Où l’on apprend par Radio Okapi que ASADHO exige que le gouvernement congolais loge et nourrisse les Congolais rapatriés de Libye
Publié le 23 sept 2011 dans Politique par Alex
Il y a un article chialant affiché aujourd’hui sur le portail de Radio Okapi et intitulé « RDC: certains rapatriés de la Libye vivent dans le dénuement à Kinshasa».
Un conseil avant de vous précipiter sur le site de Radio Okapi : ayez à portée de main deux ou trois paquets de ce qu’on appelle à Kin des « papiers-mouchoirs » ou une grande boîte de Kleenex—pour contenir ou essuyer des larmes chaudes qui gicleront à grands torrents de vos yeux et, accessoirement, pour vous moucher !
Ces pauvres gens ont été rapatriés de Tripoli où ils étaient coincés lors du déclenchement de la révolution libyenne par deux avions affrétés par Kabila ou par le gouvernement congolais, c’est selon. Je crois me rappeler que les avions affrétés par la RDC avaient également évacué des ressortissants du Congo de la rive droite ! Dès le « quatrième jour » de leur retour, selon une autre dépêche de Radio Okapi, ces gens pleurnichaient déjà et voulaient voir le gouvernement « continuer à les prendre en charge ».
Et, « fast forward » à aujourd’hui… Incroyable ! La situation de « neuf familles retournées de la Libye » est si grave que ASADHO, notre grand rempart des droits de l’homme, dénonce cette négligence criminelle et « demande [avec la dernière énergie] au gouvernement de prendre des mesures urgentes pour leur réinsertion sociale et économique ». Une catastrophe humanitaire dans l’indifférence gouvernementale.
Le représentant de ces citoyens catastrophés sanglote :
«Les autorités nous avaient promis la réinstallation, la réinsertion et qu’elles allaient voir dans la mesure du possible si elles pouvaient nous envoyer dans des entreprises çà et là, parce que bon nombre d’entre nous sont des techniciens. Aucune promesse n’a été tenue ».
Ces larmoiements m’ont tellement secoué que j’ai écrit le commentaire qui suit à l’article tout mouillé de larmes. Mais comme depuis des heures mon commentaire reste « en attente de modération », j’ai fini par me rendre compte que Radio Okapi ne l’affichera jamais. Ce qui me motive à l’afficher ici.
Voici mon commentaire à l’article de Radio Okapi :
« Radio Okapi et ASADHO, dites-moi que vous blaguez ! Ne croyez-vous pas que ces pauvres gens devraient plutôt remercier Kabila à deux genoux pour avoir eu la vision divine de les sortir du guêpier libyen ? Savez-vous que des Noirs sub-sahariens qui n’avaient pas été évacués de la Libye par leurs gouvernements sont aujourd’hui traqués et massacrés comme des rats par les révolutionnaires libyens ? Je me demande en quoi le gouvernement congolais serait responsable du quotidien de ces gens. Est-ce le gouvernement congolais qui avait demandé à ces gens de se déraciner de leur pays pour aller chercher le paradis chez Kadhafi ? Il y a des Congolais expatriés qui envoient par Western Union le peu qu’ils gagnent pour aider leurs familles restées au pays ; et quand ils reviennent, ils trouvent où loger et où manger… Combien de millions de pauvres y a-t-il au Congo ? Et vous pensez sincèrement qu’avant que le gouvernement ne s’occupe de ces millions de pauvres, il devrait d’abord se préoccuper de ces gens qu’on a rapatriés aux frais de la princesse ? Avec quel budget, je vous le demande… Ah, non ! ASADHO, cherchez d’autres causes légitimes, s’il vous plaît ! Mauvaise gouvernance, assassinats de journalistes ou d’activistes des droits de la personne, maltraitance d’enfants ou de femmes, viols de masse à l’est de la RDC, les bonnes causes sont foison !… Liboma too nini ? »
Crédits Photos : 1) François Mori/AFP/Scanpix; et 2) Reuters





SYNDROME DUCHIEN ET DE L’OS
Les «kabilistes» et nous !
