La langue française en perte de vitesse chez les élèves et les étudiants
Publié le 10 nov 2009 dans Lubumbashi par Le lushois, mdogo wa Katanga

A Lubumbashi, les jeunes perdent petit à petit leurs notions, déjà moindres, d’orthographe et de la grammaire Française, a force d’envoyer des « texto ». Ils coupent court des mots, font symbiose de lettres et chiffres pour en donner un sens. « jtm pr tt ntr vi. Gv etr fi2l pr tjr », pour dire : « Je t’aime pour toute notre vie. Je vais être fidèle pour toujours ».
L’écriture «texto » qui permet de gagner un peu plus d’espace lorsqu’on envoie les SMS, est devenue très courante autant chez les étudiants que chez les élèves. L’utilisation de ce style d’écriture fait que les usagers perdent l’habitude d’écrire normalement.
« Je me préfère envoyer des textos à mes potes. C’est moins cher, court et rapide. En plus, il n’y a pas besoin de tenir compte de l’orthographe », confie Lisette MASANGU. Consciente que son français s’appauvrit, cette jeune fille fait systématiquement appel au dictionnaire lorsqu’elle doit rédiger une correspondance normale. « J’ai de plus en plus de mal à écrire pleinement un mot quand on me demande de rédiger une lettre ou une dissertation à l’école », révèle-t-elle.
Cette montée en puissance de l’écriture « texto » n’arrange pas la situation des étudiants en quête d’emploi. Pour rédiger les lettres de motivation, ils sollicitent désormais leurs ainés qui ont gardé une bonne connaissance de l’orthographe et de la grammaire française. « C’est un exercice difficile pour moi de rédiger la lettre de demande sans fautes. L’orthographe de certains mots m’échappe », reconnaît Willy, étudiant en troisième année graduat à la faculté d’agronomie de l’université de Lubumbashi. « Je garde jalousement le modèle d’une lettre écrite par un ami pour éviter d’être disqualifié à cause des fautes éventuelles dans demande », complète-t-il.
Au-delà de l’influence des messages texte, c’est le niveau même de l’éducation qui prend un sérieux coup. Avec des pratiques comme l’achat des syllabus, la corruption ou encore les points sexuellement transmissibles, c’est la notion même de l’effort qui disparaît pour laisser la place au langage des billets de banque.
Désormais, qui paie reçoit un diplôme, un bout de papier sur lequel il est marque « gradué » ou encore « licencié ». Une question qui se pose cependant : Que vaut ce bout de papier imprimé si les compétences ne suivent pas ? Est-ce à coup de diplômes achetés que cette jeunesse reconstruira le Congo ?



Timo;
Un peu de civilite comme dirait Moekoli- et qu’une critique n’a pas besoin d’etre accompagne d’insultes. Et enfin le respect des autres meme quant on desaprouve leurs points de vue.
» Si la critique est juste et pleine d’égards, vous lui devez des remercîments et de la déférence; si elle est juste sans égards, de la déférence sans remercîments; si elle est outrageante et injuste, le silence et l’oubli. »
Apologie de l’étude
Citations de Jean le Rond d’ Alembert
Livres de Jean le Rond d’ Alembert
Nous apprendre un peu de civilite…
Je me suis jamais fendu de l’enormite selon laquelle tous les indiens juraient par le hindi , Voici ma premiere reference sur l’Inde;
- La RDC pourrait adopter la politique linguistique de L’inde; en province l’enseignement se fait dans la lnague locale ou en en langue nationale(Hindi) avec l’anglais comme premiere langue etrangere obligatoire(du premiere annee primaire jusqu’a…)…au Kongo-Kinshasa le francais pourrait etre cette premiere langue etrangere obligatoire(bien que la maitrise de l’anglais me semble etre plus interessante ).#18 novembre 2009 at 2:12.
- Il en est de meme de la politique linguistique de Nerhu apres le raj britannique ;Churchil pensait que sans le royaume-uni et sa langue(l’anglais) l’inde n’etait qu’un ramassit des peuples qui ne pouvaient pas cohabiter ensemble.Deuxieme reference sur l’Inde.#20 Novembre at 1:41.
Critique injuste…basee sur une interpretation personnelle fausse.Vous etes l’un de ceux qui ne prennent pas la peine de lire les textes des autres…mais a la critique sans egards.
