Le vélo champion du transport en commun
Publié le 6 avr 2009 dans Kisangani par Boyomais

Dans le centre-ville de Kisangani, des vélos se comptent par milliers. Tous les matins, une dizaine de policiers de roulage se déploient au rond point carrefour du Boulevard du 30 juin pour en réglementer la circulation. Ce sont eux qui dominent tout le trafic et régulent même le déplacement des rares voitures Boyomaises.
Antoine, un ami belge en séjour à Kisangani pense que « Kisangani fait partie des rares villes qui polluent moins l’environnement, vu le nombre de vélos, engins non polluants, utilisés dans la ville pour le transport des personnes et des biens. »
Kisangani, 3ème ville de la république démocratique du Congo, compte près de 700 000 habitants sans moyen de transport en commun. Le bus ou le taxi-bus sont encore des luxes que la plupart des Boyomais ne peuvent s’offrir.
Campagne électorale oblige, à la veille des élections de 2006, Kisangani avait reçu un lot de quelques bus pour assurer le transport urbain. Pas un seul n’a résisté à ce jour à la concurrence des Toleka. Les usagers de la route ont trouvé que le bus coûtait très chers. Conséquence : tous ces bus ont changé de destination; ils font des navettes entre Kisangani et les territoires environnants tels Banalia et Bafwasende.
Les vélos sont ainsi sacrés champions de transport urbain à Kisangani. En attendant que le transport en commun se réorganise à Kisangani, les Boyomais s’en contentent pour se déplacer, le bon côté des choses, c’est que ma ville compte parmi les plus écolos, les moins poluées du monde !



C’est désolant de voir une ville de 700 000 habitants sans moyen de transport en commun. Où sont passés les autorités de ce pays ? Qu’attendent-elles pour réaliser les promesses électorales ?
Je souris lorsque Boyomais dit que Kisangani, sa ville, « compte parmi les plus écolos, les moins polluées du monde ! », grâce aux vélos utilisés comme moyen de transport des personnes et des biens. A la différence des autres villes moins polluées du monde, Kisangani n’a pas de moyen de transport en commun. Combien de véhicule par habitant déjà ?
Kisangani fait grandement la honte des villes modernes !!!
Que des vélos sur un grand boulevard !!
Et puis, on ose parle d’une ville non polluante, et on oublie les conditions inhumaines de ce métier de toleka, taxi-vélo