Le pouvoir, l’argent et les honneurs rendent-ils les hommes sourds et aveugles au point de ne pas voir ni entendre la misère ambiante et la soif du Changement? Les partisans du président sortant «Joseph Kabila» seraient-ils incapables de voir la lutte pour la survie (the struggle for life) à laquelle se livrent les Congolais au quotidien pour sataisfaire les besoins inhérents à la dignité de la personne humaine? Ces hommes et femmes qui entourent le « raïs » seraient-ils incapables de faire le départ entre leurs intérêts corporatifs et l’intérêt général?
Depuis plusieurs mois, on assiste à une agitation dans le «clan kabiliste». Il ne se passe plus une semaine sans que l’on apprenne que tel ou tel autre «bonze» de la majorité présidentielle ou du Parti du peuple pour la reconstruction et le développement (PPRD), le parti présidentiel, est allé dans l’arrière-pays. But : inviter la population de son «fief» à «voter massivement» pour le chef de l’Etat sortant. Un chef d’Etat dont le bilan au plan social, après dix années passées à la tête de l’Etat, est un échec éblouissant.
Les zélateurs du régime kabiliste ont engagé le pari risqué de jouer la carte de l’ethnicité. Ils font croire aux «frères et soeurs de tribu» que l’homme qui a été insensible aux conditions sociales de cette population durant une décennie s’est découvert comme par enchantement la vocation d’un «humaniste». Aussi, faudrait-il lui accorder un nouveau bail de cinq ans.
En février dernier, l’ancien procureur général de la République, Luhonge Kabinda Ngoy, devenu sénateur, s’est rendu «chez lui » dans le district de Tanganyika, au Katanga. Mulubakat, l’ex-haut magistrat du parquet n’a pas trouvé mieux que d’inviter «tous les Balubakat» de la ville de Kalémie à s’enrôler massivement et à voter pour le président sortant. Luhonge est resté en revanche muet sur les réalisations socio-économiques accomplies par «Kabila» pour les habitants de cette partie du pays et ce que celui-ci peut faire pour l’avenir..
Au cours de ce même mois de février, un «conclave» a été organisé par des notables balubakats à Kamina (District du Haut Lomami). Plusieurs « usufruitiers » du régime finissant étaient présents : le gouverneur de la Banque Centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo, le «général» John Numbi Banza de la police nationale, les députés Jean Mbuyu et Vicky Katumwa, le ministre des Hydrocarbures Célestin Mbuyu, le président de l’assemblée provinciale du Katanga, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, l’actuel procureur général Flory Kabange Numbi etc. Un seul point était à l’ordre du jour : élaboration des stratégies pour assurer la victoire de «Joseph Kabila Kabange» à l’élection présidentielle de novembre 2011.
En ce mois de septembre, un certain Jean-Paul Kassanga, secrétaire fédéral du PPRD chargé de l’idéologie et la formation des cadres pour le district de la Funa (Kinshasa) et candidat député national, s’est cru en droit de lancer un appel à la population de son «fief» de Katako-Kombe, en pays tetela au Kasaï oriental, pour que cette population «se range derrière la candidature de Joseph Kabila» lors de la présidentielle du 28 novembre prochain. Kassanga considère donc les habitants de Katako Kombe comme des simples « moutons » dont le destin est de se ranger sans se poser des questions derrière un prétendu « berger ».
Le fameux Kassanga est allé plus loin en déclarant : «Katako-Kombe, le territoire d’origine du héros national Patrice Emery Lumumba, doit faire honneur à ce dernier en soutenant massivement Le président de la République sortant et continuateur de l’œuvre de Lumumba à l’instar de son père feu Laurent-Désiré Kabila.» Et d’ajouter : «Joseph Kabila est au jour d’aujourd’hui, le porteur du flambeau allumé par Patrice Lumumba et du projet politique de M’Zee L.D. Kabila et cela pour faire échec à tous ceux qui veulent constamment tirer la RDC vers le bas pour l’affaiblir en vue de sa balkanisation.» Quel blasphème ! Plus flagorneur, tu meurs!
