surprenant de retrouver une centaine de noms cités dans une seule et même chanson. L’usage des dédicaces dans la musique ne semble déranger personne et même les politiciens congolais se prêtent au jeu. Ministres, parlementaires et autres personnalités politiques qui ont besoin d’un peu de publicité se tournent vers les musiciens et voient ainsi leurs noms, mêlés à ceux des nombreux messieurs tout le monde prêts à payer pour bénéficier de publicité.



Si l’on ne peut empêcher à ces musiciens de se faire un peu d’argent en plus avec ces « mabanga », il est inadmissible que ces « mabanga » occupent parfois une bonne partie de chansons. C’est de l’escroquerie.
Prostitution mentale !
* euh, je remarque que le « processus » de message à encore changé !
On est revenu à l’ancienne formule, que devient alors mon password wordpress ?
Bonjour,
Le mécénat n’est pas une invention congolaise, mais un compagnon nécessaire et indispensable, de toute forme d’art depuis l’aube des temps et quelques soit la civilisation
et ou culture… de temps en temps ayez la curiosité d’interroger l’histoire universelle de l’humanité, pour aguerrir vos procédures de construction de sens…bref un journalisme éclairé qui nous emmène des éléments susceptibles de nous aider dans le processus de conduite du changement pour la renaissance du Congo.
Il vous arrive d’écrire -un mot positif, une consonne, une pensée…- positive sur le « CONGO » ?
Au commencement était la critique et à la fin la désolation…
Freud d’irait qu’il faut chercher dans votre enfance la raison de
Cette -haine, négativité…- sans équivoque sur mon beau et magnifique « CONGO »!
[…If we have LOVE, we'll have PEACE.
With peace we'll be able to WORK.
WORK we'll bring us to PROGRESS…]
vakala
Nous avons connu des moments extraordinaires de nos vieux chanteurs, avec des chansons mémorables, surtout l’apport de nos voisins: les Congolais de Brazza: Essous,Pablito, sam mangwana, mario, djeskain, pablito, Manu Dibango, pamelo MOUNKA dans »Masuwa makeyieeee, emema yo na mboka mosusu patty, pe kobosana tééé, awa otiki nga na mokili nazali kozela yooooo, masuwa ekomi mosikaaaaa, aaaah nga mayi ya miso, lokola yo moko oloba nionso se lokuta ezali kotambola, makambo ya mabéééééé!!! »
TRADUCTION de la chanson du vieux pamelo mounka avant l’argent appelle l’argent, amour de ndomakélé:
Le bateau t’amènes dans une autre contrée, n’oublies pas,je suis resté sur les quais dans l’attente de ton retour, je vois le bateau de loin, j’ai dù mal à retenir une larme, tu l’avais dit que les mensonges triomphent sur cette terre.
Cette chanson est indémodable, ça berce, donnes la joie et la tristesse.
Les mabanga ont détruit notre pauvre musique, comme les aventuriers de toutes sortes ont détruit le pays de nos ANCETRES.
Prof. tongo etani
@ Vakala
On se détourne du vrai sujet abordé dans ce billet. Je ne fustige pas le fait qu’il y ait des mécènes qui accompagnent les artistes mais je déplore le fait que ma musique, la musique de mon pays qui a colonisé pendant des générations tout le continent africain se retrouve agonisant à cause des Mabanga en excès. Le vrai business de la musique ne marchant plus, les artistes sont obligés de monnayer des dédicaces.
J’ai fait il y a quelques jours un exercice qui consistait à compter tous les noms qui figuraient dans une chanson. Le résultat est juste surprenant sur une chanson de 7 minutes, il y avait 117 noms cités !
Pour tout te dire, je me suis retrouvé cité dans certaines chansons sans rien demander. Les artistes en question s’attendaient en retour que je passe régulièrement leurs morceaux dans l’émission de radio « Okapi jeune » que je présentais alors.
C’est normal l’affaire mabanga. Que des congolais payent les cds de leur frères. Comment ces artistes peuvent-ils vivre? De l’autre côté, les artistes doivent aussi savoir ce que nous attendons d’eux : c’est l’éducation de notre peuple et le vécu quotidient qu’ils doivent tenter de chanter.
@ Cédric
Pour commencer, désolé pour la virulence de mon post de ce matin, il y a tellement de non congolais qui casse du sucre sur le dos du « CONGO », qu’à chaque fois qu’il y a une remarque négative…je saute au plafond. donc « mea culpa, erare humanum est, perseverare diabolicum ».
Ceci étant je pense que la perte de vitesse de notre musique est qualitative et structurel, c’est à dire nous avons beaucoup de musicien qui le sont « à défaut de » cf. crise économique du Congo depuis les années Mobutu. ces gens là non souvent, ni la foi ni la technique.
Etant moi-même bassiste de dombolo à mes heure, je puis vous affirmer que depuis l’avènement de la génération « wenge » et à moindre mesure « zaïko » notre musique ne cesse de péricliter, il tourne en rond. Notre fameux « seben », notre botte secrète que nous affectionnons temps, peut se résumer à 3 type de schéma qu’on appelle -2 temps, 3 temps et demi temps-. En résumé la créativité dont ont fait les – wendo, franco, tabu ley …- en fusionnant les rythmes bantous et les musiques –cubaines, haïtiennes, nigériennes, américaine noires…- fait cruellement défaut aujourd’hui…
On ne prend plus de risque on prend les vieilles recettes et on recommence ad vitam aeternam, sauf qu’il y a de plus en plus de voix d’Afrique est d’ailleurs qui s’élèvent pour dénoncer ce « déjà entendu »…
Autre raison c’est le manque cruel de professionnel digne de ce nom dans la production, post production, organisation dans la musique congolaise moderne.
Et puis les tendances musicales aujourd’hui dans le monde sont fait par les DJ résidents et ou
« guest » des boites de nuit. hors force est de constater pour ne prendre que le cas de Paris que les ivoiriens ont plus de DJ que nous. Es ce la raison de l’ascension fulgurante « du coupé décalé » ? pas si sur cf. les points ci-dessus ! mais ça du facilité la montée « du coupé décalé ».
