La moto, championne du transport en commun dans la capitale congolaise

Elle aura parcouru plusieurs kilomètres avant de se retrouver à Kinshasa, dans les quartiers les plus dépourvus de routes. Ndjili, Kingasani, Ngaba et bien d’autres coins de Kinshasa voient arriver le moyen de transport de rêve, apporté par nos amis les chinois, en plus des 5 chantiers.
Adaptée aux anciennes routes kinoises désormais transformées en pistes et efficace face aux flaques d’eau, la moto a également le mérite de plus facilement échapper aux roulages. En plus, elle consomme moins d’essence et coûte moins en réparations – les chinois vendent les pièces et on peut la réparer soi-même –.
N’allez surtout pas penser qu’une moto embarque moins de passagers. Le savoir-faire des kinois en matière de débrouillardise et d’adaptation n’est plus à prouver. Une moto est bien capable de transporter jusqu’à 5 personnes, et même une chèvre s’il y a besoin. Il suffit de savoir classer ses passagers.
Sécurité ? Casques ? Assurance ? Pas besoin. Une petite prière avant de prendre la moto suffit. Rien ne vaut la protection de Dieu.
En attendant l’arrivée du vélo qui fait ses preuves dans le transport en commun dans certaines régions du pays, la moto se fait sa place dans la capitale. Les roulages doivent sans doute peaufiner un stratagème pour mettre la main sur ce nouveau marché.









La moto fait ses preuves non seulement dans la capitale mais même à l’intérieur du pays. A l’Est du pays Goma, Bukavu, Uvira… c’est parmi les moyens que les gens utilisent pour se déplacer. L’usage de la moto prend son extension partout au Congo .J’en ai utilisé moi-même. Il faut ajouter à cela le vélo qui joue aussi un rôle similaire.
Ce n’est pas la faute de ceux qui en usent ou les mettent au profit des autres. Même dans certains pays asiatiques on en voit aussi. Mais l’Etat Congolais a failli dans sa mission d’organiser ce secteur qui se trouve maintenant entre les mains des jeunes qui sont devenus cyclistes puis motards. La plupart apprennent le même jour et se retrouvent entrain de transporter des gens.
Les accidents se remarquent chaque jour. Un motard peut cogner un cycliste ou un passant, une chèvre, un canard… Il y a des gens qui sont devenus infirmes suite aux accidents à moto ou à vélo. Souvent ces motards sont soient ivres ou drogués et excèdent les normes en transportant plus des gens sans casques. Ils sont sans driving license et ont la facilité de s’échapper à la police en abandonnant leurs clients par terre. Ailleurs le transport des personnes est une chose du gouvernement c.à.d. train, bus, métro.
Les timetables donnent des indications aux passagers.L’Etat Congolais doit restructurer ce secteur et innover comme ce fut avec Sotraz , SNCC, Air-Zaïre…
J’étais a Kinshasa cet été. J’ai vu beaucoup des motos en circulation dans la capitale congolaise. Étant donné que la les tracasseries policières sont monnaie courante, les motards ne sont pas épargnés. J’ai même eu a causer avec un motard du quartier ou j’habitai, il m’a dit qu’ils (motards) font seulement des petites courses pour éviter des tracasseries policières et le débordement de tarifs qu’ils font payer a leurs clients. Donc, une course peut aller du Super Lemba a Lemba 9 pour 150-200FC. C’est pendant la saison de pluie que les motards gagnent beaucoup d’argent pour des raisons évidentes bien sur.
Ah Congo na biso!!
Que signifie « roulage » ?
@kanz,
c’est un corps de police qui s’occupe de la circulation, ça vient de rouler d’où ROULAGE (lol)
prof.tongo etani
La marée chaussée, en somme. Hihi, j’aime beaucoup ces néologismes.
Les motos à Goma datent des années 70.
A BUKAVU elles datent des années 90 – 00.(A cause de la misère liée à la guerre car la configuration géographique de la ville ne facilite pas ce genre de transport. Mais on fait quoi? c’est la fameuse débrouille. Article 15.
On ne peut pas faire la ligne 11!!! Le choix est claire
Les motos à Goma datent des années 70.
A BUKAVU elles datent des années 90 – 00.(A cause de la misère liée à la guerre car la configuration géographique de la ville ne facilite pas ce genre de transport. Mais on fait quoi? c’est la fameuse débrouille. Article 15.
On ne peut pas faire la ligne 11!!! Le choix est claire
Je pense que le port du casque viendra, mais il n’est pas universel. Pour le nombre de passagers, suis surprise, n’existe-t-il pas de texte précisant qu’un deux roues ne doit porter que deux passagers?
Da Bibi
Tu as raison de t’interroger sur le port de casque.Le port de casque est important pour préserver la vie de celui qui conduit et de celui ou celle qui est transportée.Pour cela ,il ne suffit que la loi soit universelle.Quitte à ce que nos motards ou cyclistes prennent conscience de cela.
La moto à Kinshasa est une nouveauté, mais en Afrique de l’Ouest par exemple à Cotonou ou Lomé, cela fait un bail que les moto-taxi existent.
Même dans une ville comme Paris, actuellement existe des moto-taxis pour une autre raison: éviter les interminables embouteillages aux heures de pointe.
Je crois avoir un scoop !
Il me semble que Kinshasa en matière de transport innove encore. Allez donc voir du coté de la station Macampagne. De drôles de triporteur (à moteur) sont en circulation. Le fameux autorickshaw indien est arrivé dans la capitale. On parle dans tout le quartier du retour du « Petit A »… Le triporteur fait le bonheur des chauffeurs et de leurs passagers. Il a l’air plus sûr et plus confortable que les motos.
Le génie populaire des kinois me laisse sans voix. Demeure une question comment les autorités vont réagir ? Comment vont-elles encadrer ce nouveau mode de transport, qui semble répondre aux impératifs de sécurité routière (les « Petit A » qui circulent sont immatriculés et assurés).
Le « Petit A » pourrait répondre à la pénurie de transport. En tout cas, il offre une possibilité nouvelle aux habitants de Macampagne et la dignité d’un travail à ceux qui l’exploitent (souvent de jeunes diplômés)
Bravo !
Les kinois n’aiment-ils pas le velo? Avec un velo on peut aller facilement d’une commune a une autre, je crois. Bon, je comprends que ce ne sera pas du tout aise’ de faire N’Djili-Gombe par exemple, mais il y a beaucoup d’autres trajets pour lesquels le velo peut tres bien faire l’affaire. De plus, on a des frais en moins: pas d’essence a acheter, pas de permis de conduire, pas d’assurance, etc… (bien qu’avec nos flics, il faut s’attendre a tout).
Je me demande si les prix des velos sont a la portee des bourses des kinois et si les routes sont praticables.
Laissez votre message !
Publicité
Sondage
Commentaires récents
Congo
Etranger
Mots-clefs