Opération une arme contre cent dollars pour mettre fin à l’insécurité dans la province du Sud-Kivu
Publié le 19 oct 2009 dans Bukavu par Joy, Leki ya Bukavu

Pas besoin de le rappeler, les assassinats, pillages et des incursions nocturnes sont monnaie courante depuis un bon moment dans la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. C’est tous les jours qu’on compte des morts dans cdifférents coins. Les médias sont plus que familiers avec la formule : « des hommes armés non autrement identifiés mais en tenue militaire ou en civil ont abattu un homme dans tel village… »
Face à la recrudescence de ces attaques et à l’incapacité apparente des autorités à mettre fin à l’insécurité, les habitants crient à l’impunité et recourent souvent à la justice populaire, qui consiste à s’occuper soi-même des bandits, plutôt que de compter sur la police ou la justice. Les bandits finissent souvent brûlés vifs ou torturés à mort.
Pour répondre aux nombreuses plaintes, l’autorité politico administrative dit vouloir remettre de l’ordre. « Nous lançons à ce jour l’opération Bukavu, une ville sans armes. Quiconque remet une arme à feu a droit à cent dollars américains », a déclaré le vice gouverneur à la place publique essence Major Vangu en commune d‘Ibanda devant une foule nombreuse.

Dans les jours qui suivent, des armes de différents calibres sont amenées à l’équipe de permanence qui paie la contre partie sans hésitation aucune. Une vingtaine d’armes sont reçues les premiers jours mais la fréquence diminue au fur et à mesure.
Le vice gouverneur revient à la charge pour sensibiliser ses administrés. Celui qui veut le faire dans l’anonymat peut remettre l’arme à son pasteur ou prêtre de son église. Les chefs religieux jouent alors le rôle d’intermédiaires pour la récolte des armes.
Cette opération aura-t-elle la chance de réussir comme celles menées au Katanga et à Kinshasa ? Wait and see… Une chose est sûre, les habitants de Bukavu en ont plus que marre de l’insécurité et du langage des armes.



C’est assez désespérant. Je plains ces bonnes gens qui doivent vivre la peur au ventre.
Je comprends un peu leur désespoir qui est la cause des tortures des leurs agresseurs mais ils seraient tout de même plus effectifs s’ils fairaient la justice au cerveau et non pas aux mains, c’est-à-dire il faudrait capter les responsables de ces cruautés. Ce ne sont pas les soldats qui ont été kidnappés encore mineurs dans le bois et ensuite transformés en soldats contre leur gré, mais les vrais responsables sont les bénéficiaires de ces massacres, donc les propriétaires des diamants. Puisqu’il s’agit des diamants dans toute cette affaire. Seulement, je ne comprends pas pourquoi les femmes et les enfants sont un obstacle pour l’économie du diamant? De plus, il faudrait qu’ils soient au moins jugés par la communauté villageoise.
Belle idée qui n’a jamais fonctionné nulle part.
Mais ça donne bonne conscience aux bailleurs de fonds qui croient naïvement (?) que, pour une fois, leur argent va être utile.
Mais des questions se posent :
- qui va apporter les dollars sur le terrain ?
- comment empêcher que cet argent soit « bouffé »
- qui va récolter les armes recueillies ?
- que vont devenir ces armes recueillies ?
- Elles risquent d’être revendues et de revenir encore pour 100 dollars ?
etc…etc…Des gens agacés vont me répondre : »mais alors que proposes-tu ? que devons-nous faire ? »
Ma réponse est simple : »rien »
Il n’y a pas de solution
c’est vaiment painible de vivre la peur oui mais qu’on-t-ils fait pour mériter cela?
Daël qu’ont donc fait les indiens d’Amérique pour mériter le génocide par les européens? Dans la vie il faut être capable de se battre pour son honneur et sa dignité. Les vietnamiens ont résisté face aux USA, les irakiens donnent leur vie pour leur terre. C’est au congolais de se battre au lieu de pleurnicher. Je sais c’est pas facile. Mais ce monde est ainsi fait. Il n’y a pas de place pour les faibles. Dans ce cas qu’ils donnent leurs terres aux Rwandais Tutsi qui les massacrent.