L’immeuble Kin Mazière rendu à la famille Mobutu
Publié le 23 nov 2009 dans Dessins par Cédric

Les rejetons du maréchal récupèrent progressivement les biens immobiliers amassés par l’homme fort du Zaïre pendant son règne. Le bâtiment Kin mazière est le dernier bien repris par les héritiers Mobutu. Il abritait les services speciaux de la police nationale congolaise depuis la prise de pouvoir de Laurent désiré Kabila en 1997.
Mobutu Zemanga, petit-neveu du maréchal Mobutu s’est dit ému par la reprise de ce bien immobilier et n’a pas caché son souhait de voir d’autres bâtiments restitués à sa famille.
Considérés comme des biens mal acquis, cet édifice comme bien d’autres avaient été ravis au profit de l’Etat congolais par l’office des biens mal acquis, mis en place par l’administration Kabila, à la chute du régime mobustiste.



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Voici un exemple malheureux d’une appréciation « empruntée » sur ce qu’on appelle gentiment des idées reçues, voire du colportage, au contraire d’une opinion forgée sur la base d’une analyse personnelle, sérieuse et documentée.
Oui, le Congo de 60 était, à presque tous les égards, un pays bien développé.
Les infrastructures administratives, économiques, sociales, médicales et éducatives étaient de tout premier ordre et auraient pu (du ?) servir de plate-forme à un pays indépendant et prospère.
Le PIB par habitant était le plus élevé d’Afrique (soyez étonné: même supérieur à celui du Canada), le taux d’alphabétisation étant lui aussi sur la plus haute marche du podium continental.
L’urbanisation n’était pas en reste et était calquée sur le modèle de la métropole. Toutes les villes (tous les quartiers des villes !) avaient le tout-à-l’égout.
Les bidonvilles ne sont que le produit d’une imagination puérile. Qui a vu un bidonville avant 60 ? pas mes yeux en tout cas.
Les cités dites indigènes (rien de péjoratif, à prendre dans le sens: « autochtones ») étaient propres, les maisons étaient bien bâties, toutes avaient eau courante et électricité.
Voiture personnelle ? la voiture n’était absolument pas une nécessité, les routes étaient excellentes et entretenues, le transport en commun (décent) existait, en outre le vélo ou le vélomoteur étaient des moyens de locomotion parfaitement adéquats. Dans ma famille non plus, pendant plusieurs années en tout cas, nous n’avions pas de voiture.
Franchement, il ne vous est jamais arrivé de regarder et d’analyser des photos de l’époque ?
Le salaire minimal légal (SMIL, équivalent du SMIG tout récent) a été instauré en 1948, la reconnaissance du droit de grève date de la même année.
La première université d’Afrique Centrale vu le jour à Léopoldville, et la même année, les trois premières écoles d’administration. L’instauration des conseils municipaux (élus) date de 1950.
L’idée d’une communauté belgo-congolaise est aussi de ’50, de même que le plan de 30 ans visant à mettre en place une structure fédérale, à former des élites et à favoriser leur accession aux « leviers de commandes » (…plan adopté par Conscience Africaine) .
On peut réécrire l’Histoire à la lumière de faits nouveaux, mais c’est un exercice inutile dans le cas qui nous tiens tous ici à coeur.
jacques a raison sur certain point.
c’est vrai » faut le dire au risque de paraitre complexé envers les blancs » que lorsque les blancs tenaient le congo , le pays avait certains critères d’évolution un certain confort mais une fois qu’il a été zairianisé: c’est l’enfoncement dans le sous développement.
on se demande si ce n’est pas un problème culturel:est ce dans la culture de nous autre négres( je sais ça choque)de ne pas vouloir avancer technologiquement et dans l’hygiène, observait seulement l’afrique habité par les blancs?
comment expliquez vous que les romains,ont maitrisé les canalisations dès l’antiquité et nous en 2010 rien. regarder haiti; zéro.
je pense que le cas du congo, scandale à tout point de vue selon les critères de développment moderne,est la manifestation du problème culturel du sous dévellopement.
ce sont des choses auxquelles les congolais doivent prendrent conscience.
Le gros problème est problème culturel…
monsieur joseph kabila, monsieur kengo,monsieur giala mobutu ne me contradiront pas
Ce que l’on nomme élite ( agissant en Euro centriste) en Afrique représente à peine 10 % de la population qui est majoritairement de type traditionnel.
En Afrique , la figure du chef est encore trop dominante, on a l’impression que seul le chef peut faire quelque chose ( droit de vie et de mort). Même la constitution qui pourtant définit clairement la compétence du chef de l’Etat, n’y fait rien ! Prenons le cas des routes Kinshasa, Combien de fois n’avez-vous entendu la population en appeler à l’intervention personnel du chef de l’Etat ? Et pourtant il y a un gouverneur et un gouvernement provincial ( avec un ministre chargé des infrastructures) et apparemment aussi une opposition fantôme!!!
A quel type de population a t’on à faire? Jusqu’à présent , l’Afrique noir se refuse de repenser un système qui est proche de la culture de sa population ( la majorité). Avant l’arrivé des colons chacun savait ce qu’il avait à faire, les colons savaient ce qu’ils venaient chercher et sont répartis, va savoir maintenant pourquoi depuis leur départ on est entrain de se chercher?