En synthèse : je dirai que pour l’instant la musique congolaise n’a pas su passer de l’artisanat à l’industrie du disque, comme on le trouve chez d’autres musiques noires comme en –Jamaïque et aux usa-. Est-ce que sans Perry GORDY(MOTOWN) et Bob MARLEY(ISLAND), Ils auraient quand même atteint le niveau de rayonnement qui est le leur aujourd’hui, j’en doute…
@ Joseline
Ceci dit, on ne peut confier l’entière responsabilité de la mission « d’élévation des âmes, de morale publique, schéma directeur de la nation… » aux saltimbanques. A mon sens comme dans un navire le capitaine fixe le cap du bateau, et bien dans un pays c’est aux politiques d’abord que reviens cette noble tâche!
vakala
les musiciens ne font que chercher leur argent donc ils n’ont pas tort de le faire de cette facon.
c’est à toi de refuser ou d’accepeter cette publicite, c’est propre à la culture de la musique congolaise.
merci
05.05.09 ACP: Interdiction de citer les noms des autorités publiques dans les chansons
Kinshasa, 05/05 (ACP).- Le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga, vient d’interdire, par une lettre circulaire adressée aux organes de presse audiovisuels, la citation abusive des noms des autorités publiques dans les chansons et spectacles à caractère commercial.
L’interdiction du ministre Mende vient mettre fin à la tolérance observée dans cette pratique incivique depuis la mesure prise le 15 septembre 2005 par la Commission nationale de censure des chansons et des spectacles suivant la lettre n°Just/05/CNCCS/053/2005 du président de cette commission.
Une exception est cependant accordée aux œuvres produites et diffusées dans le cadre de l’appui du monde artistique à l’effort de reconstruction nationale. Les artistes musiciens et dramaturges congolais, rappelle-t-on, ont instauré dans leurs prestations, une pratique dénommée « Libanga » qui consiste à citer des noms de personnes dans leurs œuvres moyennant des espèces.
Pour se faire prévaloir, certains d’entre eux vont jusqu’à insérer dans leurs chansons des noms des autorités et mandataires publics sans en avoir reçu l’autorisation.
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@ Vakala:
Tu prétends, sans fournir de prevue tangible (et d’ailleurs ici on est dans le domaine de l’intangible), que la musique congolaise est « en perte de vitesse ». Les faits te contredisent : il y a Lokua Kanza, par exemple, qui a collaboré avec le pianiste de jazz Dominique Fillon, le petit frère du premier ministre français François Fillon. Un autre exemple : dans son premier album intitulé « Mademoiselle », la chanteuse française Berry fait un sampling réussi de musique congolaise dans la chanson « Demain ». Je te donne le lien au site officiel de Berry où tu peux écouter ce mélange franco-congolais dans la chanson « Demain » :
http://casadeberry.artistes.universalmusic.fr/
Comme quoi: la chanson congolaise se porte très bien.
Pour revenir au sujet de Cédric, cette histoire de « mabanga » est terrible parce que ces musiciens se croient maintenant autorisés d’exporter leurs bêtises dans d’autres pays (Congo-Brazzaville et Côte d’Ivoire). En Côte d’Ivoire, on parlait de tabasser Koffi Olomide pour ses « mabanga » hors-sujet…
Voici comment notre frère Gangoueus, bloggeur originaire du Congo-Brazzaville, se plaint des « mabanga » :
« Aussi en écoutant un morceau du génial Fally Ipupa, votre blogueur danseur devra s’attendre à une référence au maire de Brazzaville, ou d’un autre grand général de la place, contraignant votre serviteur troublé à marcher sur les pieds de sa belle alors qu’il tenait un bon rythme… Imaginez-vous en train de danser sur un morceau de Johnny Halliday et qu’un clin d’œil soit donné au ministre de l’intérieur Alliot-Marie en plein cœur de » Quelque chose de Tennessee « … Si vous pensez ensuite à l’état des rues de Brazzaville, les délestages d’électricité, l’absence d’eau potable aux pompes de la majorité des populations congolaises, vous comprendriez le désarroi du congolais qui se réfugie le soir au fond d’un nganda dans une rumba langoureuse d’un artiste les flagellant des noms de tous ces notables qui pourrissent son quotidien… »
@ Vakala :
Il y a aussi un vidéoclip de la chanson « Demain » de Berry sur YouTube :
@ Tongo Etani:
Ce ministre de l’information n’a vraiment rien à faire. Il menace aussi de couper le signal FM de Radio France Internationale. Et on nous parle de démocratie dans un pays qui a encore une institution ringarde qui a nom « Commission Nationale de la Censure » comme le ministère des vices chez les Taliban ou en Arabie Saoudite. C’est vraiment pitié. Assez bizarrement, cette même commission de censure laisse passer sur les antennes nationales la récente pornographie de Koffi Olomide dans un pays menacé par le VIH !
@ Alex,
Ils sont en train de mal copier le parti Etat, ils englobent les tueurs, voleurs, violeurs ddans leur conglomérat d’aventuriers sans scrupules.
Le ministe Lambert Mende, laisses au musicien de faire des mabangas pour les réalisations utopiques des tching tchantchiers comme à l’époque de Seskoul.
EZA MAWA TROP
Prof.tongo etani
@ Alex Engwete
une seule chose: renouvelle ton logiciel, celui que tu uses et abuses n’a pas été fait pour toi…pense à la renaissance africaine! connait ton passé -historique, spirituel, politique-, bref va interroger tes ancêtres avant les différentes forme de pollution qu’à subit l’Afrique. Fort d’une lecture objective du présent tu auras une chance de trouver de toi même la direction du futur. cf. en géométrie 2 points suffisent à définir une droite! le reste n’est que distraction nombriliste et régionaliste…
méthode: il est vint de vouloir résoudre un problème sans tenir compte de sa globalité. en l’occurrence penser notre village d’abord en tenant compte de l’Afrique dans sa globalité vs une approche régionaliste des maux des pays africains…
Cdlt,
vakala tshikongo
@ Vakala:
Wow!… On parle d’un sujet précis et voilà que tu nous sors tout ton savoir en géométrie euclidienne, combinée avec une méthode qui n’a de méthode que le nom. La réinvention de la roue ! Pour faire court, je t’informe qu’il y a plusieurs géométries — comme la géométrie fractale par exemple, dans laquelle un fragment nanométrique peut définir une plus grande structure, selon le principe d’autosimilarité. Sur tout un autre plan : toute politique est d’abord locale, régionale ! Et on voit tout de suite s’effondrer le château de cartes que tu as bâti à la va-vite…
@Alex Engwete,
amen, « erare humanum est, perseverare diabolicum »…pour ton information, les grecs et les romains ont appris les -math., la géométrie, la philosophie…- chez les pharaon kemit d’EGYPTE.
dans un monde globalisé, toi tu penses que ta solution régionale et locale a une chance de résoudre quoi que soit! Question : pourquoi l’Europe se bat depuis 50 ans à construire l’Europe…mystère !!
