Kisangani : mendicité, pauvreté et précarité, quotidien d’une femme handicapée…

Maman Mariam Mapoyi habite dans la commune de Lubunga, sur la rive gauche du fleuve Congo à Kisangani. La quarantaine révolue, handicapée, elle a trois enfants à sa charge. Elle a perdu son mari en 1996, alors que l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila menait une guerre pour renverser le régime Mobutu.
« Je fais tout ce que je peux pour assurer le minimum pour mes enfants mais ce n’est pas évident », me dit-t-elle. « Je me lève tous les matins vers 6 heures et je prends la pirogue pour traverser de ce côté (rive droite du fleuve) pour mendier auprès de commerçants, hommes d’affaires ou autres autorités politiques. Mes enfants m’accompagnent parce qu’ils doivent pousser mon vélo et manger avec moi ce qu’on me donne », ajoute-t-elle.
Ce que cette dame ne dit pas, c’est qu’aucun de ses trois enfants ne va à l’école. Ils ne savent ni lire ni écrire. Elle a bien conscience du fait qu’un avenir sombre les attend mais elle sait aussi qu’elle n’a aucune marge de manœuvre dans ce pays où les parents doivent payer les études de leurs enfants, l’état ayant démissionné de cette charge depuis des décennies. Et pourtant, les textes de la Constitution de notre chère république stipulent que l’école primaire est gratuite et obligatoire.
Loin de baisser les bras, Maman Mariam essaie de se sortir d’affaire comme les congolais savent si bien le faire. Admise dans un centre de rééducation et d’auto prise en charge des invalides à Kisangani, elle apprend la couture et espère : « Après ma formation, si je parviens à me procurer une bonne machine à coudre, je serais autonome. Je pourrais alors élever mes enfants dans la dignité et leur payer l’école. En attendant, je continue avec la mendicité. »
Si déjà la vie est dure pour les personnes valides, pas besoin de s’interroger longtemps sur le sort de ceux qui vivent avec un handicap. Et bien sûr, on ne peut rien demander à l’état, absent, démissionnaire et irresponsable.









Quarante huit ans après l’indépendance, les autorités sont incapables d’assurer le minimum vital à la population, pire encore, en France on impose l’embauche de 5% dans les sociétés des personnes ayant un handicap, on favorise l’éducation des personnes handicapées, on aménage les bus, les cars, les trains pour les personnes handicapées.
Nous devons introduire un revenu minimum pour vivre aux personnes handicapées.
Prof.tongo etani
@ Boyomais:
Vous faites une sérieuse confusion topographique! Et si vous continuez sur cette lancée, on va vous arracher votre appellation de « Boyomais » !… La Commune Lubunga, où habite Maman Mariam Mapoyi, est sur la RIVE GAUCHE du Fleuve Congo. Lorsque Maman Mapoyi traverse le fleuve pour mendier « de ce côté », elle se trouve au centre-ville, dans la Commune Makiso, qui est sur la RIVE DROITE du Fleuve Congo ! Toutes les communes de Kisangani sont sur la rive droite du fleuve — sauf la Commune de Lubunga et une petite partie de la Commune de Kisangani, qui est sur un îlot !… Cela étant dit, bien que je donne parfois un petit rien aux malheureux, je suis toujours estomaqué par tous ces gens qui promènent leur misère dans les « nganda » et qui m’empêchent de siroter tranquillement ma « Primus » !
@ Alex et à tous les autres lecteurs
Recevez mes excuses pour cette inattention. Comme dit Alex, la commune Lubunga est la seule commune de Kisangani qui se trouve sur la RIVE GAUCHE du fleuve Congo. C’est pourquoi, nous, les Boyomais, l’appelons Lubunga Pays.
Merci pour le correctif apporté. Car c’est en lisant l’article publié que je me suis rendu compte qu’une erreur topographique s’était glissée, pas dans ma tête, mais lors de la saisie.
Merci encore
Merci Alex pour cette précision. Pour m’y être rendu une seule fois, je ne connais pas bien la ville de Kisangani qui est une des villes de mon pays que j’aime beaucoup. Je garde de très bons souvenirs de ma visite en 2004.
Arrivé affamé dans le centre-ville, mes collègues de la radio Okapi m’ont indiqué un Nganda où je pouvais manger de la viande de chèvre et boire une bonne bière. Ce que j’ignorais, c’est que les prix n’étaient pas du tout les mêmes que dans la capitale. Sans demander les prix, j’ai demandé au vendeur 2000 franc de chèvre. Quelques minutes plus tard, je me retrouvais avec près de 3 kilos de viande. J’ai dû faire appel aux enfants de la rue qui trainaient dans le coin pour m’aider à finir toute la bouffe.
Je suis tout de même entré à Kinshasa malade parce que je m’étais fait piquer par les moustiques et surtout parce que je suis rentré très tard tous les soirs après avoir bu plusieurs bières…
A Alex et tous,
Vous noterz l’appellation « don bongeli » sur la cahise roulante.
Moïse du katanga n’a donc pas le monopole des dons.
Qui est bongeli?
C’est un article très touchant…
Monsieur René Dumond du parti de l’écologie, il s’était présenté dans les années 60, à la présidence de la République Française, après les accords pour les indépendances en Afrique noire, le Monsieur avait dit: l’AFRIQUE EST MAL PARTIE », 48 ans après l’indépendance, nous sommes toujours pas partis, on avait demandé l’indépendance sans connaître les rouages d’UN ETAT, 48 ans après, nous avons une prolifération des enfants de rue, les handicapés ne sont pas pris en compte par les familles et l’Etat, ils sont obligés de mendier avec beaucoup de violence, j’ai honte pour moi et pour notre pauvre pays, pendant ce temps, il y a une catégorie de gens verreux, qui se remplissent la panse avec du champagne, du vins fins, whisky, caviar et qui jettent la nourriture MAWA TROP

