Mwema Ndungo : « Je suis convaincu qu’un jour les choses vont changer au Congo »

Publié le 6 déc 2009 dans Diaspora par Yves Zihindula

Mwema Ndungo, un jeune écrivain congolais residant au Kenya

Originaire de la République démocratique du Congo, Mwema Ndungo vit à Nairobi au Kenya depuis trois ans. Il vient de publier Healing the Wounds (traduction : Guérir les blessures), un bouquin de 25 pages, édité par Daystar university où il poursuit des études en communication.

« Je parle de l’un des maux dont souffre l’Afrique : le tribalisme. En se basant sur l’expérience vécue en RD Congo et sur des recherches, j’essaie d’expliquer la genèse du tribalisme, comment il prend forme, comment il peut être contourné ou évité », révèle-t-il concernant le contenu de son ouvrage.

Né à Goma en 1986, Mwema Ndungo débarque à Nairobi fin 2006, après avoir interrompu des études en médecine. Il est soutenu alors, par son cousin qui l’installe et l’aide à trouver une école où il apprend l’anglais en premier, avant de s’inscrire à l’école de communication de Daystar university. « J’ai découvert ma passion. Je suis fait pour communiquer, raconter les histoires, transmettre la connaissance et il fallait bouger pour m’en rendre compte », dit-il.

Derrière les vitres de sa monture, Mwema Ndungo reconnait qu’il ne saurait écrire son livre au Congo. « J’ai tenté plusieurs fois de présenter mes manuscrits au gens et au retour il m’ont découragé. Ici, j’ai été encouragé et aidé par des éminents professeurs, voilà un peu la différence avec le Kenya. »

Des difficultés, ce jeune homme en a rencontré. Il se souvient qu’au début de son séjour à Nairobi, la langue et le mode de vie ont constituées des barrières. Il l’a fallu six mois pour intégrer la société kenyane. « Les congolais n’ont pas une très bonne réputation ici. Pour les gens qui nous entourent, nous sommes juste bons à chanter, danser et à s’habiller comme des clowns. »

Mwema Ndungo compte rentrer au pays après ses études et créer sa propre structure. « Je n’ai jamais été pessimiste sur l’évolution des choses dans mon pays. Je suis convaincu qu’un jour les choses vont changer. Seulement les congolais doivent apprendre à compter sur eux-mêmes. Il ne faut que nous arrêtions d’attendre l’aide provenant de l’étranger pour bouger les choses nous-mêmes », insiste-t-il.

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