à force de se distraire avec les détail d’un plan, on finit par ne plus savoir quel était l’objectif, la direction initial.
Donc je te le prédis, sans une reconstruction de ton logiciel dont tu ne n’as pas le code source, tu penseras ton temps à égrainer les dysfonctionnements du système…sans pourtant jamais trouver la solution. C’est pour ça que les armées et les sites sensibles étatiques n’utilisent jamais les systèmes d’exploitation de microsoft.
Hors toi ta manière d’analyser, de créer du sens dans le monde est influencé par ta formation et ou culture occidentale… médite la dessus et tu renaitras de nouveau en kemit aguerri…
Bien à toi,
vakala
Chers amis,
Moi suis contre ces mabanga, ça n’apporte rien à la mélodie que ce soit pour la forme que pour le fond. Vous savez nos frères qui vivent a l’extérieur ont compris a chaque fois qu’ils venaient passer des vacances à Kin, ils étaient en émoi de voir que leurs amis musiciens roulaient carrosse et habitaient des grandes villas.
Mais la pratique est tellement ancrée dans les habitudes aujourd’hui qu’il est très difficile de s’en départir. Mais suis contre que le politique soit chantée ou mabangalisé. Ce n’est pas noble. J’ai essayé une fois de compter les mabanga dans la chanson de blaise bula de l’album « Kalai buingi », oh my gosh plus de 50 kombo. Et nos musiciens peuvent te mabangalisé pour une carte de téléphone de 5 dollars comme ce fut le cas pour un ami.
Tosala pe boni. Les muisciens ne l’oublions pas sont des eternels mendiants eux toux. Vous pensez que l’homme du moment leur donne combien ? Juste les sacs de riz, carton de makayabu et de fois des petites enveloppes. Même le Quadra koraman, Mopao mokonzi s’humilie pour ça. Ndenge na bangooooo
stone kilembi reflexioniste
Tu as raison mon frère STONE, nous devons arrêter de les engraisser ici en occident, après, ils iront nous insulter à kin, le phénomène Mabanga se tarira et retournera d’où il est venu.
Mais les Congolais alinga lokumu(être devant), j’ai assisté à un enregistrement à Paris, d’un chanteur célèbre, il y avait plus de cent Congolais qui se pressaient pour donner de l’argent pour que son nom ou pseudo soit citer. EZA MAWA
Prof. tongo etani
Je viens de tomber sur une chanson d’un jeune artiste congolais dans lequel il y a mon nom en libanga. Ce qui est drôle c’est que je n’ai jamais demandé que l’on me cite et en plus, selon les propres propos de l’auteur, c’est un morceau enregistré en 2006.
Le lien vers l’article sur Youtube : http://www.youtube.com/watch?v=nlboHC6I-Ck
Phénomene « libanga » vient mettre un peu le désordre dans la musique Congolaise qui est presque agonisant pour une simple raison, nos musiciens ne font plus vraiment de recherche et n’accepte plus de réproche. Quand nous disons que WERRASON n’est pas un chanteur mais un meneur d’hommes il se fâche. Quand nous affirmons que ADOLFE DOMINGEZ n’a rien de chanteur, il crie à l’injustice. En disant que KOFFI OLOMIDE est un bon compositeur mais un faux chanteur il insulte tout le monde à la télé. Voilà la réalité.
C’est sans rancune.
@ Simon Kwete:
A part le phénomène du « kobwaka-mabanga-na-molili » (lingala= caillasser dans l’obscurité), pour emprunter une expression de Koffi Olomide, la musique congolaise se porte très bien. Pour te rendre compte de la grande vivacité du soukouss, consacre une petite heure d’un après-midi de week-end pour écouter un morceau comme « SOPEKA » de Fally Ipupa ; des joyaux comme « Vicky Nsongi » ou « Nungu Nungu » de J.B. Mpiana ; le beat irrésistible de « Naza » de M’Bilia Bel ; les incroyables arrangements d’Awilo Longomba dans « Mobimba ya mama » ou « Gladys » …
Puis, prends ton envol dans le temps pour te replonger dans ce qu’on appelait le « typique » d’avant même ta naissance, pour découvrir ou réécouter des chansons d’il y a 40 ou 50 ans de Franco comme « Sango ya Mawa » (réinterprétée par nulle autre que Miriam Makeba) ; la complainte « Malu » du petit frère de Franco, l’immortel Bavon Marie-Marie et le Négro Succès ; les véritables opus de Kallé Jeff avec Manu Dibango au saxophone ; les volutes de la guitare hawaïenne du Dr. Nico Kasanda dans un chef-d’œuvre comme « Nkashita » ; « Fifi Solange » du Trio Madjesi ; puis, saute et reprends le fil de ta pérégrination avec « Kamale » de Pépé Kallé…
Notre musique est une carte d’identité nationale. Remarque que ma litanie est loin d’être exhaustive… et puis, je n’ai même pas traversé à Brazzaville, qui a la même musique que nous ; ou passé Mombasa, au bord de l’Océan Indien, où les orchestres locaux imitent le rythme congolais ; ou en Côté d’Ivoire, où l’influence du soukouss est indéniable dans le coupé-décalé… Plus qu’une simple musique, le corpus de la musique congolaise est aussi toute une narration de la nation congolaise.
En fait, ce sont les musiciens qui jouent chez nous le rôle que jouent les écrivains dans des pays comme la France. Quand j’étais enfant, ma mère me citait des extraits des chansons de Franco pour me donner conseil… Le 27 juillet 2006, après le saccage par les supporters de Jean-Pierre Bemba de « La Zamba Playa » de Werrason au motif que ce dernier avait composé des chansons de campagne pour Kabila, quelle ne fut ma tristesse d’entendre Papa Wemba se fendre de cette plaidoyer de gueux pour défendre son « petit » Werrason sur les antennes de la télé nationale : « Un musicien est comme une prostituée. Il chante pour celui qui paie ». Ce qui est une infantilisation criminelle du musicien congolais. Alors qu’il pouvait tout simplement dire : « On est en démocratie. Werrason est libre d’appartenir à un parti politique ! »
Nos musiciens n’ont pas de dignité. C’est pourquoi on voit Koffi Olomide se faire passer pour « Sarkozy », après avoir essayé de se surnommer « Benoît XVI ». Il y a un autre qui se fait appeler « Bill Clinton » sans rire ! Comme le dit Prof. Tongo Etani, « eza mawa » (lingala = c’est pitié) !
