Patrick Iyong Kapemba, un footballeur congolais dans le Haut-Jura
Publié le 13 août 2009 dans Diaspora par Adrien Potocnjak

« Au début, c’était dur, je ne connaissais personne. Il y a des moments je voulais rentrer, retourner au pays. » Patrick Iyong, footballeur âgé de 20 ans, raconte son arrivée en France, à 17 ans, en 2005. Parce qu’il n’y a pas de centre de formation au Congo, l’attaquant polyvalent a décidé de « tenter l’aventure » en France, après avoir joué au Sporting club Sodigraf et au Sporting club Cilu.
Sa passion a toujours été le ballon rond. Originaire du quartier N’djili de Kinshasa, il est le cinquième d’une famille de huit garçons. Son père est fonctionnaire, inspecteur général du travail, sa mère est commerçante, elle vend au détail de la nourriture achetée en gros.
L’adaptation en France a été difficile. Patrick vit dans un foyer, à Rennes. « Au début, je suis arrivé en Europe, j’étais content. Mais après, qu’est-ce que tu fais ? Tu es obligé de reprendre tout à zéro, à tous les niveaux. Je n’avais rien, juste les gens du foyer. »
Il passe alors un CAP de métallier-serrurier. « Je n’étais pas venu pour faire des études, mais j’ai fait une formation, qui s’est bien passée. »
Après avoir joué dans un petit club de la région rennaise, il intègre le grand club rennais, avec qui il joue avec la deuxième réserve, puis avec la première, parfois en 4ème division française. Il s’intègre alors socialement. « J’ai commencé à avoir des amis, des connaissances, à vivre normalement. » Il obtient également une carte de séjour de 10 ans. Pour le moment, même si le Congo lui manque parfois, il n’est pas encore rentré au pays. « Peut-être en 2010 », espère t-il.
Mais il ne peut vivre uniquement des primes de matchs, et doit travailler en métallerie pour subvenir aux besoins de sa compagne, française d’origine éthiopienne, et de sa petite fille de presque un an. « Je ne suis pas venu en France pour bosser mais pour jouer au foot », explique t-il. Il choisit alors de signer un premier contrat avec l’équipe de Jura Sud, en quatrième division, et de déménager à Saint-Claude, dans le Haut-Jura. « Ça change de Rennes. Ici il faut bouger avec la voiture. Mais je suis là pour le foot. Avec Jura Sud, j’ai eu l’opportunité de ne faire que du football », et également de jouer régulièrement au niveau supérieur. En attendant mieux, plus tard. « Mais il ne faut pas brûler les étapes », avance-il prudemment.



Il n’y a pas de bons managers RDCongolais sur le plan footbalistique que musical. Aujourd’hui tous les jeunes Congolais de talents vont en Europe comme des aventuriers ce qui fait que les clubs sortent perdant et par là la Fédération Congolaise.
Certains joueurs de TP Mazembe actuellement signent des contrats en bonne forme en tant que des semi professionnel et tout le monde y gagne.
C’est sans rancune.
La RDC n’a aucune structure pour encadrer nos footbaleurs qui désirent faire carrière en Europe comme c’est le cas d’autres pays tels le Mali, Cameroun, Burkina etc…
Ce jeune homme même s’il est doué dans ce sport, ne pourrait jamais émerger sans un vrai encadrement, surtout s’il est venu de lui-même cela pose un réel problème. Il faut qu’il troouve un manager professionnel pour lui trouver un club et une hypothétique contrat pour sa carrière.
Nombreux sont les footballeurs africains qui se trouvent dans sa situation, faute d’encadrement.
C’est dommage…
Je tiens à préciser que Patrick a obtenu un contrat à Jura Sud, et que c’est ce qui l’a poussé à quitter Rennes. Cela n’apparaissait pas suffisamment clairement dans mon article, je l’ai modifié. Au vu de son parcours, un premier contrat à son âge n’est déjà pas si mal, je pense.
Dans le Haut Jura !!!? J’ai vécu dans cette région pendant près de 10 ans ! A tous mes frères africains et antillais, indiens, etc : jamais le Nord-Est de la France, exepté Strasbourg, la protestante ! Dans le nord-est français demeure encore une mentalité protectionniste et un peu « fermée ».
Bon courage à Patrick.
Je suis surtout heureux de lire ce genre d’histoire où on dit la vérité sur la vie en occident au lieu de faire croire a nos frères restés au pays qu’on roule sur de l’or en occident des qu’on y arrive. Je suis ingénieur avec diplôme européen et quand je suis arrive en Amérique du nord, j’ai du faire des petits boulots pour survivre. C’est seulement âpres 5 ans que j’ai commencé à voir le bout du tunnel. Ca, c’est l’histoire de la majorité des nôtres et il est temps que les gens qui veulent quitter le pays pour essayer ailleurs le sachent pour casser le mythe de l’occident ou tout est facile.
Critiquer c’est bon. Topesa temps na temps. La RDC a perdu ses structures ou alors n’en a jamais eu; nous pouvons bien comprendre pourquoi. Laissons le temps a ce gouvernement et voir que va t il faire. C’est bien de critiquer mais le mieux serait de donner des propositions. On se retrouve bientot a Kinshasa et ce sera avec des volontaires affichants de bons projets.Savez vous depuis combien de temps notre pays souffre de l’invasion etrangere et la guerre fratricide? Une des raisons valables pour freiner le développement de notre pays et en particulier le sport Congolais. Faites comme les autres, ramenez vos propositions. Moi, je suis en route.
Bonjour,
Je suis content de voir l´évolution de jeune Iyong. On lui souhaite bien plein succes pour son avenir. Il devrait cependant se mettre au boullot des le départ et prouver ses talents. Rien ne tombe du ciel, car c´est a force de traviller qu´il pourrait prouver ses talents. Il faut bien se mettre en tete que le football á nos jours, fait partie intégrante d´activités professionnelles comme tant d´autres. Il faut bien se le mettre en tete.
Good luck Jeunehomme.
SimJeune
LAKERS 104, HORNETS 88: DJ Mbenga proved for the second consecutive game that he is a capable fill-in starter at center for a team missing both Andrew Bynum and Pau Gasol. Mbenga dominated the boards early in the victory over Memphis on Thursday night and had 10 points, 12 rebounds, four blocks and one steal against New Orleans on Sunday night. It was his first career double-double.