Prof. tongo etani
@ Zangiefula :
Tu as raison, c’est comme avec le nom de Katumbi sur les poubelles de Lubumbashi. Je n’avais d’ailleurs pas remarqué sur cette belle photo de Boyomais le nom de Bongeli marqué sur le tricycle de Maman Mariam Mapoyi. Pour répondre à ta question, Emile Bongeli Yaikelo est l’actuel vice-premier ministre chargé de la reconstruction. Avant le remaniement du gouvernement Gizenga, il était ministre de l’information. Avant les élections de 2006, il était ministre de la santé de Kabila. Il a été élu député national PPRD de Kisangani au cours de ces mêmes élections. Docteur d’Etat en sociologie, il est (ou était) professeur à l’Université de Kinshasa. Je ne sais pas s’il avait fait don de ces tricycles comme candidat député ou en tant que ministre de la santé… Par souci de transparence, je dois ajouter que je connais personnellement l’homme : on a grandi ensemble et on a fréquenté la même école secondaire : le Collège du Sacré-Cœur…
Comment peut-on aider cette mère de famille ?
Participer à l’achat de sa machine à coudre ?
Comment ?
Aksanti mingui
« Et pourtant, les textes de la Constitution de notre chère république stipulent que l’école primaire est gratuite et obligatoire ».
Personnellement je crois que certaines lois ou articles doivent disparaitre dans notre lois fondamentale ou constitution. Il exite des articles dans la constitution qui n’ont jamais eu un petit début de mise en application, alors que font ils dans ce boussole de notre pays? Si nous voulons entrer vite dans la modernité, faisons chaque fois une évaluation et ensuite on avance. Chaque situation nous surprend en RDCongo, dressons nos fronts quand même. Qu’est ce que nous attendons pour sortir de notre sommeil.
Pauvre Dame !
chers lecteurs organisons nous pour venir en aide a cette maman en lui procurant une machine a coudre. Que l’éditeur du journal s’il nous lit nous fasse ou me fasse une proposition sur le prix d’une machine et comment faire parvenir l’argent.
il y a toujours des sceptiques parmi nous je sais , mais un geste d’amour n’est jamais oublié.
ensemble, agissons.
Bonjour a tous,
J’ai lu l’article concernant cette dame qui doit élever ces trois enfants. Pour la petite histoire, j’ai séjournée a Kisangani trois jours au mois de décembre 2008 venant de paris via Kinshasa un peut trop court. Bref qui pourrait me mettre en contact direct avec une association qui s’occupe des personnes tel le cas de cette dame ?
Salut a tous et bon courage
G. Deredya Eusebe, président de l’ADAPOGA (voir référence ambassade de France pour sérieux numéro Siret 449 780 543 00012)
tel France 0611562835
tel ” 0617570167
tel ” 0636201785
adresse : 56 rue jules chatenay bat d6
pierrefitte 93380
[...] about the situation of Mariam Mapoyi, Congoblog reports this disabled woman from Lubanga as stating: “Je fais tout ce que je peux [...]
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Mieux vaut tard que jamais dit – on. Ma curiosité est de savoir quelle est la suite au problème de Maman Mariam Mapoyi ? (Bien que n’étant pas seule dans ce cas à Kisangani); Avait – t – elle eu un bienfaiteur pour sa machine ?
J’entre dans la scène tout en hésitant comme tout débitant. cela me parait aussi normal. mais par rapport à la situation actuelle de notre pays et de la ville de Kisangani où j’habite, je souligne qu’il a manque de volonté politique. j’aurais aimé que ce qui se passe maintenant ( les travaux pour la préparation du cinquantenaire de notre pays) ne soit pas seulement pour la fête mais pour l’entretien de notre ville. je regrettes par ailleurs que le gouvernement provincial pour ne citer que lui a attendu 5 ans durant pour commencer les travaux, ne fus que ceux d’entretien des routes « bouchage de nid de poule » a mon humble avis, le peuple congolais ne sait pas encore ce qui lui est important. merci.
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