@ Cédric :
Malgré mes réserves sur les « mabanga », j’ai aimé le « libanga » qu’on te lance dans cette chanson :
« Cédric Kalonji
La voix du tonnerre
Radio Okapi »
Un beau petit poème !
Au fait, cette chanson dénote une influence du Coupé-décalé. C’est ce qui s’appelle : retour à l’expéditeur. Comme l’influence sur la musique congolaise de la musique cubaine qui elle-même est influencée par la musique africaine. Voilà un autre avantage de la musique congolaise. J’étais une fois invité à une fête latino-américaine où j’ai dansé la rumba — au grand étonnement de tout le monde ! J’ai dû expliquer à ces gens que la rumba, la pachanga, le cha-cha-cha, c’était des danses de mon terroir !
ABAS LA POLICE DE LA PENSEE Spectacle lamentable que celui des congolais qui insultent leurs poètes. Ce genre musical qui est décrit avec un nom barbare « mabanga » était jadis dénommé le « lancement » du verbe francongolais ko lancer. La police de la pensée veut dicter sa conduite à l’inspiration des chantres et poètes congolais. Et quoi encore? Les grands esprits, les écrivains, les poètes, les musiciens et autres troubadours ont toujours eu des mécènes, des personnes qui les ont aidés à poursuivre leur œuvre culturelle sans trop se soucier des problèmes matériels. On fait œuvre de mécène quand on donne une carte téléphonique à un poète qui d’ailleurs participe à votre célébrité.
La minute de gloire selon Andy Wharol. La minute de gloire de Cédric Kalonji qui n’a pas porté plainte pour que son nom soit retiré de la chanson, lui pourfendeur des puissants. Faiblesse humaine peut être pardonnée. J’espère que C. Kalonji pensera à poser son écot dans l’escarcelle des poètes qui ont élevé son nom au rang de matériau des muses.
Le poète aime bien flatter l’égo de ses mécènes et bienfaiteurs d’où le genre mabanga. Soit dit en passant ce mot ne serait-il pas lié à « libanga » qui veut dire travail dans le jargon des étudiants congolais en France? L’éloge du poète à son bienfaiteur est un des moments essentiels de son travail.
Les « puristes » s’attardent sur les noms cités dans ses chansons en faisant abstraction de la qualité de l’œuvre en présence. Chanter et poétiser les noms n’est pas une invention nouvelle. Nos meilleurs artistes lyriques l’ont fait avant ceux d’aujourd’hui. Je me souviens de Lolobrigida naleli yo na Congo chanté par le Rock à Mambo si ma mémoire ne me trahi pas. Nganga,Erumba,Assaka,obenga Ricopens une poésie fait d’une litanie des noms à la gloire des champions de football de l’époque chantée par le grand Kallé lui même.
Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute. Les poètes, les artistes vivent des largesses de leurs bienfaiteurs. Diderot a vu sa bibliothèque sauvée par Catherine de Russie, Voltaire mécène lui même a su tirer profit des bienfaits de Frédéric II de Prusse. Quant aux Bill Clinton et autres Appolon, cela signe le métissage culturel du congolais et ce besoin de jeunes d’avoir des archétypes et personne ne peut mettre en doute la qualité et le talent des gens dont on copiait le nom.
Qui ne connait les Belmondo, Pecos bill, Tarzan, Eddie Constantine, Souplex, Vignal Kibiassi, Puskas Kialunda, Yachine, Pelé Ngunza Pembele, Pelé Muwawa, Pelé mutu felo, Santos Nganga, Ricopens Ricky Mavuba, Amalfi, Opalong Cassidy, Bob Hope, Maciste,Hercule,etc.
On copiait aussi les noms Africains. Un surnom revêt toujours un sens profond pour celui qui l’adopte. C’est avant tout un modèle dont on veut s’identifier. Al Capone a été un surnom courant dans les milieux interlopes de Kinshasa. Est-ce une faute de d’adopter un nom d’emprunt par simple plaisir ou par identification somme toute superficielle. Non. C’est commun chez les africains de se donner d’autres patronymes en plus de son nom officiel.
Est-on vraiment débile parce qu’on se fait appeler Bill Clinton ou Sarkozy? Et la symbolique de tout cela qu’est-ce qu’on en fait. C’est la puissance des poètes, non seulement ils vous font réfléchir avec des idées profondes, ils arrivent à susciter de l’intérêt avec des noms, des mots qui pourraient paraitre banals. Voilà on parle de la poésie fait des noms patronymiques et la hauteur artistique de tout ceci est couvert par l’opprobre et les banalités. Que les artistes congolais se laissent aller à leur inspiration sans tenir compte de la police des idées. La liberté de penser, la liberté de parler n’a pas besoin de mentor. Sinon point de liberté.
Mbote na yo,
En tant qu’artiste essayant de « revenir après 30 ans de silence », je trouve ce débat très intéressant.
Même si j’ai recours dans mon dernier album à quelques « mabanga », je ne vois pas comment faire actuellement autrement pour trouver quelque financement.
Ce qui « tue » notre musique c’est « l’excés » de cette pratique dont certains de mes compatriotes musiciens pourraient largement se passer car disposant de moyens financiers largement suffisant.
J’essaie quant à moi de revenir par mes propres moyens et croyez moi, il est très difficile de revenir en autoproduction, car je tiens à ma liberté d’artiste.
Cordialement
Le Commandant DONA-MOBETI
Grâce à vous tous, le ministre congolais Lambert Mende vient de demander aux stations de radio et télé de ne plus diffuser des chansons contenant les noms de ses chers collègues et autres autorités. Il lui a fallu du temps pour constater que cela « ne faisait pas serieux ».
C’est une erreur que d’accepter que la police de la pensée musèle notre liberté d’expression. Je peux comprendre que le ministre exprime la gêne que constitue la peapolisation des ministres et autres agents publics mais moi qui suis friand des libertés me sens dans une instabilité totale qu’un ministre vienne dicter l’inspiration des artistes musiciens.
La dictature il faut refuser de la laisser revenir par la porte. Il faut se souvenir qu’il était interdit de s’appeler par son prénom chrétien même dans la conversation privée. Un ministre surpris avec une cravate pouvait perdre ses attributions et aussi voir sa carrière politique fichue pour toujours.
Chat échaudé craint l’eau froide. L’épisode Babaswe a laissé des traces. Toute propagande en faveur des ministres est interdit. Moi bony je suis contre. C’est là une fausse bonne mesure. Une mesure anti-démocratique. Ce n’est pas une loi mais un genre de decret ministériel donc facile à combattre. Les ministres citoyens de la République pouvaient se défendre seuls.