Si Wikipedia ne pas assez solide pour vous alors que dites vous de ceci;
http://www.ethnologue.com/show.....name=India
Quant a la litterature indienne, je voulais juste vous montrer que contrairement a vos propos, tous n’ecrivent en anglais.
Comme vous n’avez pas fait aucune critiques sur les documents de l’unesco que j’ai postes, je peux en deduire que votre best shot etait de m’avoir sur ce dossier indien…en nous eloignant du meme coup du sujet billet ci-dessus.apres avoir etait pris la main dans le sac entrain de « discutailler » pendant qu’un gamin mourrait, je vois que je suis sur un target pour vous ;PATHETIQUE.
Quant a vos « amis indiens » , connaissances culturelles et membre des familes voyageant en Inde, je vais vous paraphraser; JE VOUS CROIS SUR PAROLE.
FINALLY,comme vous avez ete outrageant et injuste dans votre critique,je vais desormet vous repondre par le SILENCE ET L’OUBLI.
Ishango:
Au fait, je croyais que tu étais censé m’expliquer la raison de la citation de Bony.
Je constate, comble de mon ignorance, tu m’en ajoutes une autre de Jean le Rond d’ Alembert.
Au fait la citation sur Bony et sur Jean le Rond d’ Alembert, c est censé nous apprendre quoi? Excuse-moi je n’ai pas bien compris.
Ishango:
Au fait, j’ai comme l’impression que tu commences à être insultants envers les autres. Cela n’est pas du tout bien. Ce n’est qu’un blog mon frère. Apparemment tu es de l’école d’Alex Engwete.
Je t’ai posé une question en toute bonne foi sur une citation, au lieu de me répondre, tu me fais de la philosophie à deux balles. Crois-tu que tout le monde est aussi intelligent que toi?
N’ai-je pas droit de poser des questions?
N’ai-je pas droit de comprendre une citation ou paraphrase qui, puis-je déduire, paraît risible à l’échelle de ta connaissance.
Je ne suis pas contre toi dans ce débat et je n’ai contredit personne. j’ai donné mon avis au départ et j’ai préféré vous lire pour apprendre de vous puisque chacun défend son avis avec des sérieuses argumentations. Alors ne te détruis pas par des insinuations de mauvaises foi très cher.
Des fois je ne peux pas être d’accord avec toi, mais cela ne m’empêche pas de te poser des questions au cas je n’ai pas compris ton raisonnement ou tes textes.
insultant…. mauvaise … au cas où
N’ai-je pas droit de ne pas comprendre une citation ou paraphrase qui,…
Ze ne swoui pas kaporal Murumba des soda de roulaze anti-Appollossa. Toi connais Appollossa? Lui etre grand ami de moi des pluies beaucoup passeés et grand mizissien de foutbol.
Autre grand ami de moi Mbuta Mutombo. Toi doit connaitre lui a la aradio ou a la televizion. Lui me dire des pluies beaucoup beaucoup passeés dans son la bouche du village: fwalansee m’fwalanga anyi?
Bonne semaine fin.
Timo,
Sorry, je me doutais bien que ma phrase pouvait preter a confusion;Un peu de civilite ne s’adressait pas a vous. J’aurais du ecrire; Mon explication est que la citation de Bony devait nous apprendre a avoir un peu de civilte,etc… dommage que vous l’avez interprete comme une insulte a votre egard.Pour mieux saisir mes citations(bony,jean le rond), j’ai pense qu’il faut peut etre lire tous nos echanges. Une fois de plus, je vous priee de m’excuser si j’ai pu parraitre insultant a votre egard.
J’aime entendre parler, en français pur, un Académicien français. Car en une langue pure, les Français me scotchent aux mamelles latines. Pour rappel de son vivant, Aimé Césaire s’est toujours exprimé en français correct alors qu’il est demeuré le plus grand défenseur de la Culture nègre. Communicabilité obligeant. Sans vouloir se muer en « copie pâle », selon ses propres termes, de Français. Senghor est, quant à lui, resté constant face à « sa » culture de l’universel. Quant au Kiswahili, maîtriser cette langue et écrire en elle est un idéal à défendre et à atteindre. Mais une politique nationale cohérente en la matière se fait attendre. Combien d’officiels Congolais osent prononcer un discours en public en cette langue hormis feu Mzee Kabila, Joseph Kabila ou Vital Kamerhe, entre les rares ? Quant à moi, j’écris déjà en Kiswahili depuis l’année 2006. Je suis déjà coauteur de plus de 185 épisodes d’un Feuilleton radiophonique diffusé presque dans tout l’Est du pays … cela ne m’a pas empêché de publier 5 recueils de poèmes à Paris, notamment…
Faustin Muliri,
Bukavu, le 23 novembre 2009.