Que conclure? Il n’y a qu’une seule conculsion : pour permettre à leur «leader» de conserver le pouvoir – et à eux-mêmes de continuer à jouir des privilèges acquis sans la moindre contrepartie en termes de service rendu à l’Etat -, les «kabilistes» sont prêts à engager le destin des 60 millions des Congolais. C’est une grave responsabilité qui les exposent à un sévère jugement de l’Histoire !
Baudouin Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2011
@ Alex,
L’analyse de B.A.W. est pertinente, l’attirance ethnique apparaît quand au Congo, on se retrouve sans vision, sans idées, sans projets, sans bilan.
Moi, je luttes pour l’instauration d’une vraie démocratie sans accointances tribales.
Je me rends compte que l’acheminement vers la vraie démocratie, le chemin sera long et parsemé de difficultés.
Je ne voulais pas des élections dans un pays où l’insécurité n’est pas éradiquée.
J’espères que ces politicailleurs vont éviter de mettre le pays à feu rt à sang.
Muyomba, manseba, kwiya, nguatshi, noko, oncle, COLONEL, Prof.tongo etani
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samedi 24 septembre 2011
Société- Afrique du Nord- Libye- Pan Afrique- Humanitaire
Le calvaire des réfugiés subsahariens d’Afrique du nord
Des centaines de milliers de personnes ont fuit la Libye pendant le conflit
samedi 24 septembre 2011 / par Dounia Ben Mohamed
Le conflit en Libye a poussé des centaines de milliers de subsahariens installés en Libye à prendre la fuite. Réfugiés en Afrique du Nord, ils doivent subir de multiples déplacements. Amnesty International alerte la communauté internationale à leur sujet.
L’ONG Amnesty International alerte la communauté internationale sur le sort des réfugiés subsahariens qui ont fuit la Libye. Les Subsahariens ont été les premières victimes de la révolution libyenne. Khadafi ayant fait appel à des mercenaires originaire d’Afrique noire pour rétablir l’ordre dans le pays, le quotidien des Subsahariens, déjà difficile, s’est fortement dégradé.
Avant le début de la révolution, la Libye comptait entre 1,5 et 2 millions de ressortissants étrangers. La plupart venaient de pays d’Afrique subsaharienne, dont le Burkina Faso, l’Érythrée, l’Éthiopie, le Ghana, le Mali, le Niger, le Nigeria, la Somalie et le Soudan. Certains y étaient employés, d’autres, déjà, avaient le statut de réfugiés. En 2010, Kadhafi a fermé le bureau du Haut-Commissariat aux réfugiés à Tripoli, livrant ces personnes à elles-mêmes. Les réfugiés, les demandeurs d’asile et les migrants vivaient constamment sous la menace d’une arrestation et d’une incarcération dans des conditions épouvantables pour « infractions en relation avec la migration ». Les noirs Africains en particulier étaient victimes d’exploitation et d’agressions racistes. Résultat, avec l’intensification du conflit, des centaines de milliers de personnes ont fuit la Libye pour la Tunisie notamment, pays voisin. Mais aussi l’Égypte ou le Soudan. La Tunisie, en pleine transition démocratique, n’a pas les moyens de les accueillir, d’autant qu’elle devait déjà faire face à l’afflux de réfugiés Libyens. Reste que si depuis, un certain nombre d’entre eux ont été renvoyés dans leur pays d’origine, les autres sont toujours dans des camps de réfugiés, sans-cesse déplacés. Au poste frontière de Saloum entre autre, entre l’Égypte et le Soudan, un millier de demandeurs d’asile et de réfugiés sont toujours bloqués.
