La formation d’un bataillon des Fardc par les Usa au centre des débats

Depuis quelques temps, les Boyomais constatent la présence de quelques militaires américains dans la ville de Kisangani, sans trop savoir ce qu’ils sont venus faire réellement. Faute d’informations à ce sujet, chacun interprète à sa manière : « Ils sont venus installer la base d’Africom pour l’Afrique centrale », estiment les uns alors que d’autres pensent qu’ils sont venus aider l’armée congolaise dans la traque des rebelles ougandais de la LRA œuvrant en Province orientale.
Pour couper court à ces tergiversations, l’ambassade des Usa en RDCongo a dépêché sur place une petite délégation pour expliquer à la société civile la vraie motivation de la présence militaire américaine à Kisangani.
« Nous sommes en train de former un bataillon d’élite de près de 900 hommes pour l’armée congolaise. Cette formation durera 9 mois », a dévoilé Monsieur Sardar, conseiller de l’ambassade américain chargé des affaires publiques, lors de la réunion qu’il a tenu avec les acteurs de la société civile de Kisangani. « Nous voudrions donc former des soldats congolais respectueux des droits humains et du droit international humanitaire », a-t-il renchéri. Après son bref exposé, une série de questions-réponses s’est ouverte pour tirer les choses au clair.
Aux multiples questions posées par les acteurs de la société civile, Monsieur Sardar a fourni quelques éléments de réponse dont les principaux sont :
- Les Usa se limitent à l’aspect formation et c’est l’Etat congolais qui assure la prise en charge de ses soldats en formation ;
- L’intérêt des Usa, c’est simplement de voir le Congo se doter d’une armée forte, républicaine et moderne ;
- Le bataillon formé devra servir d’exemple lorsqu’il sera appelé à mener des opérations militaires sur le terrain pour déclencher des effets multiplicateurs sur le comportement de l’ensemble de l’armée congolaise.
A l’issue de cette rencontre, les acteurs de la société civile ont appelé l’Etat congolais à mettre fin aux pratiques de détournement des soldes et des rations des militaires car, si la formation est importante, la prise en charge des militaires est aussi importante.
Les boyomais sont bien placés pour savoir qu’en dépit de toutes les formations, l’homme armé affamé finit toujours par se payer en se servant de son outil de travail sur les civils…









C’est une bonne chose. Mais 900 parmi plus de 150 000 hommes c’est un grain de sable dans le désert. Mais comme il faut commencer quelque part, nous saluons cet effort et osons croire que l’occident prendra un jour en charge son dossier de l’EST qu’il a commencé en 1994 avec l’opération Turquoise. Cette opération qui est le prolongement de la misère du Congo, après un règne sans partage et de mains de fer de notre Ex Président Feu Mobutu que son âme repose en paix.
La formation de 900 soldats…Quand même c’est une bonne chose mais la question qui se pose est celle de savoir s’il n y a pas un agenda caché auprès des americains car à ce que je sache, ils ne font rien pour rien. Aux autorités, prenez-en au serieux.
J’estime que c’est une bonne chose mais je doute que l’intérêt des Usa soit simplement de doter le Congo d’une armée moderne. Sinon, ce serait méconnaitre le principe sacré du droit international qui dit que les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts.
Aussi, je m’inquiète comme Boyomais d’ailleurs du fait que c’est l’Etat congolais qui a la charge de la prise à charge de ces soldats en formation…
L’idée en elle-même est excellente, dôter le pays d’une armée forte pour faire face aux ennemis de la Nation, de l’intérieur ou de l’extérieur.
La principale raison que nos soldats n’ont plus la motivation de combattre et défendre le pays quand il y a une invasion sur le sol congolais, vient avant tout de la solde. Comment risquer sa vie, quand on passe des mois et des mois sans percevoir son salaire? Les USA peuvent bien former ces soldats, dôter notre pays d’une armée forte et puissante, mais quand ceux qui la composent n’auront pas de quoi subvenir à leur famille, je crains que ceux-ci, avec les armes qui font leur force, continue de harcéler les pauvres citoyens, les dépouillent comme cela a toujours été dans notre pas hélas, faute avant tout de ce que je viens d’invoquer.
Depuis l’indépendance, diverses unités furent formées par les belges, français, nord-coréen, israélien, sud-africain et que sais-je encore ?
Résultat ? Une armée ignorée et maltraitée par sa hiérarchie ! Une armée condamnée à vivre de banditisme !