Ecrivain
Bonjour,
La langue française est en perte de vitesse en France également.
Mais ceci n’est peut-être pas seulement lié à l’usage des « texto », il semble y avoir plusieurs raisons à ceci.
Historiquement, lorsque des écrits furent livrés à la lecture, ils furent rédigés par des copistes, lesquels étaient payés à la lettre (au caractère. Si l’on compare des textes en vieux françois et un texte en français contemporain, on peut remarquer comment certaines sonorités qui n’étaient transcrites qu’en un ou deux caractères, suite au travail des copistes le furent en trois, voir quatre caractères.
Les tolérances grammaticales et orthographiques admises récemment ne le furent peut-être pas à cause des texto, mais simplement parce que certaines lettres furent ajoutées à certains mots, à l’époque des copistes, qui n’y étaient pas auparavant.
L’apprentissage semi-globale de la lecture, utilisée en France dans les années 80/90, utilisant la phonétique des syllabes était one méthode inspirée de celle utilisée en Angleterre, pays dans lequel le mot « cat » ne peut se prononcer que d’une manière. Ce qui n’est pas le cas pour les phonèmes français, lesquels peuvent se rédiger de divers manières souvent.
Ce problème ressemble un peu, en France, à celui que rencontre le calcul mental, nombreux étudiants étant incapables d’effectuer l’addition de deux nombres sans avoir recours à une calculatrice, incapacité qui est aussi un handicap.
Pour ce qui est de la difficulté de lire, elle démontre bien que qui n’a pas apprivoisé chaque lettre séparément pour apprivoiser ensuite tous les accords que chacune d’elle peut nouer, peut difficilement lire ces accords.
Mais, cela ne me semble pas devoir être ni définitif ni dangereux. Finalement, les « texto » ne sont-ils pas des accords? Les lire n’est pas forcément évident.
Cordialement
Chers compatriotes,
Après lecture de cette somme de savoir dont vous vous êtes accouché lors des différentes rédactions, je ne peux que me féliciter d’avoir gagné un peu plus, car la lecture étant une des clés qui ouvrent les portes de la connaissance. Ma plume n’est pas très affûtée pour me permettre une seule fois l’audace de m’engager dans cet échange qui accueille les héros de la rédaction.
Dès lors, je me tiens à l’écart pour mieux apprendre. Ainsi, je voudrais savoir si on peut d’une manière ou d’une autre répondre à ces questions:
1. Quelle est la langue que l’on apprend après la période d’aphasie (l’état de l’absence de la parole chez le bébé)? Est-ce la langue maternelle?
2. Combien y’a-t-il des langues maternelles au Congo Kinshasa?
3. La langue maternelle a-t-elle un apport dans l’apprentissage des disciplines scolaires? un peu plus loin, les recherches scientifiques?
4. Y’a-t-il lieu de revaloriser les quatre langues dites nationales pour réintégrer le système scolaire en plein 21 siècle?
Je demanderais à ceux qui ont des éléments de réponse de m’éclairer. Je n’ose pas croire qu’il soit à ce point étrange de brandir son ignorance dans le seul souci d’apprendre. Ce que je veux dire ce que ce n’est pas un test.
Lemoine
Ishango: ok merci pour l’éclaircissement.
Ishango,
Oui, écrire en nos langues (le Kiswahili, par exemple)ou les promouvoir est plus qu’un tonus à apporter à la culture bantoue, à nos cultures en général. Mais nous devrions le faire aux côtés d’autres langues de vieille tradition et de longue portée internationale pour espérer atteindre un large lectorat. Pour te redonner raison, nous connaissons tous « Chaka », pièce théâtrale écrite en une langue du Sud (Afrique)et qui a accroché … De toute façon, j’écris déjà en Kiswahili, en tant que coauteur d’un feuilleton radio (pour le compte d’une ong internationale travaillant avec près de deux douzaines de radios à l’Est de la RDC. Ceux qui les écoutent le savent peu ou prou.)
Faustin Muliri
Ecrivain de profession
Bukavu-République Démocratique du Congo
http://jambo.africa.kyoto-u.ac.....Supl38.pdf