Pour moi, qui vis au pays ( Kisangani),je prefere la continuité aux promesses demagogue de certains politiciens candidat presidentiel.
j’etais dernièrement à Kinshasa et ce que j’ai vu comme reconstruction des infrastructures m’a surpris positivement, Kin s’ameliore mois après mois,les routes poussent de partout et à cette allure, Kinshasa reviendra la belle d’atant mais amelioré dix fois. c’est beau aujourd’hui de circuler à Kin.
c’set depuis belle lurette qu’on a plus vu cela au pays qui se decomposait, bravo .
le chantier est titannesque mais je vois la volonté pour ce qui est fait et peut etre demain sera encore plus mieux qu’aujourd’hui,voila pourquoi je prefère la continuité à l’incertitude et mensonges connus de nos politicailleurs.
J’aime les éditoriaux d’Alex. Il y a rien de plus convainquant qu’une analyse faite sur le terrain avec des contre témoignages.
Je suis pour la liberté d’expression. Seulement, elle est plus intéressante quand elle comporte de l’information, pas juste une opinion.
Sur le mandat de l’ASADHO, on attendait justement une nouvelle redirection. Après Chebeya, il manque curieusement de volontaires pour décrier le gouvernement congolais sur les « vrais » dossiers. Alex, serais-tu le prochain courageux?
.Diplômé d’université
Jeudi, 29 Septembre 2011 06:07
Quelle honte! Quelle honte! Voilà le sentiment que les intellectuels de notre race éprouvent et désapprouvent, en écoutant pérorer des perroquets sur toutes les chaînes de radio et télévision, au lendemain du discours de fin mandat du président Joseph Kabila.
Le premier des péroreurs se trompant d’époque et de continent, a cru son heure venue d’innover, en annonçant le chef de l’Etat comme le « Père de la démocratie » en RDC. La grossière bourde a surpris le nominé lui-même.
En revisionnant, seconde après seconde, les images des hôtes de la ferme présidentielle de Kingakati, ce 14 septembre là, tout critique désintéressé convient avec nous que Jeff Ka était impassible, l’auditoire Majorité présidentielle glacé, le bataillon des laudateurs horrifié par le mensonge. Un mensonge tissé de gros fil blanc.
Inlassablement, le bal des thuriféraires se poursuit. Ces temps derniers, d’aucuns, se présentant avec le titre de diplômés d’université, squattent les plateaux des télévisions. Leur mission ? Faire croire au cours des différentes émissions que la Majorité-fin-carrière est « LA » voie obligée pour les électeurs en novembre afin de propulser la RDC dans le club des « pays émergents ».
Mais là où ces griots révoltent les consciences « conscientes », c’est quand, polémiquant autour des salaires des magistrats, ils affirment pince sans rire que le barème proclamé par le chef de l’Etat à Kingakati ne figure que dans « le BUDGET 2012 » !
Ces « uniquement » diplômés d’université soutiennent l’inimaginable et pensent l’imposer comme vérité biblique. Ils feignent d’ignorer que le gouvernement n’a pas encore esquissé l’ébauche du « PROJET » du budget 2012. Sinon l’Assemblée nationale et le Sénat s’en seraient emparé pour l’examiner dès l’ouverture de la présente session. Voilà où mène la science sans conscience.
Un autre thuriféraire s’est proprement emmêlé les pinceaux. Publiquement, sur un plateau de télévision, ce foutu diplômé a énervé les téléspectateurs en confondant une « prime », synonyme de cadeau ou récompense, avec le « fixe ».
Ne dites jamais que tout diplômé d’université a le profil d’intellectuel. Un intellectuel, d’après Jean-Paul Sartre, c’est « quelqu’un qui est fidèle à un ensemble politique et social, mais qui ne cesse de le contester ». Ajoutons qu’un intellectuel, comme une bougie allumée, est jugé par son entourage selon son savoir, son savoir-faire, son faire savoir et son savoir être. En êtes-vous un, cher Apostrophile ?