Où sont passés les C-130, mirages, chars… ? Tout ce matériel est tombé à l’abandon peu de temps après la mise en service; conséquence de l’incompétence des équipages (nombreux crashes), de la cannibalisation des pièces, du manque de motivation du personnel…
Que des unités soient formées de nouveau parfois par les mêmes « partenaires » me fait rire. Une fois les instructeurs partis, les « certifiés » commando, parachutiste… (?) crèveront de FAIM.
A quand une politique de sécurité alimentaire pour l’homme de troupe congolais ?
@ Emile Zoba
Il faut ajouter le tribalisme qui fait que tous les commandos formés par les mêmes partenaires finissent roulages dans les rues. Pas mal de ceux qui ont été formés sous le régime de Mobutu se retrouvent aujourd’hui au tapis parce que le pouvoir a changé de main.
Compétent ou pas, lorsqu’on vient d’une certaine tribu, on se fait jeter et on cède sa place à un gars qui parle la même langue ou qui vient du même coin que le nouveau chef…
Personnellement je suis d’accord pour que l’armée de mon pays reçoive une formation adéquate, mais je suis aussi pour que les officiers supérieurs arrêtent de spolier le matériel de l’armée pour leur usage perso.
Tous ceux qui détournent les moteurs des chars pour les mettre dans leurs bateaux personnels devraient être jugés pour haute trahison.
Il existe une opacité quant à la coopération militaire entre certaines nations et la RDC. La présence de 500 instructeurs américains ne m’inquiète pas particulièrement. C’est plutôt la coopération miliatire à tout vent qui m’inquiète.
Je m’explique :
Comment comprendre cette ruée d’instructeurs miliaires en RDC: 17 000 monuciens, sud-africains, zimbabwéens, belges, angolais, rwandais, ougandais, tanzaniens, américains et , peut-être chinois ou israéliens… La déontologie militaire ou l’éthique morale doit concerner au premier chef, la haute hiérarchie militaire…
Cette diversité atteste que notre pays est devenu un « champ d’expérimentation en matière d’instruction militaire. Ce qui se traduit par une perte de souverainete nationale. Bref, le pays est « sous le joug du FMI, de l’ONU (par le biais de la Monuc), l’Union européenne, sous la surveillance politique des Sud-africains et sous la tutelle du créancier chinois. Alors, sommes-nous encore un peuple libre?
Il ya trop des ruminants qui viennent paître dans nos riches prairies. Soyons vigilants!
Je pense que tout le monde a déjà une fois au moins dans sa vie entendu parler de « secret défense »; que porte t’on sur la place publique? A part à Hollywood, je ne vois l’intérêt qu’une armée aurait à communiquer avec détails toute sa stratégie. Je pense que la diversification des instructeurs (# nationalités) n’est pas une mauvaise chose en soi parce que les moyens d’opérer sont différents, c’est à l’armée congolais qu’il appartient( revient) de créer une synergie entre les différentes instructions reçues , de synthétiser et de le restituer dans ses écoles militaires.
Nous n’avons pas le choix, pour moderniser notre armée il faut avoir recours à l’expertise et e savoir des autres nations, ce qu’on en fera? (point d’interrogation).
Bien à vous
Sisi
Monsieu SISi,
Il ne faut pas confondre « secret défense » et « assistance militaire ».
La RDC, même sous le régime mobutien a toujours diversifié ses accords militaires .J’en cite quelques accords de coopération militaire entre la RDC et la Belgique, et La France, et Israél, les USA etc…Mais ce recours àl’expertise militaire des autres nations doit être circonscris dans une diplomatie pro-active, validée par les représentants du peuple congolais.
Il existe aussi une différence entre « formation des vrais combattants et « initiation à l’art militaire aux ex-miliciens ou rebelles »Les militaires qui me lisent , savent de quoi, il s’agit.
Il existe aussi (de manière souterraine) des accords de coopération pour former des spécialistes en renseignements militaires stratégiques.
Ce qu’on reproche aux autorités congolaises c’est le manque de rigueur objective quant à la manière de présenter au peuple congolais, les dépenses militaires autorisées par le budget national.
Je ne suis pas un homme
Il n’ y a de ma part aucune confusion, là où l’un s’arrête, l’autre commence.
Sisi
Laissez votre message !
Publicité
Sondage
Commentaires récents
Congo
Etranger
Mots-clefs