Le recyclage s’impose en mode de survie
Publié le 30 mai 2009 dans Goma par Yves Zihindula

Offrir une seconde vie aux appareils électroniques, Charles Musambya s’y connait. Sa spécialité : la réparation des appareils photo et des caméras. Pour ce père de famille, il n’est pas question de recycler pour sauver la planète mais pour se sauver lui-même. Un bref passage à l’Institut Supérieur de Audio visuel à Bukavu (ISA) a suffi pour lui donner les bases nécessaires pour faire de l’électronique son gagne-pain.
« Je n’ai pas été à l’université. Ce métier me passionne depuis mon plus jeune âge. Mon père était électronicien. Enfant, je passais des heures à le regarder travailler. C’est ainsi que j’ai appris et retenu l’essentiel qui me sert et qui me fait vivre à ce jour », confie-t-il.
« Le technicien », comme ses clients l’appellent, a implanté sa petite entreprise dans le quartier Birere à Goma depuis l’année 2000. Un choix stratégique parce que son atelier donne sur une rue populeuse. « Avant d’arriver à Goma, je travaillais à Bukavu. Ayant constaté que nous étions devenus très nombreux, j’ai choisi de bouger et chercher ailleurs. Heureusement que la ville de Goma n’avait aucun réparateur crédible. Je suis venu m’installer ici et je me suis imposé sans trop de difficultés. »
Où trouves-t-il les pièces de rechange ? Dans les pays limitrophes, tels le Burundi, le Rwanda et même la Tanzanie.
Parmi la liste des difficultés rencontrées dans l’exercice de son métier, le technicien déplore le lot de taxes qu’il doit payer aux différents services de l’Etat. Mairie, Division de Culture et des Arts… Difficile de distinguer les vraies taxes et celles inventées par les agents qui récoltent les fonds. « Tous les ans, je dépense plus de 150 dollars américains en taxes, alors que je ne reçois aucune aide ou subvention de l’Etat en retour. »
Charles Musambya est loin d’être le seul à se plaindre. Nombreux sont ceux qui se démerdent tant bien que mal pour leur survie mais qui rencontrent sur leur chemin des fonctionnaires qui exigent des taxes, ou plutôt des redevances forfaitaires qui vont tout droit dans leurs poches, et non pas dans le trésor public. Raison pour laquelle certains choisissent le mode ambulatoire pour éviter de partager leurs gains avec « les agents de l’état ».



Comme la Monuc n’amène pas la paix pour que la relance économique soit une réalité à l’Est de la RDC, notre compatriote n’a aucun autre choix que de s’adonner au libangisme pour se maintenir en vie jusqu’à fin de la situation actuelle ou mieux jusqu’à la fin de la matière première. mais c’est quand? Car Dieu en a pourvu pour plusieurs générations. donc ils sont là et Charles va continuer avec son Libanga de recyclage, jusqu’à ce qu’il soit recyclé lui même. Allons-nous rester toujours à souffrir tout en étant assis sur la richesse qui fait des autres des Princes? A nos politiciens de repondre à cette question!!!!!!!!!!!!!!!!.
Si j’étais caricaturiste j’allais m’exprimer en image. Mais helas. Aus uns Il a fait… et aux autres…
Restons toujours en ligne car la victoire est certaine. Et ce jour là le congo sera le paradis africain.
Qui pouvait croire que la Guinée Équatoriale pouvait être riche jusqu’à chasser les africains? Qui pouvait imaginer un Congolais chassé en Angola? Pourquoi? parce que il y a la richesse qui vient d’être créee dans ces pays et ils n’ont besoin que de la MO qualifiée. Demain est notre tour à condition de prendre conscience.
@Emery,
On insulte souvent le Congo d’avant l’indépendance. Ce Congo a acceuilli beaucoup d’étrangers africains entre autres les sénégalais ,les maliens, les Guinéens,les ressortissants de la Gold Coast actuellement Ghana,Togo,Bénin communément appelés les popo.Les nigérians,les nigériens. Les angolais représentés en masse à Kinshasa par les bakongo dénommés bazombo qui fuyaient la colonisation portugaise qui étaient trop dure pour eux et qui trouvaient une hâvre de tranquillité chez nous. Ils devenaient pour la plupart congolais. Le premier bourgmestre de la ville de Kinshasa après l’indépendance s’appellait Zoao,il étaoit d’origine angolaise. Manu Dibango disait sur RFI être venu au Congo à cause du franc congolais qui était une monnaie solide à l’époque.
La première expulsion fût celle des congolais de Brazzaville par le gouvernement de Tshombe pour des raisons purement politique avec la guerre froide en filigrane. Le Congo/Brazza était marxiste,Tshombe ne l’était pas. Puis on expulsa les ouest-africains soupçonnés de trafics en tout genre. J’en connais un d’origine guinéenne qui se fit appeler Matondo et se débarassa de la soutane musulmane. Jamais on expulsa les angolais. Ils avaient la même carte plastifiée que nos parents. C’est vrai qu’une diagonale rouge barrait la carte avant l’indépendance. Sans faire l’éloge de la colonisation nous vivions la moins méchante que celle des angolais que nous avons acceuilli en frères. Beaucoup se définissaient bambata comme pour dire nous sommmes du côté-ci de la frontière donc nous ne sommes pas des congolais portugais. Que voulez-vous l’histoire a parfois des revers malheureux. Nous sommes en angolas de zaïrens et de tant d’autres sobriquets dont les angolais nous affublent. La roue de la fortune a tourné en leur faveur. On est mieux chez soi. Je crois qu’ils sont mieux chez eux. Même pour celà ne leur rendons pas la monnaie de leur pièce. La vérité est aussi qu’ils ont subi des insultes chez nous même s’ils sont pour les bazombo du moins des bakongo comme nous.