La police d’opinion c’est de l’anti-démocratie,une porte ouverte à la dictature.
LYNCHAGE + PLAGIAT :
Ceci est une tentative de gros scandale public parce que ça calme pas mal les gros connards en attendant de trouver enfin un avocat qui réglera ce problème de non respect de mes droits les plus élémentaires et je le conseille à chacun qui peut avoir des ennuis avec ce gros connard de sarkozy ou sa clique de clowns de flics minables : je suis donc en train de régler un petit problème du genre détail avec cette grosse tache de si peu président de la république Française, en lui envoyant un avocat pour mises sous surveillance illégales, lynchage numérique inspiré de bonnes vieilles méthodes qui ne déplairaient pas au ku klux klan, lynchage qui n’a mobilisé personne sur le web ou dans la presse et plagiat vulgaire et ridicule qui passe à la télé, de mes petits textes web.
Quant a sarkozy, s’il n’aime pas le web, et s’il n’aime pas la rue qui sait, la preuve, très bien se défendre, qu’il la quitte !
La police de la pensée nous dicte aussi ce que nous devons écouter. Ce Ministre doit savoir que la démocratie ne doit en aucun cas être sélective ou tout simplement de façade. Un réglèment interne au gouvernement ne doit pas être applicable à tous les congolais. Monsieur Lambert Mende vous êtes dans l’erreur.
Mais on me dit que les récomandations de Lamert Mende ne sont qu’une circulaire qui ne contredit pas la commission de la censure qui n’a jamais censuré les « mabanga ». Mais tout ce qui ressemble à de la censure doit éveiller notre vigilance.
@ Bony :
Dans son livre « Les règles de l’art, genèse et structure du champ littéraire », Pierre Bourdieu montre comment les grands écrivains français du 19ème siècle, malgré la pression des politiques et des mécènes, ont su faire de la littérature un champ de suprématie et d’indépendance dont profitent encore les écrivains français aujourd’hui. Et ils avaient de grands mécènes, ces gens. Mais nulle part dans leurs écrits, il y a mention de ces mécènes. Celui qu’on considère comme l’un des plus grands poètes français, Victor Hugo, a aussi fait la politique et ses positions politiques l’ont condamné à un long exil. Nulle part dans ses textes poétiques il ne s’en prend à Napoléon III. Dans l’entretemps, le poète Alphonse de Lamartine — député et une fois chef du gouvernement provisoire —ne mentionne nulle part ceux qui l’ont soutenu dans sa percée politique. Au fait, il écrit même la pièce « Toussaint Louverture » pour célébrer un héros qui a mis à mort de nombreux français… Tu mentionnes Denis Diderot. Montre-nous l’un de ses textes où en plein milieu d’un développement il mentionne l’un de ses mécènes…
Au Congo, seul Kallé Jeff a approché de l’idéal des écrivains français du 19ème siècle car il a systématiquement refusé de chanter pour Mobutu. Puisqu’ils sont des poètes, les musiciens congolais doivent se comporter comme tels — avec dignité ! Et foin de la censure (je t’applaudis d’ailleurs pour ton rejet de l’intervention intempestive du ministre de l’information). Parler de « l’éloge » des musiciens congolais comme d’une fatalité au 21ème siècle est une insulte pour eux ! Et je regarde les musiciens américains, je ne vois personne parmi eux qui a changé de nom pour prendre le nom de Malcom X ou de Martin Luther King ou de Barack Obama qui sont pourtant des héros légitimes pour eux !
Chers Intervenants,
Je suis pour un debat sur le sujet susmentionné. C’est vrai que le phenomene « Mabanga » est un dossier a debattre. Aussi longtemps que les auteurs et acteurs de se phenomene s’engagent dans la gloriole ou le culte de personalite, je suis et crois qu’ils sont d’entrain d’aliener notre patrimoine musical Congolo-congolaise.
Le phenomene me rappelle aussi les propos grossiers et dérangeants qu’on entend dans le Hip Hop–Je vous epargne ici la collection des mots et gestes qui derangeraient les bonnes consciences.
Étant donné que la musique a un grand role, c’est a dire, de vehiculer un message (c’est selon), le « libangiste » lui n’a qu’un but a remplir pour vivre aux depens de celui qui dont rend le culte de personalite.
Trop c’est trop. De ce fait, j’en appelle a toute la communaute Congolaise de part les deux rives de s’assoir et debattre de ce sujet d’actualite afin de permettre a notre musique de retrouver ses glorieuses notes d’atan.
A bas le phénomène »MABANGA », à bas les « LIBANGISTES » et les « LIBANGISES »
A tous, mes excuses du fait que mon francais a subi les conséquences du rouleau compresseur qu’est l’anglais.
Voila ma petite pierre pour ce blog.
Lumberjack
Washington, DC
@ Lumbejack,
Ton Français est impeccable,nous avons besoin de comprendre le fond de la pensée, nous serions plus sévère si tu massacres le lingala, kikongo, swahili, thiluba, nos langues nationales.
Nous sommes d’accord de revenir sur les compositions d’antan sans MABANGA:
« Nin’zi de Rochereau (1969-70) avec l’orchestre l’African Fiesta National »
Nandimi nionso oyo yo olaki ngaaaaaa, se lobi Lundi na pokua nazui mokanda, oko bengisa nga po na zonga mboka mamaaaaaa, naluki moyen nionso po na ticket, ooooh nin’zi eeeeee, nazali ya yo mobali eeeeeh(2 fois)
Yamba ngaaaaa, yamba nga, nakokoma na avion ya AIR CONGO lelo na pokua.
Nakoyaaa, nakoya po na monisa yo que nazali mobali na yo ya motemaaa, nakanisi CONGO, nakanisa mboka oyo ba boti nga pe lobi nako zonga!!!!! »
Excusez-moi, je ne peux pas traduire, j’ai la larme à l’oeil (28 ans en EUROPE).
Prof.tongo etani
@ Prof. Tongo Etani-
Merci pour la comprehension. J’ose croire que l’idee de reunir tous les artistes Congolais autour d’une table pour une conference national du genere serait une bonne idee ( qu’on eparne mes droit mes qui permetrait a nos artistes de comprendre le bien fonde de se reevaluer afin de creer une bonne musique qui nous manque. J’ose croire que la partie dansante de chansons (sebene) est la racine principale de la degrindolade de notre musique. Ou sont passes les « Kalle Jeff », « Rochereau », « Wendo », « Franco »?
La fiere que j’ai de notre musique ca demeure chez les derniers cites puis on vient ajoute Ray Lema, Lokua Kanza, Mama Lucie, Mpongo Love, Abeti Masiki, Le Papa Wemba que j’ai vue autour de Peter Gabriel.. etc.