Lisez ce qui se passe au Botswana
http://www.senat.fr/senatsdumonde/botswana.html
Bien à vous
Sisi
Une remarque, apparemment l’immeuble est rendu à la famille sous motifs qu’il appartenait à maman Mobutu ( la femme ); ma question est sous quel régime étaient ils mariés(séparation ou communauté des biens?). Les personnes exerçant une profession libérale prenons les cas des comptables indépendants optent souvent pour un régime de séparation des biens parce qu’en cas d’insolvabilité, les biens qui appartiennent à l’époux(se) ne sont pas saisis.
Sisi
Le Congo veut devenir un etat de droit. La saisie arbitraire des biens parce qu’on entre a Kinshasa avec des armes doit s’arreter. On est innocent jusque prouve coupable. En 1997, si vous etiez d’une facon ou d’autre associe avec le « regime » (tous les congolais etaient membres du MPR, on oublie), vos biens etaient saisis, sans proces. Votre maison devenait l’habitation d’un certain general. Les immeubles de Mobutu, Kengo et consorts doivent leur etre restitues.Les biens des anciens fonctionnaires doivent leur etre restitues. L’Etat devrait creer une atmosphere ou ces gens peuvent mettre leurs biens au service du commerce et le development du pays. La Suisse attend encore aujourd’hui du gouvernement de prouver que les biens de Mobutu etaient mal acquis. En realite, ils n’ont pas de preuves. Si les congolais etaient en Afrique du Sud, avec la liberation de Mandela, ils auraient brule tous les biens des blancs, et tous les edifices publiques. On aime detruire, pas construire. Les gens qui ont travaille avec Mobutu, qui ont fuit, la plupart seulement pour peur de leur vie, non pas parce qu’ils avaient commis des crimes sous le regime de Mobutu, doivent rentre au pays et servir. De quoi avons nous peur? La double nationalite doit etre accordee a tous les congolais de la dispora. Beaucoup dans l’administration actuelle ont une autre nationalite, belge, francaise, canadienne, americaine. La double nationalite existe meme en Iran (de droit pour une ou deux generations). Tous ces cerveaux a l’etranger pourraient mieux aider le pays dans ce contexte. L’Inde a des droits speciaux pour les Indiens de la dispora et envisage de leur accorder la plaine nationalite. Beaucoup de pays Europeens permettent la double nationalite. Le Rwanda permet la double nationalite (de droit) pour mieux profiter des Rwandais de la diaspora. Arretons ces fausse rancoeurs. Cela ne profite a personne. Donnez l’immunite a tous les compatriotes qui ont « fuit » apres la chute de Mobutu. L’allemagne n’a pas banni tous les dirigents « Nazi ». Les pays de L’Est apres la chute du communisme, n’ont pas arrete tous les « communistes ». L’Iraq a tres vite compris que l’expertise etaient dans les mains de ceux qui etaient dans l’administration de Saddam. On les a mis en prison, mais on les a tres vite relaches. De quoi avons nous peur? Arretons d’avoir peur et rester a jamais l’esclave du passe, des rancoeurs, et de la jalousie. Au contraire, construisons des instances qui creent la transparence, pour que les abus ne se passent plus dans les annees a venir. Durant les elections, debatons les idees, au lieu d’attaquer physiquement une dame sans defense qui a le malheur de poter la pancarte de l’opposition dans un quarter. A quoi cela sert a dechirer ses vetements? Arretons de se demander pourquoi nous n’avancons pas, mais demandons nous plutot pourquoi les autres avancent. Il est inimaginable de voir des chars a Washignton encercler la Maison Blanche, parce que les gens desavouent la politique d’Obama. En Belgique, ils ont plusieurs gouvernements, mais le pays tourne. Aux Etats Unis, vous faites le demande de votre passeport par la poste, juste un formulaire a remplir, deux photos, et apres un mois, vous l’avez. Est ce le cas chez nous? On ferme les institutions privees, mais on offre aucune alternative. Les pays de l’Europe de L’Est fonctionnent, meme apres la chute du communisme. La Russie n’a pas arrete Gorbachov ou saisit ses biens. L’Afrique du Sud fonctionne. On n’a pas brule les hotels. Personne n’a saisi les biens de DeKlerck. Au Chili, on n’a pas arrete toute la famille Pinochet. Le nouveau gouvernement s’est plutot concentre a construire des institutions solides. Comme chez nous, ils on subi la dictature et l’economie est basee sur le cuivre. Aujourd’hui en 2010, le pays fonctionne. On devrait dire aux Congolais ceci : « N’ayez plus peur. Venez chez vous. Rentrez et occupez vous de vos freres. Ou que vous soyez, ils est possible d’aider votre pays et vos souers sans craintes. Oublions le pasee. Vous etiez mobitistes, moi aussi je l’etais a un moment. On a nos differences, mais nous tous voulons le progres du pays. Ayons nos differences, mais ce n’est pas necessaire de se batter physiquement. Creons les lois ». Je n’ai pas encore rencontre un seul congolais, y compris ceux qui ont travaille sous Mobutu, qu ne veulent pas voir le pays progresser.