Franchement, retrouver les rythms d’antan serait peut etre un reve, mais j’y crois mordicus d’autant plus qu’il y a toujours moyen de s’ameliorer. Wait and see, dirait les Anglo-saxons.
Lumbejack,
il y a un grand problème de simplicité chez nos musiciens. Ces stars selon eux ne sont pas humbles. Tout celui qui fera des efforts pour les mettre ensemble pour discuter se butera à une difficulté.
Nos musiciens font semblant de s’entendre mais en réalité chacun est grand prêtre dans son coin. Et pour preuve où se trouve MAISHA aujourd’hui? Alors que c’était un bon cadre de discussion pour faire avancer la musique dans notre pays.
C’est sans rancune.
@Alex,
Dans son ouvrage « Napoléon le petit » Victor hugo écrit là un pamphlet virulent contre Napoleon III qu’il juge denué de grandeur par rapport à Napoléon Bonaparte.
Victor Hugo qui était l’ami de LOUIS Napoléon qu’il a aidé à devenir President de la République a rapidement remarqué que celui-ci n’était qu’un piètre dictateur doublé d’un tyran. Il se sépara de lui pour prendre le chemin de l’exil. L’histoire lui donna raison de président de la république il devint le Prince-Président puis l’Empereur Napoléon III. Le poète avait raison. Il refusa même l’amnistie lui offerte par Napoleon III.
Victor Hugo eut des mécènes royaux. Il écrivit une Ode en l’honneur du duc de Berry assassiné et il en reçut une récompense de 2000 francs de la part de Louis XVIII,somme énorme pour l’époque. Ses poèmes en faveur de Louis XVIII et Louis Philippe lui valurent deux légions d’honneur et le titre de Pair de france. Il a beaucoup pensé à ses mécènes qui lui ont d’ailleurs offert une rente bien qu’il soit devenu riche avec sa plume. On ne peut pas nier qu’il soit habité par une soif de liberté bien qu’il ait été tour à tour royaliste puis républicain.
Ces noms rentrent dans la mélodie n’est ce pas? On peut comme ça critiquer d’autre genre musical par exemple le scat américain ou le beatbox.
Ce genre musical a toujours existé. Kallé jeff l’a fait en chantant le nom de ses musiciens,en mettant en mélodie les noms des champion de football dans cha cha cha African Jazz que je n’ai pas retrouvé sur le net. La petite jalousie congolaise s’exprime contre parce que son nom n’est pas cité mais dans le cas contraire elle aurait apprécié. Dans ma jeunesse celà s’appelait « ko lancer ». Si vous aviez des amis dans la musique on sollicitait d’être lancé pendant le tour de chant. Rien que pour ça les filles avaient du succès auprès des garçons et il en était de même pour les garçons qui comptaient sur une ou plusieurs citations pour affoler les filles. On a chanté Malu une fois quel est l’homme qui n’a pas voulu de Malu. Le succès des personnes que l’on pourrait qualifier d’insignifiant mais qui ont eu de l’importance du fait d’avoir été « lancé ». C’est de la réclame,un genre de publicité,un genre musicale. Par ailleurs interdire à un artiste de s’exprimer librement rappelle les dictatures les plus féroces. Hitler aurait qualifié Pollock et Basquiat d’artistes décadents. Le jazz américain ne trouvait pas grâce à ses yeux,seul la ,musique de Wagner était sublime. Les communistes se sont comporté de la même façon en decrétant les arts officiels. La liberté d’expression est un bien précieux. Laissons les artistes s’exprimer avec les outils qui sont les leurs. La lecture d’une oeuvre d’art est souvent multiple,on peut aimer,on ne peut pas aimer. Le monde ne devrait pas s’écrouler pour celà. Et quand les ministres s’en mêlent la liberté est tout simplement en péril.
@ simon kwete:
Au de la de la simplicite, permet-moi d’ajouter, l’immaturite (je pese bien le mot), l’amateurisme etc…qui ronge le domaine musical bien que c’est le seul qui a resister a tout les courants…si je me rappelle bien il y a a reggaeman qui avait dit: « Ils nous ont tout vole, mais pas la musique. »
De Maisha I, II, etc… le musicien congolais devrait profite de ces assises pour faire l’etat actualle de la chose. Etonnante est que ce sont ces memes Maishistes qui se plaignent du fait que la chose stagne. Je suis absolument d’accord sur le point que l’artiste devrait profiter de Maisha pour avancer notre musique…mais helas!
Si notre musique stagne, je ne trouve pas impossible de les faire revenir sur une table ronde pour discuter. Il suffit que l’idee que j’avance puisse tomber sur les bonnes oreilles d’autant plus que je crois que chaque individu a le pouvoir de transformer le monde a sa facon. Case in point: Nous venons recemment de l’experimenter avec Obama, plus loin avec Mandela, MLK, etc. Qui dit mieux?
@ Bony
On ne nie pas l’apport du mecenat dans notre musique ou encore dans tout autre domaine. En plus, on ne refuse pas que le musicien puis faire « lancer », « libangiser » ou chanter celui/celle qui lui glisse quelque billet de banque. Le plus gros problem est que le « libangisme » a pris un detour qui, a mon humble avis, n’avance plus notre « miziki ». Bien que le mal est la, cela ne veut dire qu’on peut s’assoir et debattre de la cure.
Si la chose, par example, ne marche pas en politique, les gens se rassemblent pour se donner une nouvelle orientation. Nous le voyons aussi dans la religion a travers les synode, seminaires, etc…et c’est selon. Et pourquoi ne pas le faire en musique?
Moi ce que je pense et que notre « misik » a pris une mauvaise tournure. Notre « misik » ne s’exporte plus comme d’autre genres…mabanga eleki trop. Notre « misik » est cloisonner dans un milieu unique et donc difficile de sortir de son terroir. Ca c’est un probleme et cherchons en les solutions pour retrouver « miziki ya mboka na biso ».
Lumberjack,
Washington, DC
@ Bony :
On est tous à côté de la plaque à essayer de comparer des géants universels comme Hugo à nos musiciens… De plus, ta défense du « kolancer » ne traite pas de la colère des citoyens des pays étrangers contre les musiciens congolais qui font des « mabanga » à tort et à travers pour des personnalités politiques de leurs pays (comme dans la citation de Gangoueus ci-haut). Au 21ème siècle, avec les moyens de production et de marketing dont disposent les artistes, il est quand même bizarre que les musiciens congolais soient les seuls à prétendre que cette mendicité par les « mabanga » soit le seul moyen à leur disposition pour vivre de leur art. Dans ma collection de musique, j’ai quatre bonnes douzaines de morceaux congolais que j’ai achetés sur le site d’« iTunes ». Ce qui prouve que notre musique a une réverbération globale — avec des livres traitant de notre musique et de nos musiciens : comme par exemple le livre de Graeme Evans « Congo Colossus : Life and Legacy of Franco and OK Jazz »… Que nos musiciens arrêtent de s’infantiliser et que l’on cesse de les infantiliser !
Cela fait prêt de deux ans et demi que je passe occasionnellement sur le blog de kanlonji, je l’ai connu par le biais de la radio Mangembo à l’époque, j’étais
Étudiant dans la région parisienne et j’ai bossé étant qu’animateur présentateur dans cette même radio ! Alors que Cédric était notre correspondant de Kinshasa ! Cependant, j’ignore si c’est toujours le cas aujourd’hui ! Tout ce que je remarque moi, c’est l’évolution de ce blog qui aujourd’hui prend des proportions assez importante! J’aime le concept BALEKI et je profite de cette même occasion pour tiré chapeau bas à votre sélection tonitruante des correspondants !on sent la fusion dans cette vision ! Chapeau bas également à MIRA, leki ya Kinshasa qui depuis cette article « les jeunes congolais s’interrogent… » Je la baptise désormais au nom de KULUTU ya BALEKI ! On sent l’avenir dans ses doigts, il ya rien à dire, sa plume me procure des frissons, cela fait une belle lurette que cela m’est pas arrivé à travers une brève lecture ! Ses lignes me rappel mon adolescence, les années Matadi, lors de ma première rencontre avec celle qui allait devenir plus tard ma passion « la littérature » à travers les œuvrés de Mariama Bâ « une si longue lettre », Théophile Gautier, volé par ignorance dans une bibliothèque qui elle-même désœuvrées (j’espère que papa Jean, l’intendant de l’alliance franco congolaise ne lira pas ce passage) Je tiens aussi à félicités ses qualités de rédaction !Sa force de description me dévore et la lucidité dans laquelle elle traite ses sujets, m’exalte ! En conclusions je ne peux que l’exhorté dans cette voie de la perfection de l’art de l’écriture !elle doit savoir qu’il est partout difficile, surtout dans ses débuts de vivre de sa passion ! Que cela ne la décourage guère ! « Ce sont les passions et non les intérêts qui mènent le monde » disait Chartier ! Courage à toi cher ami Cédric pour tes initiatives combien innovante et encourageante ! Il ne faut pas attendre que l’Afrique avance mais il faut s’unir tous pour faire avancer l’Afrique ! Bientôt je serai de passage à Kinshasa, pour 4 jours et je ferai de mon mieux pour te rencontrer afin d’approfondir sur d’autres sujets et à l’occasion j’aurais le plaisir de saluer mon idole KULUTU ya BALEKI !
Ps : je ne vois pas le BALEKI ya bas Congo ?
Ne tournons plus autour du pot : les « mabanga », c’est le « ground zero », le degré zéro de la corruption qui parasite toute la société congolaise et qui boucle ainsi sa boucle. On se fait graisser la patte pour chanter la gloire imaginaire des politiciens eux-aussi corrompus. Il y a un autre billet sur ce même blog sur les journalistes qui, moyennant des espèces sonnantes et trébuchantes, écrivent des panégyriques pour les politiciens pilleurs du pays. La pourriture érigée en système de pensée.
@ Mon Frère Alex,
L’amour du Congo nous a faussé COMPAGNIE, la corruption se retrouve partout: Musiciens, politiciens, fonctionnaires, ambassades, marché, pousse – pousseurs etc….
A l’ambassade du COnGO en SUISSe, j’ai dû débourser des billets pour avoir mon visa pour le CONGO le même jour sinon, il fallait passer après deux semaines(TOKOLIA YOOOOO, PESA QUELQUES CHOSES PO NA TAMBUSA DOSSIER NOKI, PESA QUELQUES CHOSES PO BANA BASUMBA LOBI?@%§*!àé OWUTI LAUSANNE, PESA L’AR LOKOLA MIKONZI BAZA SINON YAKA MARDI PROCHAIN?
Nous devons COMBATTRE L’HYDRE DE LA CORRUPTION, l’amour du CONGO nous a faussé COMPAGNIE.
Prof.tongo etani
Il est étonnant que les corrupteurs se trouvent des excuses après leur forfait. Entretenir le mal et faire sempblant des se plaindre est tout simplement un vice.
Abas les corrupteurs.
@ Prof. Tongo Etani:
Tu me rappelles un mot que je n’ai pas rencontré depuis un bon bout de temps: « hydre ». Appliqué à la corruption chez nous, le mot me fout une déprime de tous les diables car cela signifie que la corruption ne sera jamais annihilée. « Hydre = Substantif féminin. Mythologie grecque. Serpent monstrueux à sept têtes qui repoussaient, à raison de deux pour une, à mesure qu’on les tranchait ». Okati moto moko ya nyoka, ça te repousse deux en remplacement ! Oyo nde suka ya ba envoûtements…
ah vraiment les Congolais sont un peuple musicophile si j’en juge par la vivacité des débats pro ou anti libangistes.
Je ne suis pas vraiment convaincu par la resucée du coupé-décalé tournée dans l’enceinte de l’école des Beaux-Arts… pas plus que par certains succès musicaux où les paroles et la musique coule à flot comme les marques de bière qui les sponsorise souvent.
Etant venu il y a quelques temps en RDC, j’ai été surpris par la méconnaissance de groupes reconnus maintenant en Europe comme les Staff Benda Billili ou Okwess. Comme s’il y avait maintenant une disjonction entre les musiciens « pour occidentaux » et les musiciens « pour le pays » ; même si un artiste comme Papa Wemba pouvait jouer sur les 2 tableaux ; même si bien entendu l’existence de musiciens locaux est reconnue mais localement sans atteindre des audiences nationales.
Je ne sais pas si le niveau musical a baissé ; il faut se méfier de l’illusion nostalgique du « ntango ya Wendo » qui nous touche tous. Je pense qu’on arrive à une époque où le « marché musical » pour parler abruptement se cloisonne, en allant s’adresser à telle ou telle « tribu » comme on dit maintenant. Internet y contribue.
au fait, de temps en temps je tiens un blog musical qui s’intéresse parfois à la musique africaine.
http://www.mediapart.fr/club/blog/fimboyantembe
à bientôt
@ Batu nyoso,
mindule mususu ya congo ezali, botala oyo:
http://www.youtube.com/watch?v.....annel_page
http://www.youtube.com/user/A3KONGO
Ata libanga moko ezali té…lol. Nga moko na sali yango na « ordinateur »
nanga.
Bo sosola pe bo zongiselanga eyano, ba ndeko!
vakala
Enfin voici la derniere des nouvelles sur le phenomene « Mabanga » en integralite…suivez:
Musique: Lambert Mende interdit les « mabanga » dans les chansons
Le ministre de la Communication et Medias Lambert Mende Omalanga vient de signer une note interdisant aux stations de radiodiffusion et télévision de diffuser des chansons et spectacles citant des noms des autorités et des personnes revêtues des mandats publics. Pour Lambert Mende, Il faut distinguer ce qui est commercial dans lequel il est interdit de citer ces autorités et tout ce qui peut aider à la mobilisation publique.
Pour le ministre Mende, il faut faire la distinction entre ce qui est commercial pour lequel il ne faut pas citer les personnalités politiques (cela ne fait pas aussi sérieux. Ce n’est pas de la marchandise qu’il faut vendre. C’est des gens qui font un travail qui ne peut pas rentrer dans le show business) et les actions qui concernent les travaux d’utilité publique pour lesquels ce serait une contribution des autorités que l’on cite pour mobiliser le public.
Kinshasa, 8/05/2009 (Okapi, via mediacongo.net)
http://www.mediacongo.net/show.asp?doc=12551
Je pense qu’il y a un point extremement important et sournois qui n’apparait pas dans vos interventions et qui concernent les dedicaces faites a l’endroit d’hommes politiques. Elles participent a une forme de propagande larvee. Ceux qui ont etudie certains processus du marketing savent que le matraquage contribue a faire accepter par suite de repetition abusive un produit qui n’est pas forcement. Vous me direz que les congolais ne sont pas assez naifs pour faire la part des choses. Mais justement, ce sont des procedes etudies qui fonctionnent et qui finissent par infantiliser la population.
En cela, je reponds a Bony evoquait la police de la pensee, comme porte ouverte a la dictature. Mais nous sommes en pleine propagande de dictature! Nous ne parlons pas ici de mecenes, mes d’autorites politiques qui affament les artistes en n’ameliorant pas la question de leurs droits d’auteur. Ces derniers ne sont pas plus lucides pour se rendre compte que ces ministres qui les soudoient sont ceux qui devraient les remunerer par le processus legitime des droits d’auteur. L’an dernier, l’artiste musicien Rapha Boundzeki est mort des suites d’un probleme de tension arterielle en menant son combat pour toucher ses droits d’auteur.
La dedicace n’est pas un mal en soi, tant qu’elle n’engage pas des decideurs. Le danger est celui de la connivence, de collusion avec les pouvoirs politiques qui ote toute credibilite aux artistes, toute reelle liberte de penser, de dire, de chanter.
Voici l’article que j’ai produit le mois dernier sur la question et celle des concerts annules a repetition en Europe des artistes de la RDC du fait du collectif Bana Congo.
http://gangoueus.blogspot.com/.....re-du.html
Le dernier concert de Koffi Olomide au Zenith s’est fait avec un bandeau de securite.
Nous ne parlons pas ici de mecenes, mais d’autorites politiques qui affament les artistes en n’ameliorant pas la question de leurs droits d’auteur.
@Gangoueus,
Que l’hostilité à l’autorité en place ne vous conduise pas à hypothéquer la liberté. Si vous donnez la main on vous prendra le bras.
S’agissant des droits d’auteurs,les musiciens doivent savoir désormais que très peu d’entre eux s’enrichirons par le biais du disque. Il doivent trouver d’autres voies pour s’attirer les revenus de leur métier. Depuis l’apparition de la bande enrêgistreuse qui est remplacée aujourd’hui par la numérisation les maisons de disques ont vu leurs ventes décroitrent et le chiffre d’affaire avec. Vous n’allez pa me dire qu’adolescent vous n’avez jamais dupliqué des disques sur cassettes et aujourd’hui on refait pareil avec les cd et les dvd. C’est celà aussi le progrès. Les antibiotiques ont fait disparaître la spécialité médicale de pneumologie en ville. La baisse de natalité a diminué le nombre de pédiatre en ville. Tout ceci par la faute des progrès de la médecine. Les développement a ses avantages et ses inconvénients. C’est aux musiciens et leurs maisons de disques de trouver les moyen de rémunérer leur travail. Les interdits ne sont que des axpédients. Rien n’arrêtera ce qu’offre le progrès et la technique,c’est à dire la liberté.Lambert Mende doit sortir de sa tour d’ivoire. c’est uaux personnes citées de porter plainte ou de protester. Voyz-vous ici Cédric Kalonji n’a pas porté plainte. Les flatteurs vivent au dépens de ceux qui les écoutent.
Tiens en parlant de Cédric Kalonji,il est trop modeste pour annoncer qu’il vient d’être primé avec Congo blog par l’ONU. Le prix lui sera attribué au mois de Juin 2009 à Mexico.
On me dit de lui dire avec l’accent muana wa muluba atumba,muana wa muluba atungunuka,muana wa kongo aya kumpala. Il comprendra me dit-on.
Toutes mes félicitation pour ce prix qui vient après celui de Dakar.
Et si nous n’aimions plus notre cher Congo. Des dirigeants aux soi-disant Artistes, rien ne marche; On est dans l’ère de la mangeoire. Que pouvons-nous demander aux artistes limités dans la pensée et qui ne savent ce qu’ils représentent pour la masse. Qu’ils prennent exemple sur certains artistes étrangers comme Youssou n’dour qui ont mené des actions positives pour la jeunesse de leur pays. Que les autorités prennent des mesures contre la publicité agressive sur l’alcool. On entendrait pas johnny faire un libanga à un haut fonctionnaire de l’état.
JP NKEWA
Bonjour Cédric
Je consulte très souvent ce site et je t’encourage pour l’initiative. C’est vraiment génial.
Toute fois, j’ai comme impression que les correspondants ne s’arrêttent que dans les villes alors que leurs villes ont des campagnes où il y a plein d’info constructif. Comment ne pas y songer? Sur 4 articles par exemple, donner un de la campagne. Ils ont un traitement(comme vous voulez, c’est d’ailleur un salaire en RDC) de 30 eoros par article. Qu’ils ne laissent pas dans les ténèbres les initiatives villageoises.
Merci d’en tenir compte pour l’